Le Togo va boucler le vendredi 27 janvier prochain, sa deuxième intervention sur le marché des titres publics coordonné par Umoa-titres. Le pays va tenter de mobiliser 35 milliards FCFA via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du trésor (BAT).
Les obligations sont d’un nominal de 10 000 FCFA, pour les OAT émises sur des maturités 3 et 5 ans, et de 1 million FCFA pour les BAT sur 182 jours.
Selon les termes et conditions de emission, ces ressources recherchées devraient permettre au Togo d'assurer la couverture des besoins de financement de son budget national qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
En rappel, pour le compte de sa première sortie de l’année, Lomé avait levé sur le marché financier régional 16 milliards FCFA contre 30 milliards FCFA de prévisions.
Cette année, le pays prévoit de collecter 574 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région ouest-africaine.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Commune des Lacs 1 veut développer son potentiel en matière de tourisme. La municipalité côtière située à une quarantaine de kilomètres de Lomé, vient de se doter d’un document stratégique, commel'indique son portail officiel. C'était à la faveur d'un atelier, en présence des autorités publiques et traditionnelles, et d'acteurs du tourisme.
Le document, issu d’une étude réalisée avec l’appui du département des Yvelines (en France), doit servir de base pour la phase opérationnelle des ambitions de la municipalité, et ouvrir la voie à « une offensive diplomatique », pour attirer les partenaires et investisseurs. L’ambition affichée par le maire Alexis Aquereburu et son équipe, est de faire de la cité d’Aného au cœur de la commune, « un pôle d’attraction touristique ».
En lançant les travaux de validation du document, le préfet des Lacs, a appelé à une prise de conscience des uns et des autres en ce qui concerne les rôles à jouer pour l’amélioration du secteur du tourisme dans les Lacs 1.
La commune des Lacs 1 est peuplée d’environ 50 000 habitants sur un territoire de 104Km². Elle rassemble la ville de Glidji et la ville historique d’Aného, ancienne capitale du Togo. Pour son développement communal, les Lacs 1 veulent s'appuyer notamment sur un positionnement géographique le long de la côte et sur la nationale N 2 (qui fait partie du corridor sous-régional Abidjan-Lagos) à proximité de la frontière avec le Bénin, ainsi que d'un patrimoine historique, pour se positionner comme un lieu de tourisme et de culture.
Au Togo, le gouvernement monte de nouveau au créneau contre le refus de billets usagés par certains opérateurs économiques. Hier jeudi 19 janvier 2023, dans une conférence en marge du dernier Conseil des ministres, le porte-parole de l'exécutif, Prof Akodah Ayewouadan, a rappelé ainsi que le fait de refuser des billets de banque ou pièces de monnaie, au motif qu’ils seraient usés ou "limés", reste illégal au Togo.
« C’est une pratique qui a cours dans notre pays, mais une pratique qui est parfaitement illégale », a martelé le ministre chargé de la communication. « Les billets de banque usagés peuvent être restitués à la Bceao. À partir du moment où c'est de la monnaie qui a cours légal, elle doit être reçue comme moyen d'échange. »
Cette sortie va dans le sens de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l'Ouest ( BCEAO), organe d'émission sous-régional, qui a de nouveau rappelé récemment que les usagers sont tenus d’accepter et d'utiliser les billets et pièces de monnaie légalement émis au sein de l’Uemoa.
Pour rappel, selon le code pénal togolais (Article 1165), toute personne qui refuse de recevoir pour sa valeur officielle la monnaie qui n’est ni fausse ni altérée ayant cours légal, peut être punie d’une amende de 10 000 à 50 000 francs CFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la demande de délivrance de duplicatas de nationalité peut désormais se faire en ligne. La plateforme digitale dédiée à l’opération a été lancée officiellement le jeudi 19 janvier 2023 par Pius Agbétomey, garde des sceaux, ministre de la Justice et de la Législation.
La demande se fera concrètement sur la plateforme officielle du Service public de l’Administration togolaise (service-public.gouv.tg) et le paiement des frais y afférents, par des moyens mobiles notamment T-money et Flooz.
A la suite du traitement de la demande, le retrait, précise un communiqué du gouvernement, se fait à la direction de la nationalité, dans 17 préfectures retenues pour la phase expérimentale ou à un bureau de la Poste.
Cette plateforme, précise-t-on, permet égalementde faire le suivi du traitement en ligne de la nationalité mère.
La mise en place de la plateforme, selon l’exécutif togolais, intervient dans le cadre de sa politique de digitalisation des services publics en conformité avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
En rappel, dans cette dynamique, en août 2021 la demande du casier judiciaire a été digitalisée et plus récemment en juin 2022, 4 démarches administratives ont été intégrées à la plateforme du service public. Il s'agit notamment des demandes de passeport ordinaire et de service, de carte de séjour, de raccordement à l’électricité basse tension et de permis de construire.
Esaïe Edoh
A l’heure où le marché de l’emploi est sous pression et devient très exigeant, Youth for Youth s’engage à former les jeunes togolais pour leur faciliter l’insertion professionnelle. Togo First s’est entretenu avec Fahd Abdul Fofana, président fondateur de cette association, basée à Lomé. L’occasion de revenir sur son bilan, ses initiatives pour améliorer l’employabilité des jeunes et ses perspectives.
Togo First : qu’est-ce que Youth for Youth et qui sont ses membres ?
Fahd Abdul Fofana (FAF) : Youth for Youth est une initiative de jeunes professionnels africains qui vise à offrir à la jeunesse africaine, un programme bénévole d’excellence, de partage d’expérience et de renforcement des capacités sur des formations pratiques, concrètes et adaptées aux exigences du monde du travail.
Notre programme couvre une dizaine de modules à savoir : la culture du feedback, le comportement et la discipline dans le monde professionnel, le problem solving, la rédaction administrative, la deliverology, le travail en équipe et la gestion des parties prenantes, le slide making, le professional branding et le storytelling etc.
Les membres de l’association sont des jeunes professionnels dynamiques avec des profils et expertises variés et exerçant dans les secteurs public (Présidence de la République, Primature, Ministères) et privé ainsi que dans les organisations internationales (OCDE, TBI, GIZ, BCEAO, PNUD etc.).
TF : quelle est l'histoire de l'association, comment vous est venue l’idée de créer Youth for youth ?
FAF : Depuis longtemps, la jeunesse togolaise rencontre des difficultés pour s’insérer dans le monde professionnel. Le gouvernement togolais n’a cessé de lui accorder une place importante, avec une multitude d’initiatives de renforcement des capacités. Plusieurs sont les jeunes qui ont bénéficié de ces initiatives mais le besoin est toujours exprimé au regard de la croissance démographique et des exigences du marché de l’emploi.
Ne fallait-il pas avoir des jeunes susceptibles d’inspirer leurs pairs et disposés à transmettre à ces derniers leurs savoirs, leur savoir-faire et leur savoir être ?
Ainsi, Youth For Youth a été fondé en 2021, à Lomé, par un groupe de jeunes professionnels avec des profils très variés et ayant eu l’opportunité de travailler dans des cabinets conseil, des organisations internationales et des institutions publiques et privées. Ils ont quelque chose à partager ! Ils veulent contribuer au renforcement du capital humain et à l’employabilité de leurs frères !
Ils pensent que la motivation de la jeunesse est plus efficace quand elle est initiée par des jeunes et se sont engagés à se mettre ensemble pour offrir à leurs confrères, un programme bénévole de renforcement des capacités.
TF : quels sont vos objectifs et comment travaillez-vous à les atteindre ?
FAF : notre objectif est d’améliorer l’employabilité des jeunes diplômés, afin de les impliquer dans le développement de leurs pays. Pour y arriver nous avons mis en place trois initiatives de formation. Il s’agit notamment du “Skills for Youth” qui offre aux jeunes des formations sur des soft skills pendant une période d’incubation de 3 mois. “Youth Consult” suit la période d’incubation et fonctionne sur le modèle d’une entreprise junior universitaire couplée à un mentorat des séniors avec des prestations de services dans les domaines de compétence des étudiants. Pour l’étudiant, c’est une première expérience professionnelle concrète et pour le client, une opportunité de bénéficier des capacités d’innovation et du dynamisme des jeunes. La négociation de stage vient clôturer la période d’incubation et permet de mettre en pratique toutes les compétences et notions acquises.
Nous organisons également des rencontres ponctuelles et des sessions d’échanges avec les Guest dans le but non seulement d’inspirer et de motiver ces jeunes mais aussi de les encourager à embrasser les filières et les métiers porteurs.
TF : quels sont les principaux défis auxquels l’association est confrontée et comment y faites-vous face ?
FAF : Notre premier défi est lié à la satisfaction de la demande qui devient de plus en plus forte.
Le second porte sur le temps matériel notamment, la conciliation de notre vie professionnelle et la continuité de cette action bénévole.
TF : quels sont les programmes et les initiatives que l’association met en place pour les jeunes et comment sont-ils sélectionnés et mis en œuvre ?
FAF : Premièrement, avec l’appui technique et financier de l’Université de Lomé, nous avons lancé en février 2022 le programme skills for Youth, comme mentionné plus tôt. Ce programme vise à former les étudiants sélectionnés de ladite université sur des soft skills afin d’augmenter leur compétitivité sur le marché de l’emploi.
Pour booster les jeunes femmes inscrites dans les filières STEM [Science, technology, engineering, and mathematics, ndlr] et inciter les autres à s’orienter vers ces filières, nous avons aussi lancé le Skills for STEM Ladies, également en partenariat avec l’Université de Lomé. Cette initiative a été également lancée en partenariat avec l’Ecole Nationale d’Administration en faveur de ses étudiants.
Avec la CNEJ (Coalition Nationale pour l'Emploi des Jeunes), nous avons testé avec succès, une phase pilote de la même formation avec les jeunes professionnels. Nous comptons prochainement étendre ce projet.
Nos critères de sélection portent sur l’Excellence et le Patriotisme. Les candidats sont sélectionnés après un test en ligne et à une séance d’interview avec le collège pédagogique de Youth for Youth.
En dehors des membres, nous disposons d’un pool de formateurs qualifiés qui se mettent à disposition de l’association pour dispenser les modules en fin de soirée ou le week-end.
TF : comment travaillez-vous avec les jeunes pour les encourager à s'impliquer dans Youth for youth et à devenir des leaders dans leur communauté ?
FAF : Pour commencer, l’association Youth for Youth comme son nom l’indique, est une initiative de jeunes qui se mettent au service d’autres jeunes. L’environnement est non seulement inspirant et convivial mais aussi inclusif et participatif, ce qui permet de motiver ces jeunes sans les contraindre.
« On ne naît pas leader, on le devient ». À travers nos différents modules et les partages d’expériences des leaders et personnalités que nous invitons en Guest, nous inculquons à nos jeunes frères et sœurs, la notion du leadership et de la confiance en soi afin de leur permettre de s’affirmer et d’impacter leur communauté.
D’ailleurs, notre formation est gratuite et chaque jeune en contrepartie s’engage à la partager dans sa communauté afin d’avoir un effet d’échelle.
TF : comment votre association travaille-t-elle avec d'autres organisations et partenaires pour atteindre ses objectifs ?
FAF : Nos formations sont bénévoles et nous sommes ouverts à tout partenariat qui vise l’employabilité des jeunes à travers le renforcement du capital humain. Nous avons déjà un pool de partenaires à l’instar de l’Université de Lomé (Togo) qui nous appuie depuis notre création, la CNEJ et l’ENA. C’est l’occasion pour nous de saluer toutes les actions du gouvernement, sous le leadership de SE Monsieur le Président de la République, à l’endroit de la jeunesse.
TF : quels conseils donneriez-vous à d'autres jeunes qui souhaitent créer leur propre association ou s'impliquer dans leur communauté ?
FAF : De prime abord, nous les félicitons pour l’audace et l’initiative car de nos jours ils sont rares à s’y lancer.
Ensuite, nous les exhortons à avoir confiance en eux car la route ne sera pas facile, elle sera semée d'embûches qui leur feront parfois douter d’eux-mêmes mais qu’ils n’oublient pas l’objectif visé et surtout l’impact que cela aura sur leur société/communauté.
Pour finir, nous les invitons à la patience et à la culture de l’Excellence. C’est dans cette dynamique qu’ils atteindront les meilleurs résultats.
TF : Quels sont les projets futurs de votre association et comment les jeunes peuvent-ils s'impliquer et en savoir plus sur ce qu'elle fait ?
FAF : Pour cette année 2023 et au regard du besoin prégnant que nous observons sur le terrain, nous allons passer à l’échelle et intensifier les programmes existants pour atteindre une masse critique de jeunes étudiants.
Nous sommes également à pied d’œuvre pour un lancement imminent d’une cohorte dédiée aux jeunes professionnels.
Enfin, nous sommes sollicités par les étudiants des autres pays africains et nous sommes en pleine réflexion sur comment satisfaire cette demande.
Le gouvernement togolais vient d’autoriser les travaux d’équipement et de raccordement du forage de 40m3 par heure situé à Apédokoe au nouveau château d’eau de 1300m3 en construction à Sagbado. En conseil des ministres mercredi 18 janvier 2023, l’exécutif, engagé dans une politique de couverture universelle en eau potable à l’horizon 2030, a déclaré ces travaux d’utilité publique.
Les travaux, selon les autorités togolaises, devraient contribuer à l’amélioration de l’alimentation en eau potable à Lomé. A terme, 250.000 habitants de Sagbado et de ses environs auront accès à l’eau.
La réalisation de ces travaux va s’ajouter à d’autres projets mis en œuvre par le gouvernement pour soulager la population en matière de desserte en eau propre pour la consommation. En outre, elle permettra à la Société togolaise des eaux (TdE) de mieux exploiter le service public d’eau potable et d’améliorer ses performances techniques.
Notons que le Togo, s’est doté d’une Stratégie d’Accès à l’Eau Potable (AEP) 2021-2030 autour de laquelle, le pays a mobilisé en décembre 2022 des partenaires techniques et financiers à l’occasion d’une table ronde. Des promesses de financement de plus de 230 millions d’euros, soit environ 157 milliards FCFA, ont alors été enregistrées.
Esaïe Edoh
Pour 2023, le Togo table sur une croissance estimée à 6,6% du PIB réel, soit 0,8 point de pourcentage de plus que 2022, où la croissance est estimée à 5,8%. C’est ce qu’a entre autres, indiqué le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, à la faveur du dernier conseil des ministres.
Lors de la rencontre qui s’est tenue mercredi 18 janvier 2023, l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé a présenté la conjoncture économique au troisième trimestre 2022, sur les plans national, régional et mondial.
Au Togo, cette période a été marquée par des notes positives, selon la présentation du ministre.
En effet, « la conjoncture nationale au troisième trimestre 2022 est essentiellement caractérisée par une hausse des activités dans les différents secteurs de l’économie, comparée à la même période de 2021. », indiquait Sani Yaya.
Une performance qui « [rentre] en phase avec les estimations et prévisions du cadre macroéconomique d’octobre 2022 qui table sur une croissance du PIB réel de 5,8% en 2022 et 6,6% en 2023. », a-t-il ajouté.
Au niveau sous régional (UEMOA), on relève une activité économique qui est « restée dynamique », avec un taux de croissance qui s’est établi à 5,7%, en glissement annuel.
Ayi Renaud Dossavi
Après une hausse de 18% de la pêche artisanale enregistrée en 2021, le Togo note une nouvelle croissance en 2022. La quantité de poissons capturés l’année dernière est évaluée à 6.687.015 kg contre 4.129.423 kg en 2021, c’est-à-dire une hausse de 50%.
Ce bilan publié ce jeudi 19 janvier 2023 par le ministère togolais de l’économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, vient confirmer la bonne évolution du secteur de la pêche au Togo. En effet, en 2020, la production halieutique via les moyens artisanaux était ressortie à 3450 tonnes.
Si le secteur de la pêche au Togo connaît une croissance ces dernières années, selon le ministère dirigé par Edèm Kokou Tengué, « c’est en raison de l’ouverture du nouveau port de pêche de Lomé et son nouveau marché aux poissons ainsi que la mise en œuvre de nouvelles dispositions de travail pour les pêcheurs et les mareyeuses ».
Le ministre attribue également cette progression à l’arrivée de nouveaux pêcheurs nationaux et internationaux et donc à l’augmentation du nombre de pirogues.
Pour rappel, le secteur de la pêche emploie plus de 20.000 personnes et contribue à près de 4,5% du PIB, selon les plus récentes données communiquées par le ministère chargé de la pêche.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement durcit le ton contre les faux-monnayeurs. C’est ce qui transparaît du dernier Conseil des ministres, hier mercredi 18 janvier 2022, où l'exécutif a adopté un avant-projet de loi sur la répression du faux-monnayage, et d'autres atteintes aux signes monétaires dans les Etats membres de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine). Il s’agira notamment de mieux punir ceux qui émettent des faux billets et des contrefaçons de signes monétaires de toute sorte, sur le territoire.
« Ce texte fixe les incriminations et les sanctions relatives au faux monnayage en prenant en compte les agissements tels que la contrefaçon et la falsification de billets. », explique le communiqué du conseil. Le texte « détermine également la responsabilité pénale des personnes physiques et des personnes morales, le régime des peines applicables et les pouvoirs de la BCEAO en matière de centralisation des signes monétaires saisis. »
Rappelons que l’émission et la diffusion de monnaie, le franc CFA, sont sous l'égide de la Banque centrale (BCEAO). L'institution et les pays membres doivent cependant faire face à des cas de falsification çà et là.
En septembre dernier, par exemple, un réseau de faux-monnayeurs avait été appréhendé par la police togolaise, à Lomé.
Au Togo, durant l’année scolaire 2021-2022, l’Etat et ses partenaires ont décaissé 1,78 milliard FCFA dans l’alimentation scolaire, à travers le programme des cantines scolaires. C’est le bilan dressé le mercredi 18 janvier 2023 par la ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou-d’Almeida, lors du Conseil des ministres.
Avec ces ressources, au total 132.153 élèves de 906 écoles des zones les plus vulnérables dans le pays, ont bénéficié du programme alimentaire scolaire. Une année plus tôt, le programme avait couvert 94 712 élèves. En comparaison à 2022, on note une progression de 39% de prise en charge.
Cette initiative qui selon le gouvernement, participe à la création des conditions d’inclusion sociale en garantissant l’accès au minimum vital, indispensable à la cohésion et à la paix durable, devrait se poursuivre, selon les informations. Ainsi annonce-t-on, pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, les cantines scolaires seront opérationnelles dans 1.181 écoles avec la prise en charge de 213 784 élèves, selon les prévisions gouvernementales.
Cette année particulièrement, la situation des familles déplacées, victimes des attaques terroristes dans la région des savanes, sera considérée et prise en compte. Dans cette dynamique, a indiqué le Conseil des ministres, “ plus d’une trentaine d’écoles situées dans la préfecture du Kpendjal seront intégrées au programme”.
Lancé en 2008, le programme de cantines scolaires appuyé financièrement et techniquement par le groupe de la Banque mondiale, à hauteur d’environ 22 milliards FCFA, devrait couvrir 300 000 élèves à l’horizon 2025.
Esaïe Edoh
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