La fête de l’Aïd-el-Fitr, qui marque la fin du mois de Ramadan sera célébrée le vendredi 21 avril 2023 au Togo, a indiqué l’Union musulmane du pays, dans un communiqué publié ce mercredi 19 avril 2023.
Cette célébration, comme à l’accoutumée, sera marquée par plusieurs activités, principalement une grande prière dans différentes localités du pays.
Pour rappel, le mois de Ramadan a débuté au Togo le 23 mars dernier.
Le Togo veut se doter d’un barrage polyvalent à Sarakawa dans la région de la Kara au nord du pays, indique le ministère en charge de l’eau. Ce projet, d’un coût estimé à un peu plus de 78 milliards FCFA, vise à produire de l'électricité, à fournir de l'eau potable aux populations locales et à mobiliser l'eau à des fins agropastorales.
Les travaux envisagés, permettront d'améliorer l'accès à l'eau pour les habitants de la zone, ainsi que pour les habitants de la ville de Kara, située à 22 km au nord-ouest de Sarakawa. Le projet hydraulique a été dévoilé le 15 avril 2023 dans un communiqué du ministère.
Avec un approvisionnement en eau de 22 000 m3/jour, le barrage polyvalent de Sarakawa :
- Fournira de l'eau du robinet à plus de 500 000 personnes;
- Desservir à l’aide d’un système d’irrigation 36 000 ha avec l’augmentation des rendements agricoles.@laTdE_SA@AgricultureTg pic.twitter.com/kHhAPMNz5m— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) April 14, 2023
Le barrage de Sarakawa, qui sera implanté sur le fleuve de la Kara, sera doté d'une écluse naturelle entre les montagnes So et Pam. À terme, l’ouvrage devrait permettre d'irriguer jusqu'à 36 000 hectares de terres, et d'approvisionner en eau potable plus de 500 000 personnes, avec un impact significatif attendu sur les populations locales.
Pour le volet énergie, le projet comportera également une centrale hydroélectrique pour fournir de l'électricité à plus de 400 000 personnes, réduisant ainsi le coût de la distribution d'électricité dans la région de la Kara.
La mise en place du barrage, apprend-on, bénéficie de l'appui financier de l'État togolais et de la Société HITECH Construction Africa Limited, déjà active dans l’aménagement et la réhabilitation de la route Sokodé-Tchamba-Kambolé reliant notamment le Togo au Bénin.
Cette initiative fait partie des projets d’investissement du Togo dans le domaine de l’énergie dans le cadre du Green Power Togo. Il y a notamment la construction de trois centrales solaires à Dapaong, Blitta et Kara (dont celle de Dapaong vient d’être récemment annoncée), chacune ayant une capacité d'environ 30 MW, ainsi que trois centrales hydroélectriques à Sarakawa, Titira et Tététou, avec des capacités d'environ 24 MW, 64 MW et 24 MW, respectivement.
Ayi Renaud Dossavi
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Création des agropoles et des agro-parcs, aménagement des terres agricoles, promotion de l’agro-industrie, sont quelques actions clés menées par les autorités togolaises pour booster l’agriculture dans la région de la Kara. Cette région qui dispose des potentialités agricoles, accueille depuis lundi 17 et jusqu’à jeudi 20 avril 2023, la dernière étape du Forum de producteurs agricoles togolais (FOPAT).
Selon les dernières données du gouvernement, 61 cantons sur 76 de la région abritent au moins une Zone agricole d’aménagement planifiée (ZAAP). Cette partie du Togo compte au total 71 ZAAP.
Dans la même dynamique d’améliorer le rendement agricole dans la Kara, le gouvernement apporte des appuis financiers aux producteurs de la région. A travers l’ANSAT, les agriculteurs ont bénéficié d’un financement de 60 millions de FCFA sous forme de crédit pour le compte de la campagne agricole en cours et de 1,8 milliard FCFA via l’initiative FNFI (Fonds national de la finance inclusive).
En outre, les agriculteurs de Kara ont reçu 120 millions FCFA de crédit en début de campagne, décaissement effectué par MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole Fondé sur le Partage de Risques) et 504 millions FCFA par l’entremise du projet Agropole.
Des soutiens en infrastructure
Les producteurs agricoles de la Kara sont équipés de 106 magasins de stockage et de 7 centres de transformation agricole. La région sera également dotée dans le futur, d’un Agro-parc, actuellement en construction.
3è plus grande région du Togo en termes de superficie, Kara bénéficie également de la politique de désenclavement avec un total de 460 km de pistes rurales déjà aménagées.
La production agricole en hausse
Dans cette partie du pays où sont pratiquées essentiellement les cultures vivrières et de rente, la productivité agricole connaît une amélioration.
En 2022, la production agricole est estimée à 680.602 t contre 658.011 t en 2021, dégageant une tendance haussière de 3,4%.
Précisément en 2022, la production céréalière est évaluée à 160.259 t. celle des tubercules et plantes à racine est de 432.677 t et les légumineuses et oléagineux à 87.666 t.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Top management du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) de Lomé sera désormais assuré par Alexandre de Souza. Le nouveau n°1 de la foire internationale de Lomé a d’ailleurs pris fonction ce mardi 18 avril 2023.
Il a été retenu à la suite de l’avis de recrutement lancé par le Ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale en mai 2022. Il remplace ainsi Yakpey Comlan Nomadoli, qui assurait l’intérim après le départ de Kuéku-Banka Johnson.
Le nouveau Directeur Général aura pour mission de coordonner et diriger l’ensemble des activités du CETEF. Une fonction qu’il devrait accomplir grâce à ses nombreuses années d’expérience dans le domaine d’organisation des foires et salons ainsi que de grands évènements.
En effet, Alexandre de Souza est le promoteur du tout premier salon de l’immobilier et de l'habitat au Togo (Fest’immo). Il est également le président de la fédération togolaise de l’immobilier.
Esaïe Edoh
Au Togo, le taux d'inflation pour le mois de mars 2023 était de 7,1%, en légère hausse mensuelle de 0,7% après la baisse notée en février, selon les données publiées par l'Institut national de la statistique, et des études économiques et démographiques (INSEED). Cette situation est principalement tirée par la hausse des prix des produits alimentaires (+1,3%) et des services tels que les restaurants et les hôtels (+0,8%). Elle est également portée par les coûts du logement, de l'eau, du gaz, de l'électricité et des autres combustibles (+0,7% dans leur ensemble), ainsi que des articles d'habillement et des chaussures (+0,3%).
En termes de produits alimentaires, les postes de consommation ayant connu la plus forte augmentation de prix sont les poissons et autres produits séchés ou fumés (+5,8%), les agrumes (+16,9%), les tubercules et le plantain (+8,8%), les céréales non transformées (+1,5%) et autres fruits frais (+12,2%). Cependant, certains types de produits ont globalement enregistré une baisse de coûts le mois dernier, notamment les boissons alcoolisées, le tabac et les stupéfiants, ainsi que les biens et services divers.

En excluant les coûts des produits alimentaires et les produits frais, l'inflation sous-jacente a augmenté de 0,3%. Cependant, la variation mensuelle de l'indice hors énergie et hors produits frais a enregistré une légère baisse de 0,1%.
En ce qui concerne la provenance des produits, il faut relever que les prix des produits locaux ont augmenté de 0,7%, un peu plus que les produits importés, qui ont augmenté de "seulement" 0,4%. Il faut noter que malgré les attentes d'amélioration de l'inflation au Togo, les niveaux généraux des prix reflètent encore les pressions économiques et les distorsions exercées par le contexte général au niveau mondial, marqué encore par des défis en approvisionnement et une hausse généralisée des prix. Ainsi, en glissement annuel, le niveau général des prix a progressé de 6,3% par rapport à mars 2022. Une hausse attribuable, selon l'INSEED, à l’évolution des coûts des produits de consommation (à l'exception des coûts de communication).
Baisse attendue tout au long de l'année
Pour rappel, le gouvernement togolais s'attend à une baisse de l'inflation, en amélioration par rapport à la situation qui prévalait en 2022. On espère ainsi, d'ici la fin de l'année, une baisse à 6,8% en 2023, contrairement aux 7,6% enregistrés en 2022, ceci dans un contexte de "regain de croissance économique", en progression attendue de 80 points de base, pour s'établir à 6,6% de croissance en 2023, après 5,8% en 2022 et 6% en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
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Très impliqué depuis presque une décennie sur la thématique de l’économie sociale et solidaire (ESS), le Togo envisage de se doter d’un cadre juridique et légal. Une proposition de loi est actuellement à l’étude, portée par le ministère du développement à la base, a appris Togo First.
Ce projet intervient, alors même que ce modèle d’économie promu surtout par les organisations et les entreprises, et fondé sur des principes de solidarité et d'intérêt collectif, est désormais définitivement reconnu au niveau mondial. Une résolution a en effet été adoptée en ce sens, ce mardi 18 avril à New York par l’AG des Nations Unies.
Le texte, porté par un groupe de travail inter-agences après plusieurs mois d’élaboration auxquels a activement participé le Togo, reconnaît officiellement l’ESS, encourage les pays du monde à sa promotion et encourage les institutions financières à le soutenir.
Vue de Lomé, cette adoption est une “aubaine” pour véritablement accentuer les actions en faveur de l’ESS, explique-t-on du côté de la Coalition nationale de l’emploi des jeunes (CNEJ). Ceci, d’autant plus que l’un des principaux ambassadeurs de ce modèle, Bemah Gado, a été couronné il y a quelques semaines dans le cadre du concours international Afri-Plastics Challenge, grâce à son projet de collecte, de tri et de recyclage des déchets plastiques, employant des jeunes et des femmes, surtout.
Pour rappel, en 2018 déjà, un autre Togolais, Olowo-n’djo Tchala avait également été distingué par le gouvernement américain, pour son approche d’économie solidaire, axée sur l’autonomisation des femmes.
Octave Bruce
Au Togo, des jeunes sont invités à contribuer à la recherche de solution contre le changement climatique et ses effets, à travers des initiatives scientifiques innovantes. Dans cette dynamique, l’Usine de transformation des déchets en richesse (Utrader) en collaboration avec l’université de Lomé, a lancé ce mardi 18 avril 2023 dans la capitale togolaise, l’Olympiade Nationale de l’Innovation et de la Science du Climat (ONISC 2023).
Il s’agit d’une compétition qui va récompenser les meilleurs étudiants togolais qui auront, à travers la rédaction de projets, proposé des solutions visant à relever des défis liés au changement climatique, tels que la surveillance et la prévision météorologiques, la gestion des catastrophes et les opérations de recherche et de sauvetage.
Selon Olatokunbo Ige, directrice générale de Utrader et du centre Ecovillage, à travers cette olympiade, il s’agit « d’associer la jeunesse à la réflexion pour sortir des idées innovantes ».
Ce challenge est en effet d'envergure internationale. De fait, les lauréats au plan national vont représenter le Togo à la phase mondiale à Dubaï lors de la Cop 28. « C’est une compétition internationale pour préparer la jeunesse sur les débats internationaux sur les questions de l’environnement et du climat. Il est lancé à l’orée de chaque Conférence des Parties des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP). Les étudiants dont les projets seront retenus, participeront à la COP 28 qui se tiendra à Dubaï en novembre 2023. Leurs projets seront subventionnés. », a détaillé Olatokunbo Ige.
En rappel, c’est la première fois que le Togo va participer à ce rendez-vous mondial qui a vu la participation de plus de 55 000 étudiants de plus de 190 pays en 2022.
Esaïe Edoh
Les représentants des pays membres de la CEDEAO sont en travaux à Lomé cette semaine, pour plancher sur les mécanismes d'assistance post-inondation aux victimes de 2022 ainsi que sur la crise alimentaire et nutritionnelle dans la sous-région.
Les travaux réunissent des responsables de la protection civile de l'espace communautaire, qui discutent d'une approche efficace pour accompagner les populations touchées dans leur processus de réintégration et de relèvement, selon l’institution sous-régionale.
La rencontre s'inscrit dans le contexte des pluies diluviennes qui ont frappé plusieurs pays l'an dernier, et ont eu d'importants impacts sur les vies humaines, les terres agricoles et le bétail, exacerbant notamment les difficultés déjà rencontrées par de nombreuses communautés touchées par l'insécurité, les crises alimentaires et les effets du changement climatique.
L’objectif est d’identifier les priorités dans l'écart entre les secours d'urgence et le relèvement durable, après les inondations dans les États membres. Les participants devront également déterminer le rôle de catalyseur que la CEDEAO peut jouer pour soutenir ses États dans le renforcement de la résilience des communautés aux inondations, dans le cadre d'une approche intégrée et multisectorielle.
La rencontre, apprend-on, se tient en deux temps. Une première partie qui porte sur l'impact des inondations de 2022 et la stratégie post-inondation de la CEDEAO pour accompagner les États à mieux assister les populations sinistrées. Et la deuxième partie (jeudi et vendredi), qui se concentrera sur la crise alimentaire et nutritionnelle des populations, en particulier celle des enfants, et sur les efforts de la CEDEAO pour aider à atténuer l'impact de la situation désastreuse par le biais de l'alimentation et de la nutrition.
Les travaux ont été ouverts par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame, qui a salué l'initiative de la direction des Affaires humanitaires de la CEDEAO, un organe sous-régional appelé à jouer un rôle de plus en plus important dans l'accompagnement des gouvernements dans leurs efforts d'amélioration de la gestion des situations d'urgence.
Le ministre relève que la région a connu des pluies dévastatrices qui ont plongé les familles vulnérables dans une profonde crise, causant des pertes considérables en vies humaines, en biens, en terres agricoles et en bétail, entraînant ainsi le déplacement des populations.
Au Togo, ajoute-t-on, l'évaluation des résultats des fortes pluies de l’an dernier a révélé 5 décès, 17 blessés et 24 889 victimes, soit 6 717 ménages et plus de 2 098 hectares de cultures dévastées.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les acteurs de la région des Plateaux (notamment les maires, les conseillers municipaux, les opérateurs économiques, les responsables des marchés publics et les représentants de la société civile), sont entrés hier, lundi 17 avril, en plein contact avec les nouveaux textes de la commande publique au Togo.
C’était à la faveur d’une session de sensibilisation à l’initiative de l'Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), avec l'appui de la Banque mondiale, dans le cadre du projet d'appui à la gouvernance économique (PAGE).
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Il s’est agi notamment d’outiller les autorités et acteurs locaux sur les changements apportés aux textes issus des réformes relatives à la commande publique au Togo. Ces nouveaux textes couvrant la commande publique, dans un document de 375 pages intitulé "Recueil des textes de la commande publique", introduisent plusieurs innovations, notamment sur le plan juridique et institutionnel, dans le sillage des réformes déjà engagées par l’ARCOP, et couvertes notamment par Togo First.
En marge de ces échanges, Aftar Touré Morou, directeur général de l'ARCOP, a souligné que ces innovations avaient pour finalité de favoriser une transformation structurelle de l'économie nationale, afin d'aider les ministères sectoriels et les communes à exécuter efficacement les projets d'investissement et à améliorer la consommation des crédits publics alloués.
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L’Université de Lomé (UL) va accueillir le prochain cycle du cours régional de politique commerciale (CRPC) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Le choix du Togo a été officialisé le 13 avril dernier par la représentation de l’organisation.
L’établissement d’enseignement supérieur du Togo a été privilégié au détriment de ceux du Gabon et du Cameroun. Selon l’OMC, l’UL a été sélectionnée en raison de la pertinence et la qualité de l’équipe académique et de l’administration, ainsi que des infrastructures devant accueillir l’événement.
« Le Comité de sélection a été très impressionné par le caractère exhaustif de la proposition couvrant les éléments suivants : installations de formation, équipe universitaire qualifiée et personnel administratif suffisant, excellentes formules d’hébergement, arrangement de partage des coûts OMC/UL compétitif, et vision de l’UL considérant le partenariat comme le point de départ concret d’un renforcement des capacités institutionnelles concernant les questions en rapport avec l’OMC dans la région », a détaillé le Directeur Général Adjoint de l’OMC dans une correspondance adressée à l’administration de l’UL.
Ce rendez-vous, selon les autorités universitaires, permettra à l’UL de s'ouvrir davantage à l’international.