Cette année, à fin premier trimestre, le total cumulé des emprunts du Togo sur le marché financier régional Umoa-Titres, est évalué à 113 milliards FCFA, selon les compilations effectuées par Togo First. Cette mobilisation de ressources est en baisse de 29% en glissement annuel, comparée aux 160 milliards FCFA collectés sur la même période en 2022.
Précisément, durant les 3 premiers mois de l’année, le Togo a levé sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres basé à Dakar, via les Bons Assimilables du Trésor (BAT) 50 milliards FCFA et le reste soit 63 milliards FCFA, à travers des Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
Sur la même période l’année dernière, le Trésor public togolais avait emprunté auprès des investisseurs de la sous-région, 28 milliards FCFA à travers des émissions de BAT et 132 milliards FCFA via des OAT.
La baisse enregistrée cette année peut s’expliquer par la faible mobilisation des investisseurs autours des appels d’offres du Togo. En effet, cette année, le pays ouest-africain a déjà enregistré à 3 reprises, moins de 100 % du taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions. Cette réalité a contraint le Trésor public togolais à collecter des ressources en deçà de ses ambitions.
L’engagement des investisseurs vis-à-vis du Togo n’étant pas suffisamment prononcé, le gouvernement a convié le mardi 21 mars 2023, lors de la première réunion du Conseil national du crédit (CNC), les acteurs financiers en activité au Togo à répondre davantage aux appels d'offres du Togo sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres.
Pour rappel, cette année, le Togo prévoit d'effectuer des emprunts à hauteur de 574 milliards FCFA pour financer son budget national qui s’équilibre à 1 957 milliards FCFA, en recettes et en impôts et taxes.
Esaïe Edoh
Les choses se précisent pour le projet Nigeria-Maroc, un méga projet de pipeline qui parcourt 13 pays, dont le Togo. En effet, le National Petroleum Company Limited (NNPCL) du Nigeria a annoncé récemment qu'il investira 12,5 milliards de dollars pour acquérir une participation de 50% dans l'infrastructure d'une valeur de 25 milliards de dollars, qui s'étendra sur 5 600 kilomètres le long de la côte atlantique.
Le Maroc hébergera 1 672 kilomètres de pipeline, qui devraient bénéficier à plus de 400 millions de personnes en Afrique de l'Ouest.
Le coup de fouet de la guerre en Ukraine

Le projet énergétique avait été proposé pour la première fois par le Roi Mohammed VI et le Président nigérian Muhammadu Buhari en 2016, mais a récemment gagné en traction en raison de la hausse des prix de l'énergie et de la diminution des approvisionnements en gaz européen du fait de la guerre en Ukraine.
La structure est du reste, déjà en phase d'étude d'impact environnemental et de relevé de droits de passage, a déclaré le PDG du groupe NNPCL, Mallam Mele Kyari.
Si le Togo fait partie des pays prévus pour héberger le Nigeria-Maroc le long de l'Atlantique, il faut rappeler que le pays importe également du gaz naturel du Nigeria pour ses besoins en énergie. Lomé devrait également profiter de ce projet en termes de droits de passage.
Ce dispositif transnational s'ajoutera à des équipements déjà existants, comme le Gazoduc d'Afrique de l'Ouest (WAPCO), qui relie énergétiquement le Nigeria au Ghana, au Bénin et au Togo.
Ceci étant, le début de la construction du gazoduc n'a pas encore été fixé car certaines questions administratives doivent être résolues, a ajouté le ministre nigérian du Pétrole, Timipre Sylva.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la dette extérieure se chiffrait à 1 296,11 milliards de FCFA, à fin décembre 2022, soit 38,84% du portefeuille de la dette publique et plus d'un quart (25,32%) du PIB national, selon le ministère des finances. Cette dette, indique-t-on, est détenue pour plus de la moitié par des créanciers multilatéraux (Institutions de Bretton Woods, banques de développement, etc.), pour 58,6% de l'encours, par des créanciers commerciaux, pour 36,8%, et des créanciers bilatéraux pour "seulement" 4,6%.
Un risque de taux de change toujours modéré
Si dans l'ensemble, la dette publique du pays est peu exposée aux fluctuations de changes à l'international, avec les 4/5 de l'encours libellés en francs CFA et en Euro (83,5%), le portefeuille de la dette extérieure reste tout de même sensible aux fluctuations de certaines devises majeures.
En effet, le portefeuille de la dette extérieure est libellé pour 15,99% en dollar américain et 12,07% pour le yuan renminbi (CNY). L'Euro, qui pour sa part ne fluctue pas par rapport au FCFA, représente 28,93% de la dette extérieure.
Les récentes allocations en DTS du FMI n'ont pas non plus d'impact en termes de risque de changes. En effet, « Il faut signaler également que tous les concours du FMI en DTS dont l'encours représente 15,30% de la dette extérieure n'ont pas d'effet sur le taux de change en raison de l'accord signé entre la BCEAO et l'Etat. », relève le ministère des finances. Enfin, les prêts de la BOAD, institution multilatérale sous-régionale, sont libellés en FCFA et représentent 13,87% de la dette extérieure.
Emprunts bilatéraux et commerciaux
L'un dans l'autre, les emprunts bilatéraux représentent une part relativement faible de la dette extérieure (4,61%), avec le Fonds Koweitien comme principal créancier bilatéral (31,51%), suivi de l'Agence Française de Développement (26,64%) et du Fonds d'Abu Dhabi (18,32%). Enfin, la dette commerciale qui s'élève à 476,79 milliards de FCFA représente 36,79% du portefeuille de la dette extérieure, avec l'Eximbank Chine comme principal créancier (56,97%), suivi de la Société Générale (17,91%) et de Bank of Tokyo-MUFG (13,40%).
Pour rappel, en 2021, la dette extérieure du Togo était d'environ 1000 milliards FCFA à fin septembre, contre 550 milliards FCFA en 2017. Les engagements du pays envers l'international, se sont accrus notamment, en lien avec la covid-19, les mesures de résilience et de relance.
Ayi Renaud Dossavi
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Les réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI, ouvertes le lundi 10 avril 2023, à Washington, enregistrent la participation du Togo représenté par une délégation conduite par le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya. La présence du Togo à cette rencontre intervient seulement un peu plus d’une semaine après la visite du Président de la Banque mondiale, David Malpass au Togo.
Cette rencontre, prévue sur une semaine, sera consacrée à des discussions sur plusieurs sujets notamment la réforme de la Banque, les défis mondiaux les plus urgents, et la gestion de la dette, qui tutoie désormais des niveaux jamais égalés depuis près d’un demi-siècle, selon les experts.
L’officiel togolais qui prend part à ces assises aux côtés de plusieurs dirigeants politiques et économiques du monde aura des entretiens avec d’autres responsables en marge des travaux.
En rappel, le Togo avait participé aux Assemblées générales des institutions de Bretton Woods en octobre 2022 à Washington. La délégation togolaise était conduite par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui avait eu des échanges en marge des travaux avec plusieurs responsables des deux institutions, notamment la Directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva
Esaïe Edoh
Le transporteur Gozem basé à Lomé et qui poursuit son expansion en Afrique, figure parmi les 40 start-ups du continent, sélectionnées pour participer à la première édition de African Unicorns à Casablanca, le 27 avril 2023. La start-up spécialisée dans le transport des passagers est retenue dans la catégorie “Mobility & Logistics” et pourrait être désignée aux côtés de 7 autres, comme potentiel futur leader de la tech africaine.
Elle est sélectionnée parmi les 40 sur la base de sa performance économique notamment les fonds levés, la croissance de ses revenus générés ou encore le niveau de traction délivré sur le marché. Elle représentera le Togo à cette rencontre qui va réunir des start-ups de 12 autres pays africains qui évoluent dans divers domaines tels que la Biotech, la Medtech, le E-commerce, la Fintech, la Greentech, l'Energie, la Mobilité, ainsi que l'IA ou encore le Big data.
Au cours de cette première édition, African Unicorns va célébrer et valoriser les réussites de ces 40 start-ups.
A cette rencontre organisée grâce à un partenariat avec Boston Consulting Group, Orange, BPI et Africinvest, ces créateurs et entrepreneurs retenus,seront également mis en relation avec « des titans de la technologie, des startups et des investisseurs pour collaborer » sur le segment de la tech.
Selon African Unicorns, les entreprises identifiées « ont le potentiel dans les cinq prochaines années d'être valorisées à au moins 1 milliard de dollars ».
Notons que Gozem a signé un accord de financement de 10 millions $, soit environ 6 milliards FCFA, avec la Société financière internationale (IFC) afin d’étendre sa flotte. Un financement précisément pour appuyer 6000 chauffeurs de moto-taxi au Togo et au Bénin dans l’acquisition de nouveaux véhicules.
Esaïe Edoh
Depuis Lomé, une nouvelle réglementation se prépare en faveur du secteur touristique dans l’espace CEDEAO. En effet, réunis à Lomé le vendredi 07 avril dernier, les ministres en charge du tourisme dans les pays membres de l’espace communautaire ont adopté de nouveaux textes visant à restructurer le parc des établissements d’hébergement touristique de la sous-région. Ceci couvre notamment les hôtels, les appart’hotels, les motels, auberges, écolodges, les camping et chambres d’hôtes.
Plusieurs objectifs majeurs ont conduit à la formulation des critères réglementaires, notamment la qualité, la création d’emplois qualifiés pour les jeunes et les femmes, la prise en compte des impératifs sécuritaires et environnementaux, ainsi que la valorisation du savoir-faire artisanal de la région.
Pour les ministres de tutelle, ces nouveaux textes visent aussi à renforcer l’attractivité de la “destination CEDEAO”. Ces textes constituent une version actualisée par rapport à ceux en vigueur depuis 1999 et visent à faire gagner le secteur en qualité, en compétitivité et en fréquentation touristique.
La nouvelle réglementation devra désormais être soumise à la conférence des chefs d’État et de gouvernement pour son adoption définitive.
L’Etat du Togo à travers son Trésor public a réussi ce vendredi 7 avril 2023, un emprunt de 32 milliards FCFA sur le marché des titres publics de la sous-région ouest-africaine. Alors que le pays était à la recherche de 30 milliards FCFA via une émission simultanée de Bons (BAT) et d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT), son offre a attiré 19 investisseurs qui y ont souscrit à hauteur de 33 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication par les soumissions, évalué à 111,7%.
Selon le compte rendu de l'opération, le Trésor public togolais a collecté 19 milliards FCFA à travers des BAT émis sur la maturité de 182 jours et 1 milliard FCFA et 12 milliards FCFA via des OAT sur respectivement 3 ans et 5 ans.
Toujours selon le rapport, sur les 32 milliards FCFA mobilisés, 26 milliards FCFA ont été levés auprès des investisseurs togolais.
Ces nouvelles ressources collectées, portent désormais à 143 milliards FCFA le cumul des emprunts du Togo sur le marché financier régional cette année alors que la prévision est estimée à 574 milliards.
Esaïe Edoh
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Le ministre togolais de l'Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue, a eu des échanges avec l'ambassadeur du Brésil, Nei Futuro Bitencourt pour examiner les possibilités de renforcer la coopération entre les deux pays dans le secteur maritime.
Ces discussions s'inscrivent dans le cadre des relations bilatérales entre les deux pays qui ont débuté en 1972 et ont permis d’atteindre un niveau record d'échanges économiques de 97 millions de dollars en 2017. Les importations du Togo depuis le Brésil portent essentiellement sur les poissons, crustacés, mollusques, viandes et abats comestibles.
Pour Lomé, l’objectif est de booster ces échanges, grâce au positionnement du Port de Lomé, porte d’entrée dans la sous-région. Une vision partagée par le pays sud-américain a martelé le ministre togolais. « Je me réjouis de nos convergences de vues sur les possibilités de coopération en matière maritime », a-t-il déclaré.
Outre l’économie maritime, le Brésil et le Togo explorent également des coopérations, notamment dans les domaines de la recherche agricole, de l’éducation et de la formation militaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la dette publique togolaise à fin décembre 2022 s'élevait à 3 337 milliards FCFA, soit 65,84% du PIB national, selon les services du ministère de l’économie et des finances dans un récent rapport.
Ce pourcentage révèle notamment une augmentation continue et soutenue du niveau de la dette au cours des trois années précédentes. Ainsi, le taux d'endettement est passé de 51,95% en 2019 à 62,43% en 2021 puis à 65,84% en 2022. Cependant, le pays reste dans la norme communautaire de l’espace UEMOA, fixé à 70%. Ainsi, au troisième trimestre de 2022, le ministère des finances estimait que la dette du pays reste « maîtrisée ».
Cependant, bien que le gouvernement se veut rassurant, l’endettement du pays a repris une trajectoire haussière inquiétante, après les politiques d’assainissement des finances publiques mises en place sous l’égide du FMI avant la Covid-19 et le rebasage à l’issue duquel ce ratio s’était stabilisé autour de 51,9%.
En remontant quatre années plus tôt, on constate une augmentation significative de la dette totale du Togo. En effet, entre 2018 et 2022, la dette est passée de 2 191,04 milliards FCFA à 3 337,36 milliards FCFA, soit une progression de 52% sur cette période de quatre ans. Dans le détail, la dette extérieure a plus que doublé, passant de 600 milliards FCFA en 2018 à 1 296 milliards de FCFA en 2022. La dette intérieure, quant à elle, est passée de 1 590 milliards de FCFA en 2018 à 2 041 milliards de FCFA en 2022, sous l’effet des engagements de l'exécutif dans un contexte marqué par la Covid-19 et les mobilisations de fonds réalisées pour contrer les effets économiques de la pandémie.
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En 2022, l’ensemble du service de la dette payé par le gouvernement s’est élevé à 504 milliards FCFA, selon la même source, dont 107 milliards, soit environ 21%, au titre de la dette extérieure et 396 milliards, soit 79%, consacrés à la dette intérieure.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la représentation nationale a autorisé le jeudi 6 avril 2023 une nouvelle prorogation de l'état d'urgence sécuritaire pour 12 mois dans la région des Savanes.
Cette période supplémentaire, après celle de 6 mois qui a pris fin le 12 mars dernier, a été sollicitée par le gouvernement pour poursuivre et intensifier ses actions contre la menace terroriste qui pèse sur cette zone septentrionale depuis novembre 2021.
Ce temps accordé, à compter du 13 mars 2023 selon le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Yark Damehame, permettra de mettre les forces de défense et de sécurité dans les meilleures dispositions, de maintenir la vigilance des populations et d'adapter la lutte suivant les nouvelles évolutions de la situation sur le terrain.
À terme, les initiatives prévues sur cette nouvelle période devraient, d'après l'officiel, aboutir à la mise hors d'état de nuire les groupes djihadistes et gagner ainsi la guerre contre le terrorisme et l'extrémisme violent.
Pour rappel, le décret d'état d'urgence sécuritaire dans les savanes a été instauré pour la première fois le 13 juin 2022 et déjà prorogé de 6 mois en septembre 2022.
Esaïe Edoh