Togo First

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Sur les 12 mois de 2023, l’Etat togolais ambitionne de collecter 912 milliards FCFA de taxes et impôts pour financer son budget qui s'établit à 1957 milliards FCFA, selon la loi de finances, exercice 2023, consultée par Togo First.  Une prévision en hausse de 12%, rapportée aux 814 milliards FCFA projetés en 2022.

Pour atteindre cet objectif assigné à l’Office togolais des recettes (OTR), le Commissariat des impôts devrait mobiliser 472 milliards FCFA et le Commissariat des douanes et droits indirects, 440 milliards FCFA.

En vue de soutenir l’administration fiscale dans la mobilisation de ces fonds, les autorités togolaises misent sur la poursuite de la politique d’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des mesures de contrôle et de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, ainsi que la simplification des procédures fiscales.

Notons que l’année dernière, à la date du 30 septembre,  l’OTR avait déjà réussi la mobilisation de 646 milliards FCFA, correspondant à 79% de son objectif.

Esaïe Edoh 

Après l'Africa Financial Industry Summit (AFIS), en novembre 2022, il s’annonce la semaine prochaine à Lomé, une nouvelle rencontre internationale sur le financement, sous le patronage du chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

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La Conférence Internationale de Lomé sur le Financement (CILF), se tiendra en effet les jeudi 19 et vendredi 20 janvier 2023, à l'Hôtel du 2 février, et portera sur le financement des entreprises et des grands projets en Afrique, apprend-on.

La rencontre, organisée par le cabinet Ayeva et Associés, sera marquée par la participation d’experts financiers, d’entrepreneurs et de juristes, venus de la sous-région et au-delà, ainsi que de responsables politiques de la République du Togo, du Bénin, de la Côte d'Ivoire et du Congo.

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Outre le Chef d’Etat togolais, on compte notamment l’appui de Rose Kayi Mivedor, Ministre de la promotion de l’investissement au Togo, Wilfried Lauriano Do Rego, Président du conseil de surveillance du cabinet d’audit KPMG France, et coordonnateur du Conseil présidentiel français pour l'Afrique; Arnold Ekpe, ancien cadre de banque et Président de Baobab Microcredit Group; Ines Nefer Ingani, ministre de la Promotion de la Femme et de l'Intégration de la Femme au développement  de la République du Congo, Mamadou Touré, ministre chargé de la promotion de la Jeunesse, de l'Insertion Professionnelle et du Service Civique en Côte d'Ivoire, Olatokoumbo Ige, senateur du World Business Angel Investment Forum (WBAF) et Félix Amenounve, Directeur Général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Il s’agira pendant ces deux jours de travaux, notamment de réunir les différents acteurs majeurs des économies africaines pour relever les défis de la facilitation de l'accès au financement des entreprises, de favoriser les modes de financement des acteurs (private equity, fonds de garantie), qui sont de véritables alternatives au rationnement du crédit et de sensibiliser les PME aux conditions préalables à la levée de fonds.

Consulter la page du CILF

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Au Togo, la production céréalière brute pour la campagne agricole 2022-2023, lancée en milieu d’année dernière, a atteint 1,433 million de tonnes, selon les données de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), compilées dans son plus récent Bulletin de statistiques. 

Ce chiffre marque une légère progression de 2% par rapport à la campagne de 2021-2022, où la production était de 1,404 million de tonnes, ponctuant du reste une évolution globalement positive chaque année depuis 2018.

En effet, dans le pays d'Afrique de l’Ouest, la production céréalière est passée de près de 1,19 million en 2018 à plus de 1,26 million de tonnes en 2020 ; puis à 1,35 million de tonnes en 2021, toujours selon les données de la Bceao.

Pour rappel, en 2021, le maïs, première céréale du pays, a atteint une production de 929 000 tonnes (en hausse annuelle de 4,5%), le riz Paddy, une production de 165,5 mille tonnes (en légère hausse annuelle de 3,5%), et le couple mil-sorgho, 304,6 mille tonnes la même année, en léger recul de 2000 tonnes par rapport à 2020. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, 50 milliards FCFA ont été engagés dans la mise en œuvre du Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS). Ce montant, d’après le Président de la République, Faure Gnassingbé, qui s’adressait à la nation le 31 décembre 2022, a permis de renforcer la résilience des populations du nord du pays.

Ces ressources mobilisées auprès des partenaires, ont permis concrètement de faciliter l’accès à l’eau potable, à l’électricité, et de construire des infrastructures sanitaires et éducatives ainsi que des pistes rurales, dans les différentes localités de la région.

Les principaux financeurs de ce programme sont l’Union européenne, l’Allemagne et la France à travers l’Agence française de développement (AFD). Cette dernière a signé en décembre 2022 dernier, une convention de financement en faveur du Projet d’amélioration des conditions de vie en milieu scolaire et rural (PASSCO 3) au profit des populations des régions des Savanes et de la Kara  pour 6,5 milliards FCFA.

Lancé il y a un an à la suite des attaques au nord du pays, le Programme d’Urgence pour la Région des Savanes devrait se poursuivre cette année, voire s’étendre à d’autres localités, en fonction de l’évolution de la situation sur le terrain, a annoncé le dirigeant togolais.

Esaïe Edoh 

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Le Togo qui a prévu cette année 2023 de mobiliser sur Umoa-Titres, 574 milliards FCFA pour financer son budget 2023, annonce une sortie sur ce marché.

Objectif : mobiliser 30 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région, à travers une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) qui sera bouclée le vendredi 13 janvier 2023.

Les obligations sont d’un nominal de 10 000 FCFA, émises sur des maturités 3 et 7 ans, et assorties des taux d'intérêts respectifs de 5,3% et 5,9%

Selon les termes et conditions de l’émission, cette collecte de ressources devrait permettre au Togo d'assurer la couverture des besoins de financement de son budget national qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.

En rappel, l’année dernière, Lomé avait levé sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres, 473 milliards FCFA contre une prévision de 663 milliards FCFA inscrite dans la loi de finances rectificative 2022.

Esaïe Edoh 

Au troisième trimestre 2022, l'Inde était le premier client du Togo, absorbant près du cinquième (19,4 %) des exportations du pays d'Afrique de l'Ouest sur cette période, selon les données compilées par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), consultées par Togo First.

En tout, les exportations du Togo vers le partenaire asiatique se sont élevées en valeur à 27,38 milliards FCFA, correspondant, en termes de quantité, à 161,05 mille tonnes de produits.

Après ce partenaire asiatique, le Top 3 est formé par des acteurs de la sous-région. Ainsi, le deuxième client du Togo est son voisin du Nord, le Burkina Faso, avec une part relative de 12,9 % des exportations togolaises, toujours selon la même source.

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La Côte d’Ivoire, elle, se positionne comme son troisième client, avec une part relative de 11,5 %. Les exportations à destination du pays s’élevaient sur la période à 16,25 milliards FCFA (et en quantité à un peu plus de 15,300 tonnes).

Le Bénin est bon quatrième, avec des exportations togolaises qui se chiffrent à 18,13 milliards FCFA (et en quantité à 165 000 tonnes), soit une part de 9,6% des exportations togolaises du troisième trimestre 2022.

Enfin, plus bas dans le classement trimestriel, on retrouve, la France (7,7%), le Mali (6,5%), le Ghana (5,1%) et le Sénégal (4,6%). 

On relèvera notamment l'absence de la Chine, première économie du monde, à ces niveaux du classement, dans une période encore marquée par la "Politique zéro Covid" dans l'empire du milieu, limitant fortement ses activités portuaires et ses échanges internationaux.

Notons qu'à eux seuls, les dix premiers clients du Togo ont acheté 80,8 % de ses exportations en valeur, au troisième trimestre 2022. Au total, les exportations du Togo ressortent à 140,8 milliards FCFA au troisième trimestre, en baisse de 4,3% en glissement annuel.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, 13835 entreprises ont été créées en 2022, selon les données statistiques du Centre de formalités des entreprises (CFE) compilées par Togo First. Il s’agit d’un nouveau record si l’on compare ce chiffre à celui de 2021 qui s’établissait à 13.770, dégageant ainsi une légère hausse de 0,47% en une année.

Durant le premier trimestre de l’année dernière, 3954 entreprises ont été créées contre 3263 au deuxième, 3441 au troisième et 3910 au quatrième. Sur l'année, le mois de janvier a été le plus prolifique avec la création de 1354 entreprises alors qu’en décembre 2022, seulement 908 sociétés ont été inscrites, soit le plus petit nombre enregistré sur la période.

Autre détail, sur les 13835 créations, 11659 entreprises sont portées par les Togolais contre 11.629 en 2021, pour une légère hausse de 0,25%. Si la part des Togolais est restée constante, celle des étrangers a légèrement progressé de 1,6% passant de 2141 en 2021 à 2176 en 2022.

Autre fait que l’on note dans les statistiques du CFE, le plus grand nombre d’entreprises créées est porté par des hommes comme en 2021. Soit au cours des 12 derniers mois, 10 016, soit 72% des structures inscrites dans les registres du CFE.

Par ailleurs, la part déclarée par les femmes est de l’ordre de 3819 contre 3793 une année plus tôt.

Cette constance en matière de création des entreprises, enregistrée dans un contexte de relance des activités post-crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19, peut être attribuée au maintien des différentes réformes opérées par les autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. Il s'agit notamment de la réduction du délai et du coût de création d'entreprises ainsi que de la digitalisation des procédures de formalisation.

Esaïe Edoh

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Considéré comme l’un des évènements phares dédiés au cinéma africain, le FESPACO avait été suspendu pendant la pandémie. Sa 27e édition, prévue pour février 2021, s’est tenue en octobre. Cette fois, tout semble en place pour que la 28e édition se tienne comme prévu du 25 février au 4 mars 2023.  

Pour la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Burkina Faso, pays hôte, a désigné le Togo comme invité d’honneur. L’information est communiquée par un courrier du ministre burkinabé de la culture Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, destiné à son homologue togolais Kossi Lamadokou.

« J’ai l’honneur de vous informer que la 28e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) se tiendra du 25 février au 04 mars 2023, sous le thème "Cinémas d’Afrique et culture de la paix ". Pour marquer de façon particulière cette édition, je viens par la présente porter à votre connaissance que le gouvernement du Burkina Faso a porté son choix sur la République Togolaise pour être Pays invité d’honneur du FESPACO 2023 », peut-on lire dans le courrier envoyé 30 décembre 2022.

L’une des raisons évoquées pour ce choix est l’effort fait par les autorités togolaises pour créer un cadre de promotion propice à la promotion cinématographique. En 2021, le Togo s’est doté d’un code du cinéma et de l’image animée. Cette même année, à la 27e édition du festival, le pays a remporté le prix du meilleur films d’animation, pour la «Akplokplobito», réalisé par Ingrid Agbo.

Servan Ahougnon

vendredi, 06 janvier 2023 19:25

Togo : l'INAM change de siège

Au Togo, l’Institut national d'assurance-maladie (INAM) va changer de siège dès le milieu de ce mois. Dans une annonce faite sur les réseaux sociaux, la structure qui pilote l'accès à l’assurance-maladie au Togo, indique que son siège sera transféré dans l’ancien immeuble de la BSIC au quartier Dékon (3802 boulevard du 13 janvier), en plein coeur de la capitale Lomé.

Le nouvel emplacement sera ouvert à compter du 16 janvier 2023, indique-t-on.

Lancé il y a 11 ans pour appuyer les citoyens, en servant tout d’abord les fonctionnaires, l’INAM a vu au fil des années son domaine de compétence s'étendre, offrant notamment l'assurance-maladie aux élèves et aux étudiants. L'institut est ainsi chargé de la gestion de la couverture santé universelle au Togo, visant à garantir l’accès de toutes les couches de la population togolaise à des soins de santé de qualité.

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Le Togo et trois autres pays de la sous-région (Tchad, Liberia, et Sierra Leone) vont bénéficier d’un financement de 311 millions $ de la part de la Banque mondiale, pour les énergies renouvelables. C’est dans le cadre du nouveau Projet régional d'intervention d'urgence en matière d'énergie solaire (RESPITE), qui a été approuvé en fin d’année dernière, le 20 décembre 2022, par l’institution de Bretton Woods.

Le financement, approuvé par l'Association internationale de développement (IDA), comprend une subvention de 20 millions $ pour faciliter le futur commerce régional de l'électricité et renforcer les capacités institutionnelles et techniques du Pool énergétique de l'Afrique de l'Ouest (WAPP). Ceci, afin qu'il puisse remplir son mandat régional, indique-t-on.

Il s’agit, à travers ce projet, « d'augmenter rapidement la capacité d'énergies renouvelables connectée au réseau et de renforcer l'intégration régionale dans les pays participants. », indique la Banque mondiale.

Le RESPITE financera notamment l'installation et l'exploitation d'environ 106 mégawatts d'énergie solaire photovoltaïque avec des systèmes de stockage et d'énergie par batterie, et l'expansion de 41 mégawatts de capacité hydroélectrique, dans les pays bénéficiaires.

« Les solutions soutenues par le nouveau projet sont multiples et présentent des avantages substantiels pour les pays et la région. Entre autres, elles permettront aux pays de disposer d'une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à la crise alimentaire résultant de la guerre en Ukraine, de lancer le développement d'une énergie propre connectée au réseau par appel d'offres afin d'atténuer la crise actuelle liée à  l'approvisionnement en électricité, de lutter contre le changement climatique en aidant les pays à s'affranchir des combustibles coûteux et polluants, et de contribuer à la synchronisation du réseau WAPP afin de renforcer l'intégration régionale dans le secteur de l'énergie. », selon Rhonda Jordan-Antoine, chef de l'équipe opérationnelle de la Banque mondiale chargée du projet.

Pour rappel, le West African Power Pool est un projet d’interconnexion énergétique sous-régional, regroupant 14 des 15 pays de la Cedeao, pour les intégrer dans un vaste réseau afin d’offrir un approvisionnement en électricité fiable et abordable aux différents pays membres de la communauté. Selon les plus récentes prévisions rendues publiques, sa construction devrait s’achever en 2023.

Ayi Renaud Dossavi

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