Élaboré en 2014, le “Guide des exportateurs” mis à la disposition des opérateurs économiques togolais va être actualisé. De nouvelles informations permettant aux hommes d’affaires togolais d’être compétitifs et de répondre aux exigences des marchés internationaux, seront ajoutées au document.
Dans cette optique de mise à jour du document, le ministère du commerce a organisé du 28 au 31 mars derniers, une rencontre d’échanges avec les exportateurs. D’après le ministère, ce Guide actualisé fera « ressortir de façon claire, les outils de facilitation des échanges de l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC de 2017, de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) de 2019 et de la Politique nationale du développement du commerce du Togo de 2022. »
A travers ces nouvelles informations, les autorités togolaises orientent les opérateurs vers les marchés potentiels du continent. D’après le ministère, ces différents accords constituent une opportunité de pénétration et de conquête de parts de marchés pour les exportateurs.
Pour rappel, plusieurs initiatives sont mises en branle pour permettre au secteur privé togolais de tirer profit des opportunités d’affaires sur le continent.
Esaïe Edoh
Le Togo poursuit les réformes dans le secteur des TIC et Télécoms, et veut simplifier le régime des redevances. Hier mercredi 5 avril 2023, le Conseil des ministres du Togo a en effet adopté un projet de décret qui fixe les taux, les modalités de recouvrement et d’affectation des frais et redevances dus par les opérateurs et exploitants de réseaux et services de communications électroniques, les fournisseurs d’équipements et terminaux, et les installateurs d’équipements radioélectriques.
Il s’agit également de faciliter la tâche à l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le gendarme des télécoms au Togo, dans l’application des textes en vigueur, même si le contenu du décret n’est pas encore divulgué.
Le nouveau texte « prend en compte les meilleures pratiques, tout en veillant à conserver un secteur des communications électroniques compétitif pour faciliter la stratégie de notre pays d’être un hub digital », indique-t-on dans le communiqué sanctionnant la rencontre gouvernementale. De plus, « son adoption permettra de simplifier le régime des redevances et de relever les défis rencontrés par l’ARCEP dans l’application des textes déjà existants. », ajoute-t-on.
Pour le gouvernement Tomegah Dogbe, le nouveau texte est inscrit, dans le cadre de l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale, visant à favoriser le développement des acteurs du secteur des Télécoms.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togolais Gado Bemah, promoteur de la start-up GIP Togo et lauréat du prix Afri-Plastics Challenge, a été reçu hier mercredi 06 avril 2023, par la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomegah Dogbé.
Cette entrevue a permis au jeune entrepreneur, dont la société est spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques, de recevoir les félicitations du Premier ministre togolais pour avoir remporté le 1er prix de ce concours panafricain, avec à la clé une cagnotte de plus de 700 millions de FCFA pour développer ses activités au Togo. En ligne de mire, 20 000 emplois à générer au Togo dans le secteur du recyclage et de la revalorisation des déchets.
« Bravo à M. G. Bemah, promoteur de GIP Togo, une start-up spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques, pour le 1er prix du concours Afri-Plastics Challenge. Avec ce prix de plus de 700 millions de FCFA, il va moderniser sa structure et créer plus de 20 000 emplois. », a félicité le Premier ministre togolais, dans le cadre de cette rencontre, tout en applaudissant la « détermination et l'audace » qui « ont payé », pour inspirer la jeunesse entrepreneuriale togolaise.
Pour rappel, la société GIP-Togo, créée en 2017, met en place des unités de collecte et des installations de tri pour les déchets plastiques dans les principales villes du pays, en collaboration avec les autorités locales. Dans son ascension, la jeune entreprise a bénéficié de l’appui du Fonds d'appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ).
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Au Togo, un nouveau cadre de discussion entre le gouvernement et les opérateurs économiques se dessine. Il s'agit de la “Journée nationale du partenariat” dont les acteurs s’activent à organiser la 1ère édition, selon le ministre de l’économie et des finances, Sani Yaya.
Cette journée annoncée le mercredi 5 avril 2023 lors de la première rencontre du comité technique du cadre de concertation Etat-secteur privé, sera un « espace d’écoute et d’échanges entre le gouvernement et l’ensemble des opérateurs économiques installés au Togo », a indiqué l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé.
Cet espace, sera également, indique-t-on, un pilier du renforcement du partenariat entre l’Etat et le Secteur privé. En effet, le gouvernement veut s’appuyer sur les opérateurs privés pour réaliser ses projets prioritaires inscrits dans la feuille de route Gouvernementale Togo 2020-2025, qui vise le développement socio-économique du pays.
« Nous avons confiance en nos entreprises, petites, moyennes et grandes pour apporter une contribution efficace à la résolution des défis de long terme de notre pays, à savoir la croissance, l’emploi et l’innovation. Notre engagement est d’accompagner, au mieux, leur développement au travers d’un environnement des affaires sain et en constante amélioration », a déclaré Sani Yaya.
Cette initiative viendra compléter des dispositifs existants comme le Cadre de concertation Etat-secteur privé qui sert de lieu de dialogue pour « construire une relation de confiance entre les entreprises et l’administration fiscale ».
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais a annoncé, le mercredi 5 avril 2023, la création de la Société Togolaise de Manganèse (STM), une entité d'État qui sera chargée de valoriser le manganèse du pays.
Avec un sous-sol pourtant riche, le secteur minier togolais s’est longtemps reposé sur les phosphates. Cependant, la découverte d'un important gisement de manganèse dont les réserves totales sont estimées à 8,5 millions de tonnes pour une durée de vie d'environ 15 ans, ouvre de nouvelles perspectives pour le pays.
Quatrième métal le plus utilisé au monde, le “minérai noir” est prisé, en particulier pour ses propriétés qui améliorent la résistance de l'acier. Son utilisation dans les batteries est également en augmentation, en particulier pour stabiliser les cathodes des batteries utilisées dans les véhicules électriques et l'électronique. Le marché mondial du manganèse devrait croître de plus de 4,19 % entre 2022 et 2027. De plus, plus de 40 % de l'acier produit à l’échelle mondiale est utilisé dans le secteur de la construction, qui devrait connaître une croissance estimée à 12,9 trillions de dollars d'ici 2030, principalement dans des pays tels que l'Inde, la Chine et les États-Unis. Des perspectives robustes que le Togo compte bien saisir. D’ailleurs, le pays a déjà des acquis.
Le 18 octobre 2019, le Conseil des ministres avait adopté un décret accordant le droit d'exploitation à grande échelle du gisement à la Société Générale des Mines (« SGM »), détenue à 85% par le groupe britannique Keras Resources. Toutefois, si les conditions du permis et des accords qui y sont liés étaient censées conduire à la transformation de SGM en une société publique, Keras ne recevra pas l'approbation requise pour obtenir le permis d'exploitation. Le gouvernement togolais ayant, de son côté, décidé de se donner plus de temps sur une ressource qu’il considère comme stratégique et sur laquelle il fonde de grandes ambitions. Une enquête géophysique nationale entreprise par le ministère togolais des Mines et de l'Énergie a été lancée à cet effet, pour mieux évaluer le sous-sol et identifier les ressources minérales disponibles, afin de mieux planifier l'exploitation pour développer le secteur minier.
Aucune information n'a encore filtré sur les résultats de cette étude. Sur la composition de l'actionnariat de la nouvelle société publique, l’exécutif n’a pas non plus donné de détails. Mais on sait que dans l'ancien deal “non abouti” avec Keras Resources, protocole d’accord que le groupe minier s’est empressé de diffuser pour rassurer ses investisseurs, le gouvernement avait exigé et reçu 10% supplémentaires de parts, ce qui ramenait les intérêts du Britannique à environ 76,5%.
Doubler la contribution du secteur minier au PIB
Lomé, qui ambitionne de doubler la contribution du secteur minier au PIB d'ici 2025, veut exploiter de manière "optimale" “ses ressources minérales, en commençant par les minéraux critiques, notamment le manganèse”, minéral d'avenir en raison de son utilisation croissante dans les technologies de l'énergie propre, notamment dans les batteries rechargeables pour les véhicules électriques et les systèmes de stockage d'énergie à grande échelle.
Pour les autorités togolaises, l'objectif en créant la Société Togolaise de Manganèse (STM) est, in fine, de "développer la chaîne de valeur de l'industrie minière pour dynamiser la création d'emplois, l'économie du pays”, en lui permettant de tirer pleinement profit de ces ressources minières.
Pour rappel, le gisement de manganèse de Nayega est implanté dans la préfecture de Kpendjal Ouest dans la région des Savanes, partie septentrionale du Togo, à environ 30 km de la route nationale N1. Il se compose de quatre permis de recherche, à savoir le permis de Pana, le permis de Tandjoare, le permis de Naki-Est et le permis de Borgou. Le périmètre s’étend sur 29 819 hectares. Le projet qui est la plus grande mine de manganèse du Togo connue, est déjà à un stade avancé, selon les informations de Keras Resources, qui a conduit les étapes d’exploration et d’échantillonnage. “Les résultats des essais de la fonderie de silicomanganèse, menés avec succès à Santander, en Espagne, en juillet 2019, sont disponibles et la capacité de production installée est de 6 500 tonnes par mois,” avait détaillé l’entreprise cotée sur l’AIM, la bourse des PME de Londres.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, l'exportation des déchets issus de la biomasse est désormais soumise à une autorisation préalable de l'autorité publique, précisément le ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Consommation locale. C'est ce qu'indique un communiqué en date du mois dernier (28 mars 2023), en lien avec l'arrêté interministériel pris le même mois, en vue d'encadrer les exportations des déchets de biomasse.
« Le Ministre du commerce, de l'industrie et de la consommation locale porte à la connaissance des opérateurs économiques que, conformément aux dispositions de l'arrêté interministériel N°011/MCICL/MEF/MERF/MDEM du 15 mars 2023, l'exportation des déchets issus de la biomasse est soumise à une autorisation préalable du Ministère chargé du commerce. », indique-t-on en substance, tout en appelant les acteurs concernés « à prendre les dispositions nécessaires pour se conformer à cette mesure ».
Les déchets issus de la biomasse concernent notamment le bois, les déchets des industries de transformation du bois (des déchets forestiers tels que les branches, les feuilles, les copeaux de bois et les sciures) et les déchets végétaux agricoles (la paille, les tiges, les feuilles et les tiges de maïs, ainsi que des déchets alimentaires tels que les restes de fruits et légumes, les déchets de cuisine et les déchets de poisson). On peut également relever les écorces, les coques de noix de coco et les déchets de coton.
La mesure intervient dans un contexte où les acteurs privés et publics du pays réfléchissent à des outils et méthodes pour renforcer la valorisation des déchets, notamment sous forme de biogaz.
Ayi Renaud Dossavi
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Après Blitta, la ville de Dapaong (environ 610 km au nord de Lomé) va abriter une Centrale solaire photovoltaïque. Le Conseil des ministres a déclaré d’utilité publique, la construction de cette infrastructure énergétique et autorisé les travaux, le mercredi 5 avril 2023.
L'infrastructure annoncée sera dotée d’une puissance de 30 MWc sur une superficie de plus de 115 hectares. Elle est envisagée dans le cadre du projet régional solaire d’intervention d’urgence (RESPITE).
In fine, cette centrale va contribuer à réduire la dépendance et renforcer la souveraineté énergétique du pays qui ambitionne d’ailleurs d’atteindre la couverture universelle à l’horizon 2030. De façon concrète, elle permettra l’électrification d’environ 60 localités rurales dans la région des Savanes, ceci, en droite ligne avec le Programme d’urgence de renforcement de la résilience dans la région des Savanes (PURS).
Sa mise en place va non seulement représenter un pas vers l’objectif 2030 mais aussi participer à la promotion des énergies renouvelables dans le pays ainsi que la feuille de route gouvernementale 2020-2025 le prévoit.
Notons que dans la dynamique de l'accès universel à l’énergie, la capacité de la centrale de Blitta sera augmentée de 50 MW à 70 MW. Les travaux d’extension ont été lancés fin mars dernier par le Président Faure Gnassingbé.
Esaïe Edoh
Le commerce électronique connaît une croissance exponentielle ces dernières années, et les marketplaces en ligne sont devenues des acteurs incontournables dans le domaine. Parmi ces acteurs, DizzitUp, une startup africaine, finaliste d’Ecobank Fintech Challenge 2022, se démarque par ses ambitions de devenir l’Alibaba du continent. Rencontré lors de l’Africa Fintech Tour, étape de Lomé, Togo First a eu l'opportunité d'interviewer Solofo Rafeno, CEO de DizzitUp, pour en savoir plus sur cette jeune pousse innovante ayant ses bases opérationnelles à Lomé et ses projets pour l'avenir du commerce en Afrique.
Togo First : À quoi sert DizzitUp ?
Solofo Rafeno (SR) : DizzitUp est une plateforme de vente en ligne qui offre aux PME africaines, un accès à des solutions de financement pour développer leurs activités. La startup aide également ces entreprises à accroître leur chiffre d'affaires en leur proposant une plateforme de vente en ligne pour leurs produits et services à la fois localement et à la diaspora, qui compte plus de 40 millions d'Africains.
DizzitUp est focalisé sur les produits et services de première nécessité, les PSPN, vendus exclusivement par les entreprises africaines dans 6 catégories, l’Alimentaire, l'Énergie renouvelable et Construction, la Santé, l'Éducation, les Tech. (Téléphones, ordinateurs & internet) et dans un futur proche, les nouveaux Services Financiers décentralisés (DeFi).
De ce fait, DizzitUp permet de développer l’inclusion digitale et financière des TPE/PMEs africaines tout en leur apportant des revenus additionnels.
En 4 mois d’exploitation, DizzitUp Marketplace a enregistré 150 marchands et nous prévoyons de dépasser les 1000 marchands de Togo, Bénin, Madagascar et Côte d’Ivoire d'ici à la fin de l'année 2023.
Togo First : Quels sont les principaux profils d’acheteurs auxquels s’adresse DizzitUp ?
SR : Les acheteurs de DizzitUp Marketplace se divisent en deux groupes principaux : les locaux, résidant en Afrique, pour leur consommation locale ; les membres de la diaspora africaine, plus de 40 millions de personnes, pour leurs familles basées au Togo, Bénin et Madagascar à ce jour et prochainement en Côte d’Ivoire.
Togo First : Comment résolvez-vous la question de la confiance sur votre place de marché ?
SR : 80% de l'économie africaine est constituée de petites et moyennes entreprises (PMEs) informelles. Pour encourager la confiance entre les commerçants et les consommateurs, une solution consiste à bien sélectionner les marchands, vérifier leur existence et à se concentrer sur les produits et services de première nécessité tels que la nourriture, les équipements de production d’électricité solaire autonome, les matériaux de construction, les téléphones, les ordinateurs et les services de santé et d’éducation.
Les équipes DizzitUp sur le terrain vérifient si les magasins existent physiquement et proposent des produits conformes aux critères. Des photos et des vidéos sont prises, et seuls les produits sélectionnés sont inclus sur la plateforme.
D’autre part, la logistique est cruciale pour garantir la qualité du service. En ce sens, notre plateforme propose une prestation de livraison supplémentaire avec des livreurs indépendants.
Togo First : Comment se font les livraisons ?
SR : Notre premier objectif est toujours de développer l’activité économique de nos marchands, ainsi nous privilégions la récupération (picking) des marchandises dans leurs boutiques afin d'accroître le flux de passage de clients. Le “picking” est proposé par défaut. Toutefois, chaque marchand a le choix de proposer un service de livraison, assuré par des partenaires locaux de DizzitUp.
Par exemple, un parent habitant à Kara achète sur la plateforme et paie, en TMoney ou Flooz ; le bénéficiaire de la commande, un membre de sa famille à Lomé, peut venir chercher la marchandise à la boutique de Lomé ou se faire livrer par le prestataire partenaire de DizzitUp.
Un autre cas d’usage est l’achat récurrent de panier alimentaire, “FoodBox”, par un Togolais vivant à New-York pour ses parents vivant à Lomé. L’achat se fait par carte Visa ou Mastercard, les parents récupèrent les marchandises en boutique ou se font livrer et le marchand payé par DizzitUp immédiatement par TMoney ou Flooz ou virement bancaire après cession des marchandises. Il est à noter que toute commande dépassant les 30.000 FCFA bénéficie d’une livraison gratuite dans la zone du Grand Lomé.
Togo First : Vous avez une stratégie axée sur la Blockchain, pensez-vous que les moyens de paiement comme les crypto-monnaies peuvent changer la donne pour les places de marchés comme la vôtre en Afrique ?
SR : Il est important de noter que la blockchain n'est pas une méthode de paiement en elle-même, mais plutôt une infrastructure similaire à Swift.
À l'heure actuelle, notre place de marché accepte les cartes bancaires internationales Visa et Mastercard et le mobile money de sept pays francophones de l’Afrique de l’ouest.
Prochainement, nous allons lancer notre application DizzitApp, s’appuyant sur l’infrastructure Blockchain permettant les paiements par la diaspora et jeunes urbains d’Afrique en Bitcoin et autres crypto-monnaies sachant que les marchands seront toujours payés en monnaie locale, FCFA et Ariary pour Madagascar. Ce 3ème moyen de paiement sur DizzitApp donnera la possibilité à ceux qui disposent d’actifs numériques de ”faire du bien et du réel” avec une partie de leurs avoirs en subvenant aux besoins de leurs familles au pays (leur acheter à manger, payer des frais de scolarité et des actes médicaux, etc…)
Les crypto-monnaies sont en passe de devenir un moyen d'échange à l’échelle mondiale avec 200 à 400 millions d'utilisateurs, dont plus de 40 millions en Afrique. Ces personnes pourront prochainement utiliser leurs avoirs en crypto-monnaies pour acheter des biens essentiels tels que de la nourriture pour leur propre consommation ou leurs familles dans d’autres pays africains.
Togo First : Comment percevez-vous les questions liées à la réglementation surtout celles liées à l’utilisation des crypto-monnaies ?
SR : Le Togo est le deuxième pays africain avec le plus grand nombre d'utilisateurs de cryptomonnaies après le Nigeria, ce qui représente d'énormes opportunités pour l'économie africaine
Les réseaux décentralisés blockchain et les crypto-monnaies associées constituent une opportunité pour les pays émergents. Ils peuvent permettre aux pays africains d'accélérer le commerce intracontinental et l’inclusion financière des TPE/PMEs et des citoyens, comme le font depuis une décennie, les services de Mobile Money.
Mais toutes ces nouvelles technologies ne pourront être bénéfiques aux entreprises et aux citoyens que dans un cadre réglementaire clairement défini, même amendé régulièrement au fil du temps.
Il y a une prise de conscience palpable de nos jours de la part des régulateurs pour définir ce cadre réglementaire, nous sommes impatients de les voir promulgués pour nous y conformer afin de pérenniser nos investissements et surtout booster les activités de nos marchands.

Togo First : Pourquoi avoir choisi le Togo ? Pensez-vous que le Togo peut être un accélérateur pour le déploiement de votre start-up dans la sous-région ?
SR : Nous avons créé notre première filiale au Togo, qui est un vrai hub financier pour la sous-région. Nous avons choisi de nous implanter au Togo car ce pays dispose d'une infrastructure juridique et d'un environnement favorable aux affaires qui attirent de nombreuses institutions financières. La présence du siège mondial d’Ecobank sur la place de Lomé a été aussi décisive.
Malgré notre statut de start-up, ils nous ont accueillis dans leur division multinationale. Ce partenariat nous a permis d'intégrer leur gateway de paiement pour gérer les cartes bancaires au niveau mondial et les mobile money de 7 pays de la sous-région.
En conséquence, nous avons pu créer notre filiale en moins d'un mois, ce qui représente un avantage comparatif important.
Togo First : Vous avez été finaliste du concours annuel organisé par votre partenaire Ecobank. L’existence de ce partenariat initial a probablement joué un rôle décisif…
SR : Notre partenariat avec Ecobank n'a pas été le facteur décisif de notre sélection lors du concours, car d'autres start-up ont également eu des partenariats significatifs. Cependant, notre ambition d'expansion dans 21 pays, dont Ecobank n'est absent que dans deux, et notre vision et ambition d’être un acteur économique impactant auprès des TPE/PMEs d’Afrique nous a donné un avantage certain.
Nous avons été finaliste de Ecobank Fintech Challenge 2022, faisant partie des 6 finalistes qui ont été sélectionnés parmi 700 startups de 59 pays du monde (dépassant le cadre des 54 pays d’Afrique).
Togo First : Vous avez déjà eu recours une fois aux levées de fonds en capital-risque. Comptez-vous lever de nouveaux fonds ?
SR : Effectivement, DizzitUp a déjà réussi à lever 340 000 $ de financement auprès de 44 investisseurs individuels, appelés "business angels". Environ un tiers de ces investisseurs sont des Africains vivant en Afrique ou en Europe. Les fonds levés ont été utilisés pour développer la start-up et sa plateforme technologique durant 3 ans.
La société est actuellement en train de procéder à une deuxième levée de fonds de 3 millions $ en equity pour financer son extension en Côte d’Ivoire et au Nigeria et développer les nouveaux services de Finance Décentralisée (DeFi) pour les TPE/PMEs marchandes de DizzitUp Marketplace.
Pour cette nouvelle levée de fonds, DizzitUp ambitionne d'attirer des investisseurs privés africains pour environ 20 % de la somme totale recherchée et des fonds d’investissements internationaux (VCs, institutions internationales et Corporate funds).
Togo First : Quels sont les projets d'expansion futurs de DizzitUp ?
SR : En ce qui concerne nos projets futurs, nous avons décidé de renforcer notre présence à Madagascar, au Togo et au Bénin en 2023, ainsi que d'ouvrir une nouvelle filiale en Côte d'Ivoire. Nous avons pour objectif de nous étendre au Nigeria en 2024 pour consolider notre position en Afrique de l’ouest.
Je suis convaincu que le Nigeria est non seulement le moteur économique de l’Afrique mais aussi la clé de réussite pour une expansion panafricaine. Nul ne peut prétendre être pan-africain sans être présent et opérationnel au Nigeria.
Togo First : Pour atteindre cet objectif, quelle stratégie développez-vous ?
SR : Notre modèle de place de marché est assez simple : les achats suivent la croissance des marchands et des produits listés. Plus nous avons d'offres, plus nous avons de comptes, car les gens peuvent acheter ce qu'ils souhaitent. Nous investissons dans la publicité pour les marchands et nous avons déjà enregistré des chiffres d'affaires en 2022. Un de nos avantages compétitifs au-delà de notre infrastructure de paiement décentralisée, réside dans notre capacité à évangéliser les marchands en combinant les approches digitales et physiques sur le terrain.
Nous commençons toujours par une approche de présence physique, en déployant des équipes sur le terrain pour recruter des marchands. Nous avons également des recruteurs auprès des étudiants et un système d'incitation pour encourager les recruteurs, qui sont également des gestionnaires de marketing pour les marchands. Nous fournissons une assistance complète et gratuite aux marchands, y compris la création de visuels, de photos et de vidéos que nous publions sur Facebook. Les recruteurs deviennent ainsi des commerciaux de nos marchands.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le recensement électoral est prévu du 29 avril au 03 juin 2023 dans le cadre des élections régionales et législatives qui devront se dérouler cette année. Ce calendrier du recensement, proposé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), a été entériné ce mercredi 05 avril par le gouvernement, lors du Conseil des ministres via un décret.
Cette phase qui sera précédée de la formation des agents de recensement (opérateurs de saisie), va aboutir à l’établissement des listes électorales, une étape cruciale dans le processus des consultations électorales.
Cette nouvelle étape qui s’annonce, suit la mise en place du bureau de la CENI, et la création des CELI.
S’agissant de l’enrôlement électoral, selon le gouvernement, des détails sur le déroulement seront communiqués plus tard.
Esaïe Edoh
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En quatre ans de déploiement, le dispositif SOFIE (Suivi des Ouvrages de Forage et des Indicateurs pour l’Eau), qui vise à permettre aux populations de signaler rapidement les pannes sur les ouvrages de forage d'eau en utilisant le digital, a touché 366 cantons sur les 394 que compte le pays.

Depuis son lancement en 2019, le programme a permis de connecter 9 052 forages publics à sa plateforme de suivi, en deçà des 9 460 prévus initialement, apprend-on.
L’initiative de modernisation des services publics en déployant le dispositif SOFIE pour améliorer l’accès à l’eau dans les milieux ruraux, est conjointement pilotée par les ministères en charge de l’eau et du numérique. Via sa plateforme, elle permet de détecter et de localiser les pannes sur les ouvrages de forage publics, favorisant ainsi une intervention rapide des réparateurs au maximum dans les 72h.
@GouvTg améliore l’accès à l’eau potable à travers le numerique.
— Ministère de l'eau et de l'hydraulique villageoise (@eau_tg) April 4, 2023
Lancé en 2019 #SOFIE est un dispositif innovant basé sur la téléphonie mobile, permettant d’assurer aux populations un approvisionnement continu et permanent en eau potable.@TogoTwittos
?https://t.co/5ueKLqqFDA pic.twitter.com/4925hyQDT9
Outre le fait d’assurer un approvisionnement continu en eau potable en limitant les pannes sur les forages, SOFIE vise à réaliser des “économies substantielles”, en termes d’argent et de temps.
Son déploiement au Togo s'inscrit notamment dans la politique de digitalisation des services publics du gouvernement, ainsi que dans l’atteinte des Objectifs de développement durable des Nations unies, en particulier l’ODD 6, qui vise à garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.
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