Togo First

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Un pari gagné pour la banque qui augmente sensiblement ses leviers en matière de mobilisation de ressources sur les marchés internationaux alors que les États qu’elle finance, moins bien notés, ont vu leurs besoins de financement pour le développement croître considérablement ces dernières années. 

Le Conseil des ministres de l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) a approuvé la modification des statuts de la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) lors de sa session du 31 mars 2023. Une décision qui intervient après l'approbation de la première étape de l'augmentation de capital de la BOAD, le 30 décembre 2022. 

Vote de confiance, victoire d’étape

A défaut de nouveaux investisseurs notés A, les actionnaires existants de la banque vont injecter pour cette première tranche 554,35 milliards FCFA (920 millions $) pour augmenter le capital de la banque à 1709,35 milliards FCFA. Soit une hausse de plus de 48%. 

Les détails de l'opération n'ont pas été communiqués officiellement, mais selon les informations fournies par Serge Ekué (photo), président de l’institution, au journal français Les Echos, en février 2022, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) souscrira en partie à cette augmentation de capital, mais sa participation de 46,9% devrait être diluée. De leur côté, les huit pays actionnaires régionaux (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) devraient souscrire à parts égales et conserver leur participation inchangée à 5,9%. Ce sont les actionnaires classés par la banque dans sa catégorie A. 

Le reste de ce premier round de l'augmentation de capital est partagé entre les actionnaires de catégorie B, qui comprennent les pays et les institutions financières partenaires de la BOAD, notamment la France (dont la participation devrait augmenter de 3,2% à 3,5%), l'Allemagne, la Banque européenne d'investissement (BEI), la Banque africaine de développement (BAD), la Belgique, la Chine et le Maroc. Dans l'ensemble, il s'agit d'un vote de confiance pour la banque ouest-africaine qui cherche à améliorer sa notation de crédit, ayant reçu une nouvelle confirmation de ses notations Baa1 et BBB de catégorie « Investment Grade » par les agences de notation Moody's et Fitch Ratings lors de leurs dernières évaluations.

Donner les coudées franches 

De quoi doper la banque de développement, l’institution la mieux notée de l’Union, améliorer sa capacité à mobiliser des fonds sur les marchés financiers et accroître sa capacité de prêts aux États membres.

Cette augmentation éloigne un peu la banque de la zone rouge en termes de capacité d’endettement, un mouvement de redressement commencé depuis 2020, lorsqu’un an plus tôt, le ratio d’endettement de la banque publique de développement avait atteint la barre des 255%, contre une limite statutaire de 300%. Si l’institution a poursuivi en 2021 et 2022, « le renforcement de son cadre de gestion des risques » et s’est engagée à veiller « à la consolidation de sa solvabilité et de l’adéquation de ses fonds propres », le ratio est certes descendu, mais reste toujours au-dessus des 200% à fin juillet 2022.

Agriculture, emplois, énergie, eau potable, climat … au menu 

Or, pour financer et accentuer ses interventions, la BOAD a besoin d’accéder aux ressources. Comme tracé dans son programme d’investissement, le plan stratégique Djoliba, l’institution projette d’investir environ 3 300 milliards FCFA sur le quinquennat 2021-2025, dont les trois quarts iront au secteur public et un quart au secteur privé.

Ses interventions devraient s’articuler autour de 5 priorités, dont le renforcement de l’intégration régionale, la création de valeur et d’emploi, le changement climatique, le capital humain, la gouvernance, l’augmentation de sa capacité de financement. A l’horizon 2025, l'objectif de l'institution est de soutenir financièrement la création de plus de 245 000 emplois. Elle prévoit de financer l'aménagement de 12 000 hectares de terres pour la production de 170 000 tonnes de riz par an. Pour le secteur des transports, la banque compte financer la mise en place de 13 000 km de routes pour améliorer les infrastructures et faciliter les déplacements des populations et des biens dans la région. 

En ce qui concerne l'accès à l'énergie, 380 MW supplémentaires seront ajoutés au réseau, avec une part minimale de 39% affectée aux énergies renouvelables sur des concours de l’institution basée à Lomé.  L’accès à l'eau potable est également un volet important de ce financement.  Les financements de la banque devraient permettre la construction des infrastructures nécessaires pour augmenter de 88 000 m3/jour la production moyenne d'eau potable.

Ressources concessionnelles

Si les ressources de la BOAD sont jugées chères par certains observateurs, l’institution n’élude pas le constat et cherche des voies et moyens pour baisser les coûts de celles-ci. Dans le plan Djoliba, c’est tout un programme qui est prévu pour atteindre ce dont le diagnostic est sans appel. « Les ressources concessionnelles ont été difficiles à mobiliser pendant les deux derniers plans stratégiques et la situation économique difficile post-pandémie ne permet pas d’espérer que cette situation change dans une direction favorable », reconnaît le document. 

Pour la BOAD, le renforcement de ses fonds propres, à l’issue de ce premier closing, « a induit de fait, une baisse substantielle de la tarification des interventions de la BOAD, en faveur des Etats et du secteur privé de l’Union. Il servira également à relever les niveaux d’activité, y compris l’activité concessionnelle ». 80 milliards FCFA seront libérés chaque année pour fournir des prêts concessionnels à des projets à « fort contenu social », prévoit-on. 

Fiacre E. Kakpo

Après 3 ans d'interruption suite à la Covid-19, le Salon International de l'Immobilier et de l'Habitat de Lomé (Fest'immo) est de retour pour sa sixième édition.

L'événement aura lieu cette année, du 12 au 14 mai sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF, dit "Togo 2000"), selon le comité d'organisation.

Pendant ces trois jours, l'événement veut réunir les acteurs de l'immobilier et services connexes, pour mettre en avant, les offres immobilières du secteur. 

« L'objectif principal de la 6ème édition est de fêter la reprise, de rassembler et de consolider les acteurs et d'offrir de nouvelles palettes de produits immobiliers aux consommateurs », indique Romuald Akitani (Directeur exécutif du salon Fest'immo). « Fest'immo vise à terme, à fédérer tous les acteurs de la chaîne immobilière en vue de créer le plus important événement du secteur dans toute la sous-région et l'Afrique entière. C'est une marche longue et silencieuse, mais elle est inexorable et illustre les ambitions des promoteurs du salon. », a-t-il ajouté.

Au programme, des rencontres B to B, des consultations d'experts, des conférences, des ateliers pratiques et jeux Tombola, ainsi qu'un dîner de gala au cours duquel les lauréats des différentes catégories d'exposants seront choisis et recevront des distinctions honorifiques.

Au total, 50 exposants du secteur seront accueillis à Lomé, sur un espace de 2 000 m², pour quelques 5 000 visiteurs anticipés, pour ce rendez-vous de l'immobilier et de l'habitat.

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Le Togo pourrait accueillir d’ici la fin 2023, une rencontre internationale destinée au désarmement sur le continent africain. L’annonce a été faite mardi par le Haut Représentant de l'Union Africaine pour la réduction des armes, Mohamed Ibn Chambas, actuellement en visite à Lomé. 

Ce séminaire, dont les contours restent encore à préciser avec les autorités gouvernementales, devrait permettre de faire un pas significatif dans la mise en œuvre de l’agenda continental. 

Il est urgent de récupérer les armes légères qui circulent dans notre espace ouest africain et sahélien et un peu partout sur le continent. Ces armes sont une menace réelle pour la paix et la sécurité en Afrique, surtout dans le contexte actuel de flambée du terrorisme”, a indiqué le responsable mardi face à la presse. 

Du reste, un “partenariat fort” devrait également voir le jour entre les Nations Unies et l’Union Africaine. 

Pour rappel, le Togo, qui abrite le siège régional du Centre des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC), a servi de point de lancement du Mois de l’Amnistie. En 2022, le pays a détruit plus de 1.500 armes légères saisies. 

Octave Bruce 

Au Togo, le Grand Lomé, regroupant la capitale Lomé et ses banlieues, arrive en tête des villes les plus peuplées du Togo, avec une population de 2,18 millions habitants, soit environ 27% de la population totale du pays. C’est selon les premiers résultats du cinquième Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH5) présentés hier mardi 4 avril 2023 à Lomé, par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED), et qui révèlent notamment une population globale d’un peu plus de 8 millions d'habitants sur le territoire en 2022.

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En deuxième position des villes les plus peuplées, on retrouve, loin derrière, Kara, avec une population d'environ 158 000 habitants, suivie de Dapaong avec quelque 117 000 habitants et Sokodé qui compte 115 000 habitants.

Viennent ensuite les villes Atakpamé (environ 98 000 habitants), Kpalimé (environ 87 000 habitants) dans la région des Plateaux, Tsévié (près de 77 000 habitants), Anié (61 000 habitants), Notsé (49 000 habitants), Tagbligbo (près de 37 000 habitants) et Tchamba (36 000 habitants).

Les villes les moins peuplées

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A la même date, les 10 villes les moins peuplées du Togo commencent par Elavanyo, qui occupe la première place avec seulement quelque 11 000 habitants, suivie de Blitta (près de 11 000 habitants), Tohoun avec 8 500 habitants et Djarkpanga avec 8 000 habitants environ.

Les autres villes les moins peuplées sont Amlamé (près de 8000 habitants), Kougnou (7900 habitants), Mandouri (environ 7 700 habitants), Pagouda (7 450 habitants), Danyi Apéyémé (6 600 habitants), Naki-Centre (un peu plus de 6 300 habitants), Kévé (5 000 habitants), Agou Gadzépé (autour de 4 500 habitants). 

Avec seulement 3 000 habitants, Tandjoaré apparaît comme la ville la moins peuplée du Togo, selon les données présentées par l’INSEED.

Pour rappel, le recensement s'est tenu l'an dernier, du 23 octobre au 16 novembre 2022, avec l'appui de partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), ou encore la Banque Mondiale.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, de 2013 à 2022, les recettes fiscales collectées par l’Office Togolais des Recettes (OTR) ont doublé, passant de 403 milliards FCFA à 865 milliards FCFA. Une progression qui traduit une tendance haussière de 114%, selon les données communiquées le mardi 4 avril 2023 par l’institution collectrice des taxes et impôts. C’était à l’occasion de son 1er séminaire d’orientation de l’année, dédié à dresser le bilan de l’année écoulée et à décliner le plan d’actions de l’année en cours pour l’atteinte des objectifs

Cette progression, ponctuée en 2022 par un excédent de mobilisation, témoigne, selon l’administration fiscale, de « la bonne collaboration avec les contribuables ».

En effet, sur l’année sous revue, le Fisc a collecté 865 milliards FCFA contre une prévision de 814 milliards FCFA.

Selon l’OTR, l’amélioration de la collecte des taxes est tirée également par la digitalisation des procédures de paiement.

Pour le compte de cette année, le Commissaire Général, Philippe Kokou Tchodie et ses collaborateurs, devront mobiliser 912 milliards FCFA pour financer le budget de l’Etat togolais, exercice 2023, en accord avec la Loi de Finances.

Pour ce faire, l’OTR table sur l’optimisation des recettes fiscales foncières et annonce la modernisation du cadastre et de la conservation foncière. Elle prévoit par ailleurs d’améliorer la relation client et de renforcer les capacités de son personnel.

Ces différentes actions selon le n°1 de cette institution fiscale et douanière, vont contribuer à franchir la barre de 1000 milliards FCFA de recettes en 2024.

Esaïe EDOH  

Des besoins de financement en hausse, un déficit budgétaire qui se creuse, des restrictions d’accès aux marchés financiers internationaux... Face à ces difficultés, les pays de l'UEMOA se tournent vers le marché financier régional. Cette année encore, leur objectif est en hausse, mais le marché est en surchauffe.

Les huit pays membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont dévoilé leur objectif pour cette année sur le marché des titres publics (MTP). L'objectif est de lever 7 429 milliards FCFA (12,3 milliards $) par adjudication via Umoa-titres, l'institution sous tutelle de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). 

Ce chiffre est en hausse de 59 % par rapport à l'année dernière, où le montant initial recherché était de 4 672 milliards FCFA. Les États avaient toutefois à mobiliser 5 254 milliards FCFA. 

La Côte d'Ivoire se place, comme d'habitude, en tête des pays qui solliciteront le plus le marché des titres publics cette année, avec un objectif de 2 080 milliards FCFA. Elle est suivie du Sénégal, qui cherche à lever 1 565 milliards FCFA pour faire face à ses besoins de financement. Le Mali, qui était coupé du marché pendant tout le premier semestre de l'année dernière, revient en force, avec pour ambition de lever 1 109 milliards FCFA. Le Niger prévoit de solliciter 830 milliards FCFA, tandis que le Burkina Faso compte collecter 630 milliards FCFA. Le Togo projette de mobiliser 580 milliards FCFA, suivi du Bénin qui prévoit de lever 515 milliards FCFA. Quant à la Guinée-Bissau, elle espère obtenir 120 milliards FCFA auprès des investisseurs régionaux.

Ces augmentations d'objectifs de levée de fonds sur le marché des titres publics reflètent les besoins croissants de financement des pays de l'UEMOA, qui font face à des déficits budgétaires importants et à des besoins de financement de plus en plus urgents. Mais confrontés à des restrictions d'accès aux marchés financiers internationaux, ces pays sont contraints de se tourner vers le marché financier régional pour répondre à leurs besoins de financement, une solution également sujette à des défis.

« Trop fortement sollicité », le marché financier régional, bien qu'il ait été un important moteur de financement pour les pays de l'UEMOA ces dernières années, commence à montrer des signes de surchauffe. Au cours des neuf derniers mois, la Banque centrale a relevé ses taux directeurs quatre fois pour freiner la hausse de l'inflation, qui a été engendrée en partie par les injections massives de liquidités en 2020 et 2021 pour relancer l'économie de l'Union. Le resserrement de la politique monétaire de la Banque Centrale a entraîné une augmentation des taux d'intérêt sur le marché, ce qui a rendu le financement plus coûteux pour les pays.

De plus, l'augmentation de l'offre de titres publics sur le marché a entraîné une saturation de la demande des investisseurs, ce qui se traduit par une augmentation des taux d'intérêt exigés pour ces titres. Les incursions sur le marché ont majoritairement échoué, avec des rendements en hausse frénétique depuis le milieu de l'année dernière, qui ont continué à augmenter cette année. 

Fiacre E. Kakpo

Le Togo va tenter de se relancer sur le marché régional des titres publics, après avoir raté sa cible le 24 mars dernier. Le Trésor public du pays vient de lancer une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du trésor (BAT), pour mobiliser 30 milliards FCFA auprès des investisseurs ouest-africains.

Le pays ambitionne de mobiliser 10 milliards FCFA via chacune des obligations qui sont d’un nominal de 10 000 FCFA et émises sur la maturité respective de 3 ans et 5 ans avec 5,7% et 6% de taux d’intérêt. Il compte lever les 10 milliards FCFA restants à travers des Bons Assimilables du Trésor (BAT), dont le nominal est de 1 million FCFA au taux d’intérêt multiple sur une maturité de 182 jours.  

Selon Umoa-titres, les ressources qui seront mobilisées à la suite de cet appel d’offres qui sera bouclé le vendredi 7 avril prochain, permettront au Trésor public d'assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat togolais, gestion 2023, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA. 

Notons que pour le compte de cette année, le pays cumule un emprunt de 111 milliards FCFA sur 574 milliards FCFA prévus.

Esaïe Edoh

Le Togo comptait en 2022, 8,095 millions d'habitants, dont 51,3% de femmes (4,15 millions) et 48,7% d'hommes (3,94 millions). C’est selon les premiers résultats du cinquième Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH5), qui ont été présentés ce mardi 4 avril 2023 à l'Hôtel 2 Février de Lomé. 

L'enquête a été menée par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques et Démographiques (INSEED), du 23 octobre au 16 novembre 2022, avec l'appui de partenaires comme le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), chef de file des partenaires du Togo, et la Banque Mondiale. 

Les résultats ont été rendus publics à la faveur d’une cérémonie officielle, en présence des partenaires et des représentants des parties prenantes, sous l'égide du ministère de l'administration territoriale. 

Une population principalement rurale

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Selon les chiffres présentés, la population togolaise reste majoritairement rurale, avec 5,820 millions de personnes résidant dans les zones rurales, contre 3,473 millions dans les zones urbaines. 

La région du Grand Lomé, qui comprend les préfectures du Golfe et d'Agoè-Nyivé, concentre  naturellement la plus grande population urbaine avec 2,188 millions d’âmes recensées. Dans la même veine, la région maritime, hors Grand Lomé, est la deuxième région la plus peuplée avec 1,346 million d'habitants.

... qui va doubler dans 31 ans

Le taux d'accroissement naturel est plus élevé dans la région du Grand Lomé, avec 2,7%, contre 2,4% pour la région maritime, et 2,3% pour le pays dans son ensemble. À ce rythme, la population devrait doubler dans 31 ans.

A la présentation des résultats, l’UNFPA s'est déclarée notamment "satisfaite", dans un contexte où ces chiffres sont susceptibles d’orienter et éclairer les politiques publiques et les investissements du pays, notamment dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'emploi. 

Voir les résultats détaillés

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la date de début du contrôle du paiement de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) prévue initialement à partir du 1er avril, est prorogée de deux semaines plus tard, soit le 17 avril 2023, selon l’Office togolais des recettes (OTR), dans un communiqué datant du 31 mars 2023.

Cette mesure, selon l’administration fiscale, se justifie par « l'affluence massive des redevables (ndlr) constatée aux guichets de l'Office Togolais des Recettes (OTR) » ces derniers jours, pour s’acquitter de leur devoir fiscal.

D’après le fisc, ce délai supplémentaire va « permettre aux redevables personnes physiques de la TVM de régulariser leur situation, conformément aux dispositions de l'article 59 du Livre des procédures Fiscales (LPF) ».

Pour rappel, cette taxe destinée à l’entretien et à la reconstruction des routes, devrait être versée par tous les utilisateurs des véhicules à moteur immatriculés au Togo, à l'exception des véhicules affectés au transport de personnes et au transport de marchandises et autres. En effet, la perception de taxe sur cette catégorie de véhicule est suspendue depuis avril 2022 suite à la flambée de prix de transport, provoquée par la hausse du prix du carburant.

Esaïe Edoh 

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La Société Financière Internationale (SFI), a annoncé lundi 3 avril, une facilité de 77 millions $, soit environ 46 milliards FCFA, en faveur du groupe Bank of Africa (BOA). Un financement qui servira à couvrir 50 % des risques sur un portefeuille de prêts d'un montant maximum de 154 millions $, destinés aux PME dans dix pays africains dont le Togo.

Outre le Togo, les PME au Bénin, Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Ghana, à Madagascar, au Mali, au Niger, au Sénégal et en Tanzanie bénéficieront de financements via ce mécanisme.

Concrètement, cette facilité de la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, permettra à la BOA de soutenir les activités économiques des entreprises opérant notamment dans les secteurs de l'agriculture, du commerce, de l'énergie et de la construction, et d’accroître le volume de ses prêts aux PME détenues notamment par des femmes.

Via ce mécanisme de partage des risques, la BOA devrait accorder 12 000 nouveaux crédits, dont au moins 2 000 à des entreprises détenues par des femmes, qui se heurtent souvent à des obstacles plus importants en matière d'accès au financement.

« L'un des trois piliers de notre stratégie consiste à restructurer nos actifs en vue d'accroître notre action auprès des PME. Nous sommes en effet convaincus du rôle moteur de ces entreprises dans l’économie et nous saluons l'initiative d’IFC qui aidera notre groupe à accroître son engagement en faveur des PME, et ce, avec plus de force et de confiance », a déclaré Amine Bouabid, directeur général du Groupe Bank of Africa.

Cet appui à l'activité économique des PME devrait favoriser également la création d'emplois dans dix pays d'Afrique subsaharienne et du Sahel fragiles et touchés par des conflits.

Notons qu’en juin 2018, la SFI avait déjà accordé une facilité de 60 millions $ en faveur du groupe Bank of Africa (BOA) pour couvrir la moitié des risques sur un portefeuille de prêts de 120 millions $, destinés aux PME dans huit pays africains dont le Togo.

Esaïe Edoh

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