Au Togo, le gouvernement veut renforcer l'écosystème de l'innovation, notamment dans le domaine du numérique. L'ambition est matérialisée par un avant-projet de loi, qui a été examiné hier mercredi 21 décembre 2022, à la faveur du Conseil des ministres.
« Cet avant-projet de loi intervient dans un contexte de modernisation de l’économie togolaise visant le développement des activités numériques du secteur public et du secteur privé au bénéfice des citoyens et des entreprises. », indique le relevé du conseil.
Si l’étude de ce projet de texte devrait se poursuivre lors de la prochaine session ministérielle avant d’être soumis à l’assemblée, comme l’indique le gouvernement, son annonce intervient dans un contexte où l’exécutif marque son intérêt pour les questions d'innovation, en lien avec les jeunes et l'entrepreneuriat.
De fait, il y a quelques jours seulement, le ministère chargé du développement à la base, procédait au lancement de la première édition de la Semaine de l’innovation des jeunes (Togo Youth innovation week), prévue du 27 au 30 décembre 2022. Une initiative qui veut notamment faire le lien entre jeunesse, innovation et opportunité de création d'emplois, avec pour thème, « l’innovation au cœur d’une économie forte, inclusive et prospère », avec un focus sur la science, la recherche, l’innovation et l’entrepreneuriat.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le Fonds national de soutien à l’industrie cinématographique et audiovisuelle (FoNSICA) annoncé l’année dernière, sera opérationnel prochainement. L’exécutif togolais, a examiné et adopté lors d’un Conseil des ministres tenu le mercredi 21 décembre 2022, un projet de décret portant organisation et fonctionnement de ce fonds.
Ce fonds destiné exclusivement aux acteurs togolais du 7è art, de l’audiovisuel et de l’image animée, devrait renforcer et autonomiser le sous-secteur du cinéma. Il contribuera également à favoriser l’émergence des industries culturelles et créatives, pourvoyeurs d’emplois et de richesse, selon le relevé du conseil des ministres.
Ceci, notamment à travers la mise en place et la modernisation des structures et équipements techniques destinés à amoindrir les coûts de production des films togolais.
La mise en place du FoNSICA, en effet, est une émanation du code du cinéma adopté en 2021 et de différentes réformes structurelles dans le secteur du cinéma art engagées par le gouvernement.
Selon le porte-parole du gouvernement Christian Trimua, le projet de décret adopté, vient organiser ce fonds, sa gouvernance, ses moyens de financement, entre autres.
A terme, apprend-on, cette attention particulière des autorités au cinéma togolais vise à en faire un « important levier de création de richesses et d’emplois », indique-t-on.
Esaïe Edoh
Au Togo, le passage de l’ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics) à l’ARCOP (l’Autorité de régulation de la commande publique) entraîne dans son sillage, un certain nombre de mutations, en matière des marchés publics. Au-delà de l’extension de ses compétences aux PPP et de son rattachement à la Présidence Togolaise, l’ARMP a enregistré plusieurs autres réformes… Ces évolutions sont consacrées par de nouvelles réglementations, entérinées en décembre 2021, mai et juillet 2022.
Togo First compile quelques changements qui s’introduisent dans le champ de la passation des marchés publics, selon les données de l’ARCOP.
Réaménagement du cadre institutionnel
La DNCMP devient la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP) et voit ses compétences étendues aux Partenariats Public Privé (PPP).
La commission de passation des marchés publics est remplacée par une cellule de gestion des marchés publics (CGMP) comprenant obligatoirement un expert ou spécialiste en passation des marchés (SPM).
Il est créé une unité de partenariat public-privé, rattachée à la Présidence de la république et dont la mission est de servir d’organe de conseil et d’appui aux autorités contractantes.
Il est institué un observatoire économique de la commande publique, chargé de rassembler et d’analyser les données relatives aux aspects et techniques de la commande publique.
Réduction des délais de passation des marchés publics
Au Togo, désormais :
Le délai moyen de passation des marchés qui était de 180 jours est passé à 90 jours.
Le délai de recours est réduit de 15 jours ouvrables à 7 jours calendaires pour la contestation des résultats ; ce délai est de 10 jours calendaires précédant la date limite de dépôt des offres pour les contestations de procédure.
Le délai de contrôle est passé de 15 jours calendaires à 7 jours calendaires à compter de la date de délivrance de l’accusé de réception.
Le délai de traitement des recours au niveau de l’ARCOP est également réduit et passe de 30 jours calendaires à 15 jours calendaires à compter de la réception des informations complémentaires.
Mode de passation des marchés particuliers
En ce qui concerne le mode de passation et le régime des marchés publics, on note les changements suivants :
Changement sur le taux de la redevance de régulation :
Réduction du taux de la redevance de régulation des marchés publics qui passe de 1,5% à 0,75% du montant hors taxes des marchés approuvés ;
Renforcement de la professionnalisation du secteur de la commande publique :
Le recours à la dématérialisation est introduit, pour simplifier et accélérer les procédures à travers l’affirmation de la possibilité de passation des marchés publics et de gestion du contentieux à travers les moyens de communication électroniques.
Dans le même sillage, on note d’autres innovations comme :
Un numéro vert pour dénoncer la corruption.
L’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) a désormais un numéro vert gratuit pour dénoncer les cas de fraude, au 80008888.
Ayi Renaud Dossavi
Le Groupe Bolloré vient d'annoncer qu’il a cédé la totalité de ses activités portuaires et logistiques en Afrique à Mediterranean Shipping Compagny (MSC), le géant italo-suisse du transport maritime. C’est ce mercredi 21 décembre 2022, à travers un communiqué par le groupe français dans un communiqué.
« A la suite des communiqués de presse de Bolloré SE du 31 mars et du 1er décembre 2022, Bolloré SE annonce la réalisation en date de ce jour de la cession au Groupe MSC de 100 % de Bolloré Africa Logistics, regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du Groupe Bolloré en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise nette des intérêts minoritaires de 5,7 milliards d’euros. », indique le groupe français.

Au total, le prix de la cession des actions s’établit à 5,1 milliards d’euros auxquels s’ajoutent 600 millions d’euros de remboursement de comptes courants, précise-t-on.
Tout en se retirant des activités portuaires, le Français Vincent Bolloré annonce qu'il conservera cependant tout de même “une présence importante en Afrique”, dans des secteurs comme la communication, le divertissement, les télécoms et l’édition, notamment à travers Canal+.
De son côté, MSC a confirmé avoir finalisé l’acquisition de Bollore Africa Logistics, tout en réitérant que la nouvelle entité acquise exercera “en tant qu’entité autonome avec son portefeuille de partenaires diversifiés, sous une nouvelle marque qui sera dévoilée en 2023”.
Le Port de Lomé
Au Togo, une fois le processus abouti, cette vente de Bollore Africa Logistics va renforcer davantage la position de MSC au Port de Lomé, qui est le quatrième port le plus actif en Afrique, selon l’édition 2022 de la Lloyd’s List, qui rend compte des performances annuelles des ports pour le trafic conteneur dans le monde. Si le géant de la logistique se retrouve virtuellement en situation de monopole, on assure cependant que le terminal de Bolloré conservera son indépendance opérationnelle.

« Notre but n’est pas d’avoir une position dominante qui pourrait pénaliser tel ou tel acteur. Il existe une autorité portuaire dont le rôle est justement de réguler et de s’assurer que tout le monde puisse opérer normalement dans ses bassins », indiquait notamment Diego Aponte, fondateur et propriétaire de la société MSC.
MSC, qui a du reste fait de Lomé son hub régional, entend utiliser les installations de Bolloré au Port, pour accueillir les autres armateurs qui desservent la capitale togolaise.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) va se doter d’une plateforme numérique dédiée à l'emploi au Togo. Créé avec l'appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le nouvel outil va collecter et mettre à disposition du public et des décideurs, des informations relatives au marché de l'emploi dans le pays. Le projet a été présenté au public et aux médias ce mercredi 21 décembre 2022 à Lomé.
« Il est important que le gouvernement puisse suivre la dynamique de l'emploi, entre le nombre d'emplois créés, de pertes d'emploi, de diplômés, et de sortants du système éducatif », a indiqué Kossi Tsiglo DG de l’ANPE. Il s’agit pour la structure publique de corriger un gap d'information sur le territoire, et les difficultés éprouvées dans la production des données statistiques fiables sur l'emploi au Togo.
La plateforme, en cours d'élaboration, servira notamment d’outil de veille, pour renseigner sur des données comme le nombre d'emplois créés pendant une période donnée, les mouvements du personnel (les départs volontaires, les licenciements, les recrutements, etc.), apprend-on. Outre les emplois, il s'agit d'avoir aussi des données plus fiables de la part des universités et les centres de formation, pour renseigner sur le nombre de diplômés qu'on a produits vers le marché de l'emploi, et les domaines les plus demandés.
La plateforme devrait être opérationnelle dans les prochains jours, précise-t-on.
Au Togo, les maires qui sont dans la 4ème année de leur mandature, affichent de nouvelles ambitions pour la suite de leur mandat, précisément pour l’année 2023. Réunis au sein de la Faîtière des communes du Togo (FCT), ils ont défini le lundi 19 décembre 2022 à Lomé, de nouvelles orientations à travers un plan de travail annuel 2023.
Ce plan précise les diverses actions que les conseils municipaux devraient mener dans le but de garantir le développement de leurs communes. Ces actions devraient permettre aux administrations communales, indique-t-on, de poursuivre et intensifier leurs efforts en améliorant le bien-être des citoyens sur tout le territoire togolais.

« Vous n’aurez pas raison si vous vous abandonnez au laxisme et au découragement. Les attentes de vos populations sont énormes et vous avez reçu mandat de les satisfaire », a rappelé aux élus locaux Essomanam Edjeba, ministre délégué, chargé du développement des territoires.
Également à cette rencontre, tous les 117 maires du Togo ont passé en revue les différentes activités de la FCT et signé une convention avec NSIA Vie Assurances pour les accompagner dans leur vie quotidienne. Une convention a également été signée avec les ministères du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des jeunes et de la Communication et des Médias pour une meilleure gestion des affaires communales.
Esaïe Edoh
Au Togo, les différentes ordonnances prises par les autorités dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 sont dorénavant des lois. L’Assemblée nationale les a adoptées comme telles, le mardi 20 décembre 2022.
Il s’agit de 11 textes qui concernent des mesures économiques et sociales, contextuelles de prévention et de protection sanitaires, et de réglementation générale. Cette ratification d’après la représentation nationale, va permettre d’adapter la procédure législative ordinaire aux exigences de célérité dictées par la situation exceptionnelle induite par la Covid-19.
A travers ce vote, la valeur législative est conférée aux onze ordonnances.
Les différentes mesures prises, visaient entre autres, à protéger la santé de la population, assurer la sécurité des personnes et des biens, faciliter l’accès à l’eau, à l’électricité, accorder directement ou indirectement une aide financière aux entreprises, aux opérateurs économiques et aux ménages. Il s’agissait également de réduire l’impact économique et social de la pandémie sur l’Etat, les collectivités locales, les opérateurs économiques publics et privés.
En rappel, la prise de ces différentes ordonnances a permis au Togo de gérer avec efficacité la crise sanitaire et d’être cité parmi les meilleurs pays ayant mis en place une riposte.
Esaïe Edoh
Au Togo, la nouvelle entité en charge de la commande publique, ARCOP (Autorité de régulation de la commande publique), issue de la mutation de l’ancienne ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics), continue ses réformes, en revisitant les textes qui régissent la commande publique au Togo. L’agence étatique a présenté le nouveau cadre juridique devant les médias et les acteurs impliqués dans la commande publique, mardi 20 décembre 2022 au cours d’un atelier de vulgarisation.
« L’objectif final est d’aller vers une meilleure qualité des investissements, d’attirer plus d’investisseurs dans le pays et permettre au pays de connaître les meilleures croissances aux bénéfices des populations », a expliqué Aftar Touré Morou, DG de l’ARCOP.
L’ARCOP, qui a désormais ses compétences étendues aux partenariats Public-Privé (PPP), et a été rattachée à la Présidence de la République, voit également certains de ses services changer. Par exemple, la DNCMP (Direction Nationale de Contrôle des Marchés Publics), devient Direction Nationale du contrôle de la Commande Publique avec une extension de ses compétences aux PPP. De même, la commission de passation des marchés publics, est remplacée par une cellule de gestion des marchés publics (CGMP), comprenant désormais obligatoirement un expert ou spécialiste en passation des marchés (SPM).
Cette réforme vient rendre les textes plus conformes aux pratiques en vigueur en matière de commande publique, selon le patron de l’ARCOP.
Outre les changements organisationnels, on note également, dans la pratique, une réduction des délais de la plupart des procédures. Il s’agit, selon l'autorité, d’assurer plus d’efficacité dans la passation et la consommation des crédits d’investissement. Par exemple, le délai moyen de passation des marchés, initialement de 180 jours, passe désormais à 90 jours. De même, le délai de recours est réduit, passant de 15 jours ouvrables à 7 jours calendaires pour la contestation des résultats.
Ayi Renaud Dossavi
Si le Togo n’a pas été à la coupe du monde Football du Qatar 2022, le pays a marqué cette compétition du côté des tropiques, avec la Chaîne de Télé New World TV Sport, qui a fait une entrée remarquée dans l'univers de la diffusion des grands événement sportifs. La chaîne a en effet raflé mars 2021, les droits de diffusion des matchs du mondial Afrique francophone pour environ 15 millions d’euros auprès de la FIFA, coiffant au poteau plusieurs grands médias, traditionnellement présents sur ce segment.
En même temps qu’elle présentait une offre abordable pour les téléspectateurs désireux de s’abonner, avec un décodeur à 5000 FCFA, la chaîne togolaise n’a pas lésiné sur les moyens pour mobiliser une équipe internationale de figures comme consultants, pour le commentaire des matchs.

C’est le cas notamment de l’ancien international togolais, Emmanuel Adebayor, de Wilfried Mbappé, le père de l’international français Kylian Mbappe, ou encore, de Basile Boli, Patrick Mboma, et Bonaventure Kalou. Le média veut visiblement imposer une antenne faite par les Africains pour les Africains.
Outre ce mondial, qui s’est conclu sur des records d'audience, la jeune société togolaise a également acquis les droits de retransmission télévisée payante dans les pays francophones d’Afrique sub-saharienne pour d’autres compétitions comme la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2023, et les compétitions de jeunes masculines et féminines organisées en 2022 et 2023, comme l’a indiqué la FIFA.
À cela, il faut ajouter la diffusion en Afrique des éditions 2024 et 2028 de l'Euro, la finale pour la super ligue européenne, la coupe de France aussi à partir de 2023, le championnat du Brésil.
Dans cette offensive médiatique, la chaîne est promue par Marc Adissou, un ingénieur en télécommunications, directeur général et principal actionnaire depuis 2016 de SKA Telecom, une autre compagnie togolaise, spécialisée dans la création et la distribution de contenus multimédia. Aux manettes, on retrouve aussi deux autres Togolais, Me Kolani Nimonka et Me Louis Biyao, deux avocats aux rôles importants au sein de la structure New World.
Retombées togolaises
Le Togo, pays d'Afrique d’où est originaire ce nouveau champion de la diffusion, profitera également un tant soit peu de cette percée fulgurante et remarquée dans l'espace médiatique mondial. Pour preuve, l’interview exclusive de quelques minutes du Président Faure Gnassingbé, invité par la FIFA pour assister à la finale du mondial, diffusée en prime time par la chaîne lorsque les yeux de millions de téléspectateurs à travers l'Afrique étaient rivés sur leurs écrans. Une opportunité comme une autre pour le dirigeant togolais, toujours en quête d'investisseurs pour ses projets de développement, de donner un visage à son pays, et de vendre et vanter le Made in Togo.

« Nous avons eu la chance que New World TV soit sélectionnée. Je salue la qualité du projet qui leur a permis de remporter ce qui était une compétition, je salue surtout l’adhésion des téléspectateurs et je les remercie, et je pense que c’est comme cela que le football se démocratise davantage dans tous ses aspects, aussi bien sportifs que médiatiques. C’est une passion mondiale également partagée par tout le monde », a notamment indiqué Faure Gnassingbé.
Pour le dirigeant togolais, « c’était un pari », et « New World TV a montré l’originalité de son projet, avec des diffusions dans des langues africaines, avec une qualité des analyses, des éditoriaux de très bonne facture qui n’ont rien à envier à ce qui se fait sur d’autres chaînes. »
New World TV devient ainsi une nouvelle vitrine pour le Made-In-Togo, avec une visibilité au-delà de ses frontières.
? À Doha, au Qatar dans le cadre d’une mission de travail, le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement s’est entretenu avec le représentant juridique de New World TV, Monsieur Louis Biyao qui souhaite s’installer au Congo. #comcg #NewWorldTv pic.twitter.com/ZYJaShD5JX
— Ministère de la Communication & Médias - CG (@MinistereComCG) December 15, 2022
La jeune entreprise créée en 2015 ne compte du reste pas s’arrêter là. Forte de ce premier grand succès, elle semble dérouler un plan d'expansion, qui la mènera au-delà du Togo et de l’Afrique.
D’ores et déjà, New World s'annonce en Afrique Centrale, avec peut-être un premier pas au Congo - Brazzaville, comme le suggère le Ministre de la Communication et des Médias, Thierry Moulanga suite à une rencontre avec Louis Biyao, représentant juridique du média basé à Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo qui bénéficie déjà de l’appui financier de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) pour la réalisation de son Projet d’électrification rurale de 317 localités par mini-réseaux solaires, peut aussi compter sur la Banque africaine de développement (BAD). L'institution financière panafricaine, à travers le Fonds africain de développement, a annoncé le lundi 19 décembre 2022, un financement au profit de ce projet à hauteur de 3,73 millions d’euros soit un peu plus de 2 milliards FCFA.
Le financement a été approuvé par le Conseil d’administration du Fonds africain de développement le 15 décembre 2022, à Abidjan. Il s’agit précisément d’un prêt de 2,73 millions d’euros à taux préférentiel du Groupe de la Banque africaine de développement, et d’un don d’un million de dollars américains du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA).
Cette enveloppe, indique le bailleur de fonds, servira au financement de la phase préparatoire du projet à travers le développement des projets de mini-réseaux verts. Concrètement, elle permettra aux autorités togolaises de mettre en place des sociétés de mini-réseaux dans lesquelles l’État devrait injecter des fonds propres.
Cet appui représente donc, selon Robil Nassoma, le directeur général de l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), « un catalyseur de financement du secteur privé pour rendre l'électricité disponible dans les zones cibles desservies dans les cinq régions que compte le Togo ».
En apportant cette aide financière, le Groupe de la Banque africaine de développement, d’après son directeur du Département des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, Daniel Schroth, apporte son soutien au Togo dans sa vision de fournir un accès universel à l’électricité d’ici 2030.
« Ce projet permettra d'accroître la croissance économique et de réduire l'impact négatif sur l'environnement, par l'augmentation de l'énergie renouvelable au Togo en catalysant les investissements du secteur privé dans l'accès à une énergie propre et durable pour les populations rurales mal desservies du Togo », a-t-il souligné.
Esaïe Edoh