Les activités portuaires et logistiques du groupe Bolloré, acquises par l’armateur italo-suisse MSC, seront pilotées sous la bannière d’une nouvelle entité, taillée sur mesure, Africa Global Logistics (AGL).
Une annonce, faite hier jeudi 30 mars 2023, a indiqué le lancement de la nouvelle marque, qui sera incorporée au MSC, se veut un “opérateur logistique multimodal (portuaire, logistique, maritime et ferroviaire) de référence en Afrique”.
Cette information laisserait entendre que les activités du nouveau venu au sein de l’escarcelle MSC resteront séparées, notamment au port de Lomé, comme le suggérait le patron du groupe italo-suisse.
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L’acquisition des activités de Bolloré, présent sur le port de Lomé à travers sa filiale Togo Terminal, avait en effet fait peser des craintes de contrôle monopolistique des activités de logistique sur l'infrastructure portuaire.
Quoi qu’il en soit, la nouvelle entité, AGL, revendique déjà plus de 250 agences logistiques et maritimes, 22 concessions portuaires et ferroviaires, et des activités dans 49 pays, forte de son réseau préexistant.
« Nous sommes heureux de débuter cette aventure au sein de la famille MSC. Cette nouvelle marque renforce notre ambition d'être un partenaire logistique de confiance pour nos clients en Afrique et dans le monde, tout en soulignant notre engagement à innover et à participer aux côtés des États et partenaires de l'Afrique, aux transformations du continent », indique notamment Philippe Labonne, Président de la nouvelle entité AGL.
Cette nouvelle introduction, trois mois après la finalisation de la cession des activités de Bolloré à MSC et près d’un an après l’annonce du deal, vient conclure une opération qui pèsera au final, 5,7 milliards d'euros. Dans le sillage du départ de Bolloré des activités portuaires en Afrique, notamment au port de Lomé, l'État togolais a renforcé sa position dans Togo Terminal, la filiale de l'opérateur français cédée à MSC, avec une participation qui passera de 5% à 30%.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, a fait un don de 500 000 dollars (soit environ 300 millions FCFA) au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Kara, situé dans le nord du pays. Ces ressources serviront à la construction d'un centre d'hémodialyse et ont fait l'objet d'une signature d'accord tripartite en milieu de semaine (le mercredi 29 mars à Lomé), entre le ministère de la Santé, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et Ecobank.
Le don d'Ecobank, effectué via sa fondation, permettra la construction et l'équipement de l'unité de dialyse. Jeremy Awori, directeur général d'Ecobank, s'est félicité de cette initiative.
Today we signed a MOU with @PnudTogo & @MSPS_Togo to donate US$500,000 to build a dialysis centre at Kara's Hospital in Togo. This donation will help care and treat patients suffering from kidney disease and demonstrates our commitment to improving healthcare in Africa. pic.twitter.com/p7Cuf4FewW
— Ecobank Foundation (@EcobankFdn) March 29, 2023
L'initiative permettra aux patients souffrant d'insuffisance rénale de se faire soigner sur place, en évitant notamment les longs trajets jusqu'à Lomé, située à plus de 600 km au sud.
« Nous sommes fiers de contribuer au financement de ce nouveau centre et nous remercions nos partenaires, le PNUD et le ministère de la Santé, pour la concrétisation de ce projet. », a indiqué Jeremy Awori, directeur général de la Banque.
Dans le cadre de cette entente, le ministre de la Santé, Moustafa Mijiyawa, a souligné que l'ouverture d'un service d'hémodialyse au CHU de Kara était en accord avec le Plan National de Développement Sanitaire (PNDS) et la feuille de route du gouvernement.
Dans le cadre de sa visite au Togo, du 31 mars au 1er avril 2023, après le Niger, David Malpass, actuel président du groupe de la Banque mondiale, devrait réceptionner en compagnie du chef d’Etat togolais, un premier stock des 34 000 tonnes d’engrais mobilisées par le pays, dans le cadre du Programme régional pour la résilience des systèmes alimentaires (FSRP).
Cette intervention, qui devrait constituer l'un des moments clés de sa visite en terre togolaise, selon les informations de Togo First, vient constater notamment les avancées sur ce programme, financé à hauteur de plus de 50 milliards de francs CFA (90 millions de dollars) par l’institution de Bretton Woods pour appuyer la sécurité alimentaire au Togo.
Outre cette commande d'engrais, prévue pour bénéficier à plus de 100 000 producteurs, dont 25 000 femmes, sur la campagne agricole 2023-2024, plusieurs autres actions ont déjà été menées dans le cadre de ce programme à vocation sous-régionale.
Depuis son lancement en juin 2022, le FSRP revendique notamment le renforcement des capacités de plus de 100 journalistes et diffuseurs en matière de météorologie, ainsi que la formation de plus de 250 conseillers agricoles et de 45 facilitateurs sur la mise en œuvre de l'approche des Services Climatologiques Participatifs et Intégrés pour l’Agriculture (PICSA), selon des informations obtenues par Togo First.
Toujours dans le secteur agricole, 678 agriculteurs (dont plus d'un tiers de femmes), ont été formés à la gestion organique des sols et aux techniques de compostage rapide à appliquer sur 16 600 hectares de terres agricoles consolidées. L’initiative a permis également au Togo l’administration de 500 000 doses de vaccins lyophilisés aux petits ruminants dans les six régions agricoles du pays, indique-t-on.
Celle-ci se déploie du reste au moment où au Togo, le gouvernement de Faure Gnassingbé fait de la sécurité alimentaire et de l’appui aux producteurs agricoles, un défi prioritaire. Un intérêt matérialisé notamment par la tenue des fora régionaux des producteurs agricoles du Togo (FOPAT) qui se sont tenus depuis le début de cette année dans 4 régions du pays.
En ce qui concerne la productivité, on relève notamment au Togo, une production de céréales (essentiellement dévoués à la consommation alimentaire), estimée à 1,433 million de tonnes l'an dernier, en légère hausse de 2% par rapport à la campagne de 2021-2022 (où la production était de 1,404 million de tonnes), sur fond de hausse relative, depuis 2018.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo se joint à la chaîne de solidarité internationale qui se forme autour de la Turquie pays qui a subi de violents séismes. Le pays a débloqué 1,5 million de dollars, soit un peu moins d’1 milliard FCFA en faveur du pays de Recep Erdogan, a annoncé l’Ambassade de Turquie à Lomé.
Cette enveloppe du Togo, selon la chancellerie turque, est destinée à panser les plaies de ce pays, qui a enregistré plus de 50 000 morts causées par ls série de tremblements de terre. Cette contribution devrait également participer à la reconstruction du pays.
L'Etat togolais a fait don de 1,5 million de dollars pour panser les plaies causées par les tremblements de terre massifs survenus dans notre pays. Nous tenons à remercier l'Etat togolais pour la solidarité et l'amitié dont il a fait preuve. @PresidenceTg @DiplomatieTogo pic.twitter.com/s3oV09dkhW
— Ambassade de Türkiye à Lomé (@TCLomeBE) March 30, 2023
Notons que le Togo s’est joint à l’élan de solidarité mondiale, après avoir appelé il y a quelques jours, à une mobilisation internationale en faveur de la Turquie et de la Syrie, victimes de plusieurs séismes meurtriers.
En rappel, le Togo et la Turquie travaillent depuis quelques années au renforcement de leurs relations de coopération. C’est dans cette optique que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait effectué une visite officielle à Lomé en octobre 2021.
Esaïe Edoh
Le ministère togolais de la promotion de l'investissement et Citi Bank ont lancé ce jeudi 30 mars 2023 à Lomé, la plateforme City builder, dédiée à la présentation des opportunités d'affaires et d'investissement au Togo.
Cette plateforme présente des données sociales clés notamment les informations démographiques, éducatives, touristiques et économiques sur le pays. Elle présente également des secteurs d'activités nécessitant des investissements par région.
Concrètement, City Builder offre aux investisseurs, une vue globale des atouts économiques des cinq régions administratives du pays avec une orientation vers les différents secteurs porteurs et, la possibilité d’analyse des divers projets en cours de réalisation dans le pays.
A travers cette plateforme qui est principalement destinée aux clients de Citi Bank, le Togo veut booster les investissements directs étrangers, qui selon la ministre de la promotion de l'investissement Rose Kayi Mivedor, sont indispensables pour le développement économique du pays.
En effet, Citi Bank, d'après le Forbes Global 2000, est classée douzième entreprise mondiale en 2017, avec un total actif de 1795,1 milliards de dollars américains. L'entreprise bancaire possède environ 200 millions de clients dans plus de 100 pays différents.
Dans la dynamique d’attirer davantage d’investissements étrangers, le Togo s’est engagé dans des réformes économiques visant à améliorer son climat des affaires. La mise en œuvre de ces réformes a déjà permis au pays d'attirer des IDE à hauteur de 352,5 milliards FCFA en 2020 contre 191 milliards FCFA en 2019, soit une progression de 85%. Au 4è trimestre 2022, les IDE du pays étaient estimés à 43 milliards FCFA, répartis notamment entre le textile, le bois et la construction, l'agroalimentaire ou la mécanique et les services.
Esaïe Edoh
Le financement de la BOAD devrait servir à accélérer l’opération de rachat de l’institution financière présente dans 12 pays d’Afrique de l’Ouest et du centre, 7e groupe bancaire de l’Uemoa, avec près de 6% de part de marché.
La Banque ouest-africaine de Développement (BOAD) vient d’accorder un prêt à court terme de 25 milliards FCFA (41,2 millions $) au groupe Vista de Simon Tiemtoré (photo), pour soutenir le rachat du groupe bancaire basé à Lomé, Oragroup. Cette décision a été approuvée lors de la 134e session ordinaire du conseil d'Administration de la BOAD, qui s'est tenue mardi 27 mars sous la présidence de Serge Ekue, Président du conseil d'Administration, président de la BOAD.
Selon les informations, le groupe Vista devrait créer un véhicule spécial « ORA SPV HOLDING » pour prendre des parts dans Oragroup, détenues jusque-là par le capital-investisseur Emerging Capital Partners (ECP) et des institutionnels comme Proparco, German Investment Corporation (DEG) et Belgian Investment Company for Developing Countries (BIO).
Cette opération entérine également le départ d'ECP qui avait pris le contrôle du groupe basé à Lomé en 2008, ainsi que des bailleurs européens Proparco, BIO et DEG. La BOAD, elle-même actionnaire du groupe bancaire présent en Afrique de l’Ouest et centrale, ou encore la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (BIDC) resteront quant à elles dans le tour de table. A leurs côtés, un actionnariat flottant d’environ 20%, coté sur la BRVM, dont l'IPS-CGRAE, qui s’était vu refuser le rachat du groupe, est détenteur de la majorité des parts.
Ce crédit de 25 milliards FCFA accordé par la BOAD à Vista Group Holding dans le cadre de la reprise d'Oragroup est un signe fort de la confiance que l’institution de développement place dans l'avenir du secteur bancaire de l’Union. La facilité devrait accélérer la finalisation du rachat et renforcer ainsi la présence de Simon Tiemtoré et son institution sur le marché ouest-africain.
En 2020, le financier d'origine burkinabè et ancien directeur du fonds d'investissement de Morgan Stanley a pris tout le monde de court en achetant les filiales subsahariennes (Burkina et Guinée) de BNP Paribas avec son fonds d'investissement Lilium Capital.
Fiacre E. Kakpo
L’Office Togolais des Recettes (OTR) ouvre ce jeudi 30 mars au Port de Lomé, une nouvelle opération de ventes aux enchères publiques. La session publique va concerner 17 conteneurs marchandises d’une importante société de transport maritime et de la logistique.
« La vente est faite aux enchères publiques au plus offrant et dernier enchérisseur, paiement au comptant et sur place majoré de 12% avec enlèvement immédiat. », précise le fisc togolais, dans son annonce.
Parmi les conditions, l’OTR rappelle notamment, que les participants doivent payer une somme non remboursable de 25 000 francs CFA pour l'enregistrement des adjudicataires à la Direction des Opérations Douanières de Lomé-Port. Les adjudicataires doivent également s'acquitter du montant des effets qui leur ont été adjugés avant 17h30 le jour de l'achat, faute de quoi, leur adjudication sera annulée.
Ces ventes aux enchères sont du reste des opérations courantes, régulièrement organisées par le Fisc togolais sur tout le territoire, et concernent généralement des marchandises issues de saisies, ou en souffrance aux douanes.
Un Togolais s’adjuge la deuxième place du concours international d'excellence "Meilleure entreprise jeune de l'année", en la personne de Pilisséwé Nassiba, comme l'indique le ministère du Développement à la Base.
Ce dernier remporte à ce titre, une cagnotte de 3 500 000 FCFA. Il fait ainsi partie des lauréats du concours organisé en marge de la 39ème session ministérielle de la Conférence des Ministres de la jeunesse et des sports de la francophonie (CONFEJES), qui s'est tenue du 23 au 26 mars. Le Togolais se classe juste après Assanata Sanou Ouedraogo, du Burkina-Faso, qui a remporté le premier prix.
Âgé de 35 ans, Pilisséwé Nassiba dirige depuis 2017, une entreprise de tissage et de distribution de tissus locaux, appelée "Pagnes africains", et a déjà remporté le concours national du Projet de Promotion de l'Emploi des Jeunes. Un succès qui le positionne pour le Prix Bernadette Mapoke Ndongo de la meilleure entreprise jeune de l'espace francophone, en tant que représentant du Togo.
Notons que le jeune entrepreneur avait été appuyé, dans le cadre de sa formation entrepreneuriale, par le Fonds d'Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ), recevant notamment un financement du Programme de Promotion de l'Entreprenariat des Jeunes (PPEJ) pour un montant de 2 125 000 FCFA afin de booster son entreprise.
Le jeune lauréat emploie actuellement 30 personnes, dont 12 permanents et 18 temporaires, dans le cadre de son entreprise.
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Alors que le Togo met les bouchées doubles pour réaliser la couverture santé universelle, les autorités du pays ont entamé ce mercredi 29 mars 2023 et ce pour deux jours, des échanges avec des experts de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les différents moyens de mobilisation des ressources.
A cette rencontre, les acteurs impliqués dans la mise en œuvre de la couverture santé universelle au Togo et des experts de l’OIT, vont approfondir les réflexions en vue de définir des stratégies pour l’accroissement du financement de la protection sociale et procéder à la mise en place d’un système d’assurance maladie universelle, qui prend en compte les travailleurs du secteur informel.

Selon la ministre déléguée chargée de l'Accès universel aux soins, Mamessilé Aklah Agba-Assih, cette stratégie nationale est indispensable pour une meilleure mobilisation des ressources et traduit une cohérence dans le déroulement des actions. « Il s’agit de s’assurer que chaque Togolais sans discrimination, puisse bénéficier de la croissance sur toute l’étendue du territoire en disposant d’une certaine autonomie économique et sociale », a-t-elle déclaré.
A cette assise, les participants planchent également sur la stratégie d’extension de la protection sociale. Selon le directeur pays de l’OIT, Frederic Lapeyre, l’extension de la protection sociale va « protéger toute la population contre toute forme de vulnérabilité ».
Notons qu’au Togo, la couverture santé universelle est une priorité des autorités qui multiplient des initiatives pour y parvenir, notamment le nouveau mécanisme, l’assurance-tontine. Ce produit cible des couches de la population non-couvertes par les mécanismes d'assurance classiques, dans le secteur informel.
Esaïe Edoh
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Au Togo, une douzaine d’agents de sécurité maritime suivent cette semaine, une formation avancée en matière de fouille des navires dans le cadre des activités du projet multi-pays de coopération portuaire (SEACOP).
Ces travaux de cinq jours, ouverts le lundi 27 mars, sont spécifiquement destinés au personnel de l’unité mixte de contrôle des conteneurs de l’Office central de répression. Ils permettront aux agents issus de la police, de la gendarmerie, des douanes, ainsi que de la préfecture maritime, de renforcer et d’approfondir la préparation théorique et pratique tout en préservant la sécurité de ces navires.
La formation a pour but de renforcer les capacités des administrations chargées d’identifier les navires pouvant se livrer à des trafics en mer et de mener des contrôles efficaces pour lutter contre la corruption et les réseaux criminels internationaux et transnationaux de trafiquants de substances stupéfiantes qui ciblent la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest. Il s’agit à terme, de contribuer à la lutte contre le commerce maritime illicite et les réseaux criminels dans les pays et régions ciblés, dans le respect des droits de l’Homme.
Les travaux ont été lancés notamment en présence du chef de cabinet du Haut Conseil pour la Mer, Laré Penn, qui a rappelé les différents mécanismes mis en place par le Togo pour lutter contre les fléaux en mer. L’ambassadeur de l’UE au Togo, Joaquin Tasso Vilallonga, était également présent.
Notons que l’UE appuie appuie cette initiative.