Au Togo, la ministre de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivedor a pris part ce mardi 21 mars, au webinaire « Doing Business with Togo » organisé en partenariat avec l'Association marocaine des exportateurs (ASMEX). L'initiative qui a réuni des acteurs du secteur privé marocain, vise à promouvoir les investissements entre les deux pays.
Les échanges ont notamment porté sur les facilités qu’offre le Togo en matière d’investissements et d’opportunités d’affaires. Première d’une série d’actions, cette rencontre s’organise pour accroître dans les prochaines années, le volume des échanges entre le Togo et le Maroc.
« Le Togo regorge d’opportunités d’investissement dans les secteurs de l'agriculture, de la construction, de la santé, des industries extractives, des services, de la logistique, des télécoms… et d’importants investissements estimés à plus de 2 milliards d’euros sont attendus du secteur privé dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale. Il s'agit d’une occasion d’affaires que vous devez saisir », a déclaré Rose Kayi Mivedor.
Le secteur agro-industriel togolais a particulièrement retenu l’attention de certains chefs d’entreprises marocains qui ont souhaité explorer davantage les opportunités qu’il offre. Dans son intervention, le président de l’ASMEX est revenu sur l’importance de l’opérationnalisation effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et a souhaité que les deux pays poursuivent le lobbying dans ce sens.
Rappelons qu’en 2021, les importations du Togo en provenance du Maroc sont estimées à 39 millions de dollars. Ce webinaire s’inscrit dans la dynamique d'accroître les investissements étrangers et de promouvoir la destination Togo.
Au Togo, l'infogérance, une pratique qui consiste pour une entreprise à confier la gestion d’une partie de son système d'information à un tiers, spécialisé dans le domaine, prend de l’ampleur.
Cette solution permet aux sociétés de se concentrer sur le cœur de leur métier, tout en déléguant les tâches informatiques à des professionnels qualifiés.
Ceci peut couvrir différents aspects de l'informatique (tels que la maintenance des serveurs, la gestion des sauvegardes, la gestion de la sécurité et des réseaux, ou encore l’appui en matériel spécialisé), et principalement exploités par de grandes entreprises au Togo, notamment dans les secteurs bancaire, des finances, de l’énergie, et des mines.
On recense du reste au moins une dizaine d’acteurs (spécialement dans le secteur de l’informatique) qui offrent divers appuis spécialisés d’infogérance, en matière de Fourniture d'équipements, de logiciels et de services connexes, la mise en place de systèmes d'informations industrielles, la gestion d'imprimantes, les prestations de services d'hébergement et maintenance d’applications, les système de gestion électronique de documents.
Secteur à fort potentiel ?
En ce qui concerne particulièrement l’infogérance printing, qui apporte des appuis ciblés en matière d’impressions pour les sociétés, le secteur est en progrès, selon un des acteurs majeurs sur ce segment.

« L'activité progresse très bien. Nous avons commencé essentiellement avec quelques banques, et nous avons élargi aux industries, aux acteurs de l'énergie et aux mines. », a indiqué notamment à Togo First, Edem Agbekponou, gérant-pays de CFAO Technology au Togo.
En ce qui la concerne, son offre d'infogérance printing, déployée au Togo depuis déjà 8 ans, vise notamment à permettre aux clients d'externaliser les travaux d’impression inhérents au cœur de leurs activités, et d'en optimiser la gestion au quotidien et à long terme.
CFAO Technology, filiale du groupe Toyota, était du reste en opération de charme auprès des partenaires, dans le cadre de l'expansion de ses activités la semaine dernière (jeudi 16 mars 2023 à l’hôtel Sarakawa de Lomé).
« Notre solution consiste d'abord à réaliser un audit dans les entreprises sur leur parc d'impression, leur faire un état de leur situation et leur présenter une optimisation. », explique le manager, dans le cadre de ces échanges.
Preuve que le secteur intéresse de plus en plus d’acteurs au Togo, la rencontre a enregistré la participation de plusieurs grandes entreprises du pays, notamment des acteurs bancaires et financiers, opérateurs télécoms, énergéticiens et industriels, notamment Togocom, Ecobank, la BSIC, Orabank, la BIDC, l'INAM et T-Oil.
Toucher les PME
Si le gros de la clientèle est constitué de grandes sociétés, il s'agit aussi de toucher de plus en plus les PME, plus petits acteurs, bien que plus nombreux au Togo (qui constituent plus de 90% des entreprises du pays).
« Notre objectif, ce sont maintenant les PME pour les années à venir et le développement d'équipements pour ce segment de clientèle. », comme l’illustre le représentant de la branche togolaise de CFAO Technology and Energy.
Notons que ce fournisseur de solutions technologiques ( actif dans les services TICs, la production d'ascenseurs (service LIFT), les énergies et des solutions de Smart Building), entre autres, a été acteur dans la réalisation du Lomé Data Center, premier centre de données et de colocation du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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En séjour à Lomé, capitale togolaise, le Président nigérien a visité le lundi 20 mars 2023, les installations du Port autonome de Lomé (PAL). Objectif, constater les réalisations effectuées sur la plateforme pour assurer un meilleur transit des marchandises en provenance de divers pays à destination du Niger.
Le dirigeant nigérien a visité les différents quais ainsi que des salles d'opérations. Les différentes réformes entreprises par les autorités togolaises notamment la réduction des coûts et la durée des opérations, les projets à venir prévus pour améliorer les prestations du PAL ont été présentées à la délégation du Niger.
Il s’agit notamment du projet d'extension de la plateforme logistique pour un financement à hauteur de 50 millions d’euros (environ 32 milliards FCFA) grâce à l’investissement de Lomé Container Terminal (LCT) et l'acquisition d’équipements de manutention.
A ce projet, s’ajoute le dédoublement de la nationale N°1 pour faciliter le convoiement des produits vers les pays de l’hinterland, ainsi que l’implantation du port sec sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) pour décongestionner le PAL.
Ces différents projets déjà réalisés ou en cours, visent “non seulement à assurer le développement du Togo mais aussi, sont l’expression de la volonté des autorités togolaises à améliorer les relations commerciales entre le Togo et ses voisins de l’hinterland”, a indiqué le ministre togolais chargé de l’économie maritime, Edem Tengue.
Notons que grâce aux divers atouts du port de Lomé, le Togo développe d'excellentes relations commerciales avec les pays du sahel. Selon les statistiques de l'Organisation des Nations Unies (ONU), en 2019, le Togo a exporté pour plus de 80 millions $ de marchandises vers le Niger.
Esaïe Edoh
Le Togo et l’Afrique du Sud ont entamé le jeudi 16 mars 2023, un processus de collaboration dans divers domaines économiques. Ceci, à la faveur d’une rencontre d’échanges entre une délégation ministérielle sud-africaine conduite par Candith Mashego Dlamini, Vice-Ministre des Relations internationales et de la coopération et le ministère togolais de la Promotion de l’Investissement.
Précisément, les deux parties vont travailler à identifier et proposer des plans d’actions pour la réalisation des projets d’investissements au Togo. Dans cette dynamique, les projets prioritaires inscrits dans la feuille de route gouvernementale 2025 notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, de l’énergie, de l’eau, des télécoms, des infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires ont été présentés aux hommes d’affaires sud-africains.
L’investissement des opérateurs économiques du pays de l’Arc-en-ciel, selon le ministère de la promotion de l’investissement, va relancer la coopération entre les deux pays. Une relation qui a connu un ralentissement en raison de la crise sanitaire de la Covid-19.
Cette rencontre est organisée après plusieurs autres avec des investisseurs de divers pays africains, européens et asiatique. Elle est en droite ligne avec l’ambition des autorités du pays, celle d'attirer des investisseurs dans le pays et participer ainsi à son développement économique.
Esaïe Edoh
Cette semaine, l'Université de Lomé organise un crunch time sur l'innovation technologique, du lundi 20 au vendredi 24 mars 2023. La rencontre se tient en synchronisation avec l'Université technologique de Belfort Montbéliard (UTBM) de France et rassemblera des étudiants, des ingénieurs, des innovateurs et des entreprises pour discuter de l'accès aux outils technologiques afin de développer les entreprises.
Pour l'Université de Lomé, « c'est une occasion offerte aux étudiants de montrer leur créativité sur des sujets proposés par des professionnels. »
Du 20 au 24 mars 2023, @UniveLomeTg , en synchrone avec @utbm_fr , organise un évènement dénommé INNOVATION CRUNCH TIME. C'est une occasion offerte aux étudiants de montrer leur créativité sur des sujets proposés par des professionnels#EPL#InnovationCrunchtimeTogo#Innovation pic.twitter.com/S7CCNgqBmW
— École Polytechnique de Lomé - UL (@Epl_Univlome) March 15, 2023
Les travaux vont associer en particulier l'École polytechnique de Lomé (EPL), une jeune structure qui concentre deux entités éducatives de l'Université de Lomé centrées sur l'ingénierie et l'informatique (l'École nationale supérieure d'ingénieurs (ENSI) et le Centre informatique et de calcul (CIC)).
Lomé, la capitale du Togo, accueille cette semaine, une réunion de l’Association de Gestion des Ports d’Afrique de l’Ouest et du Centre « AGPAOC » (Port Management Association of West and Central Africa « PMAWCA en anglais) », du 21 au 24 mars 2023.
Des experts en finances et les praticiens des affaires juridiques de ces différentes entités portuaires régionales, plancheront à Lomé sur des questions clés, notamment le suivi des concessions portuaires et les procédures de liaison des portions du domaine portuaire, comme l’indique l’AGPAOC.
Ces travaux s’inscrivent dans la perspective du renforcement de la coopération régionale en matière de gestion de ports, ainsi que la compétitivité des ports de la région dans le commerce maritime mondial. Ils interviennent alors que le port de Lomé renforce sa position d’acteur du trafic maritime sur le continent, avec notamment une position maintenue dans le top 100 des ports dans le monde, en termes de traffic conteneur en 2022, 4ème port d’Afrique et premier port de la sous-région suivant le même critère.
Pour rappel, l'Association de Gestion des Ports de l'Afrique de l'Ouest et du Centre a été créée en octobre 1972 sous les auspices de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) et couvre les ports de la côte ouest de l'Afrique, y compris la Mauritanie et l'Angola.
La structure prend en compte une côte d'environ 12 000 km et des ports qui traitent environ 300 millions de tonnes de commerce maritime d'import/export pour la sous-région (à l'exclusion du pétrole brut).
Le nombre de membres de l'Association est passé de seulement neuf depuis sa création, à quarante membres en 2018.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togolais Kako Nubukpo a officiellement annoncé sa candidature au poste de Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) des Nations Unies. Cette candidature est soutenue par le président togolais, Faure Gnassingbé, apprend-on.
Kako Nubukpo ambitionne ainsi de remplacer la Camerounaise Vera Songwe, qui a démissionné en août dernier de la tête de l'organisation régionale.
Le Togo m’a fait l’honneur de porter ma candidature au poste de secrétaire exécutif de la CEA mais, vous savez, nous sommes nombreux à être capables de diriger cette institution. https://t.co/eNTTyG8vWE
— Kako Nubukpo (@kakonubukpo) March 18, 2023
Dans une interview récente accordée à des médias internationaux, l'économiste a fait part de sa volonté de contribuer à l'avancement du continent africain et à la mise en œuvre de sa vision pour l’Afrique, notamment en matière de transformation productive endogène. « J’espère donc que tout ça va aller vite. La Commission a été à l’origine du plan d’action de Lagos, qui a été au cœur de la dynamique de la CEDEAO et d’autres communautés économiques régionales africaines. Elle a toujours porté aussi l’idée d’une transformation productive endogène africaine, qui a été bloquée au moment des ajustements structurels. Et là, on a l’impression qu’on revient à un moment où l’Afrique peut, à nouveau, dessiner son chemin par elle-même », a déclaré Kako Nubukpo.
Le Togo m’a fait l’honneur de porter ma candidature au poste de secrétaire exécutif de la CEA mais, vous savez, nous sommes nombreux à être capables de diriger cette institution. https://t.co/eNTTyG8vWE
— Kako Nubukpo (@kakonubukpo) March 18, 2023
Âgé de 54 ans, Kako Nubukpo est l'un des économistes africains les plus en vue dans l'espace africain francophone. Il est notamment connu pour ses prises de position sur la réforme du franc CFA et ses récents appels pour un néo-protectionnisme africain. Après avoir été ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques dans son pays au début des années 2010, puis responsable de l’économie numérique au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), il est Commissaire de l’UEMOA chargé de l’agriculture, de l’eau et de l’environnement depuis 2021.
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Démarré en mars 2022, le chantier de l’Institut de formation en alternance pour le développement des énergies renouvelables de Lomé (IFAD-ENR) affiche un taux d’exécution d’environ 72%, et devrait être livré en juillet 2023, indique la Banque africaine de développement (BAD).
Le projet, co-financé par la BAD et le gouvernement du Togo dans le cadre du projet de réhabilitation de la route communautaire Togo-Burkina Faso, a fait l’objet d’une visite de terrain la semaine dernière (8 mars 2023) par Wilfrid Abiola, Représentant Résident de l’institution financière au Togo. Le responsable était accompagné des représentants de plusieurs partenaires, dont la KFW au Togo, l’IFAD Bâtiments, l’Agence éducation et développement (AED), en charge du projet des IFAD au Togo.
À terme, la structure, qui sera érigée dans l’enceinte du Lycée technique d’Adidogomé, devrait avoir une capacité d’accueil de 330 élèves par promotion, formés pour un bac professionnel spécialisé en énergies renouvelables (solaire, photovoltaïque, éolien et bioénergie). Sa mise en place vise à répondre aux besoins en techniciens qualifiés en énergies renouvelables dans le pays et en renforcement de l’enseignement professionnel dans ce domaine.
Le chantier est financé à hauteur de 1,87 milliard FCFA, dont 1,11 milliard de FCFA pour les travaux de construction et 757 millions FCFA pour l’acquisition des équipements.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la commune Yoto 3 (préfecture de Yoto) a validé son Plan de développement communal (PDC) le 15 mars 2023 à Gboto Vodoupé, (chef-lieu de la commune à environ 75 km au nord-est de Lomé). Le document contient les grandes orientations et stratégies d’actions de développement de la commune pour les cinq prochaines années.
La réalisation de ces actions selon le Conseil communal, nécessite un investissement de 4,16 milliards FCFA. Ces ressources permettront précisément de financer des projets de développement du secteur agricole et de l’entrepreneuriat. Elles vont contribuer également à l’amélioration de la qualité des services sociaux, à la gestion de l’environnement ainsi qu'au renforcement de la cohésion sociale et du système de gouvernance et de gestion des finances locales.
Pour mobiliser ces ressources de financement du Plan quinquennal, les autorités exécutives de Yoto 3 envisagent de nouer des partenariats avec des entreprises en activité au Togo et des organisations internationales.
Déjà, la commune peut compter sur l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et des sociétés telles que Lome Multipurpose terminal (LMT), l'Établissement de Travaux Géologiques et Miniers (ETGM) et Scan Togo qui ont d’ailleurs financé l’élaboration du plan.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la gestion des recettes fiscales sera renforcée à travers la mise en place du Comité national de suivi du programme de transition fiscale (CNPTF), et du Comité national d'évaluation des dépenses fiscales (CONEDEF). Les deux instruments ont été rendus opérationnels le jeudi 16 mars 2023 à Lomé à la suite d’un atelier de leur présentation.
Ils vont se charger d’améliorer le cadre technique de mobilisation des ressources nationales pour le financement des projets de développement, et d’assurer une gestion adéquate des ressources financières du pays, pour une croissance inclusive.
De façon concrète, le CONEDEF se chargera de la collecte et compilation des données fiscales, dans le but d’élaborer les rapports annuels d’évaluation des dépenses fiscales. Quant au CNPTF, il se chargera de l’évaluation des indicateurs de performance et du suivi de l’exécution du programme de transition fiscale, conformément aux exigences communautaires de l’UEMOA.
La mise en place des deux organes, selon la directrice de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Akou Adétou-Afiadényigba, va contribuer à assainir les finances publiques du pays conformément à la politique fiscale des autorités, inscrite dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Notons que le CONEDEF et le CNPTF sont rendus opérationnels dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé Bonne Gouvernance Financière (GFG) pour le Togo, financé par le Ministère fédéral allemand de la Coopération Économique sur la période 2022-2025 à hauteur de 6 milliards de FCFA.
Esaïe Edoh