Togo First

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Au terme de la visite de travail de 48 heures du président nigérien Mohamed Bazoum à Lomé  auprès du Togolais Faure Gnassingbé, le Togo et le Niger ont décidé de créer une commission mixte de coopération leur permettant de renforcer leurs relations dans divers domaines.

Cette commission se penchera essentiellement sur des questions de sécurité et de transport. La première session de ce comité est prévue au cours du dernier trimestre 2023 à Lomé.

Dans la dynamique de son opérationnalisation, les ministres en charge des transports, du Commerce et des finances des deux pays tiendront en avril à Niamey, une première rencontre. Elle sera consacrée à l'examen des questions liées au transport des marchandises et au corridor Lomé-Niamey.

Cette rencontre sera suivie de celle des ministres de la sécurité et de la défense. Également annoncée dans la capitale nigérienne, elle sera l’occasion de partages d’expérience en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Par la mise en place de cette commission, explique-t-on, les deux pays s’engagent « à œuvrer ensemble à la facilitation de la libre circulation des personnes et des biens au sein de la CEDEAO et à la pleine réalisation des objectifs visés par la création de la Zone de Libre -Echange Continentale Africaine (ZLECAf) ». C’est aussi l’engagement à la lutter contre la criminalité transnationale organisée, le terrorisme et les trafics illicites, des fléaux auxquels font face les deux pays.

Esaïe Edoh 

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Après les opérateurs économiques sud-africains et marocains en fin de semaine dernière, c’est au tour des Canadiens de visiter le Togo pour explorer les opportunités d’affaires dans le pays. Ceci, dans le cadre de l'initiative « vendre la destination Togo ». Principalement, des hommes d'affaires de la Province du Nouveau Brunswick au Canada, comptent nouer des relations de coopération économique avec le Togo dans divers domaines porteurs.

De fait, la délégation conduite par le Président Directeur Général du conseil économique de ladite province, Gaëtan Thomas, a visité l’IFAD-Bâtiment à Adidogomé, la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) et le Port Autonome de Lomé (PAL). Objectif : explorer les atouts économiques que possède le Togo.

Ces chefs d’entreprises, suite à des échanges avec les autorités gouvernementales, les organisations patronales et les acteurs du secteur privé, ont annoncé de futurs investissements dans les secteurs portuaire, minier, écologique et énergétique.

Ces futurs investissements annoncés, devront contribuer à renforcer la relation économique entre les deux pays. En effet, selon le gouvernement canadien, en 2021, le commerce bilatéral de marchandises des deux pays a atteint presque 65,2 millions de dollars. Les exportations canadiennes sont chiffrées à 51,4 millions de dollars et les importations en provenance du Togo à 13,8 millions de dollars.

Esaïe Edoh 

Il se tient cette semaine à Lomé jusqu’au vendredi 24 mars, un atelier visant à renforcer les capacités des experts et des fonctionnaires en matière de suivi-évaluation, notamment en ce qui concerne les réformes.

Les travaux, à l’actif du Secrétariat Permanent pour le Suivi des Politiques de Réformes et des Programmes Financiers (SP-PRPF) du ministère en charge de l’économie et des finances, consistent à outiller 96 points focaux issus de différents départements, en matière d'élaboration et de sélection d'indicateurs de performance et d'implantation de systèmes de suivi-évaluation.

La rencontre a été officiellement ouverte par Akou Mawussé Afidenyigba, directrice de cabinet du ministre de l'Économie et des Finances, qui a souligné l'importance de la coordination du SP-PRPF dans la mise en œuvre et le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers.

Il s’agit de renforcer les capacités de ces acteurs clés en matière d'élaboration et de sélection d'indicateurs de performance en prenant en compte les aspects participatifs et de genre. 

« Depuis deux ou trois ans, nous constatons qu'au fur et à mesure que nous faisons des suivis, il y a besoin de renforcer les capacités des acteurs de suivi des réformes. », indique Affoh Tchitchi Dedji, Secrétaire Permanent chargé du suivi et des réformes au ministère de l'économie et des finances. « La formation va porter sur les indicateurs de performance. Lorsqu'on parle des réformes, il faut qu'on puisse évaluer la mise en forme de ces réformes, nous avons besoin des indicateurs qui constituent les éléments clés de l’évaluation de la mise en œuvre des réformes. Donc, il s'agit également de permettre à chaque correspondant thématique point focal de pouvoir mettre en place un système de reporting pour pouvoir donner le niveau de mise en œuvre des réformes. »

Notons que le projet est soutenu techniquement et financièrement par l’Allemagne à travers son agence de Coopération (GIZ), dans le cadre du projet Bonne Gouvernance Financière (GFG). « Le suivi renforcé des réformes dans un État constitue un pilier important d'une bonne gestion de ses finances, pour un développement inclusif qui répond aux besoins des populations togolaises », explique Magloire B. Adjoke, conseiller technique à la GIZ. « L'Allemagne accorde de l'importance à ces aspects. Il est important, à l'ère de la modernité, que des outils numérisés puissent être développés pour aider ce suivi. », a-t-il ajouté.

Cette année, le Togo prévoit d'effectuer des emprunts à hauteur de 574 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région ouest-africaine pour financer son budget national évalué qui s’équilibre à 1 957 milliards FCFA. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a convié le mardi 21 mars 2023, les acteurs financiers à répondre davantage aux appels d'offres du Togo sur le marché financier régional coordonné par Umoa-titres.

« Je voudrais demander au Président de l’Association Professionnelle des Banques et Etablissements Financiers du Togo (APBEF-Togo), d’exhorter les banques à soutenir davantage le Trésor public dans la mobilisation des ressources sur le marché régional des titres publics », a lancé le ministre, Conseiller auprès du Président de la République Pré Simfeitcheou alors qu’il présidait les travaux de la première réunion du CNC pour l’année 2023.

Selon les rapports des opérations du Togo sur le marché des titres publics, on note une mobilisation des Togolais, mais il faudrait davantage selon l’officiel qui relève qu’il est important que ce soient les Togolais qui financent l’économie de leur pays.

Cette année, le Trésor public a déjà collecté sur le marché financier régional 103 milliards FCFA sur les 574 milliards FCFA prévus. 

Esaïe Edoh

Au Togo, le taux d’inflation devrait suivre une tendance à la baisse pour se situer en moyenne à 6,8% à fin décembre 2023, c’est ce qu’indique le Conseil national de crédit (CNC) qui a tenu sa première réunion de l’année, le mardi 21 mars 2023 à Lomé. Cette baisse est envisagée alors que l’inflation était de 7,6% l’année dernière.

Selon les projections du CNC, l’activité économique connaîtra une résilience avec un regain de croissance économique de 80 points de base à 6,6% contre 5,8% en 2022 et 6% en 2021. De fait, tous les secteurs devront contribuer à la croissance économique. Il est précisément attendu du secteur tertiaire une contribution à 4%.

Faisant le bilan de l’année dernière, le Conseil note une évolution du financement de l’économie grâce à l’accroissement soutenu du volume de crédit octroyé aux opérateurs économiques. Sur la période, une baisse des taux d’intérêts débiteurs est enregistrée soit de 20 points de base, ce qui correspond à 7,4% en glissement annuel.

Aussi, l’assainissement du portefeuille de crédit des banques et des systèmes financiers décentralisés s’est poursuivi, a relevé le Conseil. Selon cet organe, le taux brut de dégradation du portefeuille de crédit est de 4% à fin décembre 2022, contre 5% en 2021. 

Esaïe Edoh 

Le gouvernement togolais et la Banque africaine de développement (BAD) ont lancé la semaine dernière, le projet Promotion de l’assainissement inclusif des centres urbains au Togo (PAICUT), visant à améliorer les conditions de vie des populations de dix communes urbaines, dont Sokodé, la deuxième ville du pays.  Les travaux ont été ouverts à la faveur d'un atelier organisé les 14 et 15 mars 2023 à Lomé, comme l'a indiqué la BAD

L'initiative, financée à hauteur de 1,25 million d'euros via la Facilité africaine de l'eau de la Banque, permettra de traiter les déchets solides biodégradables par le système de co-compostage et d'améliorer le service de gestion de la filière des boues de vidange dans la ville de Sokodé et ses environs, ainsi que neuf autres communes urbaines que sont Drezko Centre, Kati Ta Hub, Avetonou, Zogbegan, Atchangbade, Sara, Sagbiebou, Biagou-Batebogou et Boade Centre.

« La mise en œuvre du projet va contribuer à atteindre les objectifs de la feuille de route du Togo en ce qu’elle permettra de fournir des services performants et inclusifs de gestion intégrée des boues de vidange en milieu urbain et une gestion durable des eaux usées et des excréta au Togo », a précisé Tiem Bolidja, ministre togolais de l’Eau et de l’Hydraulique villageoise, dans le cadre de ce lancement.

Dans le détail, le projet PAICUT permettra de fournir des services inclusifs de gestion intégrée des boues de vidange en milieu urbain, de favoriser la productivité agricole et d'améliorer le niveau de vie des populations. En outre, avec ce projet, les services urbains et semi-urbains ciblés disposeront de programmes d'investissement pour fournir des services inclusifs de gestion intégrée des déchets et des boues de vidange.

Pour la BAD, représentée par son responsable au Togo, Paterne Wilfrid Abiola, l'initiative marque un alignement entre la Feuille de route du gouvernement du Togo 2025 et deux des « High 5 », les cinq priorités opérationnelles de son institution, à savoir "nourrir l'Afrique" et "améliorer la qualité de vie des populations en Afrique". Incidemment, ce projet a été lancé à quelques jours de la Conférence des Nations unies sur l'eau 2023, qui s'ouvre à partir de ce 22 mars à New York.

 

Comme l’avait martelé Serge Ekué lors d’un forum sur la question à Lomé en novembre dernier, la titrisation est « la seule opération » qui pourrait aider à décupler le bilan des banques locales, un excellent outil qui « va nous permettre d’améliorer la contribution du secteur financier aux plans nationaux de développement ».

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient de lancer une opération de titrisation de 150 milliards FCFA (246 millions de dollars).  

A travers cette opération, la BOAD cherche à transformer des prêts souverains qu’elle a octroyés à ses Etats membres en titres négociables sur le marché financier régional. Ce mécanisme devrait lui permettre de mobiliser rapidement des fonds pour financer une partie du plan Djoliba, son programme stratégique d’investissements qui s’étend de 2021 à 2025, comme l’indique Adji Sokhna Mbaye, directrice de BOAD Titrisation.

Cette entité est le véhicule de la BOAD en charge de la gestion des Fonds communs de titrisation de créances (FCTC), entité financière créée pour regrouper des créances financières ou des dettes en un seul ensemble, qui est ensuite converti en titres négociables sur le marché financier.

Selon Adji Sokhna Mbaye, les fonds levés à l’issue de cette opération qui se déroule du lundi 20 mars au 3 avril prochain seront injectés dans des projets prioritaires ayant des impacts sur la création d’emplois, la production d’eau potable et de riz, la construction de routes, le PIB des Etats, la production d’énergie et la réduction des émissions de CO2. 

Trois sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI Togo, Impaxis Securities et NSIA Finance) sont retenues pour former le consortium chargé du placement des obligations (titres) sur le marché financier régional au taux annuel de 6,10 % pour une maturité de 7 ans (84 mois). 

Pour la DG de BOAD Titrisation, l’opération de titrisation proposée offre un des meilleurs rendements-risque sur le marché. En effet, détaille-t-elle, les créances sous-jacentes bénéficient d’un statut de privilégié avec une très haute séniorité et une notation AAA, ce qui signifie qu’elles ont la priorité en cas de défaut de paiement. De plus, le fait que la BOAD soit considérée comme étant la seule à avoir une notation Investment Grade dans la zone UEMOA devrait renforcer la confiance des investisseurs. 

Par ailleurs, avec la présence d’une tranche junior de 1 % souscrite entièrement par la BOAD, qui est une catégorie de titres moins prioritaires dans l’ordre de remboursement que les tranches seniors, l’institution basée à Lomé indique vouloir renforcer l’alignement d’intérêts avec les investisseurs. 

Selon les détails fournis par Adji Sokhna Mbaye, un compte de réserve de 5 % minimum sera mis en place, afin d’offrir une protection aux investisseurs en cas de pertes imprévues sur les créances souveraines sous-jacentes. 

Autant d’atouts qui devraient, selon l’institution de financement du développement, aiguiser l’appétit des investisseurs régionaux, qui « cherchent des investissements avec des rendements stables et prévisibles, ce qui correspond parfaitement aux caractéristiques de cette opération ». 

Timing favorable ?

Avec le contexte régional difficile caractérisé par une tension sur les liquidités, est-ce que cette opération a une chance de réussir ? Surtout que récemment, les annulations d’opérations de levées de fonds se sont multipliées sur le marché régional de la dette. Les derniers exemples en date sont les émissions obligataires par adjudication du Bénin et du Mali sur le marché des titres publics, qui ont été reportées à la veille des délibérations.

Face à cette interrogation, Kokouvi Etsè, directeur général de SGI TOGO, l’une des trois SGI retenues pour l’opération, essaie de tempérer : « la BOAD est un émetteur de référence sur notre marché financier et tous les investisseurs dans une optique de diversification souhaitent toujours avoir les titres de cette dernière dans leurs portefeuilles. Les titres sont émis via un véhicule de titrisation des créances saines de la BOAD sur des Etats […] au regard de sa qualité de signature, les émissions antérieures de la BOAD ont été soldées et clôturées avec succès sur le marché financier régional.

Contenir le ratio d’endettement 

Cette opération permet à la banque de développement basée à Lomé de lever des ressources supplémentaires sans recourir à l’endettement, alors qu’elle tente d’augmenter ses fonds propres pour faire face aux besoins de financement induits par les projets de développement des Etats, ainsi que les besoins du secteur privé, placé au centre de son plan Djoliba. L’autre paire de manches est le ratio/emprunt, qui a atteint les 250 % en 2019. Un indicateur que Serge Ekué s’évertue à contenir depuis son arrivée à la tête de la Banque.

L’opération d’augmentation de capital devrait desserrer un tant soit peu l’étau. Au demeurant, la banque aura besoin d’un renforcement de capital de 554 milliards FCFA pour mobiliser un financement total de 5 milliards d’euros sur la période 2021-2025 nécessaire pour dérouler sa feuille de route. 

Fiacre E. Kakpo

 

 

Au Togo, le Chef d’Etat Faure Gnassingbé a lancé les travaux d'extension de la centrale solaire de Blitta, située à environ 230 km de Lomé. Cette extension permettra d'augmenter la capacité de la centrale de 20 MW, passant ainsi de 50 MW à 70 MW, selon les prévisions.

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Ces travaux marquent la troisième phase d'un plus vaste projet visant à renforcer l'approvisionnement en énergie solaire dans le pays. "Cette troisième phase entamée aujourd’hui va porter la capacité de la centrale de Blitta, de 50 MW à 70 MW, en adéquation avec notre stratégie nationale visant à promouvoir les énergies renouvelables et fournir une énergie fiable, abordable et propre à toutes les localités", a indiqué Faure Gnassingbé sur ses canaux digitaux.

La pose de la première pierre a été marquée par une cérémonie officielle en présence de représentants du gouvernement et de la population locale. À terme, l’objectif est que la centrale de Blitta puisse alimenter 222 000 foyers contre un peu plus de 158 000 à ce jour, avec 5 000 panneaux solaires installés.

Pour rappel, ces travaux d'extension de la centrale, l'une des plus grandes d’Afrique de l’Ouest, bénéficient de l’appui financier des Emirats Arabes Unis à travers un soutien de 25 millions de dollars, annoncé en novembre 2022.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo et l’Afrique du Sud veulent renforcer davantage leurs relations commerciales. La volonté a été exprimée à la faveur d’une rencontre entre Kodjo Adedze, le ministre togolais du commerce, et Candith Mashego-Dlamini, Vice-ministre sud-africaine chargée des relations internationales et de la coopération. La rencontre, indique-t-on,  a permis notamment aux deux parties d’aborder plusieurs sujets d’intérêt tels que l'industrialisation, le renforcement des échanges commerciaux et la facilitation des opportunités d'investissements entre les deux pays.

Dans le cadre de leurs échanges, la vice-ministre sud-africaine a souligné l'importance de la coopération diplomatique et commerciale entre les deux pays pour favoriser des relations plus solides. « Nous sommes venus ici pour des consultations politiques en vue de renforcer les relations diplomatiques entre l’Afrique du Sud et le Togo, d’où seront enracinées des relations commerciales et d’investissement approfondies ainsi que des relations personnelles plus solides », a-t-elle indiqué. Ceci, tout en remerciant les présidents Faure Gnassingbé et Cyril Ramaphosa pour leur engagement en faveur de cette coopération.

De son côté, le ministre togolais, Kodjo Adedze, a présenté les réformes entreprises par le gouvernement togolais pour moderniser les infrastructures maritimes et routières dans le but de faciliter les investissements massifs dans le pays. Il a également affirmé que Lomé était la côte naturelle des pays de l'Afrique profonde sans littoral. « Lomé est la côte naturelle des pays de l’Afrique profonde sans littoral. La modernisation des infrastructures maritimes et routières pour faciliter les investissements massifs au Togo est donc une nécessité. Le gouvernement y travaille activement suivant les très hautes orientations de Son Excellence Monsieur le Président de la République », a-t-il indiqué.

Ces échanges interviennent dans le sillage d’un processus de collaboration économique entre les deux pays, qui a commencé le jeudi 16 mars dernier et a conduit, entre autres, une cohorte d’investisseurs sud-africains à explorer les possibilités d'investissement au Togo.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la politique culturelle élaborée depuis 2011, sera actualisée pour une adaptation aux nouvelles évolutions. La phase de collecte de données auprès des acteurs culturels et autres parties prenantes, a été lancée le lundi 20 mars 2023 à Lomé.

Durant cette phase, les acteurs culturels vont d’abord évaluer le niveau d’atteinte des objectifs de la politique culturelle actuelle et ensuite proposer de nouvelles orientations afin de faire de ce secteur, l’un des piliers de développement.

Grâce aux informations et propositions qui seront collectées, il sera défini à travers la politique culturelle actualisée, les cadres juridique, institutionnel et opérationnel du secteur culturel.

« Tirant leçon des conséquences de la crise sanitaire mondiale liée à la Covid-19 qui a frappé de plein fouet l’écosystème culturel dans son ensemble et exacerbé ses fragilités et ses inégalités structurelles, y compris les écarts sociaux entre les genres et l’inégalité d’accès, il est impérieux de procéder à un réajustement des actions, tout en prenant en compte les mesures de résilience nécessaires à la consolidation du secteur culturel », a confié le ministre chargé de la culture, Kossi Lamadoko.

Cette initiative devrait permettre de faire de ce secteur, un levier de développement économique du pays, indique-t-on. En effet, en 2021, selon les données officielles, 983 969 touristes ont visité le pays, contre 481 706 en 2020, soit plus du double enregistré, en variation annuelle. Cette année, la culture a rapporté 25 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

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