Créée au Togo depuis 2004 par Amma Kumahor , Helss est une entreprise spécialisée dans les BTP, l’import-export et d’autres activités. Forte de plusieurs années d’expériences et pour aider la population dans la construction d’appartements, l’entrepreneure a initié cette année, le projet « Royal Estate ».
Au Togo, beaucoup de personnes font face aux difficultés liées à la double vente des terrains. La construction d’appartements devient de plus en plus un casse-tête. C’est pour aider les Togolais à disposer de leurs propres appartements sans difficultés qu’Amma Kumahor a initié le projet. L’initiative s’inscrit dans la dynamique du gouvernement de faciliter l’accès aux logements à la population. Le projet consiste à construire des appartements et à promouvoir l’immobilier.
Bâtis sur un espace de 2 400 m2 avec un titre de propriété, les appartements sont situés à Apessito à une trentaine de kilomètres de Lomé, la capitale. L'initiative est composée d'appartements de luxe sécurisés de types F3 et F4. Et pour permettre aux propriétaires de bénéficier du confort nécessaire, les logements sont dotés de tuyaux de gaz selon les normes internationales, mais aussi de supermarché, de restaurant, d’espace de loisirs, de pharmacie, de crèche, d’infirmerie, de salles de sports, de parkings… Objectif, faciliter la vie aux habitants.

Des appartements pour tous
« Tout le monde peut bénéficier de ce projet, surtout les Togolais de la diaspora qui sont souvent confrontés à des difficultés, dont des doubles ventes de terrain lorsqu’ils veulent construire leurs maisons au pays. Parfois même quand ils envoient de l'argent à leurs familles ici pour qu’on leur construise des maisons, ils ne voient jamais les constructions. D’autres fois, l’argent qu’ils donnent n’équivaut pas aux ouvrages réalisés », explique a femme entrepreneure
Les coûts des appartements varient de 50 millions à 65 millions FCFA à payer cash ou sur une période de 15 ans à 20 ans. Selon la patronne de l’entreprise Helss, plusieurs clients frappent déjà à la porte et plus d’une cinquantaine ont déjà réservé leurs appartements. L’initiative est réalisée en partenariat avec différentes institutions financières de la place.

Une entrepreneure déterminée
Également patronne de la société « L’Unicité pour tous », Amma Kumahor pilote plusieurs autres initiatives. Pour elle, il n’est pas facile pour une femme d’entreprendre dans les BTP au Togo, mais avec beaucoup de courage et de détermination, on finit par y arriver. « Ce qui fait ma force, c’est que je suis vraiment déterminée. Je me dis à tout moment que les femmes sont aussi capables de réaliser ce que les hommes font. Je me mets certains défis et je me dis que je peux y arriver aussi », précise-t-elle.

La cheffe d’entreprise invite les jeunes entrepreneurs, surtout les femmes, à ne pas baisser les bras et à s’armer de confiance pour atteindre les objectifs qu’elles se sont fixé au départ. « Même si ça fait peur, il faut faire un effort pour l’affronter. Rien n’est facile. Surtout n’écoutez pas les on-dit, parce que ça va vous affaiblir moralement, physiquement et spirituellement », conseille-t-elle. Amma Kumahor invite aussi les jeunes entrepreneurs à être ambitieux et à se focaliser sur leur vision.
Avec pratiquement 20 ans d’expériences, la société Helss a réalisé plusieurs ouvrages au Togo. De la construction de hangars de marchés, d’écoles, d’hôpitaux au reprofilage des routes, en passant par le curage de caniveaux et la construction de maisons, la société a également construit l’annexe du stade municipal de Notsè.

L'entrepreneure des BTP ne compte pas s’arrêter sur cette première expérience de construction d’appartements clés en main. Son ambition est de multiplier cette initiative, afin de faciliter l’accès aux logements pour les Togolais.
La rédaction
Au Togo, la mise en œuvre du Projet d’amélioration des conditions de vie en milieu scolaire et rural (PASSCO 3) en faveur des populations des régions des Savanes et de la Kara va bénéficier de l’appui financier de l’Agence française de développement (AFD). L’institution financière publique française et le ministère togolais de l’économie et des finances ont signé vendredi 2 décembre 2022 à Lomé, une convention de financement d’un montant de 10 millions d’euros, soit 6,5 milliards de FCFA.
Ce financement sous forme de don permettra concrètement d’accélérer l’atteinte des objectifs assignés au secteur de l’eau dans la feuille de route gouvernementale 2020- 2025. Cette enveloppe va contribuer aussi à étendre les investissements visant à renforcer les infrastructures de base dans les régions des Savanes et de la Kara, afin d’accélérer la réalisation de l’ODD6 (Garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau) au Togo d’ici à 2030.
Ce Projet, PASSCO 3, en effet, est en phase avec la stratégie d’accès universel à l’eau potable. Il s’inscrit également dans le programme d’urgence du gouvernement pour la région des Savanes et vise notamment le développement de l’agriculture, la lutte contre l’insécurité alimentaire ainsi que l’accès des populations rurales aux services de base, en l'occurrence la santé, l’éducation, l’eau potable et l'assainissement.
Cet accord de financement, une retombée de la Table ronde organisée par les autorités togolaises pour mobiliser des ressources financières en faveur des projets d’accès universel à l’eau potable, selon le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya « suffit pour convaincre les autres partenaires qu’il faut soutenir la stratégie d’assainissement parce que l’eau, c’est la vie et l’eau, c’est aussi le développement ».
Esaïe Edoh
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Au Togo, désormais, les auteurs des infractions forestières seront réprimés sur la base des textes juridiques contenus dans un guide. Intitulé “Guide d’évaluation des dommages et intérêts en matière d’infractions forestières", son contenu fait l’objet d’une présentation aux juges et procureurs de la république des régions économiques du pays, depuis le lundi 28 novembre 2022.
Ce document comporte les infractions ainsi que les sanctions qui y correspondent. Il constitue un outil de facilitation du travail des juges et procureurs dans les prises de décision en cas d’infractions forestières. « Quand il s’agit d’un incendie d’une plantation par exemple, l’auteur de l’infraction paiera entre autres le coût de la plantation, le coût de l’entretien et celui de la surveillance », rapporte, le Col Konzao Essodina Daniel, inspecteur des ressources forestières.

L’élaboration de ce document juridique, d’après le ministère de l’environnement, fait suite au constat selon lequel les ressources forestières du Togo subissent une forte dégradation due en grande partie aux activités humaines, notamment les exploitations frauduleuses. En effet, l’inspection des ressources forestières a recensé entre 2008, année d’adoption du Code forestier et 2018, plus de 700 infractions portant sur l’exploitation forestière, le braconnage, les incendies et les agressions sur les agents forestiers dans l’exercice de leurs fonctions.
Ce document vient s'ajouter aux différentes initiatives des autorités togolaises visant à la restauration du couvert végétal du pays, comme la plantation d’un milliard d'arbres à l’horizon 2030.
Esaïe Edoh
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Les usagers sont tenus d’accepter et d'utiliser les billets et pièces de monnaie légalement émis au sein de l’Uemoa. C’est ce que rappelle la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), dans une nouvelle sortie publique.
« Tout refus d'acceptation d'un billet ou d'une pièce ayant cours légal et pouvoir libératoire dans un Etat membre de l'UEMOA constitue une infraction sanctionnée par les textes en vigueur. », indique-t-on en substance dans un communiqué émis mercredi 30 novembre.
L'institution sous-régionale indique en amont que « les billets et pièces de monnaie de son émission ont cours légal et pouvoir libératoire sur le territoire de l'ensemble des Etats membres de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ». Plus précisément au Togo, Bénin, Burkina, à la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, et le Sénégal.
À cet égard, l'institution affirme que « ces billets et pièces doivent être obligatoirement acceptés comme moyens de paiement dans les transactions entre les agents économiques, notamment par les vendeurs de biens et services et les créanciers. » Du reste, rappelle-t-on, les billets mutilés ou déchirés ainsi que les pièces de monnaie lisses ou altérées peuvent être échangés aux guichets de la BCEAO.
Ce communiqué intervient notamment dans un contexte où, dans le quotidien des transactions, certains usagers refusent des billets ou pièces de monnaie, au motif qu’ils seraient abîmés, limés ou usés, causant des défis dans les transactions.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les députés ont entamé le jeudi 1er décembre 2022, l’examen du projet de loi de finances exercice 2023, adopté, il y a quelques semaines par le gouvernement. Cet examen s’effectue à la faveur des travaux de l’étude en commission.
Durant ces travaux ouverts par la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan, les élus du peuple vont passer à la loupe les perspectives économiques et financières prévues par l’exécutif dans les différents secteurs pour le compte de l’année prochaine. La représentation nationale va principalement examiner en profondeur, les secteurs d’activités vitaux, les mesures fiscales à caractère social, le programme d’urgence dans les Savanes.
Pour rappel, le budget national 2023, est projeté à 1.957,9 milliards FCFA en hausse de 4,4%, comparé aux 1887 milliards FCFA de la loi rectificative de 2022.
Comme l’année dernière et 2022, près de la moitié du budget prévisionnel est encore consacrée au social.
Esaïe Edoh
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Après avoir accueilli en début de semaine le sommet sur l’industrie financière en Afrique (AFIS), Lomé, la capitale togolaise, présente ces 1er et 2 décembre les “Rencontres Pays RHMag", un évènement international réunissant les acteurs de la gestion des ressources humaines dans la sous-région et au-delà.
Placés sous le thème, « Formation, Travail hybride, Nouvelles Technologies : quel est l’avenir du monde du travail ? », ces deux jours de travaux, meublés de panels de discussions et d'échanges avec des experts, sont à l'initiative de l'homonyme “RH Mag”, magazine ivoirien créé en 2014, et entièrement dédié aux Ressources Humaines.
Ceci, en partenariat avec des acteurs sous-régionaux comme les cabinets internationaux DELOITTE et AFRICSEARCH, et l’appui notamment du Conseil National du Patronat (CNP-TOGO), et de l’Association Togolaise des Gestionnaires des Ressources Humaines (AGRH). A noter que c’est la première fois que ces rencontres sont organisées hors de leur berceau ivoirien.
Pour cette édition, ils sont plus d’une centaine de participants à se réunir à l'Hôtel 2 Février de Lomé, venus du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays de la sous-région.

La rencontre se veut « un cadre d’échanges approfondis, de partage d’expériences et de formation/renforcement de capacités qui permettent à chaque acteur (États, faîtières du secteur privé et entreprises privées) de trouver les solutions les plus appropriées aux contraintes qui sont respectivement les leurs. », selon Ange Tra Bi, gérant du magazine RH Mag.
Panels d’experts

La première journée a été marquée par des discussions menées notamment par Didier Acouetey, du cabinet de recrutement et de conseil en Ressources Humaines Africsearch, et Thierry Awesso, patron de la société d’oléagineux Nioto. Les deux acteurs du privé ont abordé entre autres, les défis de l’emploi et de la formation adéquate en Afrique, face à une compétitivité grandissante, tant au niveau humain que technologique, à l’échelle globale.

C’était en présence d'acteurs de l'écosystème éducationnel et professionnel et RH togolais, ainsi que des membres du gouvernement togolais, respectivement la ministre Myriam Dossou-d'Almeida, chargée du développement à la base et son homologue Akodah Ayewouadan, de la communication.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le fournisseur de solutions électro-solaires Bboxx-EDF va bénéficier d'un crédit de 7,2 milliards FCFA (11 millions d'euros) de l’Off Grid Energy Access Fund (OGEF), un véhicule d'investissement managé par le gestionnaire d’Actif Lion's Head Global Partners Asset Management (LHGPAM). Ceci pour accélérer l'électrification de 1,5 million de personnes supplémentaires au Togo.
Cet appui financier a fait l’objet d’une signature de partenariat, dont l'annonce a été faite le mercredi 30 novembre 2022.
S’il s’agit d’appuyer les objectifs du pays en matière d’électrification, à l’horizon 2030, cette facilité devra permettre également aux petits exploitants agricoles du Togo d'accéder à l'irrigation solaire, apprend-on.
« Cette facilité de financement nous aidera à élargir considérablement notre offre de produits avec EDF, en élargissant notre réseau de distribution dans le pays et en nous plaçant sur la bonne voie pour fournir une énergie propre à 1,5 million de Togolais d'ici 2030. », se réjouit Mansoor Hamayun, PDG et cofondateur de Bboxx. « Il est encourageant de constater que le secteur privé commence à investir davantage dans les initiatives écologiques, et nous sommes reconnaissants à l'OGEF d'avoir reconnu les services et solutions essentiels que nous fournissons. », ajoute l’entrepreneur d'origine pakistanaise.
Au Togo, Bboxx opère en Joint-Venture avec le Français EDF depuis 2018. À ce jour, leur partenariat pour fournir notamment des kits électro-solaires aux populations, revendique avoir touché plus de 300 000 personnes dans le pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Les autorités togolaises présentent depuis ce jeudi aux différents partenaires financiers, la stratégie nationale d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Cette présentation se fait dans le cadre de la table ronde sur le financement de l’accès à l’eau, organisée par le ministère de l’Eau et de l’hydraulique villageoise.
Précisément au cours de deux jours d’assise, des partenaires techniques et financiers d’une centaine d’institutions, prendront connaissance de la Stratégie d’approvisionnement en eau potable et du Plan directeur du Grand Lomé. Également, l’exploitation du service public d’eau potable au Togo et la vision stratégique de l’AFD sur le secteur Eau potable seront présentées par les experts du ministère de l’eau ainsi que ceux du ministère de la Promotion de l’Investissement.
Ces présentations, apprend-on, devraient amener les partenaires à prendre des engagements de financement des projets élaborés par l’exécutif togolais pour répondre aux besoins en ressources en eau.
Selon le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise, Tiem Bolidja, pour atteindre cet objectif, il est important de réunir les bailleurs pour « leur exposer de manière exhaustive les besoins afin que chacun puisse apporter sa pierre ».
En rappel, le Togo ambitionne à l’horizon 2025, la couverture universelle en eau potable alors que le taux de desserte actuel est de 68% dans les milieux ruraux et de 58% dans les zones urbaines, selon les chiffres officiels.
Esaïe Edoh
Les autorités togolaises et les responsables du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) travaillent sur les nouvelles bases d’intervention de la branche onusienne au Togo. Les deux parties ont ouvert mardi 29 novembre 2022 à Lomé, une rencontre de préparation du programme de coopération 2023-2026.
La rencontre prévue sur trois jours, permettra de définir de nouvelles directives de l’organisation onusienne au Togo, en lien avec les priorités du pays. Il s’agira précisément pour l’UNFPA, sur la période mentionnée, de mettre fin aux besoins non satisfaits en planification familiale, aux décès maternels évitables et aux violences basées sur le genre.
« Les 3 jours de travaux visent à orienter les parties prenantes sur le Plan Stratégique 2022-2025 de l'UNFPA ainsi que sur la feuille de route de l'élaboration du 8ème programme pays », a précisé l’UNFPA.
Pour rappel, l’UNFPA accompagne le Togo sur plusieurs programmes regroupés en trois composantes notamment Santé de la reproduction et Planification familiale, Population et Développement, Genre et Droits Humains. Il est la principale organisation qui a financé le 5 Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) qui s’est déroulé du 23 octobre au 16 novembre 2022.
Esaïe Edoh
Le Togo s’est doté d’une loi portant statut de la zone franche industrielle. Elle a été votée le mercredi 30 novembre 2022 par les députés lors de la sixième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année 2022.
Cette loi, indique-t-on, offre des avantages aux investisseurs et entreprises œuvrant dans le domaine du textile. Concrètement sur le plan fiscal, cette loi prévoit la stabilisation du taux d’impôt sur les sociétés, sur les dividendes et la patente à 10% à compter de la 9ème année et pour le restant de la durée de vie de la société.
Aussi, note-t-on, les investisseurs ou opérateurs économique dans cette zone seront exonérés de certaines catégories d’impôt et taxe, notamment la taxe foncière, l’impôt sur le revenu dû aux services d’assistance technique étrangère, les droits et taxes non expressément visés. Il est prévu en plus une réduction de 50% de tous droits et taxes de douane et de la TVA s’agissant des véhicules utilitaires.
Selon Kayi Rose Mivedor, ministre de la promotion de l'investissement, le vote de cette loi va garantir le « développement d’une chaîne de valeur totalement intégrée allant de la production du coton, matière première de base, à la confection de vêtements ».
D’après le gouvernement, il s’agit, avec cette nouvelle disposition, de faire du secteur textile, un levier de promotion de l’emploi au Togo, conformément à « la vision développée par la feuille de route gouvernementale pour renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs afin de transformer localement le coton produit au Togo », via la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA).
Esaïe Edoh