Au Togo, le ministère en charge de l'économie et des finances a ouvert ce lundi 06 Mars 2023, un atelier de deux jours sur la micro-assurance, autour du thème : "Assurance inclusive : enjeux, défis et perspectives au Togo". La rencontre réunit des participants et des experts dans le but de plancher sur le concept d'assurance inclusive, ses avantages, ses défis, et développer des produits adaptés au contexte togolais.
« Nous avons plusieurs objectifs, tout d'abord expliquer aux sociétés d'assurance qui commercialisent les produits de micro-assurance ce qu'est l'assurance inclusive et la micro-assurance. Parce que nous avons l'impression que les sociétés ont peur de s'engager sur ce créneau. », a déclaré Koffi Massé Assignon, Directeur National des Assurances, représentant le ministre de l'économie et des finances.

En dépit du contexte, le Togo dispose de quelques produits répondant à cette catégorie assurantielle, tels que des produits de micro-assurance santé, des produits de protection en cas d'accident lors de travaux champêtres et des produits d'assurance Individuelle accidents. Il y a également des mécanismes comme le programme School Assur, les produits de micro-assurance adossés aux microcrédits à travers les actions du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), le programme des filets sociaux et le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques (MIFA) pour promouvoir les produits financiers et assurantiels adaptés.
L’atelier doit se conclure avec des propositions concrètes de produits à la portée des revenus de la population togolaise.
Rappelons que le pays est considéré comme un leader de l'inclusion financière dans l'espace UEMOA, avec un taux d'inclusion financière passé de 82,72% à 85,72% en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, quelques mois après la modification par la représentation nationale du code de justice militaire et du statut des personnels et auxiliaires des juridictions militaires, un nouveau pas vers l’opérationnalisation de l’organe vient d’être franchi. Le 27 février dernier, le Président togolais, Faure Gnassingbé a nommé des magistrats qui siégeront au Tribunal militaire et à la Cour d’appel militaire.
Le Tribunal militaire sera présidé par le magistrat Awal Ibrahim, jusque-là, Vice-président de la Cour d’Appel de Lomé. Il aura pour assesseurs les magistrats Kossi Folly et Mondou Laré, tous deux, des conseillers à la Cour d’appel de Lomé.
Quant à la Cour d’appel militaire, elle sera présidée par Kokou Amégboh Wottor, président de la Cour d’appel de Lomé avant sa nomination. Il sera assisté de trois assesseurs notamment Ouro-Onaou Kondo, Kosi Edzolevo et Kossivi Egbetonyo, ex-ministre de la culture.
En rappel, c’est depuis 1981 que le Togo s’est doté de son premier code militaire qui n’est jamais rendu opérationnel. Selon les autorités la mise en service de cette juridiction militaire va « participer à l’éclosion, à la poursuite du processus démocratique du Togo et à la construction de l’État de droit ». Elle s'inscrit également dans le processus de modernisation de la justice togolaise lancé depuis 2005.
Esaïe Edoh
La cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé, a lancé un appel de soutien aux pays les moins avancés le samedi 4 mars dernier à Doha au Qatar. L’officielle togolaise s’exprimait à l'ouverture de la 5è conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA5).
Le Premier ministre togolais a, avant de plaider la cause des pays moins avancés, rappelé qu’ils sont les plus touchés par les multiples crises mondiales notamment sanitaire, économique, climatique et sécuritaire. « Ces crises déstabilisent nos pays », a-t-elle souligné.
J'ai prononcé au nom du PR l'allocution du Togo à l'ouverture du sommet des Pays les Moins Avancés (PMA) qui se tient à Doha au Qatar. J'y ai rappelé nos ambitions d'innover et d'être plus agile pour faire face aux crises et accélérer le développement inclusif et durable.#LDC5 pic.twitter.com/9MJFKLT7Fq
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) March 4, 2023
Selon Victoire Dogbé, l’appui des pays développés permettra aux moins avancés « d’accélérer l’impact des résultats » des actions entreprises par eux-mêmes.
Elle a par ailleurs annoncé que le PIB du Togo a doublé depuis la dernière conférence du PMA en 2011 grâce à diverses initiatives désormais inscrites dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025 « qui se focalise surtout sur l’inclusion sous toutes ses dimensions avec comme projet phare l’identification biométrique, le registre des personnes et des ménages, et l’assurance maladie. »
Esaïe Edoh
Lomé, 27 janvier 2023. La cérémonie d’apothéose de la première Semaine de l’innovation des jeunes du Togo (Togo Youth Innovation Week) s’apprête à dévoiler les lauréats du concours organisé pour la circonstance. Sur la troisième marche du podium, le Président du jury annonce un projet “pertinent et novateur”, qui a retenu l’attention : Helium Artworks. Jusqu’ici inconnue du grand public, la startup porteuse du projet éponyme se retrouve projetée au devant de la scène et livre ses ambitions : s’imposer comme la première banque d’images et de contenus typiquement africains.
‘Un Nouveau Google pour l’art africain’; rien que ça. Affiché ostensiblement sur la couverture du profil Facebook de la jeune pousse, le message a le mérite d’être limpide : les cerveaux derrière Helium Artworks n’entendent pas faire profil bas.
“Nous offrons une expérience de découverte unique en proposant des images, des médias et des objets d’art qui reflètent la diversité et la richesse de la culture africaine”, assure Jean-François Régis Pignan, cofondateur du projet dans les tuyaux, depuis deux ans.
Consultant en communication marketing et “Event planner ” (organisateur d’événements), le jeune entrepreneur togolais de 24 ans, qui s’est également formé en développement web et mobile, ne semble pas le moins du monde douter de la pertinence du projet, encore plus après s’être heurté à plusieurs écueils lors de la réalisation de quelques prestations.
“Peu d’images reflètent des réalités de chez nous”
“Nous nous sommes retrouvés confrontés à des situations où nous manquions d’images dans les réalités de chez nous. Des clients nous ont par exemple demandé de leur concevoir un site web sur lequel ils voulaient voir des images illustrant des agriculteurs et éleveurs africains. Malheureusement, nous n'avions pas pu en trouver, parce qu'il n'y en avait pas vraiment d’originales ou de pas déjà utilisées abondamment sur internet”, relate-t-il.
Le rendu, largement perfectible et la frustration qui en découle, font office de déclic : il faut se doter d’une plateforme à même de valoriser le patrimoine d’abord national, puis continental, un espace où l’on pourra retrouver aisément des contenus et des créations de haute qualité, proposés par des photographes et des créateurs talentueux de toute l’Afrique, un outil servant de catalogue où chacun pourra venir se servir dans le cadre de la réalisation de ses projets.
“Le tout pourrait se résumer à trois termes clés”, embraye Régis : “Valorisation de la culture, Qualité et Accessibilité”.

Jean-François Régis Pignan, co-fondateur
Un pari osé, lorsqu’on sait que depuis la fin du siècle dernier, les grandes banques d’images ont pullulé sur la planète, devenant de plus en plus imposantes, à coups de rachats et de milliards, et compilant des millions et des millions de contenus (photos et vidéos principalement) revendus à des agences publicitaires et des groupes de média. D’ailleurs, difficile de passer à côté des mentions ‘Getty Images’, ‘Adobe Stock’, ‘DepositPhotos’, ‘Pixabay’ ou autre ‘Freepik’ estampillées sous des contenus, au moment d’en rechercher sur internet. Mais qu’importe !
Monétisation pour les créateurs
La problématique posée et les bases jetées, place désormais à l’architecture de la future plateforme. Ce sera l’affaire de Kokouvi Charles Dzadu, l’autre membre du duo, d’un an plus âgé que son compère.
Féru de technologies de pointe et de mathématiques, le jeune togolais s’est fait un nom, à force de collaborations, dans la création d'applications mobiles et de sites web de haute qualité. La trajectoire semblait d’ailleurs encore plus évidente, lorsqu’il décrocha, parallèlement à son parcours de Licence en Mathématiques (toujours en cours) à l’Université de Lomé, une certification en génie logiciel à l’Université technologique et informatique de Holberton aux États-Unis.
“Nous avons pensé qu’il fallait offrir aux créateurs, la possibilité de monétiser leur travail en vendant leurs contenus médias sur notre plateforme, ce qui leur permet de développer leur carrière et leur activité professionnelles”, confie le geek.
Dès lors, le projet, dans sa finalisation, adopte un modèle économique basé sur une commission d’au moins 70% sur les ventes d’images. L’objectif, insistent les deux promoteurs, “est non seulement de générer des revenus pour l’entreprise”, mais aussi de repenser la rémunération des créateurs de contenus.
L’idée, si elle séduit les photographes, modèles photos, graphistes, artistes peintres, caricaturistes, stylistes et beatmakers, fait encore son bonhomme de chemin chez les entreprises, particuliers, et blogueurs, qui constituent sa clientèle cible. La version bêta, lancée dans la foulée et intégrant des plateformes de paiement, est présentée lors des séances de pitch du Concours 228 Innov parmi la trentaine de projets retenus, et reçoit les conseils des jurés, surtout sur le volet commercial et l’accessibilité.
“Le prix que nous avons remporté, doté d’une enveloppe de quatre millions FCFA ainsi que plusieurs formes d’appui et d’accompagnement, nous a été très bénéfique et a boosté nos capacités. Grâce à tout cela, la prochaine version que nous sommes en train de développer sera bien meilleure, et nous permettra d’atteindre notre objectif, celui de devenir la première banque d’images qui veut valoriser l’Afrique, parce que nous comptons aller aussi dans d’autres pays”, affirme Régis.

Helium Artworks récompensé au Togo Youth Innovation Week (DR)
Le duo voit les choses en grand, et envisage de mettre près de trois millions de photos couvrant toutes les thématiques possibles sur la plateforme, sur le long terme. “Dans les prochains mois, nous allons lancer une cagnotte, pour récolter des fonds et lancer une campagne de prise de photos sur tout le territoire et dans certains pays”, annonce de son côté, Charles.
Pour l’heure, dans les modestes locaux de la startup basés dans la commune du Golfe 5, la confiance est de mise, non sans surveiller d’un œil, l’actualité toujours fluctuante du secteur. Début février, une semaine jour pour jour après le chèque reçu à la Semaine de l’Innovation, le mastodonte des banques d’images Getty attaquait en justice outre-Atlantique, un concurrent, pour avoir utilisé sans autorisation ni compensation, 12 millions de ses images. Mais à Djidjolé, le pari tient !
Octave A. Bruce
Le Togo va boucler sa première sortie du mois de mars sur le marché financier régional coordonné par Umoa-Titres le vendredi 10 mars prochain. Via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du trésor (BAT), le pays ambitionne de mobiliser 25 milliards FCFA auprès des investisseurs ouest-africains.
Selon l’appel d’offres consulté par Togo First, les obligations sont d’un nominal de 10 000 FCFA et émises sur la maturité 5 ans avec 5,7% de taux d’intérêt. S’agissant des BAT, leur nominal est de 1 million FCFA tandis que le taux d’intérêt est multiple sur une maturité de 91 jours.
Notons qu’après 4 sorties effectuées cette année, Lomé a collecté 94 milliards FCFA sur 574 milliards FCFA prévus pour financer le budget national qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Un peu moins de trois mois après la dernière hausse, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) augmente de nouveau son taux directeur de 25 points pour le porter à 3,00%, à compter du 16 mars prochain. L'annonce a été faite mercredi 1er mars 2023, à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire de l'organe d’émission sous-régional, à son siège de Dakar.
Le taux directeur représente le taux auquel la Banque Centrale prête ses ressources aux banques commerciales de la sous-région. Sa hausse s'inscrit toujours dans le cadre de la normalisation graduelle de la politique monétaire de la BCEAO, avec pour objectif d'étouffer l'inflation. « Cette hausse, qui est la première de cette année 2023 et la quatrième depuis juin 2022, s'inscrit dans le cadre de la normalisation graduelle de la politique monétaire de la Banque Centrale. Elle devrait contribuer à ramener l'inflation dans l'intervalle cible de la Banque Centrale (1% à 3%) sur le moyen terme. », indique la BCEAO.

En effet, bien que l'inflation dans l'Union ait commencé à baisser, elle reste à un niveau élevé, se situant à 6,0% en janvier 2023, après 7,0% en décembre 2022. « La baisse observée a été notamment soutenue par les bons résultats de la campagne agricole 2022/2023, ainsi que par les mesures de politique monétaire prises par la Banque Centrale et les efforts des Etats pour lutter contre la vie chère. »
Ceci étant, le taux d'inflation est ressorti supérieur à 7,0% en janvier 2023 dans plusieurs pays de l'Union, notamment au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les chiffres d’affaires du Port Autonome de Lomé (PAL) ont atteint 39 milliards FCFA à fin 2022, soit une hausse de 10 milliards FCFA comparativement aux recettes de 2018 qui s’établissent à 29 milliards FCFA. C’est ce qu’on retient du bilan de performance de la plateforme portuaire présenté fin février dernier par sa direction générale.

Dans le détail, les recettes ont évolué de 29 milliards FCFA en 2018 à 30 milliards FCFA en 2019, soit une progression de 3%, puis à 31 milliards en 2020. Le chiffre d’affaires va en 2021 enregistrer une nouvelle augmentation pour atteindre 35 milliards FCFA. Entre 2018 et 2022, on note ainsi une hausse de 34 % du chiffre d’affaires.
Cette progression de chiffre d'affaires, selon l’administration portuaire, est portée par des performances dans les activités du port. Elle rapporte que de 2018 à 2022, le transbordement a connu une augmentation de 46 %. En effet, en 2018, 1.074.583 conteneurs ont été traités contre 1.569.138 en 2022. Également, en 5 ans, le nombre de navires accueillis a progressé de 13% passant de 1461 navires en 2018 à 1662 en 2022.
Ces différentes performances ont permis à la plateforme logistique togolaise de faire son entrée dans le classement des 100 premiers ports les plus importants de la planète, et dans le Top 5 africain d’après la revue Lloyd's List, spécialisée sur les questions maritimes.
Selon les autorités togolaises, la dynamique d’amélioration des performances du PAL devrait se poursuivre. De fait, elles ambitionnent de doubler sur les 10 prochaines années, sa capacité grâce au projet d’extension porté par LCT, filiale de l’armateur italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Company), à travers son véhicule dédié aux plateformes logistiques, TIL.
Esaïe Edoh
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Les autorités togolaises multiplient les occasions pour vendre “la destination Togo”. Le pays participe depuis ce jeudi 2 mars 2023, à Bordeaux (en France) à une conférence sur les opportunités d’investissements.
A cet événement, les différentes réformes menées pour améliorer le climat des affaires, les secteurs porteurs ainsi que les opportunités d’investissement qu’offre le Togo, seront présentés. Cette présentation se fera à travers le thème « Découvrons le Togo : perspectives économiques, opportunités d'investissement, climat et facilités d'affaires ».
#APIZF #InvestInTogo
— APIZF TOGO (@ApizfTogo) March 2, 2023
Le @Promo_InvestTg, L’ambassade du Togo en France et l'@ApizfTogo participent du 2 au 4 mars, à #Bordeaux , à une "Conférence" sur le thème "Découvrons le Togo: perspectives économiques, opportunités d'investissement, climat et facilités d'affaires". pic.twitter.com/R1WtB1zeHv
Cette conférence de trois jours, organisée par le Club des entreprises Bordeaux-Afrique (CBSOA) avec la collaboration du ministère de la Promotion de l’investissement et l'ambassade du Togo en France, sera également une occasion pour les investisseurs bordelais de nouer des partenariats avec les entreprises togolaises, apprend-on.
Pour rappel, cette rencontre de présentation du Togo à Bordeaux a été précédée de plusieurs autres organisées à Lomé ou hors de la capitale togolaise en présentiel ou en mode virtuel, dans la dynamique d’attirer les investisseurs étrangers dans le pays.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les autorités ont entamé le mercredi 1er mars 2023, le processus d’élaboration d’une note conceptuelle d’éligibilité au Fonds vert pour le climat afin de financer les projets d’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques.
Il s’agit concrètement pour l'exécutif de mobiliser des ressources qui serviront à financer l’agriculture climato-intelligente pour laquelle le pays a opté afin de s’adapter aux changements climatiques. Concrètement, le pays ambitionne de mettre en œuvre des projets innovants et compétitifs dans l’agriculture, notamment dans les systèmes modernes d’irrigation dans le but d’augmenter la productivité tout en réduisant l'impact environnemental.
Cette démarche selon le ministère de l’agriculture, est anticipative et permettra au Togo d’éviter de se confronter dans les années à venir, à la baisse du rendement agricole sous l’effet des changements climatiques.
« D’ici 2030, si aucune mesure d’adaptation n’est prise, toutes les cultures seront affectées au Togo », a rappelé le directeur de cabinet du ministère de l'agriculture, Konlani Dindiogue.
L’adaptation, informe-t-on, est fondamentale pour le pays ouest-africain qui s’est engagé à assurer la sécurité alimentaire à travers une production quantitative.
D’ailleurs, c’est dans cette dynamique que des fora régionaux des producteurs agricoles du Togo (FOPAT) sont organisés depuis le début de cette année afin d’associer les agriculteurs à la vision gouvernementale, celle de la transformation structurelle de l’agriculture, et faire du secteur, un levier du développement économique du pays.
Esaïe Edoh
C’est un deal qui était beaucoup attendu. Au bout des négociations ayant suivi le départ de Bolloré du Port de Lomé, le gouvernement vient d’annoncer avoir renforcé ses positions dans l’actionnariat de Togo Terminal, la filiale de l’opérateur français, cédée à l’armateur MSC.L’information a été rendue publique mercredi 1 mars 2023 en Conseil des ministres, et vient conclure un litige entre le gouvernement togolais et Togo Terminal, qui a été résolu à l'amiable après quatre années de procédure judiciaire.
Concrètement, les parts de l’Etat dans Togo Terminal passent désormais de 5% à 30%, soit une hausse de 25%. Résultat de la nouvelle convention de concession conclue avec MSC pour l’exploitation de ce terminal à conteneurs, le deuxième en termes de volume de traitement, derrière celui de Lomé Container Terminal (LCT), lui-même opéré par l’italo-Suisse MSC, via sa filiale Terminal Investment Limited (TIL).
« Le conseil a salué cet accord gagnant-gagnant qui marque la maturité du partenariat entre les deux acteurs. », s’est félicité le gouvernement, alors que le pays consolide également son emprise en nommant deux administrateurs supplémentaires au conseil d'administration, dans la gouvernance de la structure.
Dans l’équipe de Faure Gnassingbé, on s’attend notamment à ce que cette nouvelle position « ouvre la voie à de nouveaux investissements et à l’accueil d’autres partenaires », dans le développement du Port autonome de Lomé.
Pour rappel, c’est depuis 2001 que Togo Terminal (filiale du Groupe Bolloré et anciennement dénommée SE2M), opère au sein de l'infrastructure portuaire, par le biais d’une concession, qui lui donne accès à un pan important des activités de manutention portuaire au Togo.
Ayi Renaud Dossavi