DTRT Apparel (Do The Right Thing Apparel), une société présente au Ghana dans la fabrication de vêtements, veut s’implanter au Togo, sur le parc de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Un des patrons de la structure, Marc Hansult était parmi la vingtaine d'investisseurs qui ont visité le site de la PIA, mercredi 15 novembre 2022. C'était dans le cadre d’un roadshow facilité notamment par le ministère de la promotion des investissements.
Au Ghana, la société emploie déjà 5000 personnes et envisage d’atteindre un niveau similaire au Togo, sur les prochaines années.
« Dans un premier temps, nous nous concentrerons sur des activités de coupe, fabrication et de découpe (CMT). Mais notre plan est de commencer petit, puis de nous développer de manière agressive au fil du temps. Au Ghana, nous avons 5000 personnes, donc je nous vois bien atteindre la même échelle au Togo dans les trois ou quatre prochaines années. », précise-t-on.
Notons du reste qu'en mars dernier, DTRT a conclu un accord de financement avec la Société financière internationale (SFI), pour le développement de ses activités.
Ayi Renaud Dossavi
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Togo : des investisseurs dans le textile s’intéressent à la PIA
C’est Dakar qui va accueillir du 24 au 26 janvier 2023, la 5ème édition des Rencontres du Marché des Titres Publics, (REMTP2023). Cette rencontre annuelle dédiée au marché de la dette souveraine de l’UMOA, se tiendra autour du thème : « diversité des investisseurs et Efficience du Marché des Titres Publics ».
A l’image des éditions précédentes, ce rendez-vous sera aussi consacré aux échanges sur les voies et moyens d’élargir la base des investisseurs aux entités non bancaires ainsi que sur les actions en faveur de l’approfondissement du Marché des Titres Publics.
Il est précisément prévu à l’agenda de cette rencontre , des présentations, des focus sur les pays de l’Umoa et des master class autour des thématiques comme la démocratisation de l’accès aux titres publics, la transition vers une gestion active des titres publics au service de la dynamisation du marché secondaire, la dynamisation du segment des titres à court terme sur le Marché des Titres Publics, les stratégies de distribution des titres publics et les stratégies de gestion de portefeuilles obligataires.
La conférence sera également marquée par la présentation aux acteurs du marché régional, du programme d’émissions des titres publics par adjudication de l’année 2023.
Notons que les REMTP 2023 se dérouleront en présentiel pour la première fois depuis 2020, avec plus de 30 intervenants du marché financier régional et international ainsi que les émetteurs souverains de l’UMOA.
Esaïe Edoh
Au Togo, les acteurs de la filière Soja ont lancé officiellement, mardi 15 novembre 2022, la campagne de commercialisation 2022-2023 de cette légumineuse à graines, qui s’étend au 30 juin 2023.
Au cours de cette campagne de vente, plus de 200 000 tonnes de soja seront mises en vente, selon la fédération nationale des producteurs de soja.
Et les achats se feront suivant les mesures précédemment prises par le gouvernement et les acteurs de la filière.
« Nous avons convenu de la mise en place d'un stock de sécurité au profit des transformateurs. La période moratoire qui a été donnée les années dernières ne sera pas accordée cette campagne, mais tous les commerçants acheteurs vont mettre en place un stock de sécurité pour les transformateurs », précise Komlan Kadzakade, président du conseil interprofessionnel de la filière soja (CFIS).
Également pour le compte de cette campagne, le prix d’achat bord champ est revu légèrement à la hausse d’environ 7%. Il passe de 280 FCFA de l’année dernière à 300 FCFA le kilo.
Notons que sur ces dernières années, la filière soja connait de beaux temps au Togo. La campagne 2016-2017 avait enregistré une production d’un peu plus de 39 000 tonnes qui va bondir sur les années suivantes, passant à environ 44 700 tonnes en 2018-2019, et à plus de 46 700 tonnes en 2019-2020.
Esaïe Edoh
Une vingtaine d’investisseurs internationaux, spécialisés pour la plupart dans le textile, ont visité hier la Plateforme industrielle d'Adetikope (PIA), en particulier le Centre de formation aux métiers du textile, pour apprécier les installations ainsi que le potentiel du site. La visite, organisée par l'entremise des ministères en charge de la Promotion des investissements et du Commerce, et le Tony Blair Institute (TBI), intervient au lendemain d’une rencontre avec le premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbé, qui a notamment présenté les avantages et les incitatifs du pays envers les investisseurs, comme son climat des affaires, son cadre juridique et fiscal.
Pour le ministère chargé de la promotion des investissements, il s'agit normalement de démontrer le caractère intégré et connecté des différentes structures de la plateforme.

Au sortir de ce tour du site de 11 hectares, plusieurs d'entre eux se sont montrés enthousiastes, vis-à-vis des instructeurs et des incitatifs.
"C'est ma première visite sur l'Afrique de l'Ouest et le Togo, et ce que j'ai vu jusqu'à maintenant est extrêmement intéressant et motivant. Pour nous, ça représente un potentiel qui est très très important.”, indique notamment Rodolph Helen, un représentant de Li & Fung, une importante entreprise de logistique, de commerce et distribution, basée à Hong Kong.
“En regardant les infrastructures qui ont été mises en place, en discutant avec les acteurs du gouvernement, tout autant qu'avec le secteur privé qui investit, on se rend compte qu'il y a une communication qui s'est établie et que ça va permettre ce développement. Cette zone, aujourd'hui, c'est quelque chose d'extrêmement encourageant et j'espère que ça ne sera que le premier pas et que ça va continuer".
Parmi les investisseurs, certains ont déjà confirmé leur engagement à se positionner sur le site au terme de la visite, comme c’est le cas de DTRT Apparel, déjà implanté au Ghana voisin, avec 5000 employés dans le textile.
“Notre impression sur ce qui se passe au Togo est très positive, je pense qu'il s'agit d'une opportunité très excitante pour l'industrie de se développer ici. Je suis très heureux de dire que DTRT sera l'un des premiers à venir ici et à commencer à opérer dans le parc au début de l'année prochaine.”, indique notamment Marc Hansult, Co-CEO of DTRT APPAREL.
“Nous sommes très près de nous engager et de commencer les opérations, bien sûr, il faut un certain temps pour s'installer et apporter l'équipement, le démarrage d'une opération ne se fait pas du jour au lendemain, mais l'engagement est fort de notre part".
Potentiel et incitatifs

Pour les premiers responsables de la Plateforme industrielle d'Adetikope (PIA), cette visite est une fierté et rassure les prochains partenaires du Togo sur les garanties qu'offre le pays pour des investissements plus sûrs.
"Le Projet de la PIA est vraiment dans sa phase de matérialisation. Aujourd'hui, nous sommes fiers de savoir que tout ce qui était imaginé, pensé et défini comme projet, aujourd'hui, on peut le voir sur le terrain.", s’est félicité le Commandant Sanda Idiola, Administrateur général de l'Autorité de coordination de la PIA, représentant le gouvernement togolais dans le cadre de la plateforme. "Le Togo offre des garanties en ce qui concerne la PIA axée sur la transformation de nos matières premières, donc d'abord, c'est la disponibilité de nos matières premières, en plus créer un cadre légal qui donne tous les avantages des opérations à tous les investisseurs qui viennent s'installer. ", a-t-il ajouté.
Made-in-Togo…pour les grandes marques de vêtement

La même satisfaction se dégage du côté du TBI, un des chefs d’orchestre de cette visite, en appui au ministère de tutelle.
"En coordination avec le ministère de la promotion des investissements, le ministère du commerce, de l'industrie et de la consommation locale, nous avons travaillé pour amener les investisseurs dans le secteur du textile et de l'habillement, de grandes marques comme Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Under Amrou, et bien d'autres", indique en substance Eric Kuevi, Directeur Pays du TBI au Togo. "Il y avait eu un roadshow en 2019, là c'est la phase 2, pour montrer que ce qui a été promis [aux investisseurs et au public] a été réalisé, et que maintenant, ils puissent investir, que les t-shirts, chemises et pantalons puissent sortir du Togo. Que le Made-in-Togo soit une réalité, et s'exporte à l'étranger."
Ayi Renaud Dossavi
Des opérateurs économiques mobilisés par la fondation Tony Blair ont échangé le mardi 15 novembre 2022 avec la cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé. Occasion pour le Premier ministre de leur présenter les opportunités d’affaires qu’offre le Togo.
Le climat des affaires de plus en plus attractif, la réglementation du cadre juridique et fiscal, les potentialités naturelles et économiques du pays, entre autres, ont été présentés aux investisseurs lors de la séance de travail, en présence d’autres membres du gouvernement.

La vingtaine d'hommes d’affaires occidentaux a aussi été édifiée sur le climat de sécurité, de paix et de stabilité qui règne dans le pays. De multiples initiatives de développement en cours, ont été évoquées, notamment dans les domaines de l’énergie, des télécommunications et de l’industrialisation notamment avec la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) qui entre dans sa seconde phase.
« Ce sont des investisseurs qui ont été identifiés, parce qu’ils ont une stratégie de relocalisation de leurs investissements en Afrique. Pour nous, c’est une bonne opportunité de les rencontrer, pour leur montrer ce qui est en train d’être fait au Togo. », a indiqué la ministre de la Promotion de l’Investissement, Kayi Mivédor, au sortir de la réunion.
Esaïe Edoh
Au Togo, les facilités offertes par le gouvernement aux entreprises sont aussi valables pour les Très petites et moyennes entreprises (TPME). Ces différentes mesures ont été rappelées aux acteurs économiques lors d’une conférence publique organisée le mardi 15 novembre dernier à Lomé, dans le cadre du mois du « Consommer local ».
Les entreprises classées dans la catégorie des TPME sont aussi bénéficiaires des avantages accordés à travers le Code général des Impôts à toute entreprise, a rappelé le directeur de la Législation fiscale et du contentieux à l’Office Togolais des Recettes (OTR), Kampatibe Konlani. Elles ont également des parts dans les 25% des marchés publics réservés aux jeunes entrepreneurs.
Les TPME peuvent aussi solliciter des sessions de renforcement des capacités, des encadrements et des facilitations d’accès aux financements à un taux réduit de 4,5% comme le prévoit le dispositif du FAEIJ en faveur des entrepreneurs.
D’après Ayélé Ekue Amégnran, directrice de la Facilitation des conditions opérationnelles des entreprises au ministère du Commerce, les différentes réformes engagées par le ministère, pour promouvoir la consommation locale, prévoient des accompagnements au profit des TPME. Elle précise par ailleurs que « les outils et instruments existant dans les différentes structures prennent en compte les TPME. Il revient donc aux acteurs du secteur d’aller vers ces structures, pour avoir des informations qui s’imposent dans la gestion de leurs entreprises ».
Cette rencontre d’information est organisée alors que le gouvernement a lancé, il y a quelques jours, la campagne de vulgarisation du contenu de la charte des TPME. Un document qui redéfinit l’accompagnement du gouvernement aux entreprises catégorisées dans les TPME.
Esaïe Edoh
Les Fournisseurs d’accès Internet, Canalbox (Groupe Vivendi Africa, GVA) et Togocom qui, grâce à leur refonte tarifaire, ont hissé le Togo en tête des offres les moins chères de la zone UEMOA, viennent de perdre cette place. La première place est désormais occupée par les filiales Moov Africa Côte d’Ivoire et Burkina Faso.
Selon le régulateur qui a rapporté l’information le mardi 15 novembre 2022, via un communiqué, les deux fournisseurs ont été déclassés à la suite « d’une forte dynamique baissière observée à l’échelle sous-régionale » au cours des 3 derniers mois.
Précisément, les filiales Moov Africa de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso proposent les offres les moins chères dans toutes les gammes grâce aux nombreux avantages qu’elles accordent, en plus de l’accès Internet fixe. « Ces avantages se caractérisent notamment par des appels fixes illimités intra-réseau, des forfaits voix fixes inter-réseaux, des forfaits voix mobiles ou des forfaits data mobiles, gracieusement offerts aux abonnés », indique l’ARCEP.
D’après le gendarme des télécommunications au Togo, les offres de 50 Mbps et de 200 Mbps, sont facturées respectivement à 15 000 FCFA et 30 000 FCFA chez Moov Africa Côte d’Ivoire et Burkina Faso tout comme GVA Togo et Togo Telecom. Mais à ces offres s’ajoutent d’autres avantages comme un forfait mobile de 60 minutes au Burkina et des appels fixes on net en illimité, 60 minutes d’appels fixes vers tout réseau, 150 minutes d’appels mobiles et 3 Go de data mobile.
Suite à ce classement, l’institution dirigée par Yaovi Galley, « encourage vivement les fournisseurs d’accès Internet au Togo à faire preuve de plus de générosité et d’innovation dans leurs offres, à l’instar des meilleures tendances observées dans la sous-région et dans le reste du monde ».
Esaïe Edoh
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Le Togo a importé pour 214 milliards FCFA de produits alimentaires en 2021, selon les données de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) dans un récent rapport sur le commerce extérieur au sein de l’Uemoa. Ceci vient en très légère hausse de 0,14%, comparé aux 213,7 milliards FCFA de 2020.
Dans le détail, le pays a dépensé 31,2 milliards FCFA en importation de produits carnés et halieutiques (Bétail-Viande-Poissons) dont principalement du poisson (75,6% de ces achats de l'extérieur).
De leur côté, les approvisionnements en produits laitiers ont représenté 16,7 milliards FCFA sur la même année, en baisse de 9% par rapport à 2020 (18,4 milliards FCFA d'importations).
Importations de céréales et farines
Les principales céréales importées, enregistrées par la Bceao sont le riz, le blé-froment et le maïs, respectivement pour 23,4 milliards FCFA, 16,9 milliards FCFA et 200 millions FCFA.
En comparaison, 9,4 milliards FCFA ont été dépensés en importation de farines diverses contre 43,8 milliards pour les huiles et les graisses, et 25,2 milliards pour le sucre et les sucreries.
Les Togolais ont également dépensé 19,9 milliards FCFA dans les importations de boissons diverses en 2021, en hausse de près de 30% par rapport à 2020.
Ayi Renaud Dossavi
Jocelyne Caballero, ambassadrice de France au Togo, est en fin de mission. Dans un clap de fin, elle a été reçue ce mercredi 15 novembre 2022, par le Chef d’Etat Togolais, Faure Gnassingbé, comme l'indique la présidence togolaise. Ce fut l’occasion pour la diplomate française de faire le point de la coopération entre le Togo et la France durant sa mission.
« Nous avons essentiellement parlé de la bonne dynamique de la coopération bilatérale qui a caractérisé mon séjour et des résultats concrets réalisés dans les domaines économique et social pour répondre aux urgences du développement du pays notamment dans la région des Savanes », a-t-elle indiqué, à sa sortie d’audience.
Le Président de la République, @FEGnassingbe s’est entretenu, ce 15 novembre 2022, avec l’ambassadrice de France, Madame Jocelyne Caballero, en fin de mission.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) November 15, 2022
➡️ https://t.co/OZZfKEnaQK pic.twitter.com/kHJlSh2hzF
Sur la période, le partenariat entre les deux pays a porté sur plusieurs domaines, indique-t-on, notamment les programmes d’alimentation en eau potable qui feront l’objet d’une table ronde des bailleurs de fonds afin de permettre au Togo d’atteindre à l’horizon 2025 et l’accès universel à l’eau. L'Hexagone intervient sur différents projets de coopération au Togo, notamment via son agence de développement, l'AFD.
Jocelyne Caballero est en poste à Lomé depuis septembre 2020. Elle sera remplacée à cette fonction par Augustin Favereau, nouvel ambassadeur de France au Togo, déjà annoncé à Lomé.
Ayi Renaud Dossavi
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Les différents acteurs du monde du travail ont achevé le vendredi 10 novembre dernier à Kara (420 km au nord de Lomé), le forum national du dialogue social. Au terme des travaux, les parties prenantes ont adopté une feuille de route de refondation et de redynamisation de ce cadre d’échanges.
Les actions prévues à travers la feuille de route, devraient, créer « des conditions d’une paix sociale durable pour soutenir la productivité des entreprises et des administrations publiques et consolider les progrès sociaux », informe-t-on.
A cet effet, le document définit les accompagnements du gouvernement aux partenaires sociaux pour la formation ouvrière notamment dans les secteurs de la santé, de la téléphonie mobile, des travaux publics, de la zone franche, des BTP, et de l’éducation nationale qui connaissent des conflits ces 10 dernières années.
L’adoption du document, selon le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara, se situe dans les perspectives des réformes en cours dans le secteur du travail. Il a réaffirmé l’engagement de l’exécutif à œuvrer à la mise en œuvre des points sur lesquels tous les acteurs se sont engagés.
Ce forum organisé grâce à l’appui de Bureau National du Travail (BIT) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a été consacré également au bilan et aux perspectives du dialogue social dont la première assise date de 2006.
Esaïe Edoh