Le ministère togolais de l’eau et de l’hydraulique villageoise organise une table ronde sur l’accès à l’eau les 1er et 2 décembre prochains à Lomé. La rencontre prévue, en collaboration avec l’Agence française de développement, sera un cadre de mobilisation des ressources pour le financement de la stratégie nationale d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.
Il s’agira concrètement lors de cette rencontre de deux jours, pour les autorités togolaises, de partager la vision du pays et d’échanger sur les priorités, de mobiliser les parties prenantes et de recueillir des engagements (techniques comme financiers) pour la mise en œuvre du Plan directeur d’approvisionnement en eau potable du Grand Lomé.
Ce plan directeur dont la mise en œuvre couvre la période de 2023 à 2050, est conçu dans le cadre de l’amélioration de l’approvisionnement en milieu urbain, et vise à restructurer le réseau actuel et à l’équiper en nouvelles infrastructures.
Sa réalisation, selon les estimations des autorités, nécessite une enveloppe de 600 milliards FCFA à l’horizon 2030 et de 1.400 milliards FCFA en 2050.
En rappel, ce projet est en cohérence avec l’ambition du gouvernement, de porter le taux de desserte en eau potable à plus de 80% d’ici 2023.
Esaïe Edoh
Le Président togolais, Faure Gnassingbé, prend part ce vendredi 25 novembre 2022 à Niamey, à une rencontre consacrée à l’industrialisation du continent africain. Elle se tient à la suite d’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) sur la Zlecaf.
Je suis à Niamey, la capitale nigérienne, qui accueille ce jour, un sommet de l'Union Africaine consacré à l'industrialisation, et un autre, à la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF). pic.twitter.com/jXMqQwHNxv
— Faure E. GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) November 25, 2022
Les dirigeants auront à définir de nouvelles politiques d’accélération de la dynamique d’industrialisation de l’Afrique et de renforcement du développement des chaînes de valeur régionales.
“L'industrialisation et la libre circulation de produits à valeur ajoutée sur un marché intégré sont des voies primordiales pour notre développement”, a indiqué Faure Gnassingbé à son arrivée dans la capitale nigérienne.
Plus tôt, le jeudi 24 novembre 2022 lors de l’Examen des politiques de transformation économique (EPTE), le ministre togolais du commerce, Kodjo Adedzé, a présenté les avancées du Togo en matière d’industrialisation. Il a précisément mis l’accent sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), un site qui va accueillir plusieurs sociétés dont une vingtaine ont déjà signé des contrats d’exploitation.
Esaïe Edoh
Le Togo, dans le cadre de son programme de préparation à l’accès au Fonds Vert pour le Climat (FVC), a abrité le jeudi 24 novembre à Lomé, une rencontre d'information sur le développement des projets pour la mobilisation des financements climatiques. Cette rencontre est organisée par l’Institut mondial pour la croissance verte (GGGI), en collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et a réuni divers acteurs.
Cet atelier a réuni des acteurs de la lutte contre les changements climatiques au Togo, qui ont été outillés par des experts sur les stratégies de mobilisation des fonds pour financer leurs projets de protection de l’environnement. Il s’agit concrètement de faire l’état des lieux des sources et mécanismes de financements climatiques domestiques et internationaux disponibles pour pouvoir en profiter. Ainsi, l’accent a été mis sur les méthodes requises pour l’accès au fonds dédié aux pertes et dommages, approuvé, le 20 novembre dernier lors de la Cop 27.
Selon le représentant-résident pour le Togo, Bénin et Ghana du GGGI, Innocent Kabenga, pour bénéficier des financements climatiques, notamment le fonds Vert, « il faut des projets bien préparés, qui s’accordent avec les critères des bailleurs de fonds, car l’obstacle majeur d’accès au financement est directement lié au manque de projets bancables et économiquement viables ».
En rappel, cette rencontre intervient quelques jours après la COP 27, tenue à Charm El-Cheikh, en Egypte. Un rendez-vous climatique auquel le Togo a pris part et où il a déploré la réticence des pays pollueurs à mobiliser des ressources financières nécessaires pour compenser les dommages causés aux Etats affectés par des impacts irréparables du changement climatique.
Esaïe Edoh
Jeremy Awori, le nouveau directeur général d'Ecobank Transnational Incorporated (ETI), holding bancaire panafricaine de la multinationale basée à Lomé, prend peu à peu ses marques. Le Kenyan a rencontré jeudi 24 novembre 2022, le Chef d’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, à la faveur d'une audience. Il faisait partie d’une délégation du Groupe, conduite par le président du conseil d’administration, Alain Nkontchou, comme l’indique la présidence togolaise.
Ce fut également l'occasion pour Awori de réitérer la volonté de son institution bancaire, de renforcer son partenariat avec le Togo, notamment en annonçant vouloir accompagner le gouvernement dans sa politique de développement économique, précise-t-on depuis le Palais.
Le Président de la République, @FEGnassingbe s’est entretenu, ce 24 novembre 2022, avec une délégation de l’Ecobank Transnational Incorporated (ETI).
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) November 24, 2022
➡️ https://t.co/m3gGdlr70U pic.twitter.com/yPpqby2CrQ
« Nous avons abordé avec le chef de l’Etat, le partenariat entre Ecobank Transnational Incorporated (ETI) et le Togo. Nous avons une relation continue, fluide et importante avec le Togo qui abrite le siège social d'Ecobank et l’essentiel de notre management. Nous voudrions plus que jamais jouer un rôle d’apporteur de capital et d’appui à l’économie togolaise qui se porte bien au regard de tout ce qui se passe dans la région », a déclaré Alain Nkontchou, au sortir de l'audience.
Pour rappel, Jeremy Awori a été annoncé à la tête du groupe bancaire Ecobank en septembre dernier. Le top manager remplace à ce poste le Nigérian Ade Ayeyemi, qui part à la retraite, après avoir dirigé le groupe depuis 2015.
Basé à Lomé, le groupe Ecobank est présent dans 33 pays africains.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo et l’Allemagne ont entamé mardi 23 novembre à Berlin, les traditionnelles discussions bilatérales dans le cadre de leur coopération. Ces dialogues, inscrits dans la concertation intergouvernementale qui se tient régulièrement, permettent aux deux parties de faire le tour d’horizon de leur coopération, et de fixer de nouveaux axes, en lien avec les priorités de développement.
Les discussions portent sur un vaste éventail de sujets, comme la santé, l’éducation, l’agriculture, la bonne gouvernance ou encore l’énergie.
Les négociations bilatérales entre le #Togo ?? et #Allemagne ?? commencent aujourd'hui à Berlin. Préparation et accueil de la délégation de Togo. Les célèbres ananas sucrés de Togo ont voyagé loin. pic.twitter.com/J226v0et5E
— Inge Baumgarten (@IngeBaumgarten) November 22, 2022
La délégation togolaise est conduite par Simfeitcheou Pré, ministre, conseiller du président de la République. Ce dernier échangera avec la délégation menée par le ministère allemand de la coopération (BMZ).
Le styliste togolais Latif Mario Kerim-Dikeni, promoteur de la marque Mario Exclusive, recevra le 16 décembre prochain à Abidjan, une distinction lors de la « Nuit des Awards de l’économie africaine 2022 ».
Le Togolais recevra précisément le « Super prix diamant africain pour la créativité dans le secteur de la couture et de la mode en Afrique de l’ouest 2022 ». Selon le jury, il est l’un « des hommes et femmes qui font honneur à l’Afrique ».
Cette distinction s'ajoute à plusieurs autres reçues par l’entrepreneur et créateur togolais qui s’est vu décerner en 2021, le Prix africain pour le développement (PADEV) du meilleur styliste africain.
Notons que la « Nuit des Awards de l’économie africaine 2022 », est une cérémonie de reconnaissance et de récompense des acteurs de différents secteurs d’activités qui contribuent au développement de l’Afrique.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Agence en charge de l’Électrification Rurale et des Énergies Renouvelables (AT2ER) veut implanter 70 000 lampadaires solaires. L’organe public a lancé à cet effet, un appel à manifestation d'intérêts la semaine dernière (le 14 novembre 2022), à la recherche de prestataires pour préfinancer la fourniture, l’installation et l’exploitation de ces installations, dans le cadre d’un Partenariat Public Privé.
« Le présent processus de préqualification a pour objectif de définir les conditions de présélection des entreprises privées qui manifestent un intérêt à investir dans la fourniture, l’installation, l’exploitation et la maintenance d’une manière durable, d’un parc de 70 000 lampadaires solaires dans le cadre d’un partenariat PPP. », indique l’AT2ER.
Pour ce vaste projet d'éclairage solaire, l’appel à manifestation d’intérêts court jusqu'au 14 décembre 2022.
Au Togo, le solaire continue à faire l'objet d’une attention des acteurs de l'énergie. Cette semaine, le pays a conclu un accord de financement avec Abu Dhabi Exports, qui va débloquer 25 millions $, pour l’extension de la centrale solaire de Blitta, la plus grande d'Afrique de l’Ouest.
Consulter l’appel complet, sur le site du ministère chargé de l’énergie.
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Le Togo veut une augmentation de l’enveloppe des IDA-20 pour soutenir ses actions visant à une transformation structurelle de son économie. Le lundi 21 novembre dernier, Sandra Ablamba Johnson, la Ministre, Secrétaire Général de la Présidence de la République, et Gouverneur de la Banque mondiale au Togo, a plaidé pour le renforcement de ce portefeuille, lors du lancement des consultations dans le cadre de l'élaboration du nouveau Cadre de partenariat pays 2023-2027 avec l’institution de Bretton Woods.
Selon Sandra Johnson, « il faut poser des actes concrets avec des impacts forts sur la population » pour permettre au Togo de parvenir à cette transformation structurelle de son économie.
Dans cette dynamique, les deux parties ont défini les priorités de ce nouveau cadre de coopération en lien avec la Feuille de route gouvernementale Togo 2025 en tenant compte également du contexte particulier marqué par des crises sécuritaire, sanitaire et économique mondiale.

Coralie Gevers, Directrice des opérations de la BM pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, a, à la suite des échanges, rassuré de l’alignement du prochain cadre du partenariat pays sur les priorités convenues avec les autorités togolaises. « La revue à mi-parcours du processus de l’IDA-20 pourra permettre au Togo de bénéficier des ressources supplémentaires pour faire face aux crises de l’heure », a-t-elle déclaré.
En rappel, l’IDA-20 est la 20e reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA), pour accompagner les efforts de redressement des pays touchés par la pandémie de COVID-19 et leur transition vers un développement vert, résilient et inclusif.
Esaïe Edoh
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Il s’est ouvert depuis le lundi 21 novembre à Baguida, un séminaire sur les assurances facultés, plus précisément autour du thème : “les Assurances facultés réglementation, étendue des garanties et procédures d’indemnisation”. Cette catégorie spécifique de produits d'assurances couvre les risques encourus par des marchandises lors d’un transport (maritime, terrestre ou encore aérien).
La rencontre d’échanges et de formation, organisée conjointement par l’Autorité de tutelle du secteur des assurances et la Direction nationale des assurances, dans le cadre de son programme de formation du marché et des acteurs de l’année 2022, doit permettre d’échanger sur les évolutions réglementaires dans le domaine du transport maritime.
Les trois jours de travaux ont permis notamment aux acteurs de s’outiller davantage sur plusieurs thématiques devant les aider à mieux cerner les contours de la gestion des assurances facultés, la réglementation en vigueur et des nouvelles évolutions réglementaires.
« La naissance de l’assurance trouve son origine dans le développement du transport, notamment du transport maritime qui a favorisé l’émergence des autres modes avec le développement des axes routiers, ferroviaires et aériens », a expliqué le directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, Kossi Tofio.
Cette session, qui prend fin ce mercredi, se tient alors que le pays, avec ses activités portuaires en hausse, veut se positionner comme un important point d'échange dans la sous-région, avec d'importantes activités de transport.
L’an dernier, le port de Lomé, port à conteneurs d'Afrique de l’Ouest, et le quatrième du continent, a enregistré ainsi 1 962 304 conteneurs en 2021, contre 1 725 270 d’EVP en 2020, en hausse annuelle de 13,7%.
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Les 48 délégués-pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) élus en octobre dernier, ont été installés officiellement dans leurs fonctions ce mercredi 23 novembre 2022 à Lomé par le ministre des affaires étrangères Robert Dussey.
C’était à la faveur d’un Forum sur la mission et les responsabilités des délégués dans le cadre de la réalisation des différents projets de développement du Togo en lien, avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Ainsi, ces délégués, élus pour un mandat de 3 ans, doivent mobiliser la diaspora togolaise au service du développement national, en facilitant ses investissements dans les projets du pays.
L’initiative est salutaire selon le représentant résident du Programme des Nations Unies au Togo (Pnud), Aliou Dia, car elle permet « aux Togolais de l’extérieur de prendre part activement à la transformation multisectorielle du pays ».
Esaïe Edoh