Au Togo, les exportations de biens ont atteint 748,6 milliards FCFA en 2021, en hausse de 7,71% par rapport à 2020, où elles se situaient à 695 milliards FCFA, selon les données de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), publiées dans son dernier Rapport sur le commerce extérieur de l'Uemoa en 2021.
Ces niveaux d'exportations viennent du reste ponctuer une hausse soutenue depuis 2017, où ce chiffre a culminé à 591,5 milliards FCFA.

Dans le détail, le pays a exporté notamment des matières premières et biens intermédiaires, pour 158,6 milliards FCFA en 2021, marquant une hausse annuelle de 23,4%. Sur la même période, les exportations de biens d’équipement ont pour leur part augmenté de 41,6%, passant de 47,1 milliards (2020) à 66,7 milliards FCFA, selon ce que révèle l’institution monétaire sous-régionale.
La progression est moins marquée au niveau des produits alimentaires, où le pays a exporté pour 118,5 milliards FCFA cette année, contre 116,9 milliards en 2020 en évolution annuelle plus modérée de 1,3%.
Les principaux produits alimentaires exportés sont justement les “Chocolats et Cacao”, pour 10,6 milliards FCFA en 2021, les Céréales & Farines, à 11,1 milliards FCFA, ainsi que les Graisses & Huiles, pour 45,5 milliards FCFA, ces dernières étant tirées par le port de Lomé et ses activités de réexportation.
Evolution positive au sein de l'Uemoa
Le Togo a aussi légèrement amélioré ses chiffres, en ce qui concerne les exportations de biens vers l’Uemoa, qui rassemble 8 pays d'Afrique de l'Ouest. Ainsi, de 3,2% en 2020, la part du pays côtier dans les ventes extérieures de l’Union est passée à 3,7% en 2021. S’agissant de l’ensemble des exportations de biens en valeur de tous les 8 pays de l'UEMOA, il s’est établi à 20 466 milliards FCFA en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
Le 31 janvier, l’annonce du Col. Gnama Latta, selon laquelle le Togo projette de se doter d’une nouvelle compagnie pour desservir Lomé-Niamtougou, les deux villes aéroportuaires du pays, a fait le tour des réseaux sociaux. Car 20 ans en arrière, Air Togo, la première compagnie aérienne du pays, tirait sa révérence. Ce même jour, 35e anniversaire de la SALT, la société en charge de la gestion de la plateforme aéroportuaire, le Directeur qui tient, à la fois les gouvernails de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la SALT, dévoilait coup sur coup, la construction d’un deuxième terminal, l’ouverture de nouvelles lignes, et le projet de construction d’un nouvel aéroport à Gbatopé, non loin de la ville de Tsévié (37 km de Lomé).
« Compte tenu de l'augmentation exponentielle de voyageurs sur Lomé, qui est devenue une plateforme de confiance et d'excellence, nous envisageons de construire un deuxième terminal, et l'ouverture d'autres lignes encore. Nous avons en projet la construction d'un aéroport avec deux pistes parallèles sur 8000 hectares à Gbatopé, vers Tsévié ».
Des annonces qui marquent une ambition de plus en plus insistante des autorités togolaises, dont le PND ficelé dans les années 2018-2019, avait donné le ton. Le Togo, qui se revendique comme la porte d’entrée naturelle en Afrique de l’Ouest, ou son carrefour ou encore “The place to be”, veut se développer en hub logistique, non sur les volets de la logistique portuaire, mais également aéroportuaire, avec ses deux aéroports internationaux existants : L’aéroport international Lomé-Tokoin, rebaptisé Aéroport international Gnassingbé Eyadéma et l’aéroport international de Niamtougou que le gouvernement veut transformer en hub de référence pour le trafic cargo vers les pays de l’hinterland.
Modernisation de l’AIGE
L’histoire récente de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema commence le 25 avril 2016 avec l’inauguration de la nouvelle aérogare par le président Faure Gnassingbé, après 4 ans de travaux.
L’infrastructure, qui a nécessité 150 millions $ d’investissement, peut accueillir 2 millions de passagers par an et 50 000 tonnes de fret par an. Une vitrine nationale, financée par la Banque chinoise d’import-export China Exim Bank et réalisée par les entreprises chinoises Weihai International Economic Technical Cooperative Co. (WIETC) et China Airport Construction Group Corporation (CACC).
Depuis sa rénovation, les vols affluent, les compagnies internationales de renom se sont multipliées sur la desserte togolaise.
Air France, Brussels Airlines, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc…, plus de 20 pays d’Afrique et les Etats-Unis sont desservis directement à partir de la plateforme togolaise. La densité du trafic est d’autant plus favorisée par la présence renforcée d’Asky, qui fait de Lomé, son cœur opérationnel, mais également Ethiopian, qui en fait un hub sous-régional, dans une moindre mesure, en desservant deux destinations américaines, en vols directs sans escale.
Croissance du trafic
Après la levée des restrictions dues à la Covid-19 en début de 2021, selon des sources officielles, le trafic passager à l’aéroport de Lomé a bondi de 50% en 2021 à 960.000…. Alors qu’environ 460000 passagers étaient enregistrés en 2020. La dynamique de croissance s’est poursuivie au premier semestre 2022, avec une hausse de 40,8% du nombre de passagers. Le fret aérien a suivi également le même trend de progression, quoique marginal (+1,8%).
Cette croissance est due aussi à la progression du nombre de touristes qui visitent le pays, avec la reprise des grandes conférences. En 2021, 983 969 touristes ont visité le Togo, contre seulement 481 706 en 2020 en raison des restrictions, soit plus 50% en variation annuelle.
Les nouvelles lignes ouvertes par Asky et Ethiopian Airlines permettent également à l’AIGE d'accroître son trafic passager. En effet, la compagnie éthiopienne a lancé en juin dernier, des vols non-stop, trois fois par semaine entre Washington et Lomé (entre l'aéroport de Dulles de Washington, et Gnassingbé Eyadema Lomé), puis vers sa base d'Addis-Abeba.
Desservi par plusieurs compagnies internationales, notamment le géant africain Ethiopian Airlines qui en a fait un de ses hub ouest-africains, Asky, basée à Lomé, Air France, Brussels Airlines, l’aéroport international Gnassingbé Eyadema se rêve un hub logistique de la sous-région.
Faire de Niamtougou, un aéroport cargo
L’aéroport international de Niamtougou, second du pays, n’accueille pour l’instant que des vols privés de fret, aussi rarissimes qu’ils soient. Mais les rêves placés dans cette plateforme sont tout aussi non négligeables. Afin d’en faire une plateforme de référence pour la logistique aéroportuaire, en particulier pour le trafic cargo destiné aux pays de l’hinterland, de premiers travaux de réhabilitation sont annoncés et pourront démarrer "incessamment", grâce à un premier investissement imminent de 2,2 milliards FCFA. Les travaux vont consister au rallongement de la piste de la plateforme d’une longueur de 2 500 mètres à 3.000 mètres, à la clôture du périmètre et à la sécurisation de l’aérogare.
Cette réfection devrait accélérer le projet d’ouverture d’une ligne nationale avec la création d’une compagnie aérienne locale pour relier Lomé à Niamtougou.
Selon le gouvernement, une telle extension devrait aussi permettre à Niamtougou de se conformer aux normes internationales et de servir de base d’exportation de plusieurs produits de rente tels que la mangue et la tomate, cultivés dans la localité et booster le tourisme dans le pays.
Le Chef d’Etat togolais prend part ces 19 et 20 novembre 2022), à la 18è Conférence des chefs d'État et de gouvernement de la Francophonie, à Djerba en Tunisie, comme l'indique la présidence togolaise. La rencontre réunissant les pays membres de la Francophonie, aborde notamment des questions autour du digital et de l’économie, avec pour thème central « Connectivité dans la diversité : le numérique, vecteur de développement et de solidarité dans l'espace francophone ».
Je participe depuis ce matin au Sommet de la Francophonie qui se tient à Djerba. Cette rencontre m’offre l’occasion de réitérer l’attachement du #Togo à l’espace francophone et aux valeurs qui l’animent.
— Faure E. GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) November 19, 2022
1/3#SommetDjerba2022 pic.twitter.com/ke0RDe03rn
Le chef de l'État et ses homologues des pays membres de l'Organisation Internationale de la Francophonie, vont se pencher notamment sur les stratégies pour mettre en évidence l'importance du numérique adapté aux programmes de développement. Ce, dans un contexte mondial marqué par des enjeux économiques majeurs, indique-on.

Le Togo, qui a adhéré récemment au Commonwealth, communauté réunissant traditionnellement le Royaume-Uni et ses anciennes colonies, « réitérer son engagement à l'espace francophone », selon Faure Gnassingbé. Sa stratégie diplomatique ces dernières années, a du reste été de diversifier les partenariats et les interlocuteurs à l'international, dans un contexte de mondialisation et de mobilisation de ressources pour ses plans de développement.
« Le numérique qui est au cœur des débats du sommet de Djerba est en phase avec l'ambitieux programme Togo digital 2025 de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. », indique-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Créé au Togo en mai 2022 par Pyalo Epiphanie Kilimou, Pykam-Diet est un cabinet spécialisé dans la nutrition clinique. La start-up se positionne dans la prise en charge des patients sur le plan nutritionnel et dans la valorisation de la diététique africaine.
Alors que bon nombre de Togolais envisagent d’immigrer en occident, Dr Pyalo Epiphanie Kilimou a quant à elle, opéré le mouvement en sens inverse en rentrant au bercail pour y implanter son cabinet, après 7 ans en Italie. Sa principale motivation : soutenir et conseiller ses compatriotes en nutrition clinique.
Après 7 mois de dur labeur, un véritable travail de fourmi, Pykam-Diet revendique plus d’une cinquantaine de patients touchés au Togo. Ses moyens d’action et son mode opératoire reposent essentiellement sur des sensibilisations, l’organisation des conférences en milieux estudiantin et scolaire, des consultations et soins gratuits... La Sarl fournit également des conseils via son portail officiel et ses réseaux sociaux.
« Aujourd’hui, il ne suffit pas seulement de s’alimenter. On se nourrit certes, mais quelle est la composition de nos repas, et qu’en est-il des heures de prise ? Tout ceci rentre dans la nutrition ». La nutritionniste est partie du constat selon lequel en Afrique en général et au Togo en particulier, la population a de mauvaises habitudes alimentaires. « Parfois par ignorance ou par abus, mais pour le peu que j’ai remarqué, c’est surtout par ignorance », concède Dr Pyalo Epiphanie Kilimou. Avec comme slogan « ton premier médicament est ton aliment », Pykam-Diet tente d’amener la population à adopter les bonnes habitudes alimentaires, afin de préserver sa santé.

Innovation
Pour y arriver, la jeune entrepreneure conseille des tests de dépistage dès l’accouchement pour connaître l’état nutritionnel des enfants et détecter d’éventuels déficits génétiques ou hormonaux, une pratique encore peu connue au Togo. « Lorsque nous prenons par exemple le cas des carences alimentaires, certaines personnes ont un déficit génétique qui les empêche de sécréter certaines hormones digestives. Elles développent soit une intolérance, soit une allergie alimentaire. L’exemple palpable que les gens connaissent, c’est l’intolérance au lactose ou au gluten. Lorsque peut-être depuis votre enfance on ne vous a pas fait le screening pour savoir si vous avez un déficit hormonal ou une baisse de la production de cette hormone, vous verrez qu’à long terme, selon votre alimentation, au fur et à mesure que vous évoluez, vous pourrez développer des pathologies qui peuvent s’avérer mortelles. Généralement dans notre contexte africain, on a tendance à tout mettre sur la sorcellerie », se désole Dr Kilimou.
Mais il n’est pas trop tard. La start-up mène un combat à travers l’éducation et la sensibilisation pour sauver plus de vies. Et pour toucher le maximum de personnes, surtout la « génération tête baissée », Pykam-Diet passe par des canaux digitaux pour se faire entendre. Si sa société existe en Italie depuis 2021, Pyalo Epiphanie Kilimou se base sur son expérience pour trouver des solutions appropriées aux pathologies sur le terrain.

Pykam Charme ou l’élégance au naturel
Dr Pyalo Epiphanie Kilimou est également la promotrice de Pykam Charme, une structure qui s’occupe de la dermo-cosmétique. L’idée est de valoriser le naturel et de lutter contre le décapage de la peau. Ainsi, elle permet de sensibiliser la population sur les effets négatifs de la dépigmentation. En effet, l’entreprise met à disposition des consommateurs des produits de qualité dont des huiles essentielles « made in Togo », à effets thérapeutique et cosmétique.
La société compte aujourd’hui 7 parfums thérapeutiques à effet cosmétique et de parfumerie, dont Ylang-ylang, Tea tree, Rose, Lavande, Kam.C commercialisés à vil prix.

Ancienne déléguée du HCTE
Pyalo Epiphanie Kilimou a été déléguée du Haut conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) pour l’Italie et secrétaire du bureau du Haut conseil des Togolais pour l’Europe. Après ses études en médecine au Togo, elle bénéficie d’une bourse qui lui permet de se spécialiser en nutrition clinique à l’Université de Florence en Italie. Elle sera marquée par le manque d’intérêt des Africains et plus globalement des Noirs pour un tel parcours. En effet, sur plus de 500 étudiants venus du monde entier, la Togolaise était la seule Noire à évoluer dans cette filière. Mais elle ne se retrouvait pas dans la diète méditerranéenne enseignée dans cette Université. « Nous avons nos cultures, nos mœurs, nos habitudes alimentaires. Par moment, pour des soucis de santé, quand je consulte un nutritionniste, les prescriptions qu’on me faisait n’étaient pas conformes à mon standard en tant qu’Africaine. On ne se retrouvait pas dans cette diète. Je me suis dit qu’il était temps de valoriser la diète africaine qui est d’ailleurs la plus ancestrale du monde », raconte-t-elle.

La CEO de 31 ans qui est passée par l’École des Services de Santé des Armées de Lomé (Essal) a poursuivi ses études en science et technologies agroalimentaires à l’Université de Florence comme ingénieure junior et s’est spécialisée en nutrition clinique. Docteur d’État en Italie et actuellement doctorante en médecine et chirurgie, elle a également à son actif un diplôme en pâtisserie internationale et des certificats en sécurité alimentaire comme l’HACCP (Hazard analysis and critical control point) qui lui permettent de mieux exercer son métier.

Comme perspectives, Dr Pyalo Epiphanie Kilimou envisage de créer une unité de soins de nutrition clinique de référence en Afrique et dans le monde pour restaurer la diète africaine qu’elle estime être la meilleure du monde. Même si la lauréate du programme « L’Afrik de Demain », organisé par le magazine Océan’s News, est confrontée à un manque de financement pour concrétiser son projet, celle qui semble manifestement faire de son métier une véritable passion, y croit fermement et s’accroche.
La rédaction
Le Togo et le Ghana travaillent au renforcement de leur coopération bilatérale dans le domaine de la pêche. Les ministres chargés de ce secteur dans les deux pays ont échangé en octobre dernier à Lomé sur les pratiques illégales dans les eaux.
Précisément, le ministre togolais de l’économie maritime, Edem Tengue et son homologue du Ghana, Hawa Koomson, ont évoqué la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), la piraterie maritime et la mise en œuvre d'un programme régional d'observateurs.
#EconomieMaritime |• Visite de travail du ministre de la #Pêche et du #Développement de l'#Aquaculture du #Ghana au #Togo dans le but de renforcer la coopération bilatérale entre les deux pays, dans le domaine de la pêche et de l'aquaculture.@kokouedemTENGUE#MEMPPC pic.twitter.com/qwZ6cLxLi6
— Ministère de l'Economie Maritime (@MaritimeTg) November 4, 2022
Les deux officiels se sont aussi penchés sur des projets d’avenir, notamment l’instauration d’une période de repos biologique sous-régional pour les espèces de poissons et la recherche scientifique en matière de pêche.
Les deux pays voisins, en rappel, sont liés par plusieurs accords de coopération dans divers domaines.
Esaïe Edoh
Au Togo, les recettes liées aux exportations des services de transports (transport terrestre, maritime et aérien) ont progressé de 6% en 2021 par rapport à 2020, passant de 104 milliards FCFA à 111,1 milliards FCFA.
Au sein de l'Uemoa, le pays constitue avec la Cote d'Ivoire, les principaux pourvoyeurs de recettes sur ce segment, selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui a publié le Rapport sur le Commerce extérieur de l'Uemoa en 2021. Les recettes y sont dominées par les transports terrestre et maritime, en lien avec les activités portuaires, la fourniture de services aux armateurs, et la fourniture des pays enclavés de l’Uemoa.
« En effet, les services fournis aux armateurs étrangers et le transport terrestre constituent la principale source de recettes de services de transport des pays membres de l'Union. », indiquent les analystes de la BCEAO dans leur rapport sur les exportations au sein de l’Union, couvrant la période 2021.
Les deux pays ont profité un tant soit peu de la réouverture des frontières, qui a fluidifié davantage les échanges au sein de l’Uemoa, entraînant une hausse de 3,6% des recettes de transports.
« Les recettes de transport ont du reste augmenté de 3,6% pour ressortir à 520,9 milliards contre 502,7 milliards en 2020, ceci en raison de la réouverture des frontières conséquemment à l'atténuation des effets de la crise sanitaire. », relève-t-on.
Ceci étant, la part relative des transports dans les exportations totales de services est ressortie à 20,8% en 2021 contre 23,1% en 2020, en baisse de 2,3%. Des prestations principalement fournies dans l’Union par le Togo et la Côte d’Ivoire.
Ayi Renaud Dossavi
L’Union européenne et l’Allemagne ont annoncé ce vendredi 18 novembre 2022, une allocation financière supplémentaire en appui au Programme d’urgence pour la région des Savanes (PURS) au Togo.
Concrètement, l’UE va décaisser 5 millions d’euros, soit un peu plus de 3 milliards FCFA, alors que l’Allemagne va augmenter des fonds bilatéraux pour son projet ProEnergie dans le cadre du soutien de l'Équipe Europe au Togo.
L’allocation de l’UE, apprend-on, sous forme de don, sera mobilisée sous le volet réponse aux crises du nouvel instrument « Global Europe ». Celle de l’Allemagne sera dévoilée lors des négociations bilatérales fin-Novembre 2022 à Berlin.
Ce nouvel appui devrait permettre d’étendre l’accès aux services sociaux de base, au profit des populations les plus vulnérables dans la région des Savanes, confrontée à la menace terroriste.
Dans le détail, le réseau électrique sera étendu dans 17 localités de la région pour faciliter l´accès à l’énergie à plus de 2.500 ménages. Également, près de 10 unités de soins de santé périphériques seront électrifiées par la technologie solaire et renforcées en équipements médicaux tels que : les autoclaves pour stérilisation, les analyseurs de sang, les centrifugeuses, les microscopes et autres équipements ICT (laptops, imprimantes), indique-t-on dans un communiqué.
Cette enveloppe financera aussi la formation professionnelle des jeunes et des femmes sur l'entrepreneuriat et l´usage productif de l´électricité.
Ce financement annoncé, s'ajoute à plusieurs autres dans le cadre de la réalisation des projets en cours dans la région des Savanes et financés individuellement ou conjointement par la « l’Equipe Europe ».
Notons qu’en janvier dernier, elle a signé avec les autorités togolaises, le document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) qui prévoit les actions qu’elle mènera pour accompagner le Togo dans son processus de développement sur la période 2021-2027.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la production de l’ananas a franchi la barre de 40.000 t en 2022. Selon un bilan du Projet d’appui à l’amélioration de la compétitivité de la Filière Ananas au Togo (PROCAT) dressé en septembre dernier, la production d’ananas est estimée à 44.391 tonnes cette année.
Sur cette quantité, indiquent les responsables du projet, 33.737 t sont des ananas bio.
Ces chiffres démontrent les évolutions positives de cette filière. En effet, le rendement qui était de 27.000 t en 2017, a progressé de près de 12% pour passer à 30.149 t en 2019 avant d’enregistrer une nouvelle croissance de 47% pour atteindre 44.391 tonnes en 2022.
Ces résultats indique-t-on, sont enregistrés grâce au PROCAT qui a permis d’accompagner de diverses manières, les acteurs du monde rural et agricole, les micro, petites et moyennes entreprises intervenant dans la filière ananas.
Ce projet a été financé par l’Union Européenne avec le soutien du Ministère allemand de la Coopération (BMZ). En août 2020, les deux partenaires avaient apporté un appui financier de 30 millions FCFA à la Fédération Nationale des Coopératives de Producteurs d’Ananas du Togo (FeNaCoPAT), dans le but d’améliorer la compétitivité des entreprises de transformation de l’ananas au Togo.
Esaïe Edoh
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Les espoirs placés dans le Port de Lomé pour porter les pavillons togolais dans la bataille sous-régionale qui s'annonçait au début des années 2010, semblent avoir porté leurs fruits. A coup d’investissements et de réformes, le port a pris son envol et tutoie désormais les sommets africains, et même ce qui se fait de mieux à l’échelle mondiale sur le trafic conteneur. Alors que l’écart se creuse avec les autres ports voisins, la bataille est loin de connaître son épilogue et Lomé doit se réinventer pour prendre le large. Dans cette offensive, le joyau togolais a encore une carte en main.
Seul port en eau profonde
Le Togo dispose du seul port en eau profonde de la côte ouest-africaine pouvant accueillir des navires à fort tirant d'eau, avec une profondeur de 16,6 mètres. Principal poumon de l’économie du pays, le Port Autonome de Lomé (PAL) a la capacité d’accueillir des navires de 3ème génération. Inauguré en avril 1968, il n’a cessé de grandir et de s’agrandir, enregistrant d'excellentes performances depuis la construction de son deuxième terminal à conteneurs. Lancé en 2013, le terminal à conteneurs opéré par Lomé Container Terminal (LCT), filiale de l’armateur MSC, a changé le visage de la plateforme portuaire togolaise. L’armateur italo-suisse a d’ailleurs fait de Lomé son hub régional, accostant chaque mois plusieurs de ses grands navires pour caboter vers les autres pays de la sous-région.
Dans le très select Top 100 de Lloyd’s List
Selon l’édition 2022 de la Lloyd’s List, qui retrace les performances annuelles des ports pour le trafic conteneur dans le monde, le port de Lomé se positionne à la 96ème place du Top 100 des ports mondiaux. Il gagne deux places d’une année à l’autre, après une nouvelle progression à deux chiffres de son trafic.
En effet, le volume de conteneurs traités en 2021, selon la revue britannique, est passé à 1,9 million d'EVP, correspondant à une hausse de 13,7 % par rapport à 2020. Au plan sous-régional, le port loméen reste le leader alors qu’il occupe le 4è rang à l’échelle continentale.
Les chiffres d’affaires en hausse
De 2017 à 2021, le chiffre d’affaires du Port autonome de Lomé, l’entité parapublique qui gère le Port, est passé de 26 milliards FCFA à 35 milliards FCFA, ce qui reflète une tendance haussière de 34% en 5 ans, selon les chiffres communiqués par les autorités portuaires.
Les recettes en effet sont passées de 26 milliards FCFA en 2017 à 29 milliards FCFA en 2018, et de 30 milliards FCFA en 2019 à 31 milliards en 2020, soit une légère progression de 3%.
L’augmentation du chiffre d'affaires se justifie par la croissance du trafic, enregistrée sur la même période. La progression est de 52% entre 2020 et 2021, soit 19 millions de tonnes de marchandises en 2020 contre 29 millions de tonnes en 2021 qui ont transité par le Port de Lomé. Le transbordement a connu également une augmentation de 18 % entre 2020 (1.342.546 conteneurs) et 2021 (1.585.101 conteneurs).
Un succès à coup de réformes et d’investissements
Le succès du modèle portuaire togolais de ces dernières décennies tire ses sources dans les réformes qui ont été conduites pour améliorer les coûts et alléger les procédures dans l’enceinte portuaire. Se positionnant comme une porte d’entrée naturelle en Afrique de l’Ouest, Lomé s’est lancé dans une série de chantiers, incluant réformes et investissements. Le plus important de ces investissements est sans doute, la construction du deuxième terminal à conteneurs par Terminal Investment Limited (TIL), le bras de MSC qui investit dans les terminaux portuaires. Le financement de ce terminal a mobilisé des institutions financières de renom telles que l’IFC et Proparco.
Lomé Container Terminal (LCT) qui est l’opérateur né de cette concession de 35 ans signée avec le gouvernement du Togo, appartient à 100%, au groupe TIL. D’une capacité de 2,2 millions EVP (équivalent vingt pieds), le terminal est principalement dédié aux opérations de transbordement pour le compte du transporteur maritime MSC. Un coût global estimé à 352 M€, financé pour 28 % par des fonds propres et pour 72 % par de la dette senior.
Les projets d’avenir
Le port de Lomé ambitionne de doubler sur les 10 prochaines années, sa capacité actuelle notamment grâce au projet d’extension porté par LCT, filiale de l’armateur italo-suisse MSC (Mediterranean Shipping Company), à travers son véhicule dédié aux plateformes logistiques, TIL.
Selon Ammar Kanaan, Ceo de MSC dans une interview de 2020, l’Italo-Suisse devrait investir 500 millions € pour doper la plateforme logistique sur les 10 prochaines années. Un premier plan d’investissement de 50 millions d’euros (32,79 milliards FCFA) dans l’extension du terminal est déjà en exécution. Les fonds vont entre autres, à l'extension de l'infrastructure, et à l’acquisition de matériels comme les grues et les camions. Le terminal devrait notamment se doter d’un espace de stockage sur une superficie de 5 ou 6 hectares servant à augmenter la capacité de stockage de conteneurs et la productivité du terminal, en prévision d’une croissance des conteneurs manutentionnés au Port autonome de Lomé.
Le port sec pour relayer le PAL
Depuis janvier 2022, le Togo dispose d’un Port sec installé sur la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA). L'infrastructure s’étale sur 20 hectares, avec une capacité de 12 500 conteneurs.
Il servira notamment de relais pour les containers, en attendant leur convoyage vers les pays enclavés que dessert Lomé depuis son port.
Son lancement permet notamment de décongestionner le Port de Lomé, en servant de plateforme de manutention et de transbordement des marchandises en provenance ou à destination du port, au profit des pays de l’hinterland.
Le départ de Bolloré
La reprise par MSC, déjà très actif à Lomé, des activités de Bolloré - qui opère l’autre terminal - opération en passe de devenir effective d’ici mars 2023, est un événement marquant dans l’histoire du port togolais. Avec cette opération, MSC détiendra le monopole de l’activité de manutention. Même si les Aponte, propriétaires de l'armateur, rassurent que peu de choses devraient changer, l’idée du monopole inquiète beaucoup d’observateurs.
Comme annoncé il y a quelques semaines, le Projet Pilote de Mise en Œuvre (PPMO) du Marché Unique du Transport Aérien Africain (MUTAA), a été lancé officiellement en début de semaine, le lundi 14 novembre à Dakar. Cette phase pilote est l'un des préalables au déploiement à terme de ce marché unique, censé faciliter le transport aérien entre pays Africains.
Le Togo qui faisait partie des pays engagés dans cette première phase, a été représenté à ce lancement, par Atcha Dedji Affoh, ministre en charge des transports, qui au nom du Chef d'Etat, Faure Gnassingbé.

C’était également à la faveur de la 23ème édition de la journée de la Décision de Yamoussoukro. Une politique africaine du transport aérien adoptée par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement en juillet 2000, à Lomé.
Au nom du Champion du #MUTAA,, SEM. @FEGnassingbe, j'ai pris part ce lundi à Dakar, à la 23ème édition de la journée de la Décision de Yamoussoukro. Une politique africaine du transport aérien adoptée par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement en juillet 2000, à Lomé. pic.twitter.com/4y2hgEsOIL
— Affoh Atcha Dédji (@AffohAtcha) November 16, 2022
Outre le lancement de ce projet pilote, les parties prenantes ont réaffirmé leur engagement à concrétiser les objectifs contenus dans la décision de Yamoussoukro (ce traité qui permet un « ciel ouvert » africain, initialement approuvé par 44 membres de l'Union africaine), afin de décloisonner et unifier le ciel africain.
En comptant le Togo, cette phase pilote du Projet comprend 14 pays.
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