Les ministres de la sécurité des pays membres de l’Uemoa sont en conclave à Lomé ce vendredi 11 novembre 2022 dans le cadre de la 7ème réunion ministérielle sur la sécurité de la zone. Dans la capitale togolaise, ils réfléchissent sur les stratégies à mettre en place pour garantir la paix dans leurs États.
Il s’agira essentiellement pour ces ministres d’examiner le projet de rapport sur la paix et la sécurité dans l’espace UEMOA. Ce bilan, en effet, relève que « la situation sécuritaire dans les Etats membres s’est fortement dégradée au cours du premier semestre 2022 ».
Dans ce contexte, indique-t-on, ces officiels vont proposer et soumettre aux chefs d’Etat, des solutions aussi bien sur le plan national que communautaire pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. A ce titre, le Commissaire en charge du Département du Développement Humain de l’UEMOA, Mamadu Serifo Jaquité, a soutenu que « la rencontre de Lomé revêt un caractère très important dans la mesure où elle permettra de donner de nouvelles orientations pour une mise en œuvre plus efficace de l’accord-cadre de coopération en matière de sécurité et de renseignement entre les Etats membres de l’Union ».
Pour sa part, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection Civile, le Gal de la Brigade Yark Damehame a indiqué « qu’il n’y a pas d’autre alternative que la coopération dans le domaine sécuritaire, en matière d’échange d’information et de renseignement, et dans le domaine du développement ».
En rappel, cette rencontre des ministres de l'Union fait suite aux travaux des experts tenus du 9 au 10 novembre derniers à Lomé.
Esaïe Edoh
Le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) au Togo annonce un changement dans son système de gestion des appels d’offres en ligne. C’est ce qu’indique l'agence onusienne, dans une annonce ce vendredi 11 novembre.

Pour les futurs prestataires et entreprises, l'utilisation du système QUANTUM est désormais obligatoire pour tous les processus d’achat du PNUD au Togo et dans le monde entier, indique l’agence onusienne.
Cette obligation est de mise, « quels que soient le montant et la nature de l’achat ». La nouvelle plateforme « présente plusieurs avantages pour la gestion des appels d’offres aussi bien pour le PNUD que pour les soumissionnaires et renforce davantage la transparence des processus d'achat du PNUD. », ajoute-t-on.
Ainsi, les acteurs désireux d’offrir leurs services au Pnud au Togo ou dans le monde, sont appelés à s’enregistrer sur la plateforme.
Pour rappel, en 2021, l'institution qui appuie le Togo dans la lutte contre la pauvreté et la promotion du développement durable avait mobilisé plus de 5 milliards FCFA, pour ses opérations dans le pays ouest africain.
Au Togo, la réforme du système judiciaire amorcée depuis trois ans, se poursuit, avec pour objectif d’améliorer son efficacité. Le pays modifie ainsi sa cartographie judiciaire, pour répondre notamment à des problèmes de lourdeur excessive des juridictions, et d’obsolescence des textes. Une présentation de la réforme, a été faite par Pius Agbetomey, ministre de la Justice et garde des Sceaux, jeudi 10 novembre 2022.
Le processus inscrit dans le cadre du programme national de modernisation de la justice togolaise lancé en 2019 (et qui vient remplacer une loi de 1978) a pour conséquence un redéploiement ces derniers jours, de l'ensemble des magistrats, sur le territoire.
Il s’agit de permettre à la justice de faire peau neuve, de s’harmoniser à la législation, et de s’aligner sur la feuille de route gouvernementale Togo 2025. La nouvelle cartographie, implique un certain nombre d’innovations, indique le ministre. Celle-ci introduit désormais deux types de juridictions au Togo, des juridictions de droit commun et des juridictions spécialisées.
« Il y a beaucoup d'innovations. Par exemple, l’apparition des tribunaux criminels, qui n'existaient pas jusqu'alors, qui sont introduits dans le respect du double de degré de juridiction, et les juges d'application des peines (juridictions spécialisées, ndlr). », explique le ministre de tutelle. « L'autre nouveauté, c'est qu'au niveau des tribunaux de grande instance, on retrouve des chambres administratives, qui n'existaient pas avant. Avant, la justice administrative était seulement assurée par une chambre administrative au niveau de la cour d'appel. », ajoute-t-on.
Pour rappel, c’est en 2020 que le Togo a adopté sa nouvelle Politique nationale de justice (PNJ), qui définit les orientations stratégiques et les actions prioritaires de l’appareil judiciaire, à l’effet de le rendre plus efficace et indépendant.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l'Assemblée nationale adopte 4 lois qui renforcent les droits des femmes, dans les milieux professionnels, judiciaires et familiaux. Les quatre textes sont des lois utilitaristes votées hier jeudi 10 novembre 2022, à la faveur de la 5ᵉ séance plénière de la 2ᵉ session ordinaire de l’année 2022, dirigée par Yawa Djigbodi Tsegan, la Présidente de l’Assemblée nationale.
Les nouvelles lois viennent modifier des dispositions précédentes, portant sur le code du travail, la sécurité sociale, le code des personnes et de la famille, et le nouveau code pénal.
Par exemple, la modification du texte sur le code de sécurité sociale renforce les droits sociaux de la femme en ce qu’elle lui confère non plus la moitié, mais la totalité de la rémunération journalière moyenne à la suite d’un arrêt de travail. La modification du code des personnes et de la famille, vient pour sa part, améliorer le statut civil, le positionnement familial et les droits matrimoniaux des femmes.

« Le gouvernement, sous la houlette du Président de la République, fera un usage judicieux de l’ensemble des lois votées », a indiqué notamment Adjovi Lolonyo Apedoh-Anakoma, ministre de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, présente lors de la séance.
Du reste, les récentes actions de promotion de la femme, ont notamment valu au Togo une distinction honorifique l’an dernier, du mouvement mondial HeForShe de l’ONU Femmes. Sur le plan entrepreneurial, le nombre d'entreprises créées par des femmes a connu une progression de 24%, entre 2019 et 2021.
Ayi Renaud Dossavi
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Le gratin de l’industrie financière africaine se réunira les 28 et 29 novembre prochains à Lomé, dans la capitale togolaise, lors de la deuxième édition de l’Africa Financial Industry Summit (AFIS). C’est la toute première fois que l'événement porté par l’IFC et Jeune Afrique Media Group, s’organise en présentiel, la première édition s’étant déroulée entièrement en ligne.
Pendant deux jours, apprend-on, des conférences, ateliers et tables rondes permettront aux leaders de l’industrie africaine de contribuer à la relance économique du continent à travers le développement d’une industrie financière compétitive, innovante, inclusive et durable.
“AFIS est une plateforme lancée en 2021 pour permettre aux leaders de l’industrie financière d’échanger sur les enjeux de financement en Afrique. Cette édition réunira des dirigeants de banques, de compagnies d'assurance, de sociétés opérant dans le Mobile money, de fintech, de marchés des capitaux. Seront présents à cette rencontre, des régulateurs, des ministres de l’économie et des finances, et des représentants de grandes institutions de développement,” a détaillé à Togo First, Frédéric Maury, Directeur délégué de l’Africa Financial Industry Summit.
Cette rencontre où sont attendus plus de 500 participants provenant de 30 pays, devrait permettre aux différentes délégations d’échanger sur quatre grandes thématiques jugées essentielles à la finance par les organisateurs.
En novembre prochain, il devrait y avoir notamment des personnalités comme Makhtar Diop, directeur général et Vice-président exécutif de l’IFC, Sitoyo Lopokoiyit, PDG, M-PESA, Nezha Hayat, présidente de l’autorité marocaine du marché des capitaux, les gouverneurs du BEAC, de la BCEAO et de la banque centrale du Kénya, ou Mary Wangari Wamae, administratrice exécutive de Equity group holdings.
“Le premier pilier, c’est tout ce qui concerne la digitalisation financière (les fintechs, le Mobile money, etc). Le deuxième pilier, c’est la finance verte (Sustainable Finance) et le troisième est relatif à l’intégration économique, la Zlecaf. Il y a une quatrième thématique qui s’est invitée à l’aune de la période d’inflation élevée que nous traversons. Il s’agit de l’impact de l’inflation sur la solidité de l’industrie financière africaine et les perspectives”, a énuméré celui qui pilote également les programmes et contenus éditoriaux du Africa CEO Forum.
Dans une Afrique où l’industrie financière est en pleine croissance et où de nouveaux usages pionniers émergent, les organisateurs d’AFIS disent vouloir « encourager l’innovation et impacter l’économie du continent. ».
Au Togo, le contenu de la nouvelle charte des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) signée en novembre 2021en remplacement de celle de 2010, sera vulgarisé auprès des opérateurs économiques dans tout le pays. La campagne de vulgarisation de ce document a été lancée le mercredi 9 novembre 2022 à Lomé par le ministre du commerce, Kodjo Adedzé.
L’initiative permettra aux opérateurs économiques de mieux connaître le contenu de cette nouvelle charte, apprend-on. La diffusion du document se déroulera dans les différentes régions du pays dans différents formats notamment les ateliers et émissions sur les médias en langues française et locales.
La charte actualisée composée de 67 articles, est un guide de 76 pages subdivisées en 7 grands titres. Elle définit le cadre général des mesures incitatives pour la promotion et le développement des TPME ainsi que les obligations et engagements des parties prenantes.
Concrètement le document apporte des précisions sur le soutien non financier aux entreprises catégorisées parmi les TPME notamment « dans la formalité foncière, les procédures de certification et la recherche de financement ».
La charte relue prend en compte 4 catégories d’entreprises à savoir les nano-entreprises, les micro-entreprises, les petites entreprises et les moyennes entreprises. Leurs chiffres d’affaires devraient être compris entre 5 millions FCFA et 1 milliard FCFA.
D’après le ministre Adédzé, la relecture de cette charte est en ligne avec les nécessités d’adaptation au nouvel environnement économique.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les activités de pêche reprennent sur le Lac Nangbéto à compter du 15 novembre, après la trêve traditionnelle de trois mois pour le repos biologique des espèces. C'est ce qu’indique ce jeudi 10 Novembre, le ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Tengue, dans une note officielle.
Cette reprise sera encadrée par certaines conditions, notamment pour préserver l’écosystème du Lac. Ainsi, annonce-t-on, l’usage d'outils comme le filet maillant ou épervier de mailles inférieures à deux doigts et demi, de la senne de rivage, de la nasse de moins de trois doigts et du bambou, est interdit.
Il en est de même pour des pratiques traditionnelles, comme l’acadja/attidja, le barré-barré, ou encore la palangre non appâtée et de l’utilisation des produits toxiques.
Rappelons que la pêche sur le Lac Nangbeto est subordonnée à l'obtention d’un permis délivré par la direction des pêches et de l’aquaculture.
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La société d'investissement Kifema Capital, bras financier de la Holding Togo Invest, s’associe avec la STOA, un fonds d'investissement français (détenu par la Caisse des dépôts et l’Agence française de développement) actif dans le domaine des infrastructures et de l’énergie.
Le fonds d'investissement togolais annonce en effet cette semaine, un protocole d’accord signé, entre Dr Arthur Trimua, Directeur Général de KIFEMA Capital, et Marie-Laure Mazaud, Directrice Générale de STOA.
« Ce nouveau protocole d’accord vient renforcer le lien entre les deux institutions et permet d’établir un cadre commun d’identification, de codéveloppement et de co-investissement dans le domaine des énergies propres et des infrastructures. », a-t-on indiqué-t-on mardi 9 novembre.
L’entente entre les deux acteurs vise à fédérer leurs ressources et compétences respectives, pour « soutenir de façon efficace la croissance de l’économie togolaise à travers des investissements stratégiques. »
Pour rappel, Togo Invest est la holding de l'État togolais chargée des grands investissements. Lancée en 2014, la structure s’est positionnée notamment pour faciliter l'appui de plusieurs projets structurants notamment le Corridor de Transport du Togo (CDT), allant du Port Autonome de Lomé à la frontière nord avec le Burkina Faso, et plusieurs initiatives incluses précédemment dans le cadre du PND : un projet de Port Sec (désormais à Adétikopé), une zone économique spéciale et une Plateforme Logistique Multiservice.
Outre Togo Invest, son actionnariat se compose d’investisseurs publics et privés togolais, dont la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, l’Institut National d’Assurance Maladie et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’exercice de la profession d’acheteur ou d’exportateur de soja conventionnel ou biologique, et de ses produits dérivés, demeure soumis à l’obtention d’un agrément. Cette réglementation a été rappelée mardi 8 novembre 2022 par les ministres de l’agriculture et du commerce, Lekpa Antoine Gbegbeni et Kodjo Adedze via un communiqué conjoint. Ce, en prélude au lancement de la campagne 2022-2023 de commercialisation de cette légumineuse à graine.
Les deux autorités ont en outre, rendu publiques d’autres mesures consensuelles, dans le cadre de la professionnalisation et de l’accompagnement de l’Etat aux acteurs de la filière.
Ainsi apprend-on, il est prévu la mise en place de comités de gestion de la campagne, l’actualisation de l’application ‘Trace Soja Togo’ qui sert à traquer et à mieux écouler les cargaisons, l’érection de points de contrôle et le recrutement d’agents contrôleurs. On annonce également, sur le même trend, la définition du prix plancher et la fourniture de preuves de livraison aux unités de transformations locales.
Sur les dernières campagnes, la filière a connu de beaux temps au Togo. En effet, la campagne 2016-2017 avait enregistré une production d’un peu plus de 39 000 tonnes. Cette production va bondir sur les années suivantes, passant à environ 44 700 tonnes en 2018-2019, et à plus de 46 700 tonnes en 2019-2020.
Les autorités togolaises ambitionnent d’ailleurs la transformation de plus de 200 000 tonnes de soja 100% local par an. Dans cette dynamique des usines ont été érigées au sein de la Plateforme industrielle d’Adetikopé (PIA).
Esaïe Edoh
Les femmes d’affaires opérant dans le secteur du café, issues des Etats membres de l’Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM) sont en conclave à Lomé. Cette rencontre ouverte le mercredi 9 novembre 2022, est consacrée à la formation des participants sur le renforcement des liens techniques, commerciaux et de marketing dans les chaînes de valeur du café.
Organisée avec le soutien de LADI AGRY et le Centre du Commerce International (ITC), elle permettra aux femmes d’affaires de se familiariser avec les outils de développement des modèles de business durable et de bénéficier de soutiens techniques et financiers. Selon l’ambassadeur de l’UE au Togo, Joaquin Tasso Vilallonga, les femmes sont à la fois productrices, transformatrices et exportatrices des produits. « Les accompagner pour qu’elles se retrouvent au niveau de tous les maillons des chaînes de valeur s’est avéré être une solution efficace et pérenne », a-t-il déclaré.
Outre la formation, les cheffes d’entreprises, au total 28, réunies dans la capitale togolaise, seront mises en relation avec des productrices de café, des coopératives, des PME en café et des institutions financières. A terme, apprend-on, une feuille de route ``Région des femmes”, des business clusters sera mise en place. Également, des partenariats seront signés entre les femmes de la chaîne de valeur café dans les pays de l’ACRAM, apprend-on.
Notons que la rencontre de Lomé s’inscrit dans le cadre du programme ACP Business Friendly dans la chaîne de valeur du café, financé par l’Union Européenne.
Esaïe Edoh