Les activités de finance islamique de la filiale togolaise de Coris Bank International (CBI Togo), le troisième acteur bancaire du pays, représentaient à fin 2022, 900 millions FCFA de financements accordés aux clients, et environ 1600 milliards de FCFA de ressources collectées.
L'information émane du Top Management de CBI Togo, à l'occasion d'un point de presse sous la direction d'Ousmane Kaboré, son patron, à la sortie de la 5ème réunion du Conseil de Contrôle interne de CBI Baraka, chargé de la finance islamique au Togo.
Depuis février 2021, CBI Baraka opère dans le domaine de la finance islamique au Togo et revendique un portefeuille de près de 2000 comptes créés pour ce format alternatif de financement, dont 85% des clients sont des personnes physiques et 15% des personnes morales. Elle a clôturé l'année 2022 avec 1889 comptes ouverts, selon Ousmane Tchakpatawo, responsable de la finance islamique chez CBI.

Ousmane Kaboré et son équipe ont présenté leur bilan sur l'offre de finance islamique au Togo et autorisé le lancement de l'Epargne Hadj, qui répond aux règles de la finance islamique et vise à faciliter les démarches pour le pèlerinage du Hadj.
Le Pr Mensah Anani Mensah Nourredine, l'Imam Mako et Dr Khouildi Abdessatar, membres du Comité de Contrôle interne de Coris Bank Baraka, se sont félicités de l'évolution positive de l'offre de finance islamique au Togo.
Rappelons que, basée sur les principes de la Charia, la finance islamique exclut notamment le prêt à intérêt et vise à se démarquer de la finance conventionnelle en mettant en avant des idées d'éthique et de morale islamique, avec un accent sur les notions de responsabilité sociale de l'investissement.
Bien que CBI Baraka soit le premier acteur à offrir ce type de produit au public au Togo, le Togo au niveau institutionnel a déjà mobilisé des ressources à travers des obligations islamiques, les Sukuks. Ainsi, en 2018, le pays faisait d’ailleurs partie du top 10 des plus importants émetteurs de sukuk d’Afrique, selon Moody’s.
Au niveau mondial, la finance islamique représentait un encours de plus de 2 800 milliards $ en 2021, soit un peu plus de 1 % de la finance classique
Ayi Renaud Dossavi
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Il s’annonce en mars prochain à Lomé, la première édition du Salon de l'Emploi en faveur des jeunes diplômés. Placée sous le thème "L'emploi des jeunes diplômés : une responsabilité sociale", la rencontre est organisée par la Fondation Piscare, en collaboration avec l'Université de Lomé et l'Agence Nationale pour l'Emploi (ANPE), les 17 et 18 mars 2023 à Lomé.
L'objectif de ce salon est de mettre en relation les entreprises en quête de compétences et les jeunes diplômés à la recherche d'emploi, indique-t-on. Sont annoncés au menu de cet événement, des ateliers de formations pratiques, des pôles de recrutement et des expositions de compétences. De leur côté, les entreprises pourraient détecter des talents et compétences parmi les demandeurs d’emplois et les motiver à intégrer leurs équipes.
Pour les organisateurs, ce salon de Lomé se veut également être un cadre de réflexion sur les solutions idoines au problème du chômage des jeunes diplômés au Togo. Les débats seront animés par des experts du monde économique et universitaire, afin d'offrir une perspective complète sur les défis actuels et les opportunités à venir.
Dans le pays, la rencontre va s'inscrire dans le sillage des initiatives menées, pour établir des ponts entre l'emploi et la demande.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les ministères de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et de l’Enseignement technique et de l’Artisanat et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) ont signé mardi 7 janvier 2023 à Lomé, un accord de partenariat pour valoriser la recherche et l’innovation. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation en Afrique de l’Ouest » (VaRRIWA).
Avec cet accord, les deux ministères mettront désormais à disposition du secteur privé, les résultats de la recherche et de l’innovation.
Selon les termes de la convention, les parties signataires vont conjointement mener des actions de recherche de financement au profit des projets de recherches et d’innovations. Elles vont également identifier et accompagner des jeunes talents des établissements, centres et écoles de formation technique et professionnelle et centres de recherche universitaire afin de transformer leurs résultats de recherches, innovations et inventions en produits marchands.
Ces jeunes chercheurs, innovateurs et inventeurs bénéficieront aussi d’une insertion professionnelle.
L’idée, selon la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Nathalie Bitho, est de contribuer à la transformation du secteur artisanal et au développement industriel dans le pays. « Si nous ne nous transformons pas, nous aurons du mal à nous développer. Il faut qu’on casse, aujourd’hui, ce cercle vicieux, pour rentrer dans le cercle vertueux, permettant à nos jeunes d’être financés et encouragés à transformer en produits marchands ce qu’ils sont en train de faire dans leurs coins. Ceci va motiver d’autres jeunes à faire plus et davantage », a-t-elle souligné.
Esaïe Edoh
Après l’étape de la région des Savanes et de la Maritime en janvier dernier, le Forum des producteurs agricoles du Togo (FoPAT) pour le compte de la région des Plateaux, s’ouvre ce mercredi 8 février dans la ville d’Atakpamé. La rencontre se tiendra sur quatre jours, du 8 au 11 février 2023.
Comme dans les autres régions, cette rencontre initiée par le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, sera un cadre d'échanges et d'écoute des acteurs agricoles sur la stratégie gouvernementale pour la transformation du secteur. De fait, les échanges seront axés sur le thème "transformation structurelle de l'agriculture togolaise : défis et perspectives".
Ce rendez-vous agricole dans la plus grande région du Togo sera également marqué par une rencontre d'échanges entre le président Faure Gnassingbé et les producteurs de cette région.
En rappel, la région des Plateaux, est la principale zone agricole du pays. Y sont produits le riz, le soja, des fruits, le café, le cacao et le coton.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Cour des comptes relève certaines irrégularités dans la gestion des fonds alloués par les Partenaires techniques et financiers. C’est ce qui ressort notamment de son « Rapport d’audit du fonds de riposte et de solidarité Covid-19 (FRSC), gestion 2020 », récemment rendu public.
Selon le document, les partenaires ont mobilisé pour le pays, quelque 173 milliards FCFA d’appui, dans le cadre du FRSC en 2020. L’audit subséquent a couvert les départements ministériels et démembrements de l’Etat qui ont reçu, des fonds provenant du FRSC et les ont utilisés dans le cadre de la riposte, sanitaire ou socio-économique.
L’enquête couvre la période jusqu'au 31 décembre 2020 (bien qu’elle ait examiné aussi les opérations dont l’exécution a chevauché entre la gestion 2020 et la gestion 2021).
Des “insuffisances” relevées
Si dans leurs conclusions finales, le Premier président de la Cour des comptes, Jean Koffi Edoh, et ses équipes, donnent globalement, “l'assurance raisonnable”, que les ressources du FRSC ont été utilisées « conformément aux clauses des accords de dons et de prêts d'une part, et dans le respect des textes en vigueur et de ceux pris dans le contexte d'urgence sanitaire », ils relèvent tout de même plusieurs irrégularités.
Ces insuffisances ont été rassemblées en une vingtaine d’observations : la Cour pointe notamment du doigt, des opérations financières effectuées en violation des modes de paiement requis, « [des] rémunérations sans aucune base juridique payées aux membres des comités et à certains personnels dits d’appui. »
Certaines structures publiques sont épinglées pour « Établissement de procès-verbaux non conformes aux documents de la commande ».
La cour note également qu’il y a eu exécution de dépenses dans le non-respect des règles de procédure de contrôle et de justification en matière de la dépense publique, ou que certains paiements effectués sur le FRSC ont porté sur des dépenses non prioritaires ou n’ayant pas de liens directs avec la mise en œuvre des mesures de riposte contre la Covid 19.
Plusieurs dépenses indexées comme “non prioritaires”
A titre d'illustration, « sur un échantillon de 406 dossiers de pièces justificatives d’un montant total de 6 249 993 798 FCFA examinés, 373 dossiers d’un montant de 6 181 162 598 FCFA portent sur des actions envisagées dans le cadre de la mise en œuvre des mesures de la riposte contre la pandémie du coronavirus », explicite la Cour.
Dont un certain nombre « n’ayant pas de lien explicite avec la mise en œuvre des mesures de riposte contre la Covid-19 ».
Ces irrégularités, sur le fond et la forme, sont relevées dans la plupart des départements et organes publics, allant du ministère du Commerce, à celui de l’Economie et des Finances, ou encore de la Justice et de la Législation ; des structures comme la Coordination Nationale de Gestion de la Riposte à la COVID-19, ou l’Université de Lomé. Pour leur part, la Primature et le Ministère en charge de l'Economie numérique n'ont pas réagi aux requêtes d’informations de la Cour.
Si des aspects des observations ont fait l’objet d'éclaircissements de la part des structures indexées par l’organe d’audit, un certain nombre n’ont pu être aplanies, indique-t-on.
Ceci étant, pour un spécialiste qui a requis l’anonymat, certaines remarques de la Cour sont jugées trop sévères sur certains points. Notamment au motif que certaines dépenses pointées du doigt (comme un achat d’ordinateur), trouvent bien leur sens dans un contexte de confinement et de distanciation sociale. Une source relève également que le contexte de crise sanitaire et de course généralisée aux équipements, expliquerait le fait que des marchés importants en consommables et bien d’équipements, soient passés de gré à gré, plutôt que suivant les procédures habituelles.
108,2 milliards FCFA de dépenses en 2020
L’un dans l’autre, il est révélé qu’au titre de l’année 2020, le total des dépenses exécutées dans le cadre du FRSC s’élève à 108,2 milliards FCFA (légèrement au-dessus des 107 milliards initialement annoncés). Ces ressources sont réparties entre deux principales catégories : 26,2 milliards FCFA (soit 24,24% du total des dépenses), et mises à disposition de 18 institutions, ministères et autres entités, pour couvrir les dépenses relatives aux mesures de riposte à la Covid-19, et 82 milliards FCFA (soit 75,76% des dépenses), consacrées aux mesures de résilience, économiques et sociales (dont notamment le Programme Novissi).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la ministre Rose Kayi Mivedor, en charge de la promotion des investissements, a encouragé la mise en relation de son équipe et des opérateurs économiques togolais avec les organisations d’hommes d’affaires et chefs d’entreprises US. Ceci pour mieux faire découvrir le Togo comme terre d’investissements. C’est à la faveur d'une audience, en début de ce mois (le mercredi 1er février 2023), où la ministre a reçu l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis au Togo, Elizabeth Fitzsimmons.
Les deux représentantes ont échangé essentiellement sur le climat des affaires et l’attraction des investissements américains au Togo, comme l’indique le ministère.
Les discussions ont permis aux deux personnalités et leurs équipes d’évaluer ensemble le niveau de coopération entre le Togo et les Etats-Unis en matière de promotion et d’attraction des investissements. Ils ont également abordé les réformes réalisées par le Togo, dans un contexte où le pays d’Afrique de l’Ouest se positionne notamment pour les subventions du Compact (délivré par le département d’Etat américain via le Millenium Challenge Corporation), et sur les pistes d’actions à mener de façon concertée en vue d’attirer des hommes d‘affaires américains au Togo.
Depuis deux ans, l’équipe ministérielle de Rose Kayi Mivedor a montré sa volonté de s'appuyer sur la diplomatie, pour promouvoir le pays à l'international comme terre d'investissements. Ceci notamment à travers une collaboration étroite avec le ministère des affaires étrangères.
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Au Togo, la production aquacole est passée de 730 t en 2020 à 1151 t en 2022. Ces données communiquées ce mardi 7 février par le ministère togolais de l’économie maritime, traduisent une croissance de 57% en 2 ans.
Cette progression est enregistrée au moment où, selon le ministère de la pêche, le Togo « investit conséquemment pour soutenir l'aquaculture dans le pays ». Les autorités du pays accompagnent en effet, les aquaculteurs à travers notamment la fourniture des équipements tels que des barques motorisées, des cages flottantes et des provendes.
« Cette croissance rapide de la production aquacole est un indicateur clair du succès de la stratégie de l'État pour soutenir l'aquaculture au Togo et offre des opportunités économiques et de développement pour les aquaculteurs et les communautés locales », a indiqué le ministère qui a annoncé des actions en cours visant le développement et l’exportation de produits de la mer. Ceci, à travers le Projet de Développement de l’Aquaculture au Togo (PDAT) qui est dans sa phase pilote sur le Lac Nangbéto.
Notons qu’au Togo, le secteur halieutique est en pleine croissance. En 2022, 11 567 t de poissons sont capturées à travers la pêche artisanale maritime, 117 t autres via la pêche industrielle alors que 6300 tonnes de produits halieutiques sont pêchées dans les eaux continentales. S’agissant de la pisciculture, elle a généré 835 tonnes.
Esaïe Edoh
Initialement prévue pour la fin d’année écoulée, la 8ème édition du Salon des banques et PME de l’Uemoa (SBPME-UEMOA) s’est officiellement ouverte ce mardi 07 février à Lomé. Ceci, lors d’une cérémonie organisée en mode hybride sur les campus universitaires des autres pays de l’espace, et présidée par le ministre togolais du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, Kodjo Adedze.
Pendant quatre jours, experts, patronat, dirigeants de PME, banques, microfinances, assurances, représentants de faîtières et porteurs de projets mèneront plusieurs activités en ligne, en lien avec la thématique suivante : “Financement et investissement des PME de l’Uemoa, face aux crises et mutations des économies africaines”.
“En acceptant d’abriter cet événement, le gouvernement togolais témoigne son adhésion à l’initiative des promoteurs du Salon qui permettra aux différents acteurs de réfléchir, partager leurs expériences et préoccupations, développer des partenariats gagnant-gagnant afin de formuler des recommandations aux autorités compétentes. C’est avec beaucoup d’impatience que nous attendons les résolutions qui sortiront de vos travaux pour en tirer le meilleur profit”, a indiqué dans son intervention, Kodjo Adedze, avant de rappeler les actions entreprises par le Togo sur la question.
Pour le Burkinabé, Youépéné Hermann Nagalo, Secrétaire permanent du Salon, “le SBMPE-Uemoa est une initiative qui vient compléter toutes les autres initiatives déjà existantes. L’objectif in fine est de parvenir à la transformation de nos économies grâce aux PME”.
Pour rappel, un appel à projets innovants a été lancé dans le cadre du salon, et a recueilli près de 400 soumissions.
Le Togo est suspendu temporairement de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Le Conseil d’administration de l’organisme reproche au pays le défaut de publication du rapport sur ses activités extractives en 2020.
Le pays ouest-africain écope de cette sanction tout comme le Kazakhstan et le Mexique qui n’ont pas non plus élaboré ni mis à disposition de l’ITIE le rapport de 2020 après l’échéance du 31 décembre 2022.
« Le Togo ne peut pas prétendre à une prorogation de l’échéance de rapportage pour l’exercice fiscal du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020. L’échéance de publication du rapport en suspens demeure le 31 décembre 2022 », a indiqué le Conseil d’Administration de l’ITIE dans sa décision rendue publique le 1er février 2023.
Ainsi, sur la base de la Norme ITIE, le Togo est temporairement suspendu. La sanction sera « automatiquement levée si le rapport est publié dans les 6 mois suivant la date limite de rapportage », précise le CA.
Pour rappel, l’ITIE est une organisation internationale dont le but est de promouvoir les bonnes pratiques de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance du secteur extractif. Elle avait déjà suspendu le Togo en 2019 pour publication hors délai du rapport d’activité de 2017.
Esaïe Edoh
Au Togo, le vendredi 10 février prochain sera une journée dédiée à l'investissement dans les jeunes entreprises. C'est en tout cas le but d'une rencontre organisée par la délégation de l’Union européenne, avec les représentations de France et d’Allemagne, en partenariat avec le ministère togolais chargé de l'inclusion financière. L'événement, apprend-on, se tiendra au siège de l'Agence de Développement des TPME à Lomé. Avec une partie institutionnelle dans la matinée, et une autre publique, dans l'après-midi.
Le but une fois encore, est de promouvoir les opportunités d'investissement pour les jeunes entreprises au Togo, tout en renforçant les relations économiques entre le Togo et l'Union européenne.
#UE ?????? organisent en partenariat avec le Ministère de l’inclusion financière au #Togo ?? @IFSIPRtg:
— Inge Baumgarten (@IngeBaumgarten) February 3, 2023
?10 février 2023
‼️ la Journée « Investir dans les jeunes entreprises au Togo »,
? au siège Agence de Développement des TPME à Lomé.
??? https://t.co/bQEAYlu22X pic.twitter.com/eC5kY3Az0o
On devrait compter notamment de présentations sur les politiques publiques en matière d'investissement et les opportunités pour les jeunes entreprises, ainsi que des sessions de réseautage pour les investisseurs potentiels.
Dans le pays d’Afrique de l’Ouest, cette prochaine rencontre s’inscrit dans le sillage des nombreuses initiatives mises en place, pour promouvoir le made-in-Togo à l'international, ainsi que la destination Togo comme terre d'investissement.
En apprendre davantage sur la plateforme dédiée.
Ayi Renaud Dossavi
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