Au Togo, la production aquacole est passée de 730 t en 2020 à 1151 t en 2022. Ces données communiquées ce mardi 7 février par le ministère togolais de l’économie maritime, traduisent une croissance de 57% en 2 ans.
Cette progression est enregistrée au moment où, selon le ministère de la pêche, le Togo « investit conséquemment pour soutenir l'aquaculture dans le pays ». Les autorités du pays accompagnent en effet, les aquaculteurs à travers notamment la fourniture des équipements tels que des barques motorisées, des cages flottantes et des provendes.
« Cette croissance rapide de la production aquacole est un indicateur clair du succès de la stratégie de l'État pour soutenir l'aquaculture au Togo et offre des opportunités économiques et de développement pour les aquaculteurs et les communautés locales », a indiqué le ministère qui a annoncé des actions en cours visant le développement et l’exportation de produits de la mer. Ceci, à travers le Projet de Développement de l’Aquaculture au Togo (PDAT) qui est dans sa phase pilote sur le Lac Nangbéto.
Notons qu’au Togo, le secteur halieutique est en pleine croissance. En 2022, 11 567 t de poissons sont capturées à travers la pêche artisanale maritime, 117 t autres via la pêche industrielle alors que 6300 tonnes de produits halieutiques sont pêchées dans les eaux continentales. S’agissant de la pisciculture, elle a généré 835 tonnes.
Esaïe Edoh
Initialement prévue pour la fin d’année écoulée, la 8ème édition du Salon des banques et PME de l’Uemoa (SBPME-UEMOA) s’est officiellement ouverte ce mardi 07 février à Lomé. Ceci, lors d’une cérémonie organisée en mode hybride sur les campus universitaires des autres pays de l’espace, et présidée par le ministre togolais du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, Kodjo Adedze.
Pendant quatre jours, experts, patronat, dirigeants de PME, banques, microfinances, assurances, représentants de faîtières et porteurs de projets mèneront plusieurs activités en ligne, en lien avec la thématique suivante : “Financement et investissement des PME de l’Uemoa, face aux crises et mutations des économies africaines”.
“En acceptant d’abriter cet événement, le gouvernement togolais témoigne son adhésion à l’initiative des promoteurs du Salon qui permettra aux différents acteurs de réfléchir, partager leurs expériences et préoccupations, développer des partenariats gagnant-gagnant afin de formuler des recommandations aux autorités compétentes. C’est avec beaucoup d’impatience que nous attendons les résolutions qui sortiront de vos travaux pour en tirer le meilleur profit”, a indiqué dans son intervention, Kodjo Adedze, avant de rappeler les actions entreprises par le Togo sur la question.
Pour le Burkinabé, Youépéné Hermann Nagalo, Secrétaire permanent du Salon, “le SBMPE-Uemoa est une initiative qui vient compléter toutes les autres initiatives déjà existantes. L’objectif in fine est de parvenir à la transformation de nos économies grâce aux PME”.
Pour rappel, un appel à projets innovants a été lancé dans le cadre du salon, et a recueilli près de 400 soumissions.
Le Togo est suspendu temporairement de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). Le Conseil d’administration de l’organisme reproche au pays le défaut de publication du rapport sur ses activités extractives en 2020.
Le pays ouest-africain écope de cette sanction tout comme le Kazakhstan et le Mexique qui n’ont pas non plus élaboré ni mis à disposition de l’ITIE le rapport de 2020 après l’échéance du 31 décembre 2022.
« Le Togo ne peut pas prétendre à une prorogation de l’échéance de rapportage pour l’exercice fiscal du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2020. L’échéance de publication du rapport en suspens demeure le 31 décembre 2022 », a indiqué le Conseil d’Administration de l’ITIE dans sa décision rendue publique le 1er février 2023.
Ainsi, sur la base de la Norme ITIE, le Togo est temporairement suspendu. La sanction sera « automatiquement levée si le rapport est publié dans les 6 mois suivant la date limite de rapportage », précise le CA.
Pour rappel, l’ITIE est une organisation internationale dont le but est de promouvoir les bonnes pratiques de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance du secteur extractif. Elle avait déjà suspendu le Togo en 2019 pour publication hors délai du rapport d’activité de 2017.
Esaïe Edoh
Au Togo, le vendredi 10 février prochain sera une journée dédiée à l'investissement dans les jeunes entreprises. C'est en tout cas le but d'une rencontre organisée par la délégation de l’Union européenne, avec les représentations de France et d’Allemagne, en partenariat avec le ministère togolais chargé de l'inclusion financière. L'événement, apprend-on, se tiendra au siège de l'Agence de Développement des TPME à Lomé. Avec une partie institutionnelle dans la matinée, et une autre publique, dans l'après-midi.
Le but une fois encore, est de promouvoir les opportunités d'investissement pour les jeunes entreprises au Togo, tout en renforçant les relations économiques entre le Togo et l'Union européenne.
#UE ?????? organisent en partenariat avec le Ministère de l’inclusion financière au #Togo ?? @IFSIPRtg:
— Inge Baumgarten (@IngeBaumgarten) February 3, 2023
?10 février 2023
‼️ la Journée « Investir dans les jeunes entreprises au Togo »,
? au siège Agence de Développement des TPME à Lomé.
??? https://t.co/bQEAYlu22X pic.twitter.com/eC5kY3Az0o
On devrait compter notamment de présentations sur les politiques publiques en matière d'investissement et les opportunités pour les jeunes entreprises, ainsi que des sessions de réseautage pour les investisseurs potentiels.
Dans le pays d’Afrique de l’Ouest, cette prochaine rencontre s’inscrit dans le sillage des nombreuses initiatives mises en place, pour promouvoir le made-in-Togo à l'international, ainsi que la destination Togo comme terre d'investissement.
En apprendre davantage sur la plateforme dédiée.
Ayi Renaud Dossavi
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La cinquième édition de la cérémonie de récompense des Togo Top Impact a dévoilé samedi 04 février dernier ses lauréats. Ceci, lors d’un dîner de gala organisé à l’Hôtel Sarakawa de Lomé, en présence de plusieurs officiels.
Au total, 19 personnalités, issues de divers secteurs, ont été distinguées, pour leurs actions au cours de l’année écoulée. Le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé a ainsi été honoré du prix de la Personnalité Africaine de l’Année 2022, notamment pour ses efforts de paix et de médiation dans la résolution de la crise entre le Mali et la Côte d’Ivoire.
Sur le plan national, c’est le maire de la Commune Agoè-Nyivé 1 (Région maritime), Kovi Adanbounou, qui a été sacré Personnalité de l'année 2022. La co-founder de Lomé Business School, Patience Adjivon s’adjuge la distinction de la Meilleure femme manager de l’année, tandis que l’Agence nationale du Volontariat (ANVT) a décroché la distinction de la Meilleure Action Humanitaire.
D’autres distinctions ont également été attribuées, notamment celle du meilleur entrepreneur digital, pour Dona Etchri et de la meilleure solution digitale pour Sodjinè Pay.

Le Palmarès complet
PERSONNALITE AFRICAINE DE L’ANNEE 2022 : SEM Faure E. GNASSINGBE
PERSONNALITÉ DE L’ANNEE 2022 : Mr ADANBOUNOU A. Kovi
Prix d'Excellence 2022 : Mr TCHODIE P. Kokou
Meilleure femme manager de l’année : Mme ADJIVON Patience
Meilleure femme leader de l’année : Mme GABIAM Ayélé Esther
Meilleur jeune leader de l’année : Mr DEPOUK’N A. Markus
Meilleur entrepreneur rural de l’année : Mr TEWOU Kokou
Meilleur acteur culturel de l’année : Mr BOSSOU-HUNKALI A. M. Marcelin
Meilleure action humanitaire de l’année : ANVT
Meilleur digital entrepreneur de l’année : Mr ETCHRI Edeh Dona
Meilleure solution digitale de l’année : Sodjinè Pay
Meilleur journaliste de l’année : Mr BALAO Kossi Elom
Meilleur togolais de la diaspora au niveau social : Mr BATTAH Komi
Prix du jury : Mme DOGBE Kayi Béatrice
Prix du meilleur promoteur du développement communautaire : Mr GOMADO Joseph Koamy
Prix de la valorisation de la recherche et de l'innovation : Prof. AZOUMAH K. Yao
Prix du leader de la diaspora togolaise : Mr RADJI Safiou
Prix de la transformation numérique : Mr GALLEY Yaovi Michel
Prix de la résilience entrepreneuriale : Mr BADIROU Fatiou
La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) va se doter d’une cartographie numérisée des infrastructures de distribution et de la clientèle. Elle a lancé à cet effet le 20 janvier 2023, une campagne de recensement des compteurs électriques de ses clients.
Au cours de l’opération, la compagnie va précisément inventorier l’ensemble des compteurs et autres matériels de branchement installés chez ses clients et relever leurs coordonnées GPS ainsi que des informations techniques.
A terme, avec ces données, elle va établir une géolocalisation fiable des infrastructures des villes de Lomé, Tsévié, Kévé et leurs environs où la campagne est en cours.
Dans le cadre de cette campagne, la société de distribution d’énergie électrique a déployé sur le terrain, dans les villes concernées des équipes de collecte d’informations.
Cette démarche pour rappel, se déroule dans le cadre du Projet de Réformes et d’Investissements dans le Secteur de l'Énergie au Togo (PRISET), financé à hauteur de 20 milliards FCFA par la Banque Mondiale.
Esaïe Edoh
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Le Togo va boucler une nouvelle sortie sur le marché financier régional le vendredi 10 février 2023. Le pays va tenter de mobiliser auprès des investisseurs de la sous-région, 35 milliards FCFA via une émission simultanée d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT) et de Bons assimilables du trésor (BAT).
Selon l’appel d’offres, les obligations sont d’un nominal de 10 000 FCFA, pour les OAT émises sur les maturités 3 et 5 ans avec respectivement 5,5 et 5,7% de taux d’intérêt. Quant aux bons émis sur 91 jours, ils sont assortis d’un nominal de 1 million FCFA et d’un taux d’intérêt multiple.
Les ressources recherchées vont permettre au Togo de financer son budget national qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
En rappel, lors de sa récente sortie via une émission simultanée de BAT et d’OAT en fin janvier 2023, le Trésor public togolais avait mobilisé sur le marché des titres publics 30 milliards FCFA contre 35 milliards FCFA recherchés.
Notons que cette année, le pays prévoit de collecter 574 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région ouest-africaine. Après deux sorties, il cumule un emprunt de 46 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les opérations de lotissement sont soumises à une autorisation préalable de l'autorité publique. C’est ce que rappellent les ministères chargés de l’administration territoriale, de l’urbanisme, de la sécurité, de l’économie et de l’agriculture, dans un communiqué en date du jeudi 2 février. L’objectif est de lutter contre les lotissements illégaux, et les défis qu’ils engendrent en matière de sécurité, d'urbanisme et d'environnement.
« Toute opération de lotissement, consistant aux morcellements ou divisions volontaires en lots d'une ou plusieurs propriétés foncières, est subordonnée à l'autorisation préalable du ministre de l'urbanisme, de l'habitat et de la réforme foncière. », précise le communiqué.
Cette autorisation préalable, rappelle-t-on, doit être délivrée par le ministre chargé de l’urbanisme, et être exigée par les maires et représentants des municipalités, avant toute opération de lotissement.
Au Togo, plusieurs initiatives visant à améliorer la gouvernance foncière sont en cours. C’est le cas notamment de la dématérialisation du cadastre et de l'adoption d'un projet de décret sur les règles applicables aux livres fonciers et registres électroniques. L'objectif étant de fluidifier et sécuriser les opérations foncières au Togo, dans un contexte où les litiges fonciers représentent la majorité des affaires soumises aux cours et tribunaux.
Ayi Renaud Dossavi
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A compter de cette année scolaire, les inscriptions aux examens du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) réservé aux élèves de la classe de 3ème et du Baccalauréat 1ère partie (BAC 1) pour la classe de 1ere, se feront en ligne. La dématérialisation des procédures d’inscription a été rendue publique le 03 février 2023 via une note officielle du ministre de tutelle Dodzi Kokoroko adressée aux directeurs régionaux de l’éducation.
Dans la dynamique de moderniser la gouvernance de l'école togolaise, le Ministre KOKOROKO rend publique, ce 03 février, la décision de dématérialisation des inscriptions aux examens du BEPC et BAC1, session 2023. pic.twitter.com/yLL8aCbRH8
— Ministère des Enseignements Primaire et Secondaire (@EducationTg) February 3, 2023
Précisément, les inscriptions se feront sur un portail dédié. Cette initiative qui est dans sa phase pilote, indique-t-on, va permettre de digitaliser la gestion des examens, centraliser les données et accélérer les procédures de l'administration scolaire.

Selon le ministre, la démarche s’inscrit dans le cadre de la politique globale de digitalisation et de simplification des démarches portée par le gouvernement.
En effet, l’exécutif togolais ambitionne de digitaliser à l’horizon 2025, 75% des démarches administratives. A ce jour, l’obtention du casier judiciaire, du duplicata de certificat de nationalité, de permis de construire, entre autres, est digitalisée via le portail de service public.
Esaïe Edoh
Marquée par les difficultés que rencontrent les femmes pour cuisiner les plats locaux, Cendras Hova décide de leur faciliter la vie. Elle crée en 2022 « Légumes du chef », une entreprise spécialisée dans la production et la commercialisation des légumes bio surgelés. La lauréate du programme « L’Afrik de Demain », organisé par le magazine Océan’s News, ambitionne avec sa marque, de conquérir le Togo et le continent.
Pour l’instant, « Légumes du chef » propose cinq produits à ses clients, à savoir Adémé, Gboma, carotte, Betterave et haricot, tous certifiés par l’Institut National d‘Hygiène (INH) et l’Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA). D’autres produits sont en cours de certification. Avant de les commercialiser, un travail minutieux est fait avec les jardiniers pour sélectionner les meilleurs produits et s’assurer que ces derniers n'utilisent pas les engrais chimiques.
De l’idée à la réalisation
L’idée de Légumes du chef existait depuis 2021. Après ses études, alors qu’elle faisait des stages pour soutenir son mémoire, Cendras Hova avait du mal à cuisiner après des heures de fatigue au boulot. Aller au marché, acheter des légumes, les laver et les préparer après le boulot revenaient très compliqués à la future entrepreneure. « Je mangeais mal. J’étais obligée d’acheter au bord de la route, ce qui ne plaisait pas à mon mari. Je me disais que si seulement il y avait des légumes prêts à l’emploi, ça m'aiderait beaucoup, mais je me suis rendu compte qu'il n'y en avait pas. C’est de là que l’idée m’est venue de mettre quelque chose en place dans ce sens », témoigne la directrice générale.
Au début, le projet a été froidement accueilli par ses proches, qui n'étaient pas habitués aux surgelés. Mais petit à petit, le concept rentre dans les habitudes des Togolais. Commercialisés en paquets de 500 g à 1 000 FCFA l’unité, les produits proposés par la jeune entreprise peuvent durer plusieurs mois avant de se détériorer. Si la grande partie de ses clients se trouvent pour l’instant au Togo et en France, Cendras Hova ambitionne de toucher d’autres pays. Pour y arriver, elle met en place plusieurs stratégies.
Présence importante en ligne
La responsable mise beaucoup sur la communication digitale pour toucher sa cible. Ce qui lui revient moins cher et lui permet de toucher plus de monde. « Aujourd’hui, pour pouvoir mieux vendre, il est important de digitaliser son entreprise. C’est irréversible. Ceci vous aide à mieux promouvoir vos produits et à toucher les clients partout dans le monde. C’est ce qui m’amène particulièrement à digitaliser la vente de mes produits », explique-t-elle.
Pour toucher son public, l’entrepreneure crée des contenus sur ses réseaux sociaux, en attendant la mise en ligne d’un site web prochainement. La plateforme lui servira de boutique en ligne et permettra aux clients de valider leurs commandes en ligne partout où ils se trouvent. Cendras Hova ne s’est pas encore lancée dans une distribution de masse. Les commandes sont exclusivement virtuelles.
Si elle est présente en ligne, c’est surtout par rapport à sa clientèle. Les produits de « Légumes du chef » sont en grande partie destinés aux femmes fonctionnaires ou salariées qui rentrent tardivement du boulot. Elle passe donc par les réseaux sociaux comme Linkedin, Facebook, Instagram, Youtube, Tiktok… pour toucher cette cible. « J’ai d'abord pensé aux femmes qui sont occupées au travail et qui terminent à 17h ou plus tard. Pour elles, rentrer à la maison pour cuisiner, c’est compliqué. Je leur offre cette possibilité de manger un bon repas en peu de temps. Pour toucher cette cible, il faut être sur les réseaux sociaux, surtout ceux professionnels. Aujourd’hui, il y a du wifi dans presque toutes les entreprises, donc c’est important d’être sur internet », ajoute Cendras.
Devenir leader…
Titulaire d’une licence en marketing et communication et d’un BTS (Brevet de technicien supérieur) en communication des entreprises, Cendras Hova, 27 ans, se sert de ses expériences pour proposer des produits de meilleure qualité à sa clientèle. Son ambition est de toucher les grandes surfaces de distribution et de couvrir tout le territoire national. Elle espère devenir leader sur le marché des légumes bio surgelés en Afrique dans les dix prochaines années et cultiver ses propres légumes.
D’ici-là, elle devrait relever de nombreux défis, principalement celui du financement de son entreprise.
La rédaction