Togo First

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Le Projet de transformation agroalimentaire du Togo (PTA) qui comporte notamment l’agropole pilote de la Kara (à 423 kilomètres au nord de Lomé), a atteint “sa vitesse de croisière”, selon la Banque africaine développement (BAD), mercredi 09 novembre 2022.

L'institution panafricaine basée à Abidjan appuie en effet ce projet à hauteur de 47%, sur un coût total de 35,19 milliards FCFA (5,36 millions d’euros), dont 22% assurés par des dons.

Ainsi, si le PTA a connu des tâtonnements depuis son lancement en fin 2018, depuis le mois de mars 2022, des unités de production ont été mises en place, de nouveaux espaces de culture aménagés et les capacités techniques des producteurs renforcées, relève la Banque.

« Dans certaines zones à aménager, nous avons suspendu les travaux pour permettre aux populations de profiter des pluies pour cultiver leurs champs. Sur une partie du site de Kara, nous continuons les travaux pour le périmètre réservé à la culture de l’anacarde », explique Pidezewe Agba, conseillère technique de la zone de Sanda Kagbanda (préfecture de Bassar).

Selon la même source, trois entreprises ont été retenues pour aménager 3 000 hectares de terre, sur financement de la BAD, et 5 autres pour les travaux d’aménagement de 2 100 hectares, sur financement de l’État togolais.

 D’ici fin 2022

D’ici à la fin de la campagne agricole de la fin de l’année 2022, tous ces appuis multiformes de la banque et du gouvernement togolais devraient avoir stimulé la production céréalière pour la porter de 2 043 à 4 522,5 tonnes – soit une hausse de 120% au moins.

« Ces résultats du projet de transformation agroalimentaire s’inscrivent dans le cadre de l’initiative du gouvernement togolais pour permettre au pays d'accélérer la transformation de son secteur agricole afin de parvenir à une agriculture productive, moderne et à haute valeur ajoutée pour l’économie nationale et la croissance du Togo. », explique le responsable pays de la Banque africaine de développement au Togo, Wilfrid Abiola.

Le PTA Togo doit contribuer à accroître la part des produits agricoles transformés sur place, en la portant à 40%, contre 19% en 2018. Outre la BAD (47%) et l’Etat togolais (17 %), on note également la participation de la Banque ouest-africaine de développement (28%), et de la fondation sud-coréenne Seamaul, à hauteur de 8%.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, 40 cantons sont bénéficiaires du projet de Cohésion Sociale des Régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), appuyé par la Banque mondiale. L'initiative, lancée l’an dernier, veut appuyer les populations Nord des pays du Golfe de Guinée et renforcer leur résilience face aux changements climatiques et à l'extrémisme violent.

Les unités de gestion de quatre pays, le Togo, le Bénin, la Côte d'Ivoire et le Ghana, sont en travaux à Lomé depuis hier mardi 8 novembre 2022. Il s’agit de faire faire le point après 1 an d'implémentation.

« Ce projet s'exécute prioritairement dans 40 cantons dont 36 dans la région des savanes, deux à titre expérimental dans la région de la Kara et 2 à titre expérimental dans la région centrale », explique Mazalo Katanga, Directrice Générale de l'ANADEB (Agence Nationale du Développement à la Base), chargée de l'exécution du projet au Togo. « Les cantons frontaliers, avec le Burkina, le Ghana et le Bénin. »

Les travaux ont été ouverts sous l’égide de la ministre chargée du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou-d’Almeida.

« L'une des grandes valeurs ajoutées du projet COSO pour le Togo, c'est qu'il est en alignement avec les orientations nationales en termes d'approche et de mise en œuvre, à savoir le développement conduit par les communautés. Aussi, en mettant l'accent sur la collectivité, l'accès à l'eau et à l'électricité, et sur les activités économiques des communautés, le projet Coso renforce les investissements dans les zones frontalières les plus à risques de nos quatre pays. », a indiqué la ministre.

Pour rappel, le projet COSO est financé à hauteur de 450 millions $, par la Banque mondiale, dont 60 millions $ (33 milliards de francs CFA) pour le Togo, constitués à 50% de don et 50% de crédit.

Ayi Renaud Dossavi

Banque mondiale: 60 millions $, la part allouée au Togo pour un projet de cohésion sociale

Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé a été distingué le dimanche 6 novembre dernier par le comité d’organisation de la 8e édition du Salon International du Textile Africain (SITA), qui s’est tenue à Lomé. La distinction honorifique a été décernée au dirigeant togolais pour son engagement au développement de l’industrie textile et reçue par le ministre chargé de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou lors de la soirée « la nuit du coton ».

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Selon le comité d’organisation, l’ambition de faire du Togo le leader régional du textile et de l’habillement à l’horizon 2030 mérite d’être encouragée. Cette ambition se traduit d’ailleurs dans l’élaboration d’une politique de développement de l’industrie textile, adoptée pour la période 2022-2030, la mise en place de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), avec installation d’unités de production de vêtements made in Togo ainsi que le projet de rénovation de l’ex-usine textile de Datcha.

Notons qu’à la soirée, d’autres acteurs ont été également honorés. Notamment le Président-Directeur Général de EBOMAF, Mahamadou Bonkoungou, pour son appui à l’organisation du salon et la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC) du Togo, pour ses efforts visant à améliorer la production cotonnière au Togo.

Esaïe Edoh 

mercredi, 09 novembre 2022 12:04

Les priorités du Togo à la COP27

Le Togo participe à la 27ème conférence des parties sur les changements climatiques (COP27) qui se tient depuis le 6 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Egypte. Le pays est représenté à ce rendez-vous mondial par une délégation multisectorielle conduite par le ministre de l’environnement et des ressources forestières, Foli Bazi Katari.

A cette rencontre consacrée aux négociations sur le climat, le ministre togolais va défendre les actions et projets du Togo en faveur de la lutte contre les changements climatiques principalement dans les domaines de l’énergie, le transport, l’eau et l’agriculture. Il va également tenter d’obtenir un accord de financement sur les 100 milliards de dollars par an, que les pays riches se sont engagés à mobiliser en soutien aux Etats les moins avancés et insulaires afin de leur permettre de s'adapter aux effets du dérèglement climatique ou de les atténuer.

Toujours dans la dynamique de recherche de financement pour faire face aux effets du changement climatique, le ministre togolais de l’environnement a échangé dans le Pavillon du Togo avec le Groupe Expertise France qui a réitéré son engagement à soutenir le Togo dans la mise en œuvre de ses divers projets climatiques.

Esaïe Edoh

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), basée à Lomé, va plus que doubler son capital, le faisant passer de 1,5 milliard USD actuels à 3,5 milliards USD, et ce à compter de janvier 2023.

La décision a été approuvée à l’unanimité à la faveur du dernier Conseil des gouverneurs, composé des ministres des finances ainsi que des ministres du plan et du développement des quinze États membres de la CEDEAO. C’était lors de sa 10e session extraordinaire, qui s’est achevée le 27 octobre 2022 à Praia, en République du Cabo Verde.

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Pour George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son Conseil d’administration, cette augmentation vise notamment à améliorer l’effet de levier de l’institution, l’adéquation de ses fonds propres, ses liquidités et sa capacité globale de prise de risque.

Il s’agit également, indique le responsable, de pouvoir s’adapter aux tendances actuelles du secteur financier et d’améliorer sa notation.

Notons que le Conseil des gouverneurs a également procédé à l’appel de la troisième tranche du capital de la Banque qui s’élève à 438 millions USD. Une décision qui vise à renforcer sa capacité à octroyer des ressources concessionnelles aux États membres en vue d’une reprise économique rapide.

Pour rappel, la BIDC est le bras financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO, avec des opérations dans les 15 Etats membres.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Port de Lomé maintient sa percée dans le Top 100 des ports les plus actifs du monde en termes de trafic conteneurs, selon l’édition 2022 de la Lloyd’s List, qui retrace les performances annuelles des ports pour le trafic conteneur dans le monde. 

« La plateforme togolaise de transport de conteneurs se maintient dans le top 100 avec une nouvelle année de croissance à deux chiffres Le port togolais de Lomé a consolidé sa place dans la liste des cent ports après avoir enregistré d'excellentes performances en 2021. », relève notamment le rapport.

Avec son Port, le Togo se positionne en effet à la 96è place de ce classement mondial, gagnant deux places d’une année à l’autre, après une nouvelle progression à deux chiffres de son trafic. 

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En effet, si la plateforme de Lomé, la seule de la sous-région dans le classement, n’a pas réussi à atteindre la barre des 2 millions d'EVP en 2021, les volumes enregistrés, soit 1,9 million d'EVP, représentent une hausse de 13,7 % par rapport à 2020. Ceci, après avoir augmenté les levées de conteneurs par des pourcentages à deux chiffres, pour la deuxième année consécutive. 

Le pays consolide ainsi son positionnement dans le prestigieux classement, deux ans seulement après y avoir fait son entrée. 

Projets de développement

Le rapport ne manque pas de relever les projets de développement en place au port de Lomé, pour doubler sur 10 ans la capacité de la plateforme, sous l’impulsion notamment de l’italo-suisse MSC.

« Les plans jusqu'à la fin de la décennie prévoient d'engager jusqu'à 500 millions d'euros (530 millions de dollars), ce qui permettra de presque doubler sa capacité actuelle à environ 4 millions de EVP. Jusqu'à présent, en 2022, le LCT a fait d'importants progrès dans la modernisation de son parc d'équipements de manutention, en acquérant deux grues mobiles et 10 camions à conteneurs pour augmenter sa capacité. », relève-t-on notamment.

Les autres grands ports en Afrique 

En comparaison, en Afrique, le port d’Alexandrie qui avait occupé le 99e rang mondial avec 1,8 million d’EVP a été sorti du classement de 2022, alors que celui de Durban ayant perdu 6,4% de ses volumes de 2020, a dégringolé, passant de la 72e à la 81e place pour des niveaux de trafic qui sont respectivement de 2,59 à 2,43 millions d’EVP.

De son côté, le Marocain de Tanger Med, a évolué de la 25e pour la 24e position dans ce nouveau classement, avec 7,17 millions d’EVP contre 5,77 millions d’EVP un an plus tôt. C’est le premier au niveau continental. 2e du continent africain, le port égyptien de Port-Saïd, figure au 43e rang du Top 100, avec 4,76 millions d’EVP traités contre 4 millions l’année précédente.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, une vingtaine d'agents issus des différents services du District autonome du Grand Lomé (DAGL), renforcent leurs capacités en matière de commande publique, comme l’indique l’institution

C’est à la faveur d’une session de formation, ouverte lundi 07 novembre à Kpalimé (120 km de Lomé), sur les différentes réglementations qui régissent la commande publique au Togo.

L'initiative est appuyée par l'Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre de la 3ème phase du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL III).

Les travaux, prévus sur 5 jours, vont notamment leur permettre de mieux appréhender le cadre réglementaire, institutionnel et les missions des différents organes du système de gestion des marchés publics au Togo ainsi que leur relation fonctionnelle, apprend-on.

A terme, il s'agit que ces acteurs du District automne du Grand Lomé, puissent « œuvrer, chacun en ce qui le concerne, à une meilleure gestion des acquisitions, une célérité des procédures de marchés publics, et une amélioration de la consommation des crédits budgétaires », selon Tagba Ataféinam Tchalim, Secrétaire Général pi du DAGL, à l’ouverture de ces travaux.

Pour rappel, le DAGL est une entité territoriale particulière, dotée de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Cette importante entité du paysage de la décentralisation au Togo, rassemble à elle seule sous son autorité, 13 communes, 11 Cantons, et 2 préfectures, pour plus de 2,3 millions d’habitants (contre une population globale togolaise de 8 millions.

Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), octroie 434 millions CFA à 35 femmes entrepreneures togolaises, en partenariat avec le Conseil National du Patronat du Togo. 

La dotation a fait l’objet d’une cérémonie officielle, hier lundi 7 novembre, comme l’indique Aliou Dia, le patron de l’agence onusienne au Togo. Ces ressources visent notamment à appuyer la formalisation de ces entreprises dirigées par des femmes, dans le contexte de la préparation à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Notons que cette dotation intervient quelque deux mois après que le Patronat togolais et le Système des Nations Unies, ont signé une déclaration commune d’intention pour renforcer leur partenariat. Un partenariat entre les deux acteurs qui veut non seulement s’aligner sur la feuille de route gouvernementale Togo 2025, mais aussi, accélérer les ODD d’ici 2030, et des ambitions communautaires, à l’échelle de l’Union africaine. 

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La première session du dialogue de partenariat entre le Togo et l’Union Européenne (UE) s’est tenue lundi 7 novembre 2022 à Lomé dans le cadre du nouvel Accord de partenariat entre l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union Européenne (OEACP-UE). Les échanges au cours de cette session ont porté essentiellement sur des sujets d’ordre national et international.

Précisément, la situation sécuritaire dans le nord Togo, l’impact de la guerre en Ukraine, le processus de décentralisation et les élections à venir, la gouvernance économique et la lutte contre la corruption ont été largement abordés par les deux parties.

Sur la question de la décentralisation et des élections à venir, l'UE a encouragé le gouvernement togolais à poursuivre ses efforts, notamment en matière de financement des communes et d’inclusion des acteurs politiques.

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 La partie européenne a en outre, salué les efforts de l’exécutif togolais qui se sont traduits dans les mesures prises pour atténuer le choc du phénomène de la vie chère sur les populations, notamment les plus vulnérables. 

Elle a aussi reconnu les engagements du Togo en matière de gouvernance économique et de lutte contre la corruption à travers des initiatives comme l’évaluation des finances publiques et l’adoption d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption. 

Le Togo qui a bénéficié récemment d’un appui de 55 millions d’euros de la part de l’UE, a rassuré lors de la rencontre les partenaires européens de la ferme volonté du gouvernement de « prendre en compte les conclusions du dialogue dans le but d’élaborer des stratégies prometteuses visant à améliorer les conditions des populations ».

En rappel, le nouvel accord a été paraphé à Bruxelles, le 16 avril 2021.

Esaïe Edoh 

Le Togo vient de lancer une émission simultanée d’obligations de 30 milliards FCFA de maturités 3 et 10 ans, sur le marché des titres publics de l’Uemoa.

D’un nominal de 10 000 FCFA, l’opération sera bouclée le 11 novembre 2022 et, si les obligations émises sur la maturité 03 ans sont assorties d’un taux d’intérêt annuel de 5,3%, celles stipulées sur 10 ans seront rémunérées à 6% l’an.

Cette nouvelle sortie annoncée sur le marché financier régional Umoa-Titres vise à « assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de son plan de relance économique afin de contenir les effets de la pandémie Covid-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire », indique l’annonce.

Notons que le pays qui a déjà mobilisé 440 milliards FCFA sur le marché, a revu à la hausse ses objectifs cette année, qui passent de 533 milliards FCFA à 663 milliards FCFA sous la pression des dépenses sociales et face aux défis sécuritaires.

Esaïe Edoh 

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