Togo First

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Augustin Favereau est le nouvel Ambassadeur de France au Togo. Il remplace Jocelyne Caballero qui a bouclé 3 ans de mission de diplomatique dans le pays ouest-africain.

Âgé de 44 ans, Augustin Favereau, avant sa nomination à ce poste, était conseiller au département ‘’Diplomatie culturelle, influence, francophonie ‘’ du ministère des Affaires étrangères de la France. De 2013 à 2016 il fut conseiller de coopération et d’action culturelle à Jérusalem (Israël) et directeur de l’Institut français de cette ville.

En 2013, il a été chargé de mission et adjoint à la sous-direction des affaires économiques internationales du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Arrivé dans la capitale togolaise pour sa prise de fonction, Augustin Favereau, le nouvel ambassadeur de France, devra présenter prochainement, ses lettres de créances au Président de la République, Faure Gnassingbé.

Son prédécesseur Jocelyne Caballero, qui avait présenté ses lettres de créance en octobre 2020 au président togolais Faure Gnassingbé, a été remercié par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey pour « toutes les actions menées au cours de son séjour » lors d’un dîner en son honneur le vendredi 4 novembre 2022 à Lomé.

Esaïe Edoh 

Le Commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), Philippe Kokou Tchodie, élu à la tête du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF), pour la première fois en 2020 a été réélu le 5 novembre 2022 pour un second mandat de 2 ans. C’était lors de l’assemblée générale élective tenue à Lagos au Nigeria.

Alors qu’il avait pour mission de fournir une orientation stratégique et un leadership, pour la réalisation de la vision et des objectifs de l’ATAF, le patron du fisc togolais au cours du nouveau mandat, aura pour challenge de repenser les stratégies de mobilisation des recettes intérieures dans les pays membres.  

Le Togolais devra également relever le défi de la numérisation des opérations fiscales au sein des différentes administrations, ainsi que l’amélioration du système fiscal africain dans un contexte de relance économique.

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A la suite de sa réélection, l’administrateur du Fisc du Togo s’est félicité en ces termes : « Je suis profondément honoré de représenter mon pays le Togo au sein du Conseil de l’ATAF à la position la plus élevée de Président et remercie les collègues des autres pays d'Afrique pour la reconnaissance de notre travail ainsi que la confiance renouvelée en nous ».

Pour rappel, l’ATAF est une organisation intergouvernementale créée en 2008, qui sert de plateforme de coopération entre les autorités fiscales africaines. 

Esaïe Edoh 

La quatrième réunion du bureau de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest africaine (CCR-Umoa), s'est ouverte ce lundi 7 novembre 2022 à Lomé. Ce, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre togolais chargé du commerce, Kodjo Adedze.  

Au cours des travaux les participants vont réfléchir sur le processus de développement de l’économie des États de l’Union. Il s’agira également pour la CCR-Uemoa de renforcer les capacités des acteurs économiques, afin qu'ils soient plus compétitifs et profitent des atouts de la Zone de libre- échange continentale africaine (Zlecaf). 

« L'importance du secteur privé est de plus en plus évidente aujourd'hui. En effet, ce secteur assure plus de 70% des emplois dans les pays en développement en général, et plus particulièrement dans les États de l’Union », a déclaré Kodjo Adedze. 

Cette réunion statutaire va permettre de préparer l'assemblée générale du bureau de la CCR-Uemoa prévue pour le mois prochain à Cotonou (Bénin). Les assises visent à trouver des stratégies idoines visant à renforcer la résilience du secteur privé ouest africain afin qu’il puisse faire face aux chocs exogènes liés à un contexte international actuel marqué par différentes crises. « Un secteur privé ne peut être fort ou ne peut se développer que s’il est dans un environnement sain où les règles de concurrence sont claires comme partout ailleurs avec un appui des politiques en matière de préférence communautaire pour permettre aux entreprises de la zone de pouvoir se développer », a précisé le président du CCR-Uemoa, Daouda Coulibaly. 

Pour sa part, la présidente par intérim de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), Nathalie Bitho a souligné l'importance de cet outil pour les entreprises de la sous-région. « Nous avons des entreprises assez faibles dans la sous-région et donc il faudrait leur donner un peu plus de dynamisme pour qu'elles puissent se positionner face aux autres entreprises concurrentes étrangères », a-t-elle souligné   

Rappelons que c’est le Togo qui abrite le siège de la CCR-Uemoa. 

La SFI (Société financière internationale, IFC en anglais), bras de la Banque mondiale qui couvre le secteur privé, a nommé le Burundais Olivier Buyoya au poste de directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest. Dans ses nouvelles fonctions, ce dernier couvrira 13 pays de la région, dont le Togo. L'annonce a été faite par l'institution soeur de la Banque mondiale, le vendredi 4 novembre dernier.

« Je me réjouis d'assumer ces nouvelles fonctions et je suis impatient de contribuer à renforcer le soutien de l’IFC en Afrique de l'Ouest, une région dynamique au potentiel immense », a déclaré M. Buyoya. « Bien que l'Afrique de l'Ouest soit confrontée à des défis locaux et mondiaux, il est possible d'aider les pays de la région à bâtir des économies plus fortes et plus durables en renforçant les investissements du secteur privé, notamment dans des secteurs-clés comme l'agriculture, les énergies vertes et l'économie numérique. », a-t-il ajouté.

Le directeur régional aura notamment pour fonction de collaborer avec la Banque mondiale, les partenaires au développement et les acteurs des secteurs public et privé, à renforcer les programmes d'investissement et de services-conseils de la SFI en Afrique de l’Ouest.

Avant de prendre ses nouvelles fonctions, ce dernier était représentant régional de la SFI pour le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Mali et le Niger ; après avoir occupé divers postes de direction au cours de ses 15 ans de carrière au sein de l’institution.

Au Togo, la SFI est coordonnée par l’Ivoirien Christopher Bailliet-Bleziri. L’institution appuie plusieurs PME du secteur privé, dans les domaines des TIC et de la mobilité (Gozem), ou encore de la transition énergique (Zener), pour les plus récents.

Ayi Renaud Dossavi

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Alors que le 5ème recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) lancé le 23 octobre dernier, entre dans sa dernière ligne droite cette semaine, des acteurs politiques et religieux joignent leurs voix pour sensibiliser la population sur l’opération. Selon Sandra Johnson, Ministre secrétaire générale de la présidence, le recensement reste une opération indispensable pour le développement socio-économique du pays.

« Les données du recensement permettent de disposer des indicateurs de suivi et d’évaluation des agendas nationaux. Le recensement permet de connaître la situation sociale de tous les Togolais », a-t-elle précisé dans un Tweet.

En raison de l’importance du recensement, la collaboratrice de Faure Gnassingbé invite les ménages, jusque-là réticents au dénombrement démographique, à participer à l’opération.

« Faisons de cette opération une réussite, en réservant un bon accueil aux agents recenseurs », lance-t-elle.

Le RGPH5 qui prend fin le samedi 12 novembre prochain, permettra au pays de disposer des données précises sur sa population, qui faciliteront aux autorités, la planification « des actions publiques destinées à réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'emploi, de l'accès à l'énergie, à l'eau, etc.. », indique-t-on.

Notons que près de 9 milliards FCFA ont été investis dans le RGHP-5, selon les sources officielles.

Esaïe Edoh

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C’est en tout 34 pays d’Afrique qui ont pris part au grand rendez-vous du Textile, Salon international du textile africain (SITA), selon les premières sources. La rencontre s'est tenue du 4 au 6 novembre 2022, sur l’esplanade du Palais des congrès de Lomé, sous le thème, Industrie du pagne en Afrique : innovation et intelligence collective au service de l’autonomisation des femmes et des jeunes.

Un thème jugé « assez évocateur » et qui « nous interpelle tous sur la nécessité d’une solidarité autour du patrimoine commun du textile que nous partageons pour imprimer un modèle africain fort, capable de contribuer à un développement inclusif. », a indiqué Kodjo Adedze. Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale du Togo, a ouvert la rencontre internationale, en présence d’autres membres du gouvernement, de délégations étrangères, des acteurs du monde culturel, et de partenaires au développement.

La rencontre a offert notamment un cadre de réflexion sur les voies et moyens pour valoriser le travail des acteurs africains du textile et renforcer leurs capacités, dans un contexte de concurrence internationale croissante. 

Dans sa logique de renforcement des capacités des acteurs du textile, le SITA 2022 a également accordé une part belle au numérique, avec en parallèle, des formations sur le E-commerce.

Ayi Renaud Dossavi

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Détermination, courage et sympathie font partie de son quotidien. Nadège Tchangaï est sans nul doute, l’une des jeunes filles togolaises qui prouvent que les femmes peuvent réaliser les mêmes activités que les hommes, et mieux. Sa couveuse solaire fabriquée il y a quelques années, en dit long. A travers son entreprise NET Energy, représentant les initiales de son nom, elle accompagne éleveurs, agriculteurs… pour accroître leurs productions.

Malgré une vie jonchée d’obstacles, en partie parce qu’elle est femme, Nadège Tchangaï n’a jamais baissé les bras depuis sa tendre enfance. Issue d’une famille modeste de six enfants dont trois sont passés de vie à trépas, elle se considère comme une grande sœur qui doit communiquer l’espoir non seulement à sa fratrie, mais aussi à ses parents qui nourrissent l'ambition de la voir devenir une leader.

Taille courte, discrète et taquine, la jeune dame de 24 ans est plus âgée qu’elle n’en a l’air. Elle fait fi de tout ce qu’on raconte d’elle en restant focus sur ses objectifs.

Parcours atypique

Brillante à l’école, Nadège Tchangaï a obtenu son Bac D à Kara avec une mention assez bien. Téméraire, elle aime repousser les limites pour relever des défis dans les domaines d’activités réservés par nature aux hommes, selon ce qu’on dit. Ce préjugé fait au contraire la force de cette agronome de formation qui a d’ailleurs opté pour une spécialité dite réservée aux hommes, notamment la science animale et vétérinaire et a fini par obtenir sa licence en agronomie en 2021 à l’Université de Lomé.

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Couveuse solaire et hybride

Fille de vétérinaire, Nadège n’est pas devenue fabricante de couveuse solaire par hasard. Poussée par la passion de son père qu’elle observait depuis toute petite, elle a compris que l’élevage est un secteur porteur dans lequel il faut entreprendre. En mêlant innovation à sa formation, elle a crevé l'abcès auquel étaient confrontés les acteurs de ce domaine.

L'entreprise NET Energy créée l'année dernière, s'est spécialisée dans la production de poussins locaux. L'objectif pour Nadège est de promouvoir la consommation locale. En effet, les couveuses sont conçues pour pallier le délestage récurrent dans certaines localités, afin d'éviter la perte des œufs et améliorer la production. Différentes gammes, dont des couveuses hybrides sont proposées aux clients en fonction de leur envie et de leurs moyens.

L'idée de fabriquer des couveuses solaires lui est venue en 2020, alors qu'elle était en deuxième année d'agronomie. Très tôt, elle a compris qu’il fallait concevoir un dispositif pouvant alimenter en énergie solaire, les couveuses traditionnelles. Souriante et déterminée à changer le quotidien des éleveurs, elle s'associe à Frank Koudjo, un Béninois spécialisé en électronique, pour réaliser son projet.

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Nadège Tchangaï, malgré ses nombreuses occupations, décide de se former en énergie solaire. L'occasion faisant le larron, son projet sera retenu par le programme « Wényonu » initié par Energy Generation. Elle bénéficie d’une formation pouvant lui permettre de maîtriser d’autres techniques en énergie solaire. Mais avant cette formation, elle réalisait déjà ses premières couveuses solaires avec l'appui de son collègue béninois. Cette expérience lui a permis de mieux assimiler la formation en énergie solaire.

Techniquement, les couveuses sont alimentées par des panneaux solaires qui alternent l'alimentation en électricité en cas de délestage.

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Le processus de transformation des œufs en poussins se fait de manière continuelle et automatique sans aucune incidence sur la production. La jeune entreprise projette de produire et commercialiser des poussins locaux via ce système pour pallier le manque de volailles locales sur le marché.

“La femme aussi est capable”

En se lançant dans ce secteur dominé par les hommes, la jeune femme soutient les producteurs. "J'aime entreprendre et innover. Je me suis dit pourquoi ne pas apporter une solution aux producteurs pour leur permettre d'augmenter leur rendement", a déclaré Nadège Tchangaï. Ce n'est pas seulement le goût de l'entrepreneuriat qui l'a amenée dans ce secteur d'activité. "On dit souvent que la femme est née pour rester au foyer, s'occuper des enfants et qu'elle ne peut pas effectuer certaines activités. Je veux prouver aux gens que la femme aussi est capable…", soutient-elle.

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Elle a toujours su se débrouiller depuis son adolescence pour joindre les deux bouts. “Je me bats non seulement pour relever des défis importants et prendre une revanche sur le fait que je n’ai pas pu faire les études dans des conditions confortables à cause de notre condition modeste, mais aussi à cause des jouets et autres choses que certains enfants ont eus et que moi je n’ai pas eu la chance d'avoir par manque de moyens, et ce, malgré tous les efforts et sacrifices de nos parents ", précise-t-elle.

Depuis le primaire, celle que l'on appelle affectueusement Nado a appris à épargner son argent de poche. Un principe d’éducation financière qu'elle a gardé jusqu'à présent, ce qui lui permet de mettre en œuvre certains de ses projets.

Vu l'utilité de sa machine, des clients en raffolent. Malheureusement l’entreprise n’arrive pas pour le moment à faire une production industrielle ni à satisfaire toutes les demandes.

Le manque de financement est le principal frein auquel est confrontée Nadège sur le cheminement vers des succès plus éclatants. En effet, la fabrication des couveuses nécessite beaucoup de fonds.  Même si plus d'une vingtaine de couveuses ont été déjà vendues par l'entreprise, la demande va crescendo.

Chez NET Energy, on distingue des couveuses en bois et en plastique. Il faut au moins 100 000 FCFA pour fabriquer cet appareil et le montant peut augmenter en fonction de la taille et du désir du client.

"Chaque fois, je me dis que là où les autres femmes refusent d'aller, moi je dois y aller pour voir ce qui empêche mes consœurs de faire le pas. Par exemple, avant de faire la série D, on m'avait dit que je ne pouvais pas y arriver et que les séries scientifiques étaient réservées aux garçons. Arrivée à l'université, c'était pareil. On m'a conseillé au départ de faire l'agro-éco parce que les filles s'en sortent mieux là-bas. Mais j'ai carrément refusé. D'autres me demandaient si je n'avais pas peur des animaux (sourire)", confie-t-elle.

Irrigation solaire

NET Energy est aussi spécialisée en agriculture liée à l’énergie solaire. Nadège s’est lancée dans l’irrigation solaire à cause des nombreuses difficultés que rencontrent les agriculteurs par rapport à leurs semences.

Le projet fait déjà ses preuves et est expérimenté par des maraîchers à Agbodrafo, localité située dans la région Maritime au sud du pays. Dans cette zone, la directrice générale a constaté une perte régulière de certaines cultures comme les choux, perte due à la non maîtrise de l’irrigation.

Sa solution est bien appréciée par les maraîchers de ce milieu, parce qu’elle a résolu leurs difficultés et leur permet d’augmenter leur rendement.

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Lauréate du programme « L’Afrik de Demain », organisé par le magazine Océan’s News, Nadège Tchangaï souhaite que le gouvernement soutienne davantage les jeunes entrepreneurs togolais pour les aider à réaliser leurs rêves. Pour elle, il est préférable d’acheter les outils fabriqués par des Togolais pour soutenir l’économie nationale que d’en commander de l’extérieur.

La rédaction

Au Togo, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) veut produire des curricula de formation afin d’outiller les jeunes dans dix métiers porteurs dans les secteurs des BTP et du bâtiment. L'initiative fait l’objet d’un atelier de deux jours qui prend fin ce vendredi 04 novembre 2022.

« Le projet qui nous réunit en atelier vise à élaborer les curricula dans les métiers porteurs, au niveau des BTP et dans l'agro-industrie. Le processus a été long, il a commencé il y a deux ans, mais il aboutit aujourd'hui à un projet de curricula pour ces 10 métiers porteurs. », se réjouit Kossi Tsiglo, nouveau DG de l'ANPE. « Ces projets s'inscrivent justement dans les objectifs stratégiques de l'ANPE visant à accompagner la dynamique sectorielle imposée par le gouvernement. », ajoute-t-on.

Les travaux réunissent depuis hier les acteurs du secteur privé, dans les bâtiments et travaux publics, et de l'agro-industrie, en vue de valider les curricula de formation.

« C'est une grande étape qui est franchie, pour la suite, il faudra poursuivre, déterminer les besoins qualitatifs et quantitatifs dans ces secteurs et ajuster les contenus pour former au mieux dans ces secteurs. », a ajouté le haut fonctionnaire.

Si on ne sait pas encore combien de jeunes seront impactés par ces réformes et ces nouveaux curricula de formation, l’objectif à terme est de produire encore plus de programmes de formation, pour d'autres métiers dans ces secteurs porteurs.

Notons que ces nouveaux curricula s’annoncent dans un contexte où l'exécutif a mis en place certaines structures dans la même dynamique, notamment les instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), dans les métiers de l’aquaculture (IFAD Elavagnon), l’élevage (IFAD Barkoissi) et des bâtiments ( IFAD Bâtiment de Lomé).

Ayi Renaud Dossavi

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Pour le compte de MCC 2023, le Togo qui est en course vers le Programme Compact du Millenium Challenge Corporation des Etats-Unis d'Amérique, a validé 14 indicateurs sur 20. Ce résultat publié récemment, a été présenté par la Cellule MCA-Togo ce vendredi 4 novembre 2022 à Lomé.

Précisément, le pays a validé 7 sur 8 indicateurs dans le domaine de la “liberté économique”, 5 sur 6 dans celui de “gouverner avec justice” et 2 sur 6 au niveau de “l'investissement dans le capital humain”. 

Selon la carte des scores, les indicateurs pour lesquels le pays n’a pas performé cette année, sont “Droits politiques” (avec un score de 15, contre un minimum requis de 17), “Taux d'immunisation”, (avec un score de 76,5, contre une médiane de 78,5), “Politique fiscale” (avec un score de -3,7 contre une médiane de -3,0), “Dépenses de santé” (avec un score de 0,86 contre une médiane de 1.10), “Protection des ressources naturelles” (avec un score de 41,1 contre une médiane de 41,5)  et la “Santé infantile”, (avec un score de 52,3, contre une médiane de 59,0).

Avec la validation de ces indicateurs, le MCA-Togo espère enfin être éligible au Programme Compact. D’après le coordonnateur de cette cellule, Stanislas Baba, « le Togo a fait ce qu'il faut ».

En attendant l’éligibilité du pays au Compact, le MCA-Togo va œuvrer à la validation des 6 cartes rouges l’année prochaine et parallèlement, améliorer le score des cartes au vert, a déclaré Stanislas Baba.

En rappel, grâce aux 14 indicateurs validés, le Togo est classé 6ème pays ayant un meilleur score alors que le Malawi, le Cap-Vert et le Burkina-Faso sont respectivement 1er, 2è et 3è avec 19,18 et 16 cartes cochées sur les 20. Sur les deux précédentes années, le pays a été constant en validant 15 indicateurs.

Esaïe Edoh 

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Le Togo a désormais son premier centre de santé exclusivement dédié au traitement du cancer. Le Centre international de cancérologie de Lomé a été inauguré hier jeudi 03 novembre par le ministre togolais de la santé de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, Prof Moustafa Mijiyawa. 

La nouvelle structure est située à Adidogomé Amadahomé, rue de l'Écosse, derrière le Lycée technique.

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Issu d'un partenariat public privé, impliquant des acteurs franco-luxembourgeois, avec le soutien du gouvernement togolais, le centre dispose de plusieurs appareils dont celui de radiothérapie avec une technologie VMAT, outil moderne de ciblage des cancers. Le CICL est membre d’un groupe international, actif dans le traitement du cancer, avec des représentations en France et au Luxembourg. 

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« Pour traiter le cancer, nous avons essentiellement trois grandes armes, la chirurgie, la radiothérapie et la chimio. On a déjà des chirurgiens, il y a la chimio qui se fait. Ici, nous faisons la chimio et la radiothérapie. », indique Dr Adamah Diakité, Onco-radiothérapeute et Directeur médical du CICL.

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« La radiothérapie n’existait pas au Togo. Aujourd’hui, dans ce centre, elle est disponible et pas n'importe quel type, c’est la radiothérapie VMAT mais à moindre coût. », se réjouit pour sa part, Dr Rose Adjenou, directrice du CICL. « Nous avons tenu compte du niveau de vie de la population et nous avons l’un des coûts les plus bas de la sous-région », ajoute-t-elle. 

La directrice du centre incite également les citoyens à se faire dépister au moins un fois l’an.

En 2020, le Togo a enregistré plus de 5200 nouveaux cas de cancer, et 3468 décès associés sur la même période.

Ayi Renaud Dossavi

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