Togo First

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Au Togo, de janvier à septembre 2022, le Commissariat des impôts (CI) et le Commissariat des douanes et droits indirects (CDDI) de l’OTR ont globalement collecté 646 milliards FCFA d’impôts et taxes. 

Sur la période sous revue, l’institution chargée de la mobilisation des recettes fiscales et douanières était ainsi à 79% de l’objectif de mobilisation que lui ont assigné cette année 2022, les autorités togolaises : soit 814 milliards FCFA.

 L’information est dévoilée par le ministère de l’économie et des finances dans son “rapport d’exécution du budget de l'État à fin septembre exercice 2022”, publié récemment.

Précisément au premier semestre, l’administration fiscale avait mobilisé 409,41 milliards et collecté 237,34 milliards FCFA entre juillet et septembre. Une année plus tôt, elle avait recouvré au cours des 9 premiers mois, 563 milliards FCFA.

Ces recettes fiscales sont constituées essentiellement des impôts sur les revenus, les bénéfices et gains en capital (148 milliards FCFA) sur les biens et services (326 milliards FCFA), et sur le patrimoine, 1,6 milliard FCFA.

Elles proviennent également des droits et taxes sur le commerce extérieur et les transactions internationales, évalués à 151 milliards FCFA.

Esaïe Edoh

Annoncée il y a quelques mois, l'Agence de la Transformation agricole (ATA) se dessine de plus en plus au Togo. La structure, dont le but est d'accélérer l'atteinte des objectifs de la Feuille de route gouvernementale 2025 dans le secteur agricole, devrait être opérationnelle dès janvier 2023, indique le ministère en charge de l'agriculture dans un récent document.

En effet, un appel à candidature en date du 5 décembre, a été lancé par l’autorité de tutelle, pour recruter des membres du Top management de cette future agence. Ils recherchent ainsi « des personnes de nationalité togolaise, hautement dévouées, combatives, et ayant l'esprit entrepreneurial, capables de travailler sous pression pour rejoindre l'ATA, en vue de transformer l'agriculture au Togo ».

Pour ce recrutement du top management, on recherche notamment un bras droit du Directeur Général, un directeur des études analytiques, un directeur de l'Administration et des Finances, et un directeur d'exécution.

Notons que l’ATA se veut une organisation, basée sur le modèle d’Agence nodale, d'inspiration asiatique. Pour assurer l’atteinte des résultats, la structure veut notamment allier les méthodologies de travail du secteur privé, dans le contexte d’une organisation publique. La structure avait été annoncée en avril dernier, par le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

Les avis de recrutements détaillés et les termes de référence de ces postes sont disponibles. La date de clôture des candidatures est fixée au 21 décembre 2022, à 17h 30, heure locale.

Ayi Renaud Dossavi

La capitale togolaise prête à partir de ce mardi jusqu’au vendredi 9 décembre 2022, son cadre à des échanges sur la sécurité alimentaire. C’est à la faveur de la 38ème réunion annuelle du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires au Sahel et en Afrique de l'Ouest.

Au cours de cette assise organisée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les participants vont analyser les résultats provisoires de la campagne agropastorale 2022-2023 et la situation alimentaire et nutritionnelle.

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Les discussions seront également axées sur les crises pastorales, sécuritaires et la résilience alimentaire et nutritionnelle, entre autres.  Elles porteront en outre sur les investissements pour la résilience des systèmes alimentaires et la gouvernance de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Notons que, la journée du vendredi 09 décembre 2022 sera dédiée au Togo qui partagera son expérience en matière d’investissements dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et dans la résilience.

 Esaïe Edoh

Sandra Ablamba Johnson va obtenir une double distinction, en matière de promotion de la bonne gouvernance. L’actuelle Ministre, Secrétaire générale de la Présidence Togolaise, sera en effet une des figures publiques invitées au Dîner de gala 2022 de l’Observatoire Africain pour la Promotion de la Bonne Gouvernance, organisation basée en Côte d’Ivoire.

Lors de la soirée prévue pour le 23 décembre, elle se verra décerner le « Prix Spécial pour le Développement Économique et la Promotion de l’Investissement Privé au Togo », et « le Prix du Leadership Féminin au Togo », a appris Togo First.

L'organisation, qui récompense depuis plusieurs années, divers acteurs de développement en Afrique, retient notamment la contribution de Sandra Ablamba Johnson, à l'amélioration du climat des affaires au Togo, afin de le rendre attractif aux investissements étrangers.

Des réformes de l’environnement togolais des affaires sur plusieurs indicateurs du Doing Business (DB) qui évaluait la facilité à faire affaire, qui auront permis au pays de faire un bond de 40 places dans le classement mondial en 2020 et d’être le Top reformer africain et le 3è au monde, sur la même période. Une dynamique évolutive après une précédente livraison du DB (DB2019) où le pays de Faure Gnassingbé avait gagné 19 places.

D’autres Togolais seront également primés par l'organisation. Dont notamment, le Colonel Dokisime Gnama Latta, Directeur Général de l’ANAC Togo et de la Société Aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), distingué Prix Panafricain du Meilleur Manager Aéronautique d’Afrique; Me Louis Biyao, avocat au barreau de Paris, Prix Panafricain du Meilleur Avocat d’Affaires Africain Exerçant au Barreau de Paris, Conseiller juridique de la chaîne togolaise New World TV, qui a obtenu devant le Français Canal+, les droits de diffusion de la coupe du monde dans les pays d’Afrique subsaharienne francophone.

Notons que l’an dernier, le Patron de l’Office Togolais des Recettes (OTR), Philippe Kokou Tchodie, a été distingué du Prix panafricain du meilleur gestionnaire de régie financière, décerné par la même organisation, lors de son Dîner de Gala.

Les pays de l’Uemoa et le Tchad veulent mutualiser une partie de leurs ressources et outils de la formation professionnelle. Les neuf pays réunis à Lomé, travaillent en ce sens depuis ce lundi 05 décembre à Lomé, dans le cadre d'un Projet sous-régional (le PROFOR) visant à renforcer le développement de la formation professionnelle, pour améliorer la position des citoyens sur le marché de l’emploi. La rencontre a été ouverte par Eke Odin, ministre délégué togolais, chargé de l'enseignement technique et de l'artisanat.

« En inscrivant sa mise en œuvre dans une approche régionale, concertée et participative, nous fondons l'espoir qu'au terme du Profor, les résultats suivants seront au rendez-vous », indique Aminata Lo-Paye, représentante résidente de la commission de l'Uemoa au Togo, à l'ouverture des travaux.

« Une amélioration de la qualité de la formation dans 24 métiers prioritaires ciblés au profit des neufs pays concernés par le programme. Une réforme de 8 centres de formation d'envergure régionale en vue d'une plus grande professionnalisation des formateurs et une meilleure connaissance des acquis. », ajoute la représentante de l'institution sous-régionale.

« Le Profor est la première initiative dédiée exclusivement à la formation professionnelle, au développement de compétences techniques et professionnelles pour accompagner nos jeunes industries », ajoute pour sa part, Amadou Tchambou, Directeur de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle de l'Uemoa.

Appuyé notamment par la coopération suisse, le programme est financé à hauteur de 15,4 millions $, et devrait s'étendre dans sa première phase, jusqu’à 2024. Ses activités ont été lancées officiellement le 1er septembre dernier, à Ouagadougou.

A ce jour, 182,5 millions FCFA ont été déboursés au Togo, au titre des compensations aux personnes affectées, dans le cadre du projet d’investissement dans la résilience des populations côtières WACA ResIP, et des grands travaux de protection d’une partie de la côte togolaise, qui ont été lancés officiellement le mois dernier au Togo.

Selon les détails obtenus par Togo First, ces compensations pécuniaires correspondent au dédommagement de 64 personnes affectées par le projet, dont 19 dans la ville d’Agbodrafo et 45 à Aného (ville côtière à 40 Km à l’Ouest de Lomé).

Critères d'indemnisations

Si le Projet WACA est appuyé financièrement par la Banque mondiale, les indemnisations sont pour leur part, assurées par l’Etat Togolais, à travers la Commission d’expropriation (COMEX), bras opérationnel du ministère des Finances à cet effet.

« C'est la commission d'expropriation qui dédommage les personnes affectées. WACA pour sa part, s'assure de l'étude d’impact. », explique notamment Loukmane Nadjari, spécialiste en sauvegarde sociale et genre du projet WACA. « La commission d'expropriation procède par des critères d'éligibilité à l'indemnisation, dont le fait d'avoir un bien impacté dans la zone du projet avant la date butoir (la date de fin de recensement des personnes affectées, ndlr). Pour pouvoir prendre en compte autant de préoccupations que possible, cette date a été plusieurs fois révisée et actualisée. », ajoute-t-il.

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Dans le détail, les personnes indemnisées se retrouvent en trois groupes. Le premier comprend les personnes qui occupent des terrains touchés par les travaux, et qui disposent d’un titre de propriété formel. Le deuxième groupe est celui des personnes qui occupent un terrain ou possèdent des biens sur un terrain, mais sans titre de propriété formel. Ces derniers sont considérés comme propriétaires, au regard du droit coutumier. La troisième catégorie comprend les personnes affectées, mais qui ne sont ni dans la première ni dans la deuxième catégorie.

Niveaux d'indemnisation

« L’indemnisation ou la compensation est calculée sur la valeur intégrale de remplacement du coût du bien affecté. C'est-à-dire que c'est appliqué à la valeur actuelle du marché, sans dépréciation, plus les coûts de transactions. », poursuit-on.

À cet égard, cette facilité comprend soit des compensations pour les terrains, pour les bâtisses, et pour les arbres et produits vivriers. On compte également, apprend-on, une aide à la réinstallation, qui peut être composée d'un appui au logement locatif, d'une aide aux personnes vulnérables, et d'une aide au déménagement.

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Au Togo, ces grands travaux de protection de la côte concernent, à Aného, la réhabilitation de 6 épis existants (ouvrages en dur, perpendiculaires à la côte, pour limiter la dérive sédimentaire), le prolongement du brise-lames (ouvrage de protection parallèle à la côte) sur une longueur d'environ 200 m, le rechargement en sable des casiers délimités par les épis, la mise en place d'une digue de sable de 1200 m, et des infrastructures récréotouristiques. A Agbodrafo, il s'agit notamment de la construction de 7 nouveaux épis.

Assurés par le Néerlandais Booskalis, les grands travaux devraient durer 19 mois pour être bouclés en milieu 2023, au bénéfice direct de 200 000 personnes vivant le long du littoral.

Ayi Renaud Dossavi

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En discussion avec le Fonds monétaire international (FMI) depuis 2020, le Togo espère trouver un nouvel accord avec l’institution de Bretton Woods, d’ici la fin du premier trimestre 2023, a déclaré Sani Yaya, le ministre de l’économie et des finances, dans une interview lors du Sommet de l’Industrie financière africaine (AFIS) qui s’est tenu à Lomé les 28 et 29 novembre dernier. 

“Nous allons reprendre les discussions en début d'année prochaine, et nous espérons qu'à la fin du premier trimestre de 2023, nous parviendrons à un accord et à un programme,” a-t-il déclaré. 

Après le dernier programme triennal assorti d’une facilité élargie de crédit (FEC) qui a pris fin courant 2020 sur des notes de satisfaction globale, le pays d’Afrique de l’ouest avait émis l’intention de signer un nouvel accord pour poursuivre ses réformes économiques structurelles. Depuis, les discussions entre deux parties qui ont repris en 2021, ont été repoussées dans “un avenir proche”, avaient confié des équipes du FMI en juin 2021, au terme d’un séjour dans la capitale. Il faut dire que la conjoncture de ces deux dernières années, marquée par une succession de crises, crise sanitaire, conflit russo-ukrainienne, ont perturbé et retardé les négociations.  

Inscrite comme l’un des points d’insatisfaction de l’ancien programme triennal, la privatisation de l’Union togolaise de Banques (UTB), seule banque encore totalement dans le giron de l’Etat après la cession de la BTCI à IB Bank, devrait faire partie des points chauds du nouvel accord. Il en est de même des réformes liées à la mobilisation des recettes fiscales et douanières. 

Fiacre E. Kakpo

La cinquième édition du Togo Top Impact (TTI 2022), un événement qui promeut l'excellence à travers l’attribution des prix aux personnalités ou entités qui ont marqué l'année, a été lancée le 3 décembre 2022 à Lomé. Cette année, l’initiative portée par l'Organisation nationale pour l’excellence et le développement intégral du Togo (ONEDI-Togo), sera centrée sur la transformation numérique.

Au total, 11 catégories de prix sont mises en jeu cette année. Selon Ali Tossa, promoteur et président du comité d’organisation de TTI, ces prix récompenseront les travaux réalisés de novembre 2021 à décembre 2022. « Outre ces catégories, il y aura quatre prix spéciaux dont celui de la personnalité de l’année », a-t-il précisé.

Placée sous le thème « transformation numérique : une opportunité pour l’inclusion financière et l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes », la cinquième édition de TTI 2022 sera organisée sur la période du 10 décembre 2022 au 28 janvier 2023.

Selon le comité d’organisation, l’accent sera mis sur le digital en raison de son importance révélée durant la pandémie de Covid-19. Il est donc prévu au cours de cette nouvelle édition, un Master class sur les métiers du numérique 100% féminin.

Esaïe Edoh

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Le Togo s’est doté d’un guide des fondateurs pour lever les fonds. Document de repère de recherche de financements pour les entreprises, il a été lancé le 30 novembre 2022 à Lomé.

Ce guide fait un focus sur l’écosystème du pays ainsi que les opportunités de financement offertes aux entrepreneurs togolais. « Ce guide donne des informations sur la méthodologie d’accès au financement et aussi les informations sur les structures d’appuis, les différentes sources d’investissement existantes au niveau national pour appuyer les entrepreneurs togolais », précise le responsable du programme d’amélioration de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp), Markus Schubiger.

Livret de 139 pages, il propose non seulement des conseils aux entrepreneurs pouvant les orienter dans la recherche du financement mais aussi une gestion efficiente des ressources mobilisées, dans un langage accessible. Il présente le type de financement nécessaire en fonction de la nature de la structure d'affaires.

Le Guide des fondateurs pour lever des fonds au Togo produit en numérique, est élaboré dans le cadre du ProComp, grâce à l’appui financier et technique du ministère fédéral de la coopération économique et du développement allemand (BMZ) à travers la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ). 

Le document, indique-t-on, sera vulgarisé sur l’ensemble du territoire auprès des entrepreneurs par le ministère en charge de la promotion des investissements

Esaïe Edoh

Au terme de la table ronde organisée du 1er au 2 décembre derniers à Lomé pour mobiliser des ressources, le Togo a obtenu des promesses de financement fermes de plus de 230 millions d’euros, soit environ 157 milliards FCFA de la part des institutions financières et organismes internationaux.

Précisément, la Banque mondiale s’est engagée à financer les projets d’accès à l’eau dans le pays ouest-africain à hauteur de 100 millions de dollars. La Banque Ouest africaine de développement (BOAD) va injecter 80 millions de dollars alors que l'Union Européenne (UE) promet de mobiliser jusqu’à 21 millions d’euros sous forme de garantie de financement.

L’Agence française de développement (AFD), quant à elle, va investir 50 millions d'euros pour accompagner la mise en œuvre de la Stratégie d’Accès à l’Eau Potable (AEP) 2021-2030 élaborée par le Togo. Elle a d’ailleurs signé avec le gouvernement togolais, une convention de financement de 10 millions d'euros, le 2 décembre 2022, à la clôture de la table ronde. Ces ressources, qui seront octroyées sous forme de don, permettront de mettre en œuvre le Projet d’amélioration des conditions de vie en milieu scolaire et rural en faveur des populations des Savanes et de la Kara.

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Selon le ministre de l’eau et de l’hydraulique villageoise, Bolidja Tiem, l’ensemble des financements annoncés en faveur du secteur de l’eau et de l’assainissement va contribuer à éradiquer des maux dont souffrent certaines communautés togolaises.

« Financer le secteur de l’eau et de l’assainissement, c’est aussi financer l’inclusion, la cohésion sociale et la lutte contre l’extrémisme violent. Mettre l’eau à la disposition de nos populations, c’est assurer le développement d’un certain nombre de secteurs fondamentaux tels que l’industrie, l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la pêche. Mettre l’eau à la disposition de nos populations, c’est promouvoir la santé en luttant contre diverses maladies hydriques », a lancé l’officiel.

En rappel, l’objectif du gouvernement togolais est d’atteindre un taux de 100% de desserte en eau potable à l’horizon 2030.

Esaïe Edoh 

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