Au Togo, c’est parti pour la 2è promotion du Programme d'excellence des femmes africaines (PEFA). La nouvelle vague de ce programme de formation et d'accélération, destiné aux jeunes femmes méritantes, a été lancée officiellement jeudi 15 décembre 2022 par Madame le Premier ministre, Victoire Tomegah-Dogbe à la Primature togolaise. La première cohorte avait déjà permis de former 60 jeunes femmes.
« Je voudrais modestement vous exhorter à poursuivre votre parcours en ayant à l'esprit que vous êtes des filles de ce pays et lui devez beaucoup. Faire preuve d'ambition et de détermination pour répondre à l'appel, "Togolais viens, bâtissons la cité". », a exhorté la cheffe du gouvernement, au lancement de ce programme promu par ShAre, une structure spécialisée dans la formation d’excellence à l’échelle internationale.

La constitution de chaque cohorte se fait via une procédure de sélection qui se veut rigoureuse. « Le PEFA est une formation d'excellence qui vise à former des jeunes femmes togolaises talentueuses à des emplois d'impact et à l'entrepreneuriat. », explique à cet égard Maëla Gozan-Biyao, Directrice-pays de ShARE au Togo. « Le processus de sélection est en trois étapes. D'abord un test écrit, qui permet d'évaluer leurs compétences analytiques et leurs compétences rédactionnelles en français et en anglais. Et ensuite, elles subissent deux phases d'entretiens oraux, afin de vraiment mesurer leur motivation pour participer au programme, servir la nation et avoir un impact positif sur la société. », ajoute-t-on.
Si le PEFA en est déjà à sa deuxième cohorte au Togo, c’est aussi dans le pays d'Afrique de l’Ouest qu’il a été lancé en premier, avec le soutien de la présidence togolaise, et le parrainage du Premier ministre.
Le programme de formation a une durée de 18 mois, à temps partiel et en complément des activités académiques, s'appuyant sur « une pédagogie moderne basée sur l'apprentissage par l'action et l'apprentissage personnalisé. », selon ShAre.
Au Togo, le PEFA vient s’ajouter à un autre programme d'inspiration similaire, le Programme Présidentiel d'excellence, ouvert pour sa part à tous les jeunes étudiants, hommes et femmes.
Ayi Renaud Dossavi
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Depuis mercredi 14 décembre 2022, Lomé la capitale togolaise accueille pour 4 jours, 150 experts de la lutte contre la tuberculose, représentant une trentaine de pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale. C’est à la faveur de la 7e réunion annuelle du réseau des programmes de lutte contre la tuberculose de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique Centrale (WARN-CARN-TB), où les déléguées travaillent à mutualiser leurs expériences pour affiner leurs actions en 2023.
« Nous nous réunissons pour discuter des activités réalisées, voir les progrès, les difficultés et nous projeter sur l’année suivante. », indique Prof. Dissou Afolabi, spécialisé en microbiologie, Secrétaire exécutif du Réseau. « Étant un gros problème de santé publique, la tuberculose touche la couche la plus productive de la population. Si on n’investit pas sur la lutte contre la tuberculose, on ne peut pas avoir des résultats au niveau de l’économie. C'est pour ça que nous avons mis en place ce réseau depuis 2015 pour élaborer des stratégies, partager des expériences et prendre des résolutions pour améliorer la lutte dans notre espace. », ajoute l’expert.
Les discussions de Lomé vont permettre de trouver diverses stratégies pour optimiser la lutte contre la tuberculose dans le pays afin de réduire cette maladie, indique-on. Les travaux ont été ouverts en présence de Midamegbe AKAKPO, directrice de cabinet du ministère togolais de la santé, qui a salué cette mobilisation sous-régionale.
Pour rappel, la tuberculose est considérée comme un problème majeur de santé publique au Togo. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en 2019, l’incidence de la maladie infectieuse était estimée à 36 cas/ 100000 habitants avec une mortalité de 3,6 cas/100000 habitants.
Ayi Renaud Dossavi
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La Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale, (CIPRES) dispose désormais d’un nouveau siège à Lomé. Le local a été inauguré ce jeudi 15 décembre 2022 en marge de la 33ème session du conseil qui se tient actuellement dans la capitale togolaise.
« Le choix du Togo pour abriter le nouveau siège de la CIPRES a été fait à l’unanimité des Etats membres. Nous savons tous que le Togo est une terre d’accueil et c’est l’occasion de remercier les autorités togolaises d’avoir accepté de mettre cette parcelle à notre disposition pour abriter désormais notre siège », a déclaré le Secrétaire exécutif de la CIPRES, Djukam Bouga lors de l’inauguration.
L’édifice érigé au cœur de la capitale (quartier administratif cité OUA) sur une superficie de 2700 m2, a coûté à l’institution un peu plus de 1,5 milliard FCFA.
Créée en septembre 1993, la CIPRES regroupe 17 États membres et a pour objectifs entre autres, la promotion de la Prévoyance sociale, la fixation des règles communes de gestion, les contrôles de la gestion des Organismes de Prévoyance Sociale (OPS). Elle réalise également des études et fait des propositions d’harmonisation des législations et réglementations des Etats membres en matière de Prévoyance sociale.
La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et la Caisse de Retraite du Togo (CRT) sont les entités togolaises membres de la CIPRES.
Esaïe Edoh
Lomé, la capitale togolaise, a accueilli les 18èmes assises de l’Association des hautes juridictions francophones (AA-HJF), du 12 au 14 décembre 2022 derniers. A cette rencontre, les magistrats des pays africains ayant en partage la langue française se sont penchés sur la problématique des révisions constitutionnelles et leurs fondamentaux sur l'Etat de droit.
Précisément, ces acteurs de la justice ont examiné les différentes révisions constitutionnelles des pays membres afin de poursuivre l’ancrage des valeurs de l’Etat de droit en lien avec la démocratie constitutionnelle, à l’heure où l’espace francophone est éprouvé par des crises politiques, institutionnelles, sécuritaires et, plus récemment, sanitaires.
Ils ont échangé sur des thématiques telles que : « Les fondamentaux de l’Etat de droit et les révisions constitutionnelles en Afrique », « La cartographie des révisions constitutionnelles en Afrique », « Révisions constitutionnelles et juridictions internationales », « Réflexion sur une standardisation des processus de révisions constitutionnelles ».
Ce colloque, selon le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, est une opportunité pour ouvrir le débat sur l’apport du cadre constitutionnel aux ambitions de développement des pays. D’après la cheffe du gouvernement, il est important d’ajuster les systèmes institutionnels et constitutionnels aux réalités des pays, car « il n’y a pas de modèle prêt-à-porter en démocratie ».
Esaïe Edoh
Au Togo, pour intensifier la protection de la côte, les autorités ambitionnent de se doter d’une entité spécialisée. Dans cette dynamique, le ministère des travaux publics vient de lancer un avis à manifestations d’intérêt pour le recrutement d’un consultant afin d’étudier la mise en place d’une structure de gestion de la protection côtière au Togo.
L’organe en gestation «se chargera des problématiques de gestion intégrée, efficiente et durable du littoral togolais », lit-on dans le document publié dans le quotidien d’Etat Togo Presse de ce vendredi 15 décembre 2022.
Le consultant qui sera recruté devra définir les contours et aspects administratifs, juridiques et scientifiques de la structure. Les consultants intéressés par l’offre devront faire acte de candidature au plus tard le 22 décembre 2022.
Selon le ministère des transports, cet organe sera mis en place dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière et sera financé par le Fonds pour l’Environnement mondial (FEM).
Notons que les travaux transfrontaliers dans le cadre de ce projet ont été lancés en novembre dernier à Aného par le Premier ministre togolais, Victoire Tomégah-Dogbé.
Esaïe Edoh
Le Togo est enfin retenu pour bénéficier du compact, le programme de subventions du Millennium Challenge Corporation (MCC), qui se concentre sur les grands projets. Après plusieurs années d’entente, l’éligibilité du pays décidé le 08 décembre dernier en marge de l’U.S.-Africa Leaders Summit, a été saluée par le Premier ministre Victoire Dogbé.
“Ce financement vient à point nommé pour renforcer les investissements réalisés dans le cadre de la feuille de route gouvernementale”, s’est réjoui la cheffe de gouvernement.
Après avoir décroché en 2018, le programme Threshold, le premier niveau de subvention du MCC, les autorités togolaises s’étaient lancées dans la quête du compact, un programme plus consistant dont le montant pourrait avoisiner plusieurs centaines de millions $.
Théoriquement, depuis cette date, le Togo a coché le nombre d’indicateurs nécessaires à son éligibilité au compact, mais son admission au programme de cinq ans, a été retardée pour des faiblesses sur certains indicateurs liés aux Droits politiques, l’investissement dans le capital humain, et la qualité de la politique fiscale, selon le Country Scorecards du MCC.
“Le Togo reste pleinement engagé à poursuivre la mise en œuvre d’une gouvernance consacrée à la consolidation d’une croissance inclusive, car nous ne laisserons personne de côté”, a appuyé le Président Faure Gnassingbé, présent à Washington, accompagné d’une forte délégation ministérielle.
Outre le Togo, la Gambie a été également sélectionnée pour bénéficier de son premier programme compact.
Fiacre E. Kakpo
Le Programme régional d'intégration des marchés agricoles (Prima), entre le Togo et le Bénin, est officiellement sur les rails. Ce programme coopératif vise à stimuler le commerce agricole régional et à soutenir la transformation durable de l'agriculture familiale entre les deux pays.
Le #Togo et le #Benin bientôt dotés de marchés agricoles intégrés à travers le Programme régional #Prima 2⃣0⃣2⃣2⃣ -2⃣0⃣2⃣8⃣ qui vient d'être lancé officiellement par les gouvernements de ces deux pays et le FIDA. pic.twitter.com/txRYkyr7zP
— FIDA Afrique de l’Ouest (@FIDAfriqueOuest) December 12, 2022
L’initiative de développement agricole, appuyée notamment par le Fonds international du développement de l’agriculture (FIDA), a été lancée récemment, dans la localité de Bohicon au Bénin, précise l’une des parties prenantes du secteur public.
Il s’agira d’améliorer notamment les performances des pôles commerciaux sous-régionaux et des couloirs de transport transfrontaliers, indique-t-on. Le PRIMA, qui court sur 6 ans (2022-2028), sera mis en œuvre dans les zones transfrontalières du Togo et du Bénin, et dans les zones où existent des pôles et des corridors commerciaux régionaux d’envergure.

Selon les détails du FIDA, le Programme visera particulièrement les femmes, les jeunes, et aussi les personnes en situation de handicap par le biais de leurs associations nationales. En tout, ses interventions devraient bénéficier à quelque 144 000 ménages ruraux ou à plus de 833 000 personnes, selon les prévisions, soit 99 000 ménages au Bénin et 45 000 au Togo (dont au moins 40 % de femmes et 40 % de jeunes).
Le PRIMA est appuyé à hauteur de 25,2 millions d’euros (soit 16,5 milliards FCFA) par le FIDA, comprenant un crédit de 18,7 millions d’euros, et un don de 6,9 millions d'euros.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone Franche, (API-ZF) saisit toutes les occasions pour attirer les investisseurs vers le pays. Les responsables de cette entité gouvernementale ont présenté aux exposants étrangers le mercredi 14 décembre 2022, sur le site de la Foire Togo 2000 (CETEF), les opportunités d'affaires au Togo.
A travers, une conférence publique, les projets prioritaires du gouvernement prévus dans la feuille de route 2020-2025 nécessitant les investissements privés, la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), les projets d’agropoles entre autres, ont été présentés. De même, les atouts dont dispose le pays pour accueillir les investisseurs et favoriser la croissance de leurs activités ont été mis sous les projecteurs. Il s’agit notamment des avantages prévus par le code des investissements, celui du travail ou encore des procédures simplifiées de création et d’installation d’entreprises.
Cet exercice, selon Maurice Potcho, Directeur du guichet unique à l'API-ZF, consiste à informer les investisseurs qui sont à la Foire, des ambitions du pays et de l’engagement des autorités à faire du Togo, la destination de choix des opérateurs économiques.
Esaïe Edoh
L’Institut national d’assurance-maladie du Togo (INAM) annonce le lancement prochain d'un nouveau mécanisme, l’assurance-tontine. Le produit assurantiel a été présenté en fin de semaine dernière, à la faveur d’une rencontre d’échanges, comme le rapporte le portail officiel de la République Togolaise.
L'offre cible des couches de la population qui ne sont pas forcément couvertes par les mécanismes d'assurances classiques, dans le secteur informel, notamment les artisans, commerçants et revendeuses. Ces derniers pourront ainsi, indique-t-on, s'enrôler via une future plateforme informatique sécurisée, pour effectuer des formalités d’immatriculation et payer par transfert d’argent, leurs cotisations au titre de l’assurance-maladie. Ceci sur l’ensemble du territoire, précise-t-on.
Pour l’INAM, ce nouveau mécanisme, qui veut allier le digital à une forme d’épargne traditionnellement pratiquée, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’assurance-maladie universelle au Togo.
En effet, l’INAM a vu ses attributions étendues par le gouvernement togolais en juillet dernier, devenant ainsi, l’organisme de mise en œuvre du projet d’Assurance Maladie Universelle (AMU) sur le territoire, une initiative globale pour laquelle 19 milliards FCFA avaient été initialement prévus, en début de cette année 2022.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé va abriter du 15 au 16 décembre 2022, la 33e session ordinaire du Conseil des ministres de la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Cipres) qui sera consacrée essentiellement à l’extension de la protection sociale à toutes les couches. Au cours des travaux, la conférence va analyser la stratégie d’élargissement de la couverture sociale, soumise par des experts qui ont tenu une rencontre de réflexion le mardi 13 décembre 2022 dans la capitale togolaise.
Précisément, à la fin des travaux, la conférence des ministres devrait se doter des stratégies, en tenant compte des spécificités des pays membres, pour élargir la couverture sociale au-delà des salariés, a précisé le président de la Commission de surveillance de la CIPRES, Cheik Tidiane Tounkara, relevant que la protection sociale des populations constitue un réel défi pour l’organisation.
Selon la directrice générale de l’institut national de l’assurance maladie (INAM), Myriam Dossou-d`Almeida, les diverses crises qui secouent le monde amplifient les besoins sociaux des populations et appellent à plus de solidarité entre les humains, entre les communautés et entre les nations, d’où l’importance de la couverture de toutes les couches sociales.
D’après les données statistiques du Bureau international du travail (BIT) citées par le Cipres, le taux de couverture des salariés, des fonctionnaires, ou des personnes ayant des rémunérations mensuelles est environ à 10% dans tous les Etats membres.
Notons que cette rencontre s’annonce dans la capitale togolaise alors que les autorités togolaises travaillent depuis plusieurs mois déjà sur l’assurance maladie universelle (AMU).
Esaïe Edoh