Les États-Unis vont apporter un soutien financier de 100 millions $ au Togo et à quatre autres pays d’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de la lutte pour la sécurité dans le Golfe de Guinée. C’est ce qu’a annoncé Kamara Harris, Vice-présidente américaine, lundi 27 mars à Accra, lors d'une conférence de presse dans la capitale ghanéenne, en compagnie du président Nana Akufo-Addo, alors qu’elle était en visite dans ce pays ouest africain. Outre le Togo, le Ghana (pays hôte de la visite officielle), le Bénin, la Guinée, et la Côte d'Ivoire vont bénéficier de cet appui.
« Aujourd'hui, j'ai le plaisir d'annoncer un soutien de 100 millions de dollars au Ghana, au Bénin, à la Guinée, à la Côte d'Ivoire et au Togo pour soutenir les efforts de prévention des conflits et de stabilisation dans la région côtière de l'Afrique de l'Ouest. », a annoncé l’officielle américaine.
African nations, including Ghana, play a critical role in global security.
— Vice President Kamala Harris (@VP) March 28, 2023
Today, I am pleased to announce $100 million in support for Ghana, Benin, Guinea, and Côte d’Ivoire, and Togo to support conflict prevention and stabilization efforts in Coastal West Africa. pic.twitter.com/oYXk6RRvEZ
Le programme d’appui aura pour but de promouvoir la stabilité dans la sous-région ouest-africaine en renforçant les efforts de prévention des conflits et de stabilisation. De fait, dans son intervention, la Vice-présidente a exprimé l'engagement de l’Oncle Sam à soutenir les cinq pays, dans la reconstruction de leur économie post-Covid-19 et dans leur lutte contre les crises de sécurité qui les affectent.

Cette aide financière s’annonce dans un contexte où Washington multiplie ses appels à l’égard des pays africains, alors que les présences russe, sur le terrain sécuritaire, et chinoise, sur le terrain de la compétition économique, se font de plus en plus pressantes sur le continent, et sont considérées par des observateurs américains, comme une menace à leurs intérêts.
En effet, cette visite de Harris, dans un pays voisin du Togo, s’inscrit dans le cadre d’une tournée africaine dans trois pays, et vise à renforcer les liens diplomatiques entre les États-Unis et l'Afrique. Elle intervient du reste, quelques mois après le sommet organisé en décembre dernier par le président Joe Biden à Washington avec les dirigeants africains, parmi lesquels Faure Gnassingbé du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Les préparatifs de la Semaine Africaine de la Microfinance (SAM) que le Togo va accueillir du 16 au 20 octobre 2023 ont débuté. La ministre togolaise de l'Inclusion financière et du Secteur informel, Mazamesso Assih et les organisateurs, notamment le Réseau des Institutions Africaines de Microfinance (MAIN) et l’Appui au développement autonome (ADA) ont jeté les bases du lancement de l'événement en février dernier.
Cette rencontre, prévue sur 5 jours, sera essentiellement marquée par des échanges sur les enjeux de la finance inclusive en Afrique. A cette occasion, près de 1000 professionnels du secteur de la finance inclusive sont attendus à Lomé.
Selon Mazamesso Assih, cette assise sera l’occasion pour le Togo de partager son expérience avec les autres pays. En effet, selon les données rendues publiques en Conseil des ministres du 18 janvier 2023, le Togo affiche la meilleure performance en matière de progression de l’inclusion financière au sein de l’espace de l’Union économique et monétaire de pays d'Afrique d'Ouest (UEMOA). Le taux d’inclusion financière est passé de 82,72% à 85,72% de 2021 à 2022, en hausse de 3 points de pourcentage. Dans l’espace communautaire, Lomé devance le Bénin (85,52%), et la Côte d’Ivoire (82,2%).
« SAM 2023 sera un bastion d'espoir pour toutes les parties prenantes et une étape importante dans le développement et la stratégie du secteur de la finance inclusive dans toute l'Afrique de l'Ouest », a déclaré l’officielle togolaise.
Esaïe Edoh
En séjour à Lomé pour participer aux universités du patronat togolais, organisées par l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Olivier Buyoya, directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest de l’International Finance Corporation (IFC), depuis le 1er novembre 2022, s’est prêté aux questions de Togo First. Les nouvelles stratégies de l’organisation, branche de la Banque mondiale dévolue au secteur privé, les orientations axées sur les partenaires locaux, tels que des banques, des assureurs et des entreprises de toutes tailles, sont passées en revue. Entretien !
Togo First Quelles ambitions souhaitez-vous réaliser en tant que responsable de la région depuis quelques mois ?
OB : Je me nomme Olivier Buyoya, et je suis honoré d'occuper le poste de directeur régional en charge de l'Afrique de l'Ouest au sein de la Société Financière Internationale. Depuis le 1er novembre, j'ai le privilège de contribuer à l'édification d'une économie florissante et résiliente, en œuvrant pour le développement du secteur privé dans les pays membres du groupe de la Banque mondiale.
En tant que filiale de cette institution prestigieuse, notre mission consiste à financer les projets et les entreprises du secteur privé, dans tous les domaines d'activité. Nous collaborons avec des partenaires locaux, qu'il s'agisse de banques, d'assureurs, ou d'entreprises de toutes tailles et de toutes industries, pour promouvoir le développement économique et social de chaque pays.
Notre ambition est claire : créer des emplois pour les jeunes et les femmes, favoriser l'innovation et l'entrepreneuriat, et stimuler la croissance économique dans chaque pays que nous soutenons. Nous sommes convaincus que le secteur privé est le moteur principal de cette évolution, et nous travaillons sans relâche pour favoriser un environnement propice aux investissements, à la production et à la création de richesse.
Nous collaborons étroitement avec les gouvernements et les organisations internationales pour améliorer le climat des affaires dans chaque pays, en vue d'attirer des investisseurs locaux et internationaux, et de créer des opportunités pour les auto-entrepreneurs, les PME-PMI et les grandes entreprises. Nous sommes persuadés que cet engagement est crucial pour l'avenir de l'Afrique de l'Ouest, et nous mettons tout en œuvre pour que chaque projet financé par la Société Financière Internationale ait un impact positif et durable sur les communautés locales.
Togo First : Quels sont les moyens mis en place pour concrétiser cette ambition ? Nous avons remarqué que la SFI a cherché à mettre en place sa stratégie, notamment en Afrique de l'Ouest où des représentants de pays ont été nommés, ce qui n'était pas courant auparavant. Comment pouvez-vous expliquer cette stratégie de déploiement ?
OB : Je viens tout juste d'exposer la portée globale de notre mission et de nos ambitions, à l'échelle continentale et dans chaque pays où nous intervenons. Pour concrétiser et déployer notre stratégie sur le terrain, nous avons estimé primordial d'étoffer notre équipe et de nous rapprocher au maximum de nos clients et partenaires. Si l'on souhaite investir dans le secteur privé de manière efficace, il est indispensable de connaître les acteurs en présence ainsi que leurs besoins.
Cela implique une présence physique sur les lieux concernés. Voilà pourquoi, il y a trois années de cela, nous avons ouvert un bureau local, confié à un représentant national et ses équipes, qui ont pour tâche quotidienne de se tenir aux côtés du secteur privé.
La pleine compréhension des besoins des PME, des banques, des sociétés d'assurance, des industriels et de tous ces acteurs est primordiale pour nous permettre d'adapter nos produits et services en fonction de leurs attentes. Nous constatons déjà les fruits de nos efforts, avec l'augmentation considérable de notre portefeuille d'activités au Togo, qui s'élève désormais à plus de 300 millions de dollars. Il est difficile d'imaginer que nous n'en étions qu'à 5 ou 10 millions il y a cinq ans à peine. Aujourd'hui, nous avons gagné la confiance de toutes les parties prenantes.
Togo First : Quels sont les financements qui ont été opérés sur les cinq dernières années ?
OB : Nous avons alloué une somme considérable de 65 millions de dollars au secteur des télécommunications et sommes actuellement en train de travailler sur une ligne de financement qui a déjà été accordée et qui sera signée sous peu. Nous finalisons également un financement pour une entreprise opérant dans le secteur agro-industriel. Nous avons soutenu le groupe Zener et avons plusieurs autres financements en cours dans le domaine financier, notamment avec des plateformes qui prévoient de lancer des taxis-motos, des véhicules, et bien plus encore.
Je ne serai pas précis sur les noms, car certains de ces financements ne sont pas encore accordés, mais je tiens à souligner notre forte présence dans ces secteurs.

Nous avons également soutenu plusieurs producteurs d'énergie au Togo, notamment Contour Global. Nous travaillons actuellement avec le gouvernement togolais et le ministère de l'Énergie pour financer des centrales solaires qui contribueront à la promotion des énergies renouvelables.
Nous avons également financé le terminal LCT il y a quelques années pour démontrer notre approche multisectorielle. Notre portefeuille en croissance et diversifié répond parfaitement aux besoins de l'économie togolaise.
Nous avons une vision et une stratégie bien établies que nous déployons actuellement dans chacun des 13 pays dont j'ai la responsabilité, et nous sommes déjà présents dans 10 d'entre eux.
Togo First : Nous avons également observé des sorties de grosses banques comme Ecobank, qu’on peut assimiler un désintéressement du secteur bancaire togolais …
OB : Nous proposons plusieurs types de produits d'investissement, tels que la prise de participation dans les sociétés dans lesquelles nous intervenons, ainsi que des prêts à moyen et long termes avec différents types de garanties, tels que des prêts directs, des prêts simples et des prêts subordonnés. En outre, nous offrons une assistance technique à nos partenaires. Lorsque nous investissons en capital dans une société, cela a toujours un horizon temporel défini. Nous investissons à un moment donné, mais nous avons vocation à sortir de l'investissement lorsque le moment est venu. Cependant, cela ne signifie pas que nous interrompons notre relation avec le partenaire une fois que nous sortons de l'investissement en capital. Par exemple, nous sommes déjà sortis de l'investissement en capital dans Ecobank, mais nous continuons de travailler avec ce groupe-là.
Togo First : En quoi consiste ce travail ?
OB : Aujourd'hui, le travail consiste à engager ces sociétés-là sur d'autres produits d'investissement. Nous proposons plusieurs types de financements adaptés aux besoins spécifiques des entreprises et des secteurs d'activité. Nous offrons des lignes de garantie pour faciliter le financement des PME, ainsi que des financements ciblés pour les secteurs d'activité spécifiques. Nous avons également des financements dédiés aux femmes, au climat et au logement. En ce moment, nous sommes en train de discuter avec le groupe Ecobank pour explorer d'autres types d'investissement que nous pouvons offrir.
Togo First : Vous avez financé GOZEM pour l'acquisition de motos électriques. Il est souvent dit que la SFI ne finance que les entreprises de grande envergure ou ayant une certaine présence à l'international. Comment répondez-vous à cela ?
OB : À mon sens, le temps est venu pour la Société Financière Internationale (SFI) ainsi que pour d'autres structures similaires de mettre l'accent sur la recherche, l'identification et le soutien des entreprises du secteur privé local dans les pays où nous sommes présents. Cette approche ne relève pas du nationalisme ni de l'ethnocentrisme, mais plutôt d'une volonté de permettre aux entrepreneurs locaux de se sentir soutenus par des institutions internationales complémentaires. Nous avons mis cette vision en action en créant le programme "Local Champions Initiative" au Togo, visant à identifier et à soutenir les champions nationaux dans divers secteurs d'activités.
Concrètement, nous offrons un accompagnement technique spécifique à ces entrepreneurs, en identifiant leurs besoins et en mettant en place des solutions pour les aider à surmonter les obstacles auxquels ils font face. Ce soutien peut prendre la forme de conseils financiers, de recherches de marché, de certification pour exporter, ou encore de mise en relation avec des acheteurs potentiels. Nous nous engageons également à fournir des financements ciblés en fonction des besoins identifiés.
Nous mettons l'accent sur les entreprises dirigées par des femmes et nous espérons que cette initiative permettra de montrer aux entrepreneurs locaux que nous sommes capables de les accompagner au-delà des grands projets structurants. Nous sommes encore au début de ce programme et nous espérons pouvoir le déployer davantage à l'avenir. Nous espérons que dans 18 mois, nous aurons pu accompagner et entendre parler de 5 ou 6 entreprises, témoignant ainsi de la réussite de cette initiative. Ce changement de stratégie illustre l'évolution de la SFI au Togo.
Togo First : Au Togo, on sent une forte présence de la SFI dans tout ce qui a trait à l’évènementiel rassemblant le secteur privé. Quel en est l’objectif ?
OB : Il est crucial pour nous d'être à proximité des entrepreneurs, le secteur privé et nos clients. Rappelons que dans la SFI, nos actionnaires, ce sont 183 pays. À travers eux, ce ne sont pas les pays qui sont détenteurs des parts, mais bien les contribuables, vous et moi. Il nous incombe donc de nous positionner sur le terrain, de communiquer sur nos actions, de transmettre notre message et d'œuvrer à être le plus proche possible de nos clients.
Certes, nous ne sommes pas présents à tous les événements, mais nous nous efforçons d'être là où nos actionnaires et nos clients potentiels souhaitent nous rencontrer.
Togo First : Avez-vous déjà repéré des entreprises potentielles, susceptibles de partir ou de rester ?
OB : Je regrette de ne pouvoir vous fournir un chiffre précis, car il s'agit là d'un processus en constante évolution. En effet, lorsque j'ai mentionné notre plan d'investissement de 300 millions $, il s'agit là d'une partie de notre engagement. Par ailleurs, nous avons également mis en place un accompagnement technique pour un certain nombre de structures, mais cela ne représente qu'une partie de notre stratégie globale. En effet, nous continuons d'identifier des opportunités d'investissement en utilisant un processus rigoureux et dynamique qui nous permet de rester à la pointe des tendances du marché.
Togo First : Quels sont les défis que vous rencontrez dans le soutien au secteur privé ?
OB : Les défis qui se dressent devant les acteurs du secteur privé dans les pays en développement sont nombreux, notamment l'accès à l'information qui est souvent difficile. Il s'agit également de convaincre les entrepreneurs les plus prometteurs, les plus dynamiques, qui sont souvent sceptiques quant aux attentes déçues vis-à-vis des institutions de développement et de financement en général.
La persuasion est donc de mise. Cependant, une fois convaincus, ces entrepreneurs ont des attentes élevées en matière de rapidité et d'efficacité des solutions proposées, ce qui peut parfois être difficile à réaliser en raison de procédures et de critères contraignants. Il est donc crucial de pouvoir gérer ces aspects avec habileté.
Togo First : Certains secteurs sont souvent négligés, notamment l'agriculture, qui contribue significativement au PIB du Togo mais reste sous-financée. De même, le secteur de l'éducation, bien qu'essentiel, ne donne pas toujours des résultats tangibles, ce qui pousse les pouvoirs publics à ne pas y investir massivement. Selon vous, quelle stratégie spécifique déployer pour favoriser l’investissement dans l’agriculture, l’innovation dans le secteur de l'éducation et les start-ups, sachant que l'écosystème local reste peu développé ?
OB : Tout d'abord, permettez-moi d'être d'accord avec votre observation selon laquelle les financements alloués à la production agricole, non pas à l'agro-industrie, ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins et aux potentiels actuels. Toutefois, il est important de reconnaître humblement que l'un des obstacles à ce financement est la perception des risques qui dissuadent les institutions et les investisseurs privés de s'engager dans ce secteur. Cependant, cela ne signifie pas que nous ne devons rien faire.

Nous devons travailler avec l'État et les partenaires de développement pour réduire les risques dans le secteur. Par exemple, en insérant la production agricole dans une chaîne de valeur plus large pour garantir une commercialisation. Nous travaillons actuellement avec la Banque mondiale et l'État togolais pour créer les conditions nécessaires, à l’effet d’inciter les investisseurs et les entrepreneurs locaux à s'engager dans la production agricole afin que nous puissions la financer ensemble.
Togo First Quid de l’éducation, l’innovation, les start-ups... en général, la jeunesse ?
OB : En ce qui concerne les startups et l'innovation en Afrique de l'Ouest, nous assistons à l'émergence d'entrepreneurs, en particulier des jeunes et des femmes, qui créent des entreprises répondant à des besoins spécifiques dans divers domaines tels que l'éducation et la santé. Toutefois, ces entrepreneurs ont besoin de financement spécifique pour se développer. Nous avons donc créé une plateforme de 225 millions de dollars au niveau continental pour investir dans le capital à risque, identifiant les entreprises les plus innovantes et les entrepreneurs les plus résilients pour les accompagner dans leur croissance. Cela nécessite des produits d'investissement spécifiques tels que les seed capital, qui permettent de lancer leur activité et de lever des fonds de manière classique.
Togo First : Hier, la question de l’industrialisation était au cœur des débats lors de l’université du patronat. Comment percevez-vous cette thématique ?
OB : La thématique abordée portait sur l'industrialisation, considérée comme la voie royale pour la création d'emplois dans la région en demande, en particulier au Togo. Cette thématique est chère à nos cœurs. Toutefois, la question qui se pose est de savoir comment y parvenir. Pour ce faire, nous devons tous réfléchir humblement ensemble, car les solutions à cette problématique ne sont pas aisées.
Interview réalisée par Fiacre E. Kakpo
Le président du Groupe de la Banque mondiale, David Malpass, entame une visite officielle au Niger et au Togo du 29 mars au 1er avril 2023, pour discuter des priorités régionales et mondiales telles que le renforcement de la sécurité et de la paix, la croissance économique inclusive et durable, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie et l’éducation.
Au Niger, le président Malpass rencontrera le Président du Niger, Mohamed Bazoum, ainsi que les principaux acteurs et partenaires du Groupe de la Banque mondiale pour discuter du programme de développement du pays et de l’appui apporté par la Banque. Il prononcera également ‘’le discours de positionnement’ à l'Université Abdou Moumouni de Niamey en prélude aux Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, prévues du 10 au 16 avril 2023 à Washington, apprend-on d’un communiqué diffusé par l’institution de Bretton Woods.
A l’étape togolaise, un séjour de 48 heures, qui démarre le vendredi 31 mars, selon les informations de Togo First, Malpass discutera avec le Président Faure Essozimna Gnassingbe et les partenaires, des axes d’intervention stratégiques dans le pays, tels que l’éducation, l’agriculture, la réponse à l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest, le développement numérique et la protection sociale. Il abordera également les efforts accomplis pour renforcer la résilience et la croissance inclusive dans les pays du Golfe de Guinée. Selon des sources proches, le président sortant de la Banque mondiale, qui quittera ses fonctions d’ici fin juin, devrait se rendre au ministère de l'Agriculture ainsi qu'à l'Université de Lomé lors de son séjour dans la capitale togolaise.
Dans ce périple, le financier américain sera accompagné par Ousmane Diagana, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, et par Sergio Pimenta, Vice-président de la Société financière internationale (IFC) pour l’Afrique.
Cette visite suscite des questions chez les observateurs quant aux intentions de l'ancien financier de Wall Street de se rapprocher du continent africain, après avoir été vertement critiqué pour sa politique africaine limitée durant tout son mandat et pour son scepticisme à l'égard des enjeux climatiques, alors que l'Afrique est manifestement la région la plus exposée aux affres du climat. On se souvient de son veto à l'utilisation des crédits IDA comme garantie pour les pays qui souhaitent accéder aux marchés financiers internationaux. Cependant, David Malpass avait accordé un crédit IDA record de 150 millions de dollars au Togo, obligeant ce dernier à faire appel à l'Agence pour l'assurance du commerce en Afrique (ACA) pour couvrir les risques liés à cette dette sur une période de 10 ans à un coût global inférieur à 5 % par an. Sous la direction de Malpass, le Togo a connu une tendance haussière en matière de financement de la part des filiales de la Banque mondiale, que ce soit dans les volumes ou le nombre de secteurs soutenus, tels que les énergies, les filets sociaux, le secteur privé, l'éducation, l'agriculture et la mobilité. L'IFC a renforcé sa présence dans le pays, son portefeuille actif étant passé de quelques dizaines de millions de dollars il y a cinq ans à plus de 300 millions de dollars (dont une partie en voie de signature).
Actuellement, la Banque mondiale soutient 18 projets au Togo, dont 9 sont à l'échelle nationale et représentent une enveloppe financière de 420,10 millions de dollars, et 9 autres à l’échelle régionale pour un montant de 535 millions de dollars.
Fiacre E. Kakpo
Des cadres des administrations fiscales, des ministères des finances, du commerce de la sous-région se forment pendant trois jours, depuis lundi 27 mars 2023 à Baguida, sur « les perspectives et implications en matière de recettes » de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Cette rencontre sous-régionale est à l’initiative du Forum des administrations fiscales ouest africaines (FAFOA), avec l’appui de l'Office Togolais des Recettes (OTR).
Les travaux ont été ouverts en présence du Secrétaire exécutif du FAFOA, Babatunde Oladapo et du Commissaire des Impôts de l’OTR, Atta Kakra Essien. L’objectif est d’amener les participants à examiner les implications fiscales de la Zlecaf, afin de permettre aux États membres de l’organisation d’harmoniser leurs politiques fiscales.
« Dans le contexte actuel de diminution des appuis extérieurs à nos Etats, des craintes subsistent par rapport à l’impact que l'accord de la Zlecaf pourrait avoir sur l’effort de mobilisation des recettes intérieures. Outre la perte des droits de douane envisagée, la libre circulation des personnes et des biens à travers les frontières peut laisser libre cours aux évasions fiscales », a déclaré Atta Kakra Essien.
Concrètement, les experts en politique fiscale seront outillés sur les implications économiques de la Zlecaf et réfléchiront sur la problématique liée à sa mise en œuvre effective et son impact sur la mobilisation des recettes intérieures. Ils se pencheront également sur le programme d’harmonisation des politiques fiscales et feront le lien entre cette zone et les législations fiscales nationales.
Dans un contexte de baisse constante des appuis extérieurs, cette formation permettra aux Etats membres du FAFOA de mieux gérer les recettes fiscales et d’imposer les mêmes taux, selon le Secrétaire exécutif du FAFOA, Babatunde Oladapo.
Au Togo, les contrôles de paiement de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) vont démarrer le 1er avril 2023, a rappelé ce week-end l’Office togolais des recettes (OTR) dans un tweet.
Cette taxe destinée à l’entretien et à la reconstruction des routes, devrait être versée au plus tard le 31 mars 2023 par tous les utilisateurs des véhicules à moteur immatriculés au Togo, à l'exception des véhicules affectés au transport de personnes et au transport de marchandises et autres. En effet, la perception de taxe sur cette catégorie de véhicule est suspendue depuis avril 2022 suite à la flambée de prix de transport, provoquée par la hausse du prix du carburant.
Sont également exemptés du paiement de cette taxe, les véhicules affectés au corps diplomatique ou consulaire, aux Forces Armées, à la Gendarmerie, à la Police et aux sapeurs-pompiers ainsi que les engins à usage agricole et ceux destinés au transport des malades.
78% des fonds collectés via les TVM seront versés à la SAFER pour le financement de l’entretien routier, 10% iront au Trésor Public et 12% à l’Office Togolais des Recettes pour couvrir les frais de gestion.
Esaïe Edoh
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Au Togo, les enseignants-chercheurs s’outillent à la recherche de financements pour leurs recherches. C’est à la faveur d’un atelier de dix jours, ouvert ce lundi 27 mars, organisé par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en partenariat avec la CEDEAO.
Durant la rencontre, les chercheurs vont échanger leurs expériences sur les techniques de rédaction de la lettre de recherche et les projets de recherche.
« Lorsque nous avons fait le diagnostic du système de l'enseignement supérieur et de la recherche dans notre région, le caractère du financement est un élément important. », indique Roland Kokou, Chef de la division sciences, technologies et innovations de la commission de la CEDEAO. « Les pays font des efforts à trouver des fonds, mais il y a aussi des fonds qui sont plus ou moins cachés dans le monde, et que les chercheurs peuvent dénicher. (...) C’est ce qui nous amène à joindre nos efforts avec le Togo, pour former ses chercheurs, afin qu’ils puissent avoir des outils et les éléments nécessaires pour la recherche de financement pour leurs travaux. » ajoute-t-on.
Les travaux vont permettre aux chercheurs, de rédiger les projets de recherche attractifs afin de bénéficier de financements.
« Durant cette formation, nous allons travailler avec nos collègues, enseignants-chercheurs, à d'abord poser les bases de ce qu'est un projet de recherche, et comment on présente un projet de recherche pour qu'il soit attractif. », précise pour sa part Yao Azoumah, professeur des Universités en France et au Togo, et un des formateurs.
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Au Togo, un accompagnement supplémentaire s’annonce pour les diplômés des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD). En effet, deux conventions de partenariat ont été signées la semaine dernière (le mercredi 22 mars), à l'IFAD Elavagnon, dans la préfecture de l'Est-Mono, visant à mobiliser du financement en faveur des diplômés, ainsi que des futurs apprenants de ces structures.
Madame @DossouMyriam, Ministre du @Devbase_Tg et la Directrice Générale du @faiejtogo, ont signé le 22 mars 2023, deux (2) conventions de partenariat et de financement avec l'Agence Éducation-Développement (AED) et la COOPEC-AD à l' IFAD de Elavagnon (Est Mono) pic.twitter.com/uuiicZcD1j
— faiejtogo (@faiejtogo) March 24, 2023
La première convention signée entre l'Agence Éducation-Développement (AED) et le ministère du Développement à la base permettra d'accompagner tous les diplômés des IFAD dans la recherche de ressources financières pour leurs projets d'insertion professionnelle.
La deuxième convention est un accord tripartite entre l'IFAD Aquaculture, le Fonds d'Appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) et la microfinance COOPEC-AD, qui permettra le cofinancement des plans d'affaires des jeunes entrepreneurs.
Ces deux accords viennent notamment soutenir les apprenants de la première promotion de l'IFAD-Elavagnon dédié à l'aquaculture, qui ont reçu leurs diplômes il y a un peu plus d'un mois.

Pour rappel, la première cohorte de l’IFAD comptait 113 jeunes, dont 27 filles.
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Le Togo et la République de Corée du Sud continuent à renforcer leur coopération, comme le montre une visite dans le pays asiatique la semaine dernière, du ministre togolais des affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey.
Dans le cadre de cette visite, les deux pays ont réaffirmé leur engagement à approfondir leur coopération dans les secteurs prioritaires tels que l'agriculture, la santé, l'éducation, les énergies renouvelables et les technologies de l'information et de la communication, indique Robert Dussey.
La visite a ainsi été l'occasion pour le patron de la diplomatie togolaise de présenter la feuille de route adoptée par le gouvernement togolais (Togo 2025). Notamment en mettant en avant les opportunités d'investissement qu'offre la Plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA), ainsi que la volonté du pays de Faure Gnassingbé de renforcer sa position de hub logistique et de service dans la sous-région ouest-africaine.
Sur le plan de la coopération et l'appui au développement, « le ministre Dussey a également échangé avec les présidents de l’agence coréenne de coopération (KOICA), de l’agence coréenne de promotion du commerce et de l’investissement (KOTRA), de la fondation Corée-Afrique ainsi qu’avec les représentants de diverses entreprises coréennes. », apprend-on.
Pour rappel, la Corée du Sud est un partenaire de longue date du Togo. Elle s’est notamment distinguée par des appuis en faveur du Togo dans les domaines technologique, agricole et de l'éducation. En début d’année, par exemple, Séoul a mobilisé près de 3 milliards FCFA pour le secteur de l'éducation dans la région des Savanes, au nord du Togo.
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L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) a reçu les 21 et 22 mars 2023 à Lomé, une délégation du régulateur de la Côte d’Ivoire. La délégation, indique-t-on, est venue s’inspirer de l’expérience du Togo en matière de régulation des télécommunications.
L’équipe ivoirienne, composée des représentants du ministère de la communication et de l’économie numérique, de l’autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), a principalement eu durant le séjour au Togo, des séance de travail avec l’ARCEP sur le cadre légal et réglementaire relatif à la qualité de service des communications électroniques, les modalités d’organisation et de conduite des campagnes de mesures QoS, ainsi que sur les outils et équipements de mesures de la qualité de service des deux pays.
Cette visite ivoirienne intervient quelques semaines après celle des Comores pour des motifs similaires. Avec la délégation comorienne, le Togo avait signé une convention pour développer un partenariat gagnant-gagnant visant à relever les défis de régulation des télécommunications dans leurs pays respectifs.
Esaïe Edoh