Togo First

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A Lomé, s’est ouverte le mercredi 7 décembre 2022, une rencontre d’évaluation de la mise en œuvre du projet de l’autoroute du corridor Abidjan-Lagos. La rencontre permettra précisément de faire le point de l'exécution des décisions de la 16ème réunion du comité de pilotage tenue l’année dernière à Abidjan.

Au cours du 17ème round, les experts vont examiner l’avancement des composantes du projet et analyser le rapport d’audit financier du projet, exercice 2021. Ils auront également à préparer l’audit de 2022.

Aussi, apprend-on, cette session de travail technique va plancher sur le résultat de la mission de supervision de la BAD à la CEDEAO et élaborer la stratégie de communication et la mise en œuvre du plan d’action.

La rencontre sera clôturée le vendredi 9 décembre 2022 par la réunion des ministres des cinq pays concernés par le projet, à savoir Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigéria.

Notons que dans le cadre de ce projet de route long de 1081 km devant relier les cinq pays, la BAD avait annoncé vers la fin du 1er trimestre de cette année 2022 avoir mobilisé 15, 6 milliards de dollars lors d’un boardroom (salle de transactions) à l’occasion de l’Africa Investment Forum.

Esaïe Edoh 

Aux côtés des entreprises portées par des multinationales déjà installées sur la la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) depuis son inauguration, il y a un peu plus d’une année, les autorités togolaises souhaitent également l'installation des firmes nationales. Dans cette dynamique, la ministre chargée de la Promotion de l’Investissement, Kayi Mivédor, a échangé sur le site industriel avec des acteurs du secteur privé togolais le mardi 6 décembre 2022 dernier.

A l’occasion, ces hommes d’affaires ont été entretenus sur les motivations ayant prévalu à la mise en place de la plateforme, notamment l’engagement du gouvernement à transformer structurellement l’économie pour une croissance forte, durable, inclusive et créatrice d’emplois décents. Selon la ministre de la promotion de l’investissement, les opérateurs économiques nationaux gagneraient à jouer leur partition dans la réalisation de cette ambition du gouvernement.

« On souhaiterait, à terme, que le secteur privé togolais, pour ses projets d’investissement, de réinvestissement ou de diversification, puisse penser à s’installer sur ce site », a précisé l’officielle.

Pour sa part, le président d’honneur de l’Association des grandes entreprises du Togo (AGET), José Kwasi Symenouh, estime qu’« il n’y a pas que des étrangers qui peuvent y développer leurs affaires, mais également les Togolais qui le désirent ».

L’exécutif prône également des projets collaboratifs d’installation entre les nationaux ou entre les nationaux et les étrangers.

En rappel, la PIA est un parc industriel de 400 hectares destiné à l'implantation des usines de transformations de divers produits. Il est le fruit d’un partenariat entre l’Etat togolais et le Groupe Arise IIP, grâce à un investissement de 130 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

Au Togo, l’ensemble de mesures de soutien, face à la vie chère et au défi sécuritaire, prises par l'Etat cette année, représentent à peu près 3% du PIB national. 

C’est ce qu’estime le ministère de l'économie et des finances, dans une déclaration, mardi 6 décembre 2022, à la faveur de la présentation du Rapport du FMI portant sur les Perspectives Économiques Régionales de l’Afrique Subsaharienne, édition d’octobre 2022.

Ceci devrait représenter environ 120 milliards FCFA, pour un PIB national estimé à environ 4000 milliards FCFA en 2021. En septembre dernier, Togo First estimait pour sa part, à près de 90 milliards FCFA, le coût des seules 10 "nouvelles mesures" alors édictées par Faure Gnassingbé et son gouvernement, face à la vie chère.

Si elles ont été prises pour compenser une situation socio-économique rendue tendue par la hausse de l'inflation, en particulier des coûts de produits pétroliers et des produits d'importation dans leur ensemble, ces mesures n'ont pas manqué d’impacter le cadre macroéconomique du pays. Ainsi, le déficit budgétaire a été creusé cette année, passant de 5% à 8% du PIB. Il est espéré cependant qu’il retombe à environ 6.5% du PIB en 2023.

Pour le reste, ces mesures sont pour la plupart inscrites au projet de Loi de Finances de 2023, actuellement sur la table des députés, selon le ministère des finances.

« Le gouvernement demeure engagé à poursuivre les réformes budgétaires visant à consolider les finances publiques et maîtriser le niveau d’endettement du pays à moyen terme. », rassure cependant Agbenoxevi Paniah, Secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances.

Pour rappel, les mesures prises concernent: l’augmentation de 10% de la valeur indiciaire des salaires et des pensions de retraite pour les fonctionnaires civils et militaires et les retraités du secteur public, la revalorisation additionnelle de 5% de la pension de retraite pour tous les retraités civils et militaires du secteur public et du secteur privé, une gratification spéciale de 3 milliards de FCFA par transfert monétaire direct au profit des parents d’élèves pour l’achat de fournitures scolaires. Egalement, une subvention de 2,5 milliards de FCFA pour l’acquisition des manuels d’écriture et de lecture pour les élèves de l’enseignement primaire ; l’augmentation de la subvention pour les engrais de 6 milliards FCFA pour la porter à 7,5 milliards FCFA afin de stabiliser les prix tout au long de la campagne 2021/2022.

Ayi Renaud Dossavi 

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Togo : 10 nouvelles mesures sociales pour contrer la vie chère

La société Gravita, un acteur international spécialisé dans le recyclage, lance ses activités industrielles au Togo. Elle a implanté une usine de recyclage d’aluminium, à travers sa filiale Gravita Togo SAU implantée sur le territoire. L’unité, située à Lilikopé dans la préfecture de Zio et à 45 Km au nord de Lomé, a démarré ses activités de production de lingots d'aluminium, en début de semaine, lundi 05 décembre 2022, indique le ministère de la promotion de l’investissement. 

La nouvelle entreprise a entamé ainsi la production commerciale d'alliages de fonte d'aluminium, avec une unité qui a une capacité annuelle d'environ 4 000 MTPA en phase 1. 

La société mère, dans un communiqué rendu public mercredi 7 décembre, s’attend à ce que l’unité, d’une capacité d’environ 4000 MTPA en phase 1, génère un revenu supplémentaire d'environ 60 millions de roupies par an (soit environ 45 millions FCFA), avec une marge brute d'environ 26 %.

usine 8

Si cette usine ne démarre que cette année dans un contexte de mobilisation des investisseurs internationaux au Togo, la filiale est déjà bien active sur le territoire. Depuis trois, la société s'est approvisionnée en ferraille au Togo, et a mis en place « un solide réseau de collecte de ferraille », avant d'établir son usine.

Hormis l'Asie, Gravita est également déjà présente dans plusieurs autres pays africains, avec des installations de recyclage de l'aluminium similaires en Tanzanie, au Sénégal, et au Mozambique. 

Ayi Renaud Dossavi

La 4è édition du concours du meilleur jeune entrepreneur a été lancée hier mardi 6 décembre à Lomé. La compétition est organisée sous l'impulsion du Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes (MDBJEJ), à travers ses bras opérationnels : le FAIEJ, le PAEIJ-SP, le CNEJ et le CeRES. Le concours cible les jeunes âgés de 18 à 45 ans, ayant des Micro et Petites Entreprises togolaises, bénéficiaires de l’accompagnement d’un dispositif de promotion de l’entrepreneuriat sous l’égide du ministère.

Parmi les critères d'éligibilité, le candidat doit notamment être promoteur d’une entreprise à fort potentiel de croissance et qui contribue au développement sociétal à travers son impact économique et social. Les entrepreneurs dont les sociétés ont généré un chiffre d'affaires de plus de 30 000 000 F CFA, doivent joindre obligatoirement les états financiers (2021 et 2020), précise-t-on.

Les secteurs d’activités à savoir ceux de la transformation agroalimentaire, la production végétale, la production animale, l’artisanat et le service entre autres, sont éligibles.  Par ailleurs, le candidat ne doit pas avoir été lauréat des éditions précédentes du concours.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 janvier 2023.

Première semaine de l'innovation au Togo

Pour le ministère en charge de l'emploi des jeunes, cette compétition entend créer un cadre d'émulation des jeunes entrepreneurs et aussi instaurer un événement qui permet d'identifier et de récompenser ces jeunes. 

Son lancement fut également l'opportunité d'annoncer au Togo, la première édition de la semaine de l’innovation. 

« La semaine de l'innovation est une belle opportunité de creuser davantage, montrer ce qui a été fait ou se fait, corriger au besoin, échanger, améliorer si nécessaire et trouver des pistes et propositions pour nous faire grandir ensemble. », explique Myriam Dossou-d'Almeida, ministre du développement à la Base, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes.

Consulter les détails du Concours.

Le budget prévisionnel de la commune Kozah I, au titre de l’année 2023, s’équilibre en recettes et en dépenses à 486.741.912 FCFA contre un peu plus de 375.000.000 FCFA cette année. Soit une augmentation de 21%. Cette prévision budgétaire est en phase d’étude par le conseil municipal qui tient depuis le lundi 5 décembre 2022 à Kara, son chef-lieu (420 km au nord de Lomé la capitale), sa 4è session ordinaire.

Selon les autorités communales de la Kozah 1, plus de 385 millions FCFA, soit 79,5% du budget seront consacrés au fonctionnement et 20,85% soit plus de 101 millions FCFA aux investissements.

D’après le maire de la Kozah 1, Pawoubadi Pidabi, au cours de l’année prochaine, deux projets de développement seront réalisés dans les cantons de Lama et de Landa. Il est aussi prévu l’aménagement des rues dans la localité et la construction des caniveaux. Également indique-t-il, une partie du budget sera allouée à la gestion des déchets ménagers pour assainir davantage la ville ainsi qu’à la réalisation d’autres ouvrages.

Pour précision, la commune de Kozah1 couvre une superficie de 246 Km2 avec une population de 139.191 habitants (selon RGPH 2010). Les activités principales de la population sont l’agriculture, le commerce et les prestations de service public.

Esaïe Edoh 

mercredi, 07 décembre 2022 15:04

2018-2022 : beau temps pour la filière ananas !

Au Togo, la filière ananas a enregistré entre 2018 et 2022, diverses évolutions grâce au Projet d’appui à l’amélioration de la compétitivité de la filière Ananas au Togo (PROCAT), arrivé à terme le 30 novembre 2022, sur une note de satisfaction, selon la coordination nationale.

Sur cette période, la production de l’ananas est passée de 2133 t en 2017 à 44391 t en 2022, soit une progression de 76%. Au même moment, la quantité transformée par les unités certifiées, a progressé de 2133 t en 2018 à 4279 t en 2022, soit une croissance de 100%. Également, l’ananas frais, séché et transformé en jus et destiné à l’exportation est passé de 3386 t en 2018 à 6460 t en 2022, soit un accroissement de 90,78%.

En termes d’emplois entre 2018 et 2022, 5348.  « Nous sommes partis au début de ce projet en 2018 avec environ 900 emplois et à la fin de ce projet 4 années après, nous sommes maintenant à plus de 5000 emplois et plus précisément 1502 emplois créés pour les femmes sur toute la chaîne ananas au Togo », témoigne Kossi Apédo, Coordonnateur du PROCAT.

Bien que le projet soit arrivé à terme, des dispositions sont prises pour garantir « la disponibilité en quantité suffisante des rejets d'ananas afin que les producteurs qui veulent augmenter leur superficie de production puissent le faire », indique le coordinateur.

En rappel, le PROCAT co-financé par l’Union Européenne et le ministère allemand de la Coopération économique et du développement (BMZ) à hauteur de 5, 95 millions d’Euros, a pour but principal de contribuer à renforcer la compétitivité du secteur privé local et de créer des emplois décents dans les différents maillons de la chaîne de valeur ananas, tout en impactant positivement, les conditions de vie des bénéficiaires. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, l’agence nationale de volontariat a dévoilé en début de semaine, le lundi 5 décembre 2022, les lauréats du concours du meilleur volontaire de l’année, à la faveur de la journée internationale du volontariat, placée sous le thème de "La solidarité via le volontariat"

La distinction du meilleur volontaire de l’année est décernée à Batcha Abdou-Yakinou, Technicien supérieur de laboratoire, qui décroche par la même occasion, une cagnotte d’un million de FCFA, comme l’indique l’ANVT

« Après avoir raté ce prix l’année dernière, je viens d’être consacré. Et ceci est le fruit d’un don de soi pour le travail pour lequel je me suis engagé », a-t-il confié.  « Je suis fier de ce prix, parce que ça a été vraiment un dur combat, nous avons effectué un concours en trois étapes. Nous étions plus de 200 volontaires, mais aujourd'hui, je suis le meilleur volontaire de l'année. Ce prix nous motive à améliorer notre travail dans la communauté. J'encourage vraiment les jeunes qui n'ont pas encore adhéré au volontariat à s'y adonner », a-t-il ajouté.

5 autres lauréats ont été primés à la même occasion, décrochant pour leur part, divers prix, dont un ordinateur, une moto, ou des enveloppes financières.  Abbey Eya Domenyoto, volontaire Sage-femme au CHR Sokodé, qui remporte la première place dans la catégorie meilleure volontaire femme de l’année. Aparki Ptèma a décroché pour sa part, la première place dans la catégorie meilleur volontaire de l’année sur un projet de l’Union Européenne, ce qui lui vaudra un prix d’une valeur d’1 million, composé d’une moto et d’un ordinateur portable. 

La cérémonie s’est déroulée en présence de partenaires de l'ANVT, notamment la Délégation de l’Union Européenne au Togo, qui soutient l'initiative au Togo depuis au moins 5 ans, et est partenaire du concours. 

L’Union Européenne « applaudit chaleureusement les lauréats qui se sont illustrés par leurs engagements et performances », a ainsi indiqué Hugo Van Tilborg, chargé de la coopération à la représentation de la délégation européenne. 

En dix ans, l’ANVT enregistre plus de 56000 volontaires, déployés sur tout le territoire.

Ayi Renaud Dossavi

Défis des opérateurs télécom face aux fintech low-cost, grognes sociales, déploiement de la 5G, relations avec le régulateur, données à caractère personnel…   à l’Africa Financial Industry Summit (L’AFIS) qui s’est tenu les 28 et 29 novembre derniers à Lomé,  Tarik Boudiaf, le tout nouveau Directeur Général de Togocom, a livré pour Togo First, son analyse sur les grands sujets brûlants de l’heure.

Togo First : On a vu Togocom réduire de façon très drastique les tarifs Mobile money, alors que les rumeurs sur l’arrivée de Wave sur le marché enflaient. Qu’est-ce qui explique ces mesures tranchées ? Considérez-vous Wave comme une menace ou une opportunité ?

TB : Il existe deux raisons qui expliquent la réduction des tarifs du Mobile Money par Togocom. D’abord, c’est une façon de se prémunir contre la grande concurrence qui a déstabilisé plusieurs acteurs de la sous-région. Ensuite, c’est un moyen de contribuer à la dynamisation du marché. D’ailleurs, nous sommes devenus le premier opérateur de Mobile Money au Togo, si l’on tient compte de la période allant de novembre 2021 à début 2022.

Togo First : Ce nouveau plan tarifaire vous permet-il toujours de rester rentable ? Ou on est beaucoup plus dans l’adaptation ?

TB : Les deux. Chaque action commerciale que nous déployons sur le marché doit évidemment répondre à une exigence de rentabilité, même si nous avons énormément réduit notre marge tarifaire. Cela permet en même temps d’anticiper la concurrence afin de sécuriser le marché.

Togo First : Dans une économie qui dépend encore fortement du cash, cette révision à la baisse n’est pas sans conséquence sur les points de vente, qui représentent un maillon important de la chaîne de valeur. Certains ont dû fermer. Quel sort réservez-vous à ces acteurs non moins importants ? 

TB : Je dois dire que contrairement à ce qui s’est passé dans d’autres marchés, nous, nous avons observé une croissance des points de vente, malgré ce changement tarifaire à la baisse. Ce qui montre qu’il y a toujours des opportunités de développement. Nous avons l’obligation de sécuriser ce maillon qui permet de créer une clientèle plus large et parallèlement, plus d’emplois.

Togo First : Ce modèle de revenus est-il durable ?

Ce modèle sera durable et fiable si nous l’accompagnons avec de nouveaux services à valeur ajoutée, notamment, les services d’assurance, l’épargne, le crédit, le transfert international, l'interopérabilité, le développement des points marchands sans lesquels sa survie sera difficile.

A Togocom, nous sommes dans un processus de création de nouveaux services pour accompagner les acteurs. Ces services existent et ont déjà fait leurs preuves sur des marchés plus matures que le Togo.

Même s’il fait encore ses débuts, au Togo, le Mobile Money est un service en pleine croissance. Si nous nous référons à l’Afrique de l’Est qui a atteint une maturité déjà avancée, je dirai qu’au Togo et dans la sous-région, il promet de belles années à venir. 

Togo First : Avec le rachat de Togocom en 2019, Axian a promis de déployer un plan d’investissement de 160 milliards FCFA sur 7 ans dans ses infrastructures de connectivité et de nouveaux services à forte valeur ajoutée. Où en est ce plan ? Quel bilan pouvez-vous faire ?

Tarik Boudiaf (TB) : Le deal de la privatisation portait sur plusieurs axes notamment la fusion de Togo Télécom et de Togo Cellulaire, la modernisation de l’infrastructure, l’élargissement de la couverture réseau, l'amélioration de la qualité du service et la dynamisation du service sur le plan de l’amélioration des prix. Ce plan d’actions est suivi de façon annuelle. Toutefois, il faut noter que sur certains aspects, les objectifs ont été largement atteints (la couverture du réseau, par exemple). Sur d’autres, nous sommes en ligne avec les objectifs. Sur certains, on s’en rapproche un peu avec un peu de retard. 

Togo First : Jusqu’ici, Togo Télécom opérait le seul câble sous-marin qui dessert le Togo. Depuis le mois de mars de cette année, le Togo est connecté à un deuxième, le câble Equiano, plus puissant.  Est-ce un concurrent ?

TB : Chaque pays a besoin de sécuriser sa connectivité et son système d’information. Aujourd’hui, Togocom dispose d’un câble qu’il a la possibilité d’exploiter à la fois comme un moyen de sécurité et un moyen de fluidifier le trafic. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l'arrivée d'Equiano est une très grande opportunité pour tous les acteurs présents sur le territoire. En tant qu’entreprise, on le considère plutôt comme une solution de sécurisation de la connectivité pour tous.

Togo First : En novembre 2022, Togocom est devenu  le 1er opérateur de télécommunication à lancer le réseau 5G en Afrique de l'ouest. Plusieurs annonces ont été faites ensuite, indiquant le déploiement sur des sites à Lomé. Depuis, silence radio. Où en êtes-vous avec la 5G ?

TB : Lorsqu’on s’en tient au contexte de déploiement de la 5G au Togo, on comprend qu’elle est destinée à pourvoir le tissu économique d’une technologie de pointe susceptible de faciliter les transactions et les activités digitales des entreprises. C’est pour cette raison que dès le départ, elle fut déployée dans 5 localités réputées pour des activités d'entreprise. Au Togo, la 5G s’adresse d’abord au tissu économique avec une vision de l’étendre plus tard au grand public.

Par contre, les grands défis que nous avons aujourd’hui concernent le coût des téléphones 5G qui est encore très élevé par rapport à la moyenne des prix accessibles à la population. Nous avons aussi des contraintes au niveau de l'ineffectivité de l'installation de la 5G, ce qui relève essentiellement de la volonté des plus grands constructeurs de téléphones (iPhone et Samsung). Selon des procédures internes à eux, cela requiert des procédures différentes de celles des autres technologies. C’est un combat que nous menons depuis longtemps auprès du GSMA [une association internationale qui représente les intérêts des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, ndlr] et des autorités. Nous sommes également en contact avec Samsung et iPhone pour accélérer le processus. C’est en effet un sujet crucial auquel ces géants de la création de téléphones 5G n’adhèrent pas encore.

Togo First : Quid de la question des fréquences … ?

TB : Je rappelle que la 5G est lancée à titre expérimental au Togo avec des fréquences dédiées et gratuites sur cette période expérimentale. Par ailleurs, pour accompagner la 5G sur une échelle un peu plus large, il est clair que tous les acteurs intervenant sur cette technologie devront faire des efforts pour accompagner les opérateurs, d’où le rôle du régulateur qui est d’évaluer la façon d’accompagner les opérateurs sur le volet Fréquence.

Togo First : Vous avez été sanctionnés par deux fois déjà par le régulateur. Quelles sont vos relations avec l’ARCEP ?

TB : Contrairement à ce qu’on croit, nous avons plutôt d'excellentes relations avec le régulateur. Même si nous avions été sanctionnés deux fois, cela ne veut pas forcément dire que nous avons une mauvaise relation. Chacun fait son travail de la façon la plus correcte possible et c’est important que l’opinion publique soit au courant qu’il n’y a pas de conflit entre le régulateur et l'opérateur Togocom. S’il y a des reproches techniques de la part du régulateur, Togocom se donne les moyens de les corriger afin d’avancer.

Ces interventions du régulateur ont sans doute aidé à prendre des mesures idoines telles que l’amélioration de la qualité de service et son déploiement qui est un processus continu. Si un retard est observé, il est normal que celui-ci soit sanctionné. En prenant une telle décision, le régulateur ne fait que jouer son rôle.

Togo First : Vous avez surtout été sanctionné pour la qualité du service. Togocom a-t-il tourné la page de ces désagréments ?

TB : Comme je vous l’ai dit précédemment, l’amélioration de la qualité du service est un processus continu. Il est aussi important de savoir que la privatisation est un héritage lourd à porter et qui nécessite d’être corrigé. Parmi les préoccupations, il y en a qui se règlent à court terme alors que d’autres se font sur le long terme à savoir : revoir le design du réseau, le renforcer, le moderniser et le sécuriser pour qu’il puisse être à la hauteur des attentes du régulateur et de celles des clients. Dans ce sens, j’estime qu’il y a des progrès mais qu’il reste encore beaucoup de choses à faire.

Togo First : En tant que gros collecteur de données à caractère personnel, vous avez sans doute été sollicité pour aider le gouvernement à cibler les populations vulnérables dans le cadre du projet Novissi. On se demande comment ces données ont été fournies ? Quelle est votre sensibilité par rapport à la confidentialité des données personnelles ?  

TB : L’opérateur a l’obligation de la confidentialité des données. Ce point est extrêmement important pour le régulateur et nous en sommes bien conscients. Quant à savoir quels ont été les apports des opérateurs dans le projet Novissi [une aide financière mensuelle aux personnes et aux familles les plus vulnérables pendant toute la durée de l'état d'urgence sanitaire, ndlr], il est important de retenir qu’il s’agit d’une initiative du gouvernement qui a eu besoin des opérateurs pour son accomplissement, surtout dans la partie distribution d’argent aux personnes vulnérables.

Togo First : ça grogne ces derniers mois au sein des syndicats. Où en êtes-vous par rapport à la satisfaction des revendications sociales ? 

TB : Le projet de privatisation incluait la fusion de deux entreprises - Togo cellulaire et Togo Telecom. Cette fusion s’est basée sur 4 grands piliers : la fusion technologique, la fusion légale, la fusion sociale et la fusion commerciale ou administrative. Le processus d'harmonisation des deux structures passe par des sujets divergents au sein même de l’entreprise et des différents syndicats. Depuis 2 ans, il y a eu des avancées par rapport à certains sujets chez Togo Telecom notamment l’alignement des primes… Nous ne pouvons régler tous les problèmes d’un seul coup, c’est un processus continu. Je reviens un peu au même sujet que le réseau, c’est un historique très lourd. Pour le ramener au niveau souhaité, cela nécessite du temps, de la concertation et de la raison.

Togo First : Quelles perspectives pour Togocom ?

TB : Togocom est un grand groupe dont l’ambition est de devenir le plus grand et le meilleur employeur du Togo. Nous poursuivons ces idéaux, en continuant à créer des valeurs ajoutées, à recruter des talents, à développer des plans de carrière à nos employés et à les voir s’épanouir. La deuxième perspective est de devenir un opérateur de référence en ce qui concerne la qualité du service technique et technologique. La dernière est de jouer un rôle prépondérant dans le développement de l’économie numérique du Togo. 

Propos recueillis par Fiacre E. Kakpo

Au Togo, l’Union Européenne va reconduire pour 5 ans son partenariat avec l'Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT). L'Information est diffusée à la faveur de la célébration de la journée internationale du volontariat (JIV), lundi 5 décembre dernier, aux côtés de l'ANVT.

Sur les 5 années précédentes, depuis 2017, la délégation de l’UE a permis le déploiement de près de 155 volontaires, avec une contribution d’environ 100 millions de FCFA, dans le cadre du partenariat avec l’ANVT.

« Le Togo est exceptionnel par rapport à son programme de volontariat. C'est vraiment un programme d'envergure qui permet aux jeunes togolais, non seulement aux demandeurs d'emplois, d'avoir une expérience professionnelle ; mais aussi à des jeunes déscolarisés de remettre le pied à l'étrier, et d’obtenir de meilleures chances d'un avenir professionnel. », s’est exprimé Hugo van Tilborg, Chargé de la coopération et représentant la délégation de l’Union européenne. « Pour l'Union européenne, l'emploi des jeunes est quelque chose de crucial, et c'est pour ça qu'on accompagne ce programme de volontaires au Togo, à travers l’ANVT. », a-t-il ajouté. 

Le Togo a lancé son programme de volontariat il y a 10 ans. Au total, l’ANVT recense à ce jour, plus de 56000 jeunes et moins jeunes volontaires, impliqués dans les différents programmes existants, notamment dans les domaines de l'éducation, la préservation de l’environnement, la santé, ou encore l'appui aux communautés rurales.

Ayi Renaud Dossavi

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