Le Togo va bénéficier d'un nouveau financement de 100 millions $ (environ 60 milliards FCFA) de la Banque mondiale, pour accélérer l'accès à l'eau potable dans le Grand Lomé, et améliorer les services d'assainissement à ses alentours.
Cet appui a fait l'objet d'un accord de financement, jeudi 13 avril 2023, entre le pays et l'institution de Bretton Woods, en marge des Assemblées de printemps de la Banque mondiale et du FMI, qui se tiennent actuellement à Washington DC.
La signature de l'accord est intervenue entre Sani Yaya, ministre togolais des finances, et Coralie Gevers, directrice des opérations de la Banque pour le Togo et plusieurs autres pays de la sous-région.

« Cette nouvelle opération traduit l'engagement de la Banque mondiale à aider le Togo à surmonter les défis liés à l'eau et à l'assainissement. Elle contribuera significativement à la réalisation des objectifs de la feuille de route gouvernementale qui vise un taux de desserte en eau potable de 80% à l'horizon 2025 pour Lomé, la capitale », a indiqué Sani Yaya, chef de la délégation togolaise aux Réunions de Printemps, dans le cadre de cette signature. « En renforçant l'accès à l'eau potable et à l'assainissement, nous allons contribuer à améliorer la santé des populations, réduire le nombre de maladies hydriques, et créer des conditions plus favorables pour le développement économique et social du Togo », a ajouté le ministre
Le Projet de Sécurité Hydrique en Milieu Urbain au Togo (TUWS), dans le cadre duquel s'inscrit cette facilité, prévoit plusieurs investissements pour améliorer la qualité et accroître l'accès à l'eau et aux services d'assainissement dans le Grand Lomé. En outre, il s'agira notamment de soutenir la performance opérationnelle des fournisseurs de services et la gestion des ressources en eau, d'améliorer la gestion des eaux usées, de promouvoir la salubrité publique et résoudre le problème des eaux non facturées.
De même, le projet comprend la réhabilitation des systèmes d'approvisionnement en eau, la construction d'une station de traitement des boues de vidange, des études techniques pour l'augmentation à plus long terme de la capacité de production en eau à grande échelle et le renforcement du réseau de distribution.
Ces 60 milliards FCFA viendront notamment appuyer fortement les mobilisations de ressources du pays, en matière d'accès à l'eau potable. Rappelons ainsi que le Président Faure Gnassingbé et ses équipes ont prévu d'injecter 25 milliards dans l'approvisionnement en eau potable en 2023 (la loi de finances, exercice 2023). Selon des données qui datent de 2021, le taux de desserte en eau potable au Togo est de 61,5% au niveau national, comptant pour 60,25% en milieu urbain, 52,88% en milieu semi-urbain et 69,49% en milieu rural.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Président togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, a échangé le mercredi 12 avril 2023 à Pya (à Kara environ 420 Km de Lomé), avec une délégation du gouvernement de transition du Burkina Faso sur la situation sécuritaire à la frontière des deux pays.
Le dirigeant togolais et la délégation burkinabé conduite par le ministre de l'administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité, le Colonel Boukaré Zoungrana, ont principalement abordé la coordination de la lutte contre les groupes terroristes que combattent les deux pays depuis plusieurs mois.
Il s’agit pour les deux Etats de renforcer principalement leur stratégie de lutte contre la criminalité transfrontalière. En effet, le Togo et son voisin du nord, victimes d’agressions terroristes, ont décidé de collaborer pour neutraliser les groupes armés auteurs des attaques.
Pour rappel, après les attaques terroristes meurtrières notamment celle du 10 au 11 mai 2022 à Kpékpakandji, dans la préfecture de Kpendjal, les Forces de sécurité et de défense togolaises avaient intensifié les offensives. C’est dans cette dynamique que les autorités du pays ont décrété l’état d’urgence sécuritaire dans la région des savanes en juin 2022 et prorogé récemment de 12 mois.
Esaïe Edoh
Le Togo lancera officiellement le 9ème Congrès Panafricain le 22 mai prochain à Lomé, selon le Professeur Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères du Togo.
L’annonce est faite ce jeudi 13 avril par le chef de la diplomatie togolaise à la suite d’une réunion du Haut Comité Ministériel sur la décennie des Racines Africaines et de la Diaspora.
Ce lancement devrait officiellement ouvrir pour le pays, les préparatifs dans le cadre de cette rencontre panafricaine, qui avait été annoncée par la diplomatie togolaise depuis Rabat au Maroc, pour 2024, avec comme thème "Renouveau du panafricanisme et place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale : mobiliser les ressources et se réinventer pour agir".
Pour rappel, la « Décennie des racines africaines » (2021-2031) est une initiative du Togo, validée par l’Union Africaine, qui ambitionne de faire des diasporas africaines, des acteurs de premier plan du développement du continent. Elle compte actuellement 15 pays membres.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé la deuxième phase de son programme d'assistance alimentaire aux déplacés togolais et burkinabé, affectés par l'insécurité alimentaire et aux sinistrés des divers aléas de la région des Savanes et de la Kara, rapporte l'ATOP. Lancée par le représentant résident et directeur pays bureau du PAM au Togo, Aboubacar Koisha, cette deuxième phase de l'opération a commencé le 11 avril et durera jusqu'au 25 avril.
Cette action, qui consiste en une aide financière aux populations vulnérables couplée avec la distribution de la farine enrichie pour les enfants de 0 à 2 ans, s’inscrit dans le cadre du plan stratégique provisoire pays 2022-2026 de l’agence onusienne. Il s’agit d'appuyer les couches vulnérables, notamment dans le nord du Togo, dans la satisfaction de leurs besoins vitaux.
Cette assistance doit toucher à terme 10 400 ménages, soit 52 000 personnes, qui recevront chacune 40 000 francs CFA en deux tranches, à raison de 20 000 F en avril et 20 000 F en mai.
Pour rappel, l'opération d'aide financière est appuyée à hauteur de 1,365 milliard FCFA, dont 1,037 milliard du PAM et 328 000 000 F CFA de la direction générale de la protection civile et des opérations d'aide humanitaire européenne (ECHO).
Selon une analyse de la situation de l'insécurité alimentaire au Togo, qui date de novembre 2022, environ 390 000 personnes étaient menacées par une insécurité alimentaire aiguë en cette année-là. Selon le représentant du PAM, près de 570.000 personnes sont en situation d’insécurité sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les régions des Savanes et de la Kara avec environ 250.000 personnes.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, au premier trimestre de cette année, 4 655 entreprises ont été créées au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) selon les compilations de Togo First. Ce chiffre reflète une hausse de 17% en glissement annuel, rapporté aux 3954 sociétés enregistrées sur la même période en 2022.
Selon les données consultées, en janvier 1636 entreprises ont été créées dont seulement 473 par les femmes. Le mois suivant, 1420 ont été déclarées et 1599 en mars. Sur les 4655 entreprises, 3922 sont portées par des Togolais contre 733 par des étrangers.
Ce chiffre de création d’entreprises enregistré au cours des 3 premiers mois de 2023 confirme la tendance haussière de création des entreprises au Togo.
En effet, ces dernières années, la courbe des entreprises déclarées est ascendante. En 2020, on dénombrait 12 500 sociétés créées contre 13 835 en 2022, ce qui traduit une progression d’environ 11% en 2 ans.
Esaïe Edoh
Au Togo, le processus d’opérationnalisation du projet de Filets sociaux et Services de Base (FA-FSB) dans le Grand Lomé a franchi un nouveau palier. L’Agence Nationale d'Appui au Développement à la Base (ANADEB) en charge du pilotage du dossier, a entamé le mardi 11 avril, la validation des listes des bénéficiaires des transferts monétaires dans les dix quartiers pilotes.
Cette phase, selon l’ANADEB, est l’étape qui précède celle du transfert effectif des fonds aux ménages ciblés. Elle consiste à soumettre les résultats de l’enquête réalisée par l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) à l’examen et à la discussion des communautés concernées et à obtenir leurs consentement et validation. Elle est la troisième étape du processus après l’enregistrement volontaire et l’enquête des ménages.
Elle sera suivie de l’enregistrement des ménages retenus sur la plateforme de paiement Novissi et des paiements.
Pour rappel, au total, 26 250 ménages seront bénéficiaires dans le Grand Lomé, de ce projet qui vise à assurer aux ménages et aux communautés pauvres, un meilleur accès aux infrastructures socioéconomiques de base, aux filets sociaux et aux opportunités d’inclusion économique. Ces ménages seront appuyés grâce au financement additionnel de la Banque Mondiale et l’Agence Française de Développement à hauteur de 18 milliards FCFA.
Notons que le projet était initialement prévu pour arriver à terme en décembre 2021, mais court désormais jusqu’en juin 2023.
Esaïe Edoh
Le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) du Togo renouvelle ses instances avec un processus lancé officiellement il y a quelques jours à Lomé. Le processus durera trois mois et se terminera par l'élection d'un nouveau bureau exécutif. En tant qu'organe rattaché au ministère de la jeunesse, qui a pour mission d'assurer la participation pleine et effective des jeunes dans le processus de prise de décision et de développement du pays. Le bureau sortant a été reçu par la ministre chargée de la jeunesse, autorité de tutelle, Myriam Dossou, en marge du lancement du processus.
Ce jeudi, une délégation du @cnjtogo2008 est venue me faire le point sur le processus devant conduire au renouvellement de ses membres.
— Myriam Dossou-d'Almeida ?? (@DossouMyriam) March 31, 2023
Ce fut l'occasion d'échanger sur difficultés rencontrés durant leur mandat.
J'ai émis le vœu que l'élection s'organise de manière inclusive. pic.twitter.com/uAEsJMLiDA
« Nous invitons les associations à s’inscrire dans leurs communes, préfectures et régions respectives. » a indiqué a indiqué Régis Batchassi, à la tête de l’entité depuis 2015. « Le comité ad hoc qui sera mis en place, va conduire l’adoption des textes qui vont régir le renouvellement des instances et retenir les associations et organisations qui vont prendre part aux élections. A la suite, nous aurons l’organisation des campagnes dans les communes, préfectures et régions pour déboucher sur les élections. », a-t-il ajouté.
Dans l'ensemble, le CNJ représente les intérêts des jeunes et des organisations de jeunes, favorise la coordination des programmes et des activités, impulse et coordonne la participation des membres à des actions de développement, facilite la coopération internationale et mobilise les ressources pour soutenir les actions des organisations de jeunes.
Le Togo a participé la semaine dernière à la cinquième session réunion du Conseil international consultatif du cajou (CICC), qui s'est tenue du 5 au 6 avril 2023 à Abidjan, en Côte d'Ivoire, a rapporté le ministère du commerce.
Dans la foulée, le pays était également présent à la quatrième édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l'anacarde (SIETTA), qui s'est déroulée du 6 au 8 avril 2023. Cette rencontre a permis aux ministres chargés de l'agriculture, de l'industrie et du commerce des pays membres du CICC de se rencontrer.
Le SIETTA a quant à lui, rassemblé différents acteurs du secteur du cajou et a permis d'échanger sur les innovations en matière d'équipements et de technologies de transformation.

Le Togo, représenté par une délégation composée des directeurs de cabinet des ministres chargés du commerce et de l'agriculture, des points focaux nationaux au CICC, de même que quelques membres du Conseil d'administration de l'interprofession de la filière anacarde, a ainsi participé à la réunion technique des experts de l'organisation. Il s'est agi notamment d'examiner le rapport d'activités du Secrétariat exécutif du CICC, de faire la revue et l'adoption du plan stratégique 2023-2027 du CICC, le budget annuel 2023 et de formuler des projets de résolutions, recommandations ainsi qu'un communiqué final.
Pour rappel, le CICC, créé en 2016, représente 84% de la production africaine du cajou et 57% de la production mondiale. C'est une initiative de huit pays africains, dont le Togo, qui sont les principaux producteurs d’anacarde. Ensemble, ces acteurs représentent environ 60% à 80% de la production mondiale, soit un million trois cent mille tonnes (1 300 000 tonnes) de noix brutes. La structure a pour objectif de mieux maîtriser les cours du marché en rassemblant les principaux producteurs.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) annonce le déploiement prochain de la portabilité des numéros mobiles. Sa mise en œuvre technique a été lancée la semaine dernière, le 7 avril 2023 par l'ARCEP, en présence des deux opérateurs mobiles Togo Cellulaire et Moov Africa Togo.

Selon le gendarme des télécoms togolais, ceci devrait constituer une avancée pour les consommateurs, en leur permettant de changer d'opérateur tout en conservant leur numéro, offrant ainsi plus de liberté de choix aux utilisateurs.
Ceci devrait faciliter à un client insatisfait pour quelque raison (pour des raisons telles que des tarifs élevés, des offres inadaptées, une mauvaise qualité de service ou de couverture, un service clientèle défaillant ou tout autre motif), le changement d'opérateur téléphonique.
LA PORTABILITÉ BIENTÔT EFFECTIVE AU TOGO
— ARCEP TOGO (@ArcepTogo) April 11, 2023
Trouvez le lien relatif à ce CP ci-après :https://t.co/JPguPCHxlr#telecom #portabilité #Togo pic.twitter.com/Tc2jfohR8H
En vue de mettre en œuvre la portabilité des numéros mobiles, l'ARCEP a retenu la solution néerlandaise PortingXS (PXS), qui a d'ailleurs déjà été déployée dans une vingtaine de pays dans le monde, notamment ceux de la sous-région comme le Ghana, le Bénin, le Sénégal et le Nigéria.
Selon le chronogramme convenu avec les deux opérateurs mobiles, la portabilité des numéros mobiles devrait être effective au Togo courant le dernier trimestre 2023.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo est désigné pays invité d’honneur de la 15ème édition du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA) prévue du 25 au 30 avril 2023 à Anoumabo à Abidjan (Côte d’Ivoire). Le choix porté sur le Togo a été officialisé, mardi 11 mars à Lomé par les organisateurs de ce rendez-vous culturel, au cours d’une conférence de presse.

Cet honneur fait au Togo, se justifie, selon le commissaire général du FEMUA, Salif Traoré, alias A’Salfo, par les liens d’amitié et de fraternité qui lient ce pays et la Côte d’Ivoire.
“Nous estimons que le Togo a non seulement une forte communauté en Côte d’Ivoire, mais joue un rôle important dans la sous-région. La preuve, la libération de nos 49 militaires dernièrement”, a fait valoir le leader du groupe Magic System.
Pour marquer la participation du Togo à ce rendez-vous musical et culturel comme invité d’honneur, la musique togolaise sera célébrée le 26 avril au cours de la journée dédiée au pays, ceci, précisément à travers le programme dénommé la “nuit du Togo”.
Au-delà de la célébration des liens d’amitié entre les deux pays, le ministre togolais de la culture, Kossi Lamadoko, a déclaré que le Togo va tout mettre en œuvre pour saisir l’opportunité de cette vitrine internationale pour valoriser sa culture.
En rappel, ce festival va réunir plus de 100 artistes à travers le monde dont ceux du Togo.
Esaïe Edoh