Au Togo, le programme de formation en développement d'affaires FoDA, une initiative lancée en collaboration avec la GIZ pour aider les jeunes entrepreneurs à développer leurs compétences et à créer leur propre entreprise, veut assurer la qualité de ses formations.
Lundi 24 avril, à Lomé, les résultats du processus de certification des facilitateurs de ce programme ont été présentés, après la mise en place de ce processus, afin de garantir la qualité de cet outil de formation pour les jeunes entrepreneurs.
Essodina Atcholadi, directeur pédagogique au ministère chargé de l'enseignement technique, a précisé que les facilitateurs seront régulièrement soumis à des évaluations, pour garantir leurs performances. « Le processus de mise en place d'un processus de certification technique de facilitation FoDA s'explique par le souci de garantir la qualité de l'outil. Il y a plusieurs outils de formation, et si nous voulons garantir la qualité de l'outil, il faudra que ceux qui sont chargés de former les jeunes en entrepreneuriat soient eux-mêmes de qualité. Tout au long de l'exercice de leurs fonctions, ils vont subir des évaluations pour s'assurer qu'ils sont encore performants. », a-t-il expliqué.
La formation en développement d'affaires comprend trois composantes principales : l’initiation à l'entrepreneuriat, à l'élaboration des plans d'affaires et à la création et gestion des entreprises.
« C'est un outil qui offre différents modules de formation à l’entrepreneuriat. Il est destiné à renforcer les compétences des jeunes ainsi qu'à les accompagner dans la création de leur entreprise », a relevé André Rönne, chef de programme pour le développement économique durable à l’agence de coopération allemande, GIZ.
Depuis son lancement il y a trois ans, le programme FoDA a touché 14 000 jeunes, leur permettant de bénéficier de séances de coaching dans des filières telles que l'agriculture, l'artisanat et l'agroalimentaire. FoDA contribue ainsi à lutter contre le chômage des jeunes et à renforcer les capacités entrepreneuriales au Togo.
Au Togo, après environ 7 ans de travaux, la construction du marché de la ville de Kara (420 km au nord de Lomé) est achevée et le site a été inauguré le lundi 24 avril 2023 par le Président Faure Gnassingbé.

Ce local commercial qui fait peau neuve après avoir été ravagé en 2013 par un violent incendie, peut de nouveau accueillir des commerçants notamment ceux de la région.
Situé au quartier Lama, le marché rénové, implanté sur près de six (06) hectares, comprend un bâtiment de trois niveaux, d’un espace vert, d’une esplanade et d’un parking. Moderne, le bâtiment principal est doté de 736 étals individuels, 72 boutiques, 5 locaux dédiés aux banques et assurances, 8 magasins de grossistes, 6 chambres froides équipées, une unité de police et une infirmerie.
L’infrastructure commerciale est également équipée d’un système de réseaux incendie armé, d’une voirie centrale pour les pompiers et d’acheminement d’équipements en cas d’explosion.
Selon le Président Faure Gnassingbé, « cette infrastructure moderne est destinée à soutenir les activités économiques de nos concitoyens et à faciliter l’accès aux produits et denrées de premières nécessités ».
L’ouvrage est réalisé dans le cadre du Projet d’Appui à la Reconstruction des Marchés aux Commerçants de Kara et de Lomé (PARMCO), financé par l’État togolais et la Banque Africaine de Développement (BAD) à hauteur de près de 8 milliards de FCFA.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de bénéficier d'un don d'engrais d'une valeur d'environ 2,5 milliards FCFA du Japon, destiné à renforcer sa production rizicole. Cet appui, qui représente environ 6000 tonnes d'engrais, a fait l'objet d'une cérémonie de signature d'accord et d'échange de notes, ce mardi 25 avril à Lomé. C'était en présence du ministre togolais en charge de l'agriculture, Antoine Lekpa Gbegbeni, et de l'ambassadeur du Japon avec résidence à Abidjan, Katsuya Ikkatai.
« Cet appui très salutaire contribuera à améliorer, pour le compte de la campagne agricole 2023-2024, la productivité et le rendement agricoles dans les exploitations en riz. Il vient à point nommé dans un contexte où l'approvisionnement en engrais sur le plan international, a été bouleversé par les conséquences de la crise sanitaire liée à la COVID-19 et au conflit russo-ukrainien », a relevé le ministre togolais Antoine Lekpa Gbegbeni.
Outre ce don d'engrais, le Japon avait déjà offert en décembre dernier, une enveloppe de 1 milliard 750 millions FCFA et une quantité totale de 2748 tonnes de riz pour réduire le déficit en riz au Togo et renforcer la sécurité alimentaire des populations. Ce stock a aussi été officiellement réceptionné, en présence du représentant nippon.
Pour le partenaire japonais, cet appui vient concrétiser les engagements pris par Tokyo à la conférence internationale TICAD de Tunis, avec notamment pour orientation de poursuivre l'accompagnement avec le Togo. « Notre assistance d'aujourd'hui, est la concrétisation des engagements exprimés par le Japon et de surcroît entièrement conformes à la feuille de route Togo 2025, ligne directrice de la politique de développement du gouvernement togolais », a indiqué à ce titre, l'ambassadeur Katsuya Ikkatai.
Notons du reste, que des discussions sont en cours entre les partenaires bilatéraux pour assurer la fourniture par le Japon d’engrais au Togo chaque année.
Ayi Renaud Dossavi
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La Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCI-Togo) a officiellement lancé ce mardi 25 avril à Lomé, le projet de digitalisation des Micro, Petites et Moyennes Entreprises (MPME). Dénommée Lon’Kèlèw, l’initiative est réalisée en partenariat avec Expertise France, avec le soutien de l'Agence française de développement (AFD), à travers le 11ème Fonds Européen de Développement (FED) et de l’Union européenne.
Initialement dénommé DigiTin’Ga, le projet Lon’Kèlèw signifiant dans le contexte actuel, une entreprise qui fait preuve de réactivité aux enjeux de son environnement et qui trouve rapidement des solutions à ses besoins, vise à accompagner les entreprises dans leur processus de digitalisation. Concrètement, le projet formera les entrepreneurs et assurera la transition digitale de 50 PME majoritairement dirigées par des femmes et des jeunes. Ces entreprises sont sélectionnées sur la base de leur capacité de transformation numérique et par rapport à leurs besoins de digitalisation.
« Dans le contexte qui est le nôtre, avec la nécessaire relance des économies durement éprouvées par les crises et le défi sécuritaire, les entreprises les plus résilientes sont celles qui s’ouvrent à l’international et qui ont décidé d’intégrer le numérique dans leur business model », a déclaré la présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo, Nathalie Bitho.
Ainsi, le mode de fonctionnement et les offres de services des entreprises seront améliorés pour mieux faire face aux chocs. Pour le Secrétaire général du ministère en charge du commerce, Yakpey Comlan Nomadoli, « ce processus va permettre d’éliminer les barrières géographiques tout en améliorant la communication avec les clients et partenaires commerciaux étrangers ».
Avec ce projet, il s’agira à terme, de renforcer les capacités de 500 entreprises dans le domaine de la digitalisation.
Au Togo, le Projet d’installation de 50 000 lampadaires solaires autonomes et intelligents a été lancé, la semaine dernière à Kadjanga, dans la préfecture de la Binah, par le Président Faure Gnassingbé. L’initiative, en cohérence avec l’ambition du pays, celle d’un accès universel à l’énergie électrique à l’horizon 2030, va couvrir 4599 localités réparties dans les différentes régions du pays, avec un déploiement plus important dans la région des Savanes.
Ce projet d’installations de lampadaires solaires dotés d’autonomie avec une maintenance est initié dans le cadre du Programme Electrification Public Solaire Rural (PEP’S Rural). A terme, il va contribuer à l’amélioration du système d’éclairage des zones frontalières et des localités électrifiées par des kits solaires ainsi que des infrastructures sociales notamment les pompes à motricité humaine (PMH), les écoles, les centres de santé et les marchés. De fait, un recensement de toutes les infrastructures du pays a été réalisé et validé par l’Agence togolaise d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER).
L’installation de ces lampadaires solaires qui va coûter 40 millions d'euros soit environ 26 milliards FCFA, est financée par la France qui a signé avec le Togo quatre accords dont deux dédiés à la promotion de l’accès aux énergies renouvelables, en avril 2021, lors d’une visite de Faure Gnassingbé dans le pays européen.
Le chef de l’État SEM @FEGnassingbe a procédé, ce 20.04.2023, au lancement du programme d'éclairage public solaire rural, qui va consister à déployer 50.000 lampadaires solaires dans les localités distantes du réseau électrique. pic.twitter.com/3yzEH8NTZY
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) April 24, 2023
Les travaux seront réalisés par l’entreprise française Sunna Design qui va associer des PME togolaises du secteur d’installation électrique.
Ces 50.000 lampadaires viennent s’ajouter à plus de 15 000 autres du modèle ISSL+ installés, dans des localités des préfectures de la Binah, de l’Oti, l’Oti Sud, de Tone, de Kpendjal Ouest et de Tandjouaré.
Notons que ce projet de développement des énergies solaires vient compléter des initiatives comme Cizo (électrification rurale par kit solaire individuel), la centrale solaire photovoltaïque de Blitta, le Fonds Tinga et les mini-centrales solaires des villages du pays.
Esaïe Edoh
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L’Etat du Togo retrouve peu à peu son statut de pays attractif sur le marché ouest africain des titres publics. Le pays a levé le lundi 24 avril 2023, 33 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone, bouclant ainsi l’émission simultanée de Bons et Obligations assimilables du Trésor de 30 milliards FCFA.
Selon le compte rendu de l’opération publié par Umoa-titres, Lomé, lors de cette nouvelle sortie sur le marché régional, a levé 26 milliards FCFA via les Bons Assimilables du Trésor (BAT) émis sur la maturité de 182 jours. Il a collecté au même moment, 7 milliards FCFA sur les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) stipulées sur 3 ans. Ce résultat correspond à un taux de couverture de 110% du montant mis en adjudication
Autre information, le rapport de l’émission indique que 12 investisseurs ont répondu à l’appel d’offres du Togo et ont soumissionné à hauteur de 40 milliards FCFA, soit un taux de couverture évalué à 133,34%.
C’est la deuxième fois consécutive depuis le début de cette année que le Togo réussit une mobilisation au-delà de son ambition. Lors de sa dernière sortie bouclée le 7 avril dernier, la petite économie de 8 millions d’habitants est parvenue à emprunter 32 milliards FCFA contre 30 milliards FCFA recherchés.
Esaïe Edoh
Le Togo vient de bénéficier d’un financement de 70 millions d'euros (45,9 milliards FCFA) de l’Union européenne, en appui à deux initiatives visant à soutenir les secteurs de l'agro-industrie, de l'énergie et de la connectivité au Togo. Ces fonds, qui se composent de 40 millions d’euros en appui budgétaire (pour soutenir l'accès aux services sociaux de base, l'agriculture, ainsi que le processus de décentralisation), et 30 millions d’euros en soutien de l'agriculture durable (le développement des agro-industries et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles), s’inscrivent dans le cadre du mécanisme Global Gateway de l’Union Européenne, en partenariat avec la France, l'Allemagne et la Banque européenne d'investissement.
L’information est rendue publique par l’UE, ce lundi 24 janvier, suite à une signature de deux accords, entre le Premier ministre togolais Victoire Tomegah-Dogbé, et Jutta Urpilainen, commissaire européenne chargée des partenariats internationaux, en marge d’une rencontre à Bruxelles.
« Je me félicite de la signature de ces deux accords qui matérialisent la convergence entre la feuille de route du gouvernement togolais et la stratégie "Global Gateway" de l'UE », a indiqué le Premier ministre du Togo, dans le cadre de cette signature. « Notre ambition est d'accélérer l'intégration de l'agriculture togolaise dans les chaînes de valeur mondiales en nous appuyant sur l'énergie durable et en renforçant la connectivité, conformément à la vision de S.E. Faure Essozimna Gnassingbé, Président de la République togolaise. », a ajouté Victoire Tomégah-Dogbé_.
Dans le détail, la première initiative, intitulée Sustainable Agribusiness for Togo, vise à améliorer la productivité agricole et la préservation des ressources naturelles. Elle s'appuie sur les chaînes de valeur des ananas et des noix de cajou pour renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois et préserver la biodiversité, indique-t-on. La deuxième initiative, Energy and Connectivity for Togo, elle, ambitionne d'atteindre une électrification de 100% d'ici à 2030, dont 50% grâce aux sources d'énergies renouvelables.
Pour rappel, l’Union européenne reste l’un des partenaires institutionnels du Togo, avec des appuis multiformes dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation et de la décentralisation. La nouvelle facilité fait ainsi suite à un accord conclu quelques jours plus tôt à Kara, en marge du FOPAT, pour injecter plus de 6 milliards de FCFA dans le secteur agricole togolais.
Ayi Renaud Dossavi
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Accès universel à l’électricité : le Fonds Tinga entre dans sa phase opérationnelle
Lancé il y a un peu plus d'un an, en avril 2022, le Fonds Tinga revendique déjà 100 000 bénéficiaires, dans les régions de la Kara et des Savanes. C'est selon les informations rendues publiques par la Présidence togolaise, ceci en marge d'une visite du Chef d'Etat togolais à Kara la semaine dernière, où il a échangé, le jeudi 20 avril 2023 à Pagouda, avec les bénéficiaires du Fonds. C'était notamment en compagnie de Mawunyo Mila Aziable, ministre déléguée auprès du Président de la République, chargée de l’Énergie et des Mines, qui a fourni d’amples explications sur les objectifs du projet, et présenté les résultats déjà obtenus et les perspectives.
Tinga est en effet une initiative présidentielle, visant à faciliter l’accès des populations au raccordement à l’électricité à un coût initial fortement réduit, le reliquat étant échelonné sur une période moyenne de dix années. Dans le détail, les populations à faibles revenus peuvent se raccorder au réseau, contre paiement d’un montant initial de 1000 FCFA (au lieu d'un coût de 100 000 FCFA) avec la possibilité de solder sur une période allant de quatre (4) ans à dix (10) ans.
La rencontre, indique-t-on, a permis au chef d’Etat togolais de noter "avec satisfaction", les impacts de ce projet sur les conditions de vie des populations et sur les secteurs sociaux de la région de la Kara.
Hormis le fait d’avoir félicité les bénéficiaires de la localité, le Président togolais a reconnu les divers défis auxquels la zone est confrontée, et appelé les populations à la vigilance face aux menaces sécuritaires qui pèsent sur les pays sont et à la consolidation de la paix, le socle de tout projet de développement.
« Tout ce que nous faisons aujourd’hui, peut être remis en cause. Nous subissons des menaces sécuritaires dans la sous-région. Je vous invite à être extrêmement vigilants, car nul n’est à l’abri du terrorisme. Nous sommes tous concernés par cette situation. Nous devons préserver la paix et la sécurité dans notre pays », a-t-il ainsi déclaré.
Rappelons que pour sa phase pilote, le Fonds Tinga est doté d'une enveloppe de 3 milliards FCFA. À terme, l'objectif est de faire passer, en dix ans, le taux d’électrification de la région des Savanes de 22 à 31% et celui de la Kara de 35 à 50%.
Ayi Renaud Dossavi
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La 2è édition du Forum international de l’intermédiation, du numérique et de l’innovation (FONI) se déroulera à Lomé du 2 au 5 mai prochains. L’événement, organisé par l'Institution d’intermédiation en opérations bancaires, Afrik Créances, sera cette année, axé sur le thème « l'intermédiation et les innovations technologiques dans les dynamiques de l'inclusion financière ».

FONI 2023 s’articulera ainsi autour des solutions et innovations dans les domaines de la banque, de la finance, de l’intermédiation, du marché des capitaux, des assurances, des télécommunications et de la Fintech.
Précisément, des discussions se feront autour de 4 panels animés par des experts des secteurs de la banque et de la finance, avec une forte implication des régulateurs. Ces échanges seront menés par près de 200 institutions issues de 30 pays.
En rappel, le FONI est une rencontre internationale réunissant, chaque année, les acteurs de l’industrie financière et bancaire d’Afrique, ainsi que les fintechs et toutes les entités de support digital qui apportent des solutions novatrices à l’inclusion financière sur le continent africain. La première édition s’était déroulée à Lomé en avril 2022.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’hôpital de référence Dogta-Lafiè (Ex-Saint Pérégrin) sera inauguré le mercredi 26 avril prochain, a-t-on appris de source gouvernementale. L’inauguration sera présidée par le Président Faure Gnassingbé, dans le cadre des festivités du 63è anniversaire de l’indépendance du pays.
Alors que ce centre de santé offre déjà depuis le 1er mars 2023 la prise en charge des patients notamment en imagerie, en radiographie et mammographie, ses autres départements devraient être opérationnels à l’issue de l’inauguration.
Situé à l’entrée nord de Lomé, l’hôpital Dogta-Lafiè est spécialisé dans les domaines de Médecine, Chirurgie et Obstétrique (MCO). Grâce à ses équipements hauts de gamme, il devrait « desservir une frange importante de la population, et drainer du fait de sa tarification avantageuse et de son offre de soins, une population nouvelle qui précédemment, ne s’adressait pas aux hôpitaux ».
Pour la première année d'opérationnalisation, cet hôpital va accueillir au moins 80.000 patients, selon la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), porteur du projet.
Notons qu’en prélude à la mise en service de cet hôpital, la Société de gestion hospitalière (SOGEHP), en charge de l’exploitation, avait lancé en juin 2022, une opération d’ouverture de son capital couplée à une levée de fonds. Il s’agissait de diversifier son actionnariat à hauteur de 49,975%, pour un capital global de 25, 01 milliards FCFA.
Esaïe Edoh