BIA-Togo, la filiale togolaise du groupe Attijariwafa, a ouvert le jeudi 25 mai 2023 à Lomé, le Club Afrique Développement-Togo. Cette initiative conçue comme un cadre de réflexion, de services et d’investissement a été lancée par le ministre togolais de la Promotion de l’Investissement, Kayi Mivédor.
Créé depuis 2016 et implanté dans les pays qui accueillent le groupe bancaire marocain, Club Afrique Développement, est un espace de mise en relation et d’échange entre les opérateurs économiques désireux d’investir ou d’installer leurs activités dans le pays.
Il va donc réunir des hommes d’affaires et des décideurs autour des échanges visant à dynamiser de manière pragmatique les investissements dans le pays ouest-africain.
L’initiative est qualifiée d’honorable par la ministre togolaise, Mivedor, en raison de son objectif de promouvoir la croissance économique inclusive et durable du Togo.
« Le Club Afrique Développement-Togo est opportun. Car il contribuera à créer et accélérer la création de synergie entre le secteur privé et le secteur public pour des partenariats stratégiques pour le pays. Cette initiative vient renforcer le dynamisme de développement et d’attraction de l’investissement du Togo », a déclaré la collaboratrice de Faure Gnassingbé, chargée d’attirer les investisseurs dans le pays.
« Nous sommes ici pour faire la promotion des opportunités d’investissement du Togo mais aussi pour embarquer des entreprises engagées au Togo et les connecter dans les corridors d’affaires déjà installés, déjà finalisés, à l’échelle africaine », a indiqué pour sa part, Mouna Kadiri, Directrice Club Afrique Développement, Groupe Attijariwafa Bank.
Le Club Afrique Développement, selon l’acteur bancaire marocain, compte plus de 3000 membres qui opèrent dans des secteurs majeurs comme l’agro-industrie, les énergies, les télécoms et les BTP.
Il est présent en Egypte, au Sénégal, en Mauritanie,en Tunisie, au Gabon, au Cameroun, au Gabon, au Maroc, en Côte d’Ivoire, au Congo, au Mali, et désormais au Togo.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) va associer les autorités communales à la lutte contre la corruption. Dans cette optique, elle prévoit entre juin et septembre 2023, une campagne nationale de renforcement des capacités des élus et cadres municipaux.
Cette campagne, qui sera appuyée par l’Allemagne à travers la GIZ, servira à promouvoir la transparence et la bonne gouvernance au sein des collectivités locales.
Précisément, au cours de cette tournée nationale, l’organe de lutte contre la corruption va entretenir les élus locaux sur son rôle et les outiller à poser des actions de lutte contre la malversation financière.

Le rôle que joueront les élus locaux dans la décentralisation, selon le ministre des droits de l’Homme, Christian Trimua, est fondamental pour développer une gouvernance saine dans le processus de décentralisation en cours dans le pays.
« Dans le cadre de la politique de décentralisation devenue effective en 2019, la question de la corruption apparaît comme une donnée fondamentale de la responsabilité des élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions. Ainsi, la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales énumère entre autres causes de révocation des élus locaux ou leur destitution, le détournement des fonds publics, la concussion et/ou corruption, les emprunts d’argent sur les fonds de la commune », a précisé l’officiel lors de la cérémonie de lancement de ladite campagne.
En rappel, le Togo s’est engagé depuis plusieurs années à lutter contre la corruption. C’est dans cette dynamique que le pays a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux.
Esaïe Edoh
Il se tient depuis jeudi 25 mai à Lomé, une rencontre internationale axée sur le renforcement de l'égalité entre les hommes et les femmes en Afrique à travers les réformes juridiques. La rencontre internationale de deux jours, organisée par le Groupe de la Banque mondiale - notamment sa branche secteur privé, la Société financière internationale - et le gouvernement togolais, rassemble des représentants techniques venus de plusieurs pays africains et au-delà. Il s'agit de différents ministères, tels que ceux en charge du genre, du travail et de la justice, des banques centrales et des unités de coordination des réformes. On compte la présence du Bénin, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, du Kenya, du Rwanda, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, de l'Ouganda et du Togo.
La consultation comprend des sessions de discussions et de partage d'expériences, ainsi que des panels réunissant des experts de la Banque mondiale et des acteurs du secteur privé tels qu'Ecobank.
L'objectif de cette consultation est de créer un espace d'apprentissage entre les pairs afin d'aider les pays à améliorer leurs connaissances sur les réformes juridiques en matière de genre. L'accent est mis sur la mise en œuvre effective de ces réformes et les perspectives du secteur privé sur leur impact. L'événement vise également à partager les meilleures pratiques mondiales et régionales, ainsi qu'à faciliter l'échange d'expériences sur les défis et les réussites qui mènent à l'adoption et à la mise en œuvre de réformes efficaces.

Les travaux ont été ouverts par la ministre en charge de la promotion de la femme, Adjovi Lolonyo Apédoh-Anakoma, en présence de son homologue en charge du développement à la Base, Myriam Dossou-d'Almeida, et de Christopher Bailliet-Bleziri, représentant résident de la Société financière au Togo.
« Le Togo s'honore d'avoir été choisi pour cette rencontre », s'est ainsi félicitée la ministre en charge de la promotion de la femme, relevant notamment les efforts menés par le pays dans le domaine et l'engagement de son ministère à poursuivre la promotion de l'équité genre.
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Au Togo, chaque région éducative sera bientôt dotée d’un lycée scientifique. Les travaux de construction de ces établissements d’enseignement scientifique sont prévus pour l’année 2024, a annoncé le ministre chargé de l’enseignement primaire et secondaire, de la formation technique et de l’artisanat, Dodzi Kokoroko (photo). C’était le mardi 23 mai 2023 à Togoville, à l’occasion d’une cérémonie de remise officielle d’une infrastructure scolaire dans cette localité.
Ce projet, selon l’officiel, s’inscrit dans le cadre de la réorganisation et de l’amélioration des offres de formation en milieu scolaire au Togo.
« La transformation du secteur éducatif consiste en la généralisation des lycées scientifiques. En 2024, les travaux préparatoires vont démarrer dans le but de doter toutes les régions éducatives du pays d’un lycée scientifique », a déclaré le ministre Kokoroko.
La construction de ces établissements spécialisés en formation scientifique, viendra s’ajouter aux deux autres qui existent déjà, à Lomé et à Kara.
Esaïe Edoh
Au Togo, le volume de crédits octroyés par les Systèmes financiers décentralisés (SFD) a augmenté de près de 30% en 2022. Précisément, le volume de crédits distribués s’est établi à 255 milliards FCFA en 2022 contre 196 milliards FCFA en 2021. C’est ce qu’a indiqué l’exécutif faisant le point sur la situation économique et financière et le financement de l’économie à fin décembre 2022 et au premier trimestre 2023, lors du conseil des ministres du mercredi 24 mai 2023.
Cette évolution porte l’encours de crédits (crédits non remboursés) des SFD à 288 milliards contre 225 milliards FCFA il y a un an. Ce qui correspond à une hausse de 27%.
Ces chiffres reflètent également une progression des activités des SFD au Togo. En effet, à fin septembre 2022, le cumul des crédits octroyés aux acteurs économiques par les institutions de microfinance s’est établi à 174 milliards FCFA, soit une hausse de 25% en glissement annuel, selon le Conseil national de crédit (CNC).
La bonne santé des microfinances permet au Togo d’afficher la meilleure performance en matière de progression de l’inclusion financière au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Selon les données publiées lors du Conseil des ministres du 18 janvier 2023, le taux d’inclusion financière est passé de 82,72% à 85,72% de 2021 à 2022, en hausse de 3 points de pourcentage. Dans l’espace communautaire, Lomé devance le Bénin (85,52%), et la Côte d’Ivoire (82,2%).
Esaïe Edoh
L’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) du Togo, et son homologue du Ghana, National Communications Authority (NCA), ont entamé le mercredi 24 mai 2023 à Lomé, une réunion de coordination et de partage des fréquences radioélectriques à leurs frontières.
A l’occasion de cette rencontre de 3 jours, les deux régulateurs vont plancher sur la problématique du roaming accidentel qui prend de l’ampleur dans les zones frontalières des deux pays et « qui engendre des surcoûts de communication pour les populations concernées et, occasionne au niveau de l’utilisateur, une mauvaise qualité d’expérience vis-à-vis de l’opérateur », selon Kossivi Dokoue, représentant le directeur général de l’ARCEP.
En effet, les consommateurs résidant dans les localités frontalières sont régulièrement confrontés à des problèmes d’interférence des réseaux des différents opérateurs de téléphonie mobile des deux Etats.
Afin de leur offrir un meilleur service de communication, les régulateurs ainsi que les acteurs de téléphonie mobile des deux pays feront le point sur la disponibilité du réseau dans les zones frontalières. Ensuite, ils vont revisiter l’accord de coordination signé le 1er juin 2019, portant sur le partage des fréquences radioélectriques.
Notons que l’accord du 1er juin est un partenariat qui visait à assurer de meilleurs services aux consommateurs. Selon Bernard Amissah-Ocran, Directeur adjoint de NCA, malgré les points positifs de cet accord, il est nécessaire d’améliorer la surveillance des signaux émis par les opérateurs aux frontières pour un meilleur service aux populations.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement veut passer un nouveau cap dans la protection de la biodiversité. Hier, l’exécutif a en effet adopté un avant-projet de loi, relatif à la création et à la gestion des aires protégées, lors de son dernier conseil des ministres.
Cette décision fait suite à la reconnaissance de l'évolution rapide du contexte international en matière de conservation de la biodiversité, ainsi que des enjeux socio-économiques et écologiques liés à la gestion durable de ces zones.
L'objectif principal via ce nouveau texte, à soumettre désormais au parlement, est d'adapter le cadre juridique existant à une meilleure gouvernance des aires protégées. Il s’agira notamment de fixer les règles et les principes applicables à leur création et à leur gestion.
« Son adoption permettra à notre pays de disposer d’un cadre juridique spécifique dédié aux aires protégées dans la perspective de leur contribution à la réalisation des objectifs de développement durable notamment le projet 35 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. », indique-t-on.
En effet, selon les prévisions, le pays veut étendre à 25% sa couverture forestière, à l’horizon 2025. Cette adoption de projet de loi fait suite à d’autres mesures similaires, prises par l'exécutif ces dernières semaines, dans le sens de l’action environnementale. On compte ainsi, un projet de loi pour inscrire la lutte contre les changements climatiques dans la Loi, et auparavant, l'adoption d’un décret pour stimuler le stockage du carbone dans le pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le gouvernement s'apprête à "prioriser les dépenses" et à réduire la voilure pour cette année, dans un contexte où l'on anticipe des difficultés de financement sur le marché international. Ceci devrait se traduire par l'introduction d'un projet de loi de finances rectificative, en vue d'ajuster les prévisions de dépenses pour l'année 2023, indique-t-on à la sortie du dernier conseil des ministres, qui s'est tenu hier mercredi 24 mars 2023.
En effet, indique-t-on, les financements sur les marchés internationaux « sont devenus rares et plus onéreux », dans un contexte où « la plupart des banques centrales (la Réserve Fédérale Américaine, la Banque Centrale Européenne et la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest) ont procédé à un resserrement des politiques monétaires rendant de plus en plus difficiles les financements sur les marchés financiers ».
Rappelons que le budget de cette année prévoyait de mobiliser au total 574 milliards FCFA sur le marché financier régional. En début d'année, le pays, tout comme plusieurs de ses voisins, a fait face à des défis de mobilisation de fonds, avec plusieurs sorties en deçà des attentes, au point que certains acteurs du gouvernement ont lancé un appel aux acteurs bancaires pour soutenir davantage ses opérations de mobilisation de fonds sur le marché régional. Même si depuis, des sorties financières ont été plus fructueuses, on ne s'attend visiblement pas à ce que les choses s'améliorent durablement, alors que la BCEAO pourrait encore relever ses taux directeurs, comme récemment, dans une course contre l'inflation.
Difficile de dire pour l'heure quels secteurs seront les plus affectés par ces réductions budgétaires qui s'annoncent au Togo. Le budget initial voté, d'un montant de près de 2000 milliards FCFA, envisageait de consacrer 623,4 milliards de francs CFA (31,8%) aux secteurs sociaux, et plus globalement 48% des dépenses d'investissement à la mise en œuvre de l'axe 1 de la feuille de route gouvernementale (Togo 2025), relatif au renforcement de l'inclusion et au développement du capital humain.
Ayi Renaud Dossavi
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La société CSquared, spécialisée dans la fourniture de connectivité internet et qui implémente le projet du câble sous-marin “Equiano” de Google au Togo, a ouvert son sixième bureau en Afrique, à Lomé.
La cérémonie d'inauguration s’est tenue ce mois-ci, indique-t-on, en présence de Cina Lawson, Ministre de l'Économie numérique et de la Transformation du Togo, qui a notamment partagé sa vision d'un Togo numérique avec les dirigeants de CSquared.
Earlier this month, as Togo celebrated 63 years of independence, CSquared executives gathered in Lomé to strategize over the exciting future of broadband in Africa and also to witness the opening of our sixth office ???. pic.twitter.com/zsswcgFsDh
— CSquared Group (@CSquared_Africa) May 24, 2023
Au Togo, le Projet Equiano se subdivise en deux phases : une première qui porte sur la construction du câble sous-marin de Google, et une seconde phase qui va porter sur la gestion et la revente de la connectivité internationale fournie par l'infrastructure, à des fournisseurs d’accès internet, à la fois au Togo et dans les pays voisins.

Csquared, société de droit mauricien détenue notamment par Google, implémente le projet Equiano à travers une Joint-Venture, dénommée CSquared Woezon. La coentreprise est le fruit d’un partenariat entre Csquared et l’Etat togolais à travers sa Société d'Infrastructures Numériques (SIN) qui a en charge la maintenance et l’exploitation du câble sous-marin Equiano. Dans cette coentreprise, la SIN détient une participation publique minoritaire de 44% contre 56% pour CSquared.
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Au Togo, le délai de dépôt des états financiers sur la plateforme électronique du Guichet Unique de dépôt des états financiers (GUDEF) est prorogé au 31 mai 2023, a indiqué l’Office togolais des recettes (OTR) dans un communiqué.
Cette prorogation est annoncée alors que les délais sont échus le 31 mars et le 30 avril 2023 respectivement pour les personnes physiques et morales. Selon l’administration fiscale, la mesure est prise pour « permettre à tous les usagers de maîtriser le nouvel outil digital de dépôt des états financiers ».
Cette mesure, qualifiée d’exceptionnelle par le fisc, « a pour effet, la suspension des pénalités de retard de dépôts des états financiers (pénalités d’assiette) ». Mais, précise-t-il, elle « ne concerne pas la déclaration et le paiement des soldes ainsi que des impôts dus à ces dates qui doivent se faire dans les délais légaux ».
Notons que le dépôt des bilans, depuis février 2023 dernier, est rendu obligatoire via le digital. L’OTR s’est doté d’un Guichet Unique pour le Dépôt des États Financiers (GUDEF) qui est une plateforme digitale permettant aux opérateurs économiques de déposer les états financiers de leurs entreprises en toute simplicité.
Esaïe Edoh