Les acteurs de la filière du soja biologique au Togo, les producteurs, transformateurs, commerçants, exportateurs, institutions financières et partenaires, étaient en conclave le mercredi 06 septembre 2023. C’était à l'occasion de la "Journée nationale de célébration et de consolidation des performances", où l’idée était de repenser la filière et relever les défis qui se présentent.
La rencontre, qui s’est tenue à Atakpamé, à 150 km de Lomé, a été organisée par le groupe Jonction de Croissance Agricole au Togo (JCAT), via sa fondation Équilibre Environnement Sécurité Alimentaire (EESA), en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture).
Selon Oyétounde Djiwa, responsable du bureau de la FAO, la journée a servi de cadre pour célébrer la qualité de l'organisation de la filière, une première dans le pays. Cela s'est accompagné de l'exploration des nouvelles procédures mises en place par l'Europe pour les exportations de produits biologiques.
Avec une production de 120 000 tonnes en 2022, le pays a élaboré un nouveau plan stratégique quinquennal en juin dernier, mettant l'accent sur le développement de la transformation locale, la valorisation des exportations et le renforcement des ressources humaines.
De même, les exportateurs de soja, réunis au sein de l'ANCES (Association nationale des commerçants exportateurs de soja au Togo), était en dialogue avec leurs partenaires des institutions financières, renforcer leur appui, en vue de la campagne agricole 2023-2024.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) voit de nouveau à la hausse son principal taux directeur, de 25 points de base ( 0,25 %). Ceci le fera passer de 3 % à 3,25 %, à partir du 16 septembre.
L’annonce a été faite au sortir de la réunion ordinaire de son Comité de politique monétaire (CPM), le mercredi 6 septembre dernier.
Selon le CPM, cette hausse vient répondre à « la montée des incertitudes au niveau régional, la persistance des tensions inflationnistes, le renchérissement des conditions financières sur les marchés internationaux et la moindre mobilisation de ressources extérieures ».
Il s’agit, au moyen de cette nouvelle hausse, de « prévenir et de contenir l'impact de ces facteurs de risque sur les perspectives macroéconomiques de l'Union ».
L’un dans l’autre, ce taux directeur, qui définit le taux auquel les banques commerciales se refinancent auprès de la Banque centrale, et qui influe donc mécaniquement sur les taux d'intérêts pratiqués par les acteurs financiers vis-à-vis des emprunteurs de la sous-région, est en hausse régulière depuis plusieurs trimestres. Cette cinquième hausse du taux était dans l’air, et attendue par plusieurs observateurs, au mois de juin. Elle aura ainsi pris un trimestre de plus, avant d'être matérialisée par l’organe d’émission sous régional.
Entre début 2022 et cette année, on aura vu ainsi vu le taux passer graduellement de 2 et 3%, puis bientôt 3,25%.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le premier lot des travaux de réhabilitation de la nationale 2, notamment la mise en œuvre en 2x2 voies du tronçon Avépozo-Togokomé (10 km) et aménagements connexes, est achevé. L’annonce a été faite à la faveur d’une visite de terrain réalisée le mercredi 6 septembre 2023 par la ministre togolaise des travaux publics, Zouréhatou Kassah-Traoré.
Selon l’officielle, les travaux ont été réalisés en conformité avec le cahier des charges par les entreprises chinoise des ponts et chaussées CRBC, et tunisienne Soroubat.
« Nous avons constaté effectivement que les travaux sont bien exécutés. Il y a eu des caniveaux d’assainissement, des trottoirs pour les piétons et l’éclairage public. Nous avons fait l’option à ce niveau, dans le cadre du programme des infrastructures vertes, de l’éclairage solaire. Au niveau de Togokomé toujours, en dehors de la route qui a été exécutée en 2×2 voies, il y a eu des aménagements connexes. Globalement, le maître d’ouvrage que nous sommes, nous sommes satisfaits », a confié le membre du gouvernement.
Notons que les travaux lancés en 2020, s’inscrivent dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou. En 2021, le coût du projet pour les deux lots, était estimé à 47 milliards FCFA. Le 2è lot va consister en la mise en œuvre en 2x2 voies de la route nationale 2 sur le tronçon Togokomé-Aného (20 km) et aménagements connexes.
Esaïe Edoh
Après quelques années d'hibernation, le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires, section Togo (REFAMP-Togo) a tenu mercredi 6 septembre 2023 une Assemblée générale, présidée par la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
Cette rencontre a été l’occasion pour des femmes, membres du gouvernement et de l’hémicycle de faire l'état des lieux de ce regroupement et d’échanger sur les défis et enjeux du moment en faveur d'une intégration plus effective des femmes dans les processus de décisions et leur pleine participation au développement socio-économique du pays. C’est dans cette dynamique que ces femmes qui participent aux prises de décisions, annoncent leur participation active au dialogue politique et social pour ainsi « contribuer à l'émergence d'un modèle de développement ».

« Oui, mes chères sœurs, le REFAMP doit impérativement jouer sa partition dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques, des programmes et projets de développement qui structurent notre destinée commune », a lancé le premier ministre qui a d’ailleurs invité ses collègues « à être plus fortes, plus audacieuses et plus présentes pour jouer notre rôle, en tant qu'actrices et bénéficiaires ».
Dans la perspective de faire du REFAMP un maillon important dans la réalisation des ambitions du gouvernement notamment les projets prioritaires inscrits dans la Feuille de route gouvernementale Togo 2025, une réflexion en interne est engagée sur l'élargissement du Réseau à l'ensemble des femmes élues.
Rappelons que le REFAMP a 25 ans d’âge. Durant ce quart de siècle, il a contribué à travers un plaidoyer efficace, à l'élaboration et à la mise en œuvre effective des politiques publiques du Togo, indique-t-on.
Esaïe Edoh
L’Etat du Togo, qui a racheté le 1er septembre dernier 17,511 milliards de FCFA de titres qu’il avait émis sur des maturités de 1 an ainsi que 2 ans et 11 mois, sollicite le marché financier régional. Objectif : mobiliser 30 milliards FCFA au moyen d’une émission simultanée de Bons (BAT) et d'Obligations Assimilables du Trésor (OAT).
A travers cette opération qui sera bouclée le 15 septembre prochain, Lomé veut collecter des ressources via des BAT d’un nominal de 1 million FCFA, émis sur la maturité de 364 jours et assortis de taux d’intérêt multiples. Les OAT, quant à elles, sont d’un nominal de 10.000 FCFA et rémunérées aux taux d’intérêt de 6% et 6,25%, sur les maturités respectives de 2 ans 10 mois et 4 ans 11 mois.
Cette nouvelle sortie en vue de la mobilisation de l'épargne des personnes physiques et morales de l’Uemoa va permettre au Togo d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, exercice 2023, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 1957 milliards FCFA.
Pour rappel, le pays totalise un emprunt de 530 milliards FCFA sur le marché financier régional, alors que sa projection de l’année est estimée à 574 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
A l'Assemblée nationale togolaise, c'est parti pour quatre mois de travaux dans le cadre de la deuxième session ordinaire, dite session budgétaire. Les travaux ont été lancés le mardi 5 septembre dernier, à la faveur d'une cérémonie solennelle, au siège de la Représentation nationale.
Les travaux seront principalement consacrés à l’examen et à l’adoption de la loi de finances pour l'année 2024.
13 projets de lois dans les tuyaux
La session permettra également de délibérer sur plusieurs projets de loi d’une portée toute particulière pour la nation togolaise, dont 13 sont en instance sur la table des parlementaires.
En ouvrant cette session, Yawa Djigbodi Tsègan, Présidente de l’Assemblée nationale, a mis en avant les perspectives macroéconomiques du Togo, marquées notamment par une consolidation de la croissance économique et un climat de stabilité et de sécurité favorable à la modernisation et au développement.
"Il s’agira pour nous d’apporter des amendements constructifs à ces projets de loi, à travers leur étude et leur examen tant en commission qu’en plénière", a expliqué la présidente de l'Assemblée.
Pour l'heure, le détail du projet de budget de l'année prochaine n'est pas encore connu. Cette année, la Loi de finances, hors collectif budgétaire, a arrêté un budget de 1957 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
Au cœur de Lomé, le grand marché d'Assigamé est plus qu'un simple lieu de commerce. C'est un microcosme de l'économie togolaise, lieu où opportunités et défis s'entrelacent. Des senteurs d'épices aux étals de tissus, chaque coin raconte l’histoire d’un certain entrepreneuriat féminin. Tout comme Assigamé, les artères de la ville des Nana Benz sont aujourd'hui émaillées de boutiques, d'entreprises et de stands créés ou gérés par des femmes. Qu'il s'agisse de l'agro-alimentaire, des produits de beauté, de l'habillement, de l'événementiel, du numérique ou du commerce en général, les femmes sont de plus en plus présentes partout où la richesse est créée et distribuée.
Cette visibilité croissante dans le paysage entrepreneurial de Lomé n'est pas un hasard. Elle est le résultat de plusieurs années de réformes ciblées visant à encourager l'entrepreneuriat féminin, soutiennent les autorités togolaises. "Les efforts et reformes économiques opérées depuis quelques années, notamment dans le climat des affaires, l’appui aux jeunes, ou la mesure des 40% de commande publique aux jeunes et aux femmes ont été un catalyseur pour l'entrepreneuriat féminin," justifie Sandra Johnson, Ministre secrétaire générale de la Présidence en charge de la cellule climat des affaires. Mais, l'augmentation notable de la présence féminine dans le monde entrepreneurial n'est pas seulement le fruit des initiatives gouvernementales, soulignent des observateurs. “Il faut y associer aussi une diminution des contraintes sociales, un changement progressif dans la mentalité collective, l’amélioration de l’éducation des femmes et une économie de plus en plus dynamique”, mentionne un consultant en Conseil d'entreprise-Assistance, basé à Lomé.
Qu’importe ! En arpentant les artères de Lomé, “on sent ce vent de changement”. “Les femmes ne sont plus seulement des vendeuses; elles deviennent de plus en plus des propriétaires, des actionnaires et des associées dans divers types d'entreprises”, raconte un autre spécialiste de la gestion d’entreprise, qui dirige son propre cabinet comptable.
Et les chiffres parlent. Des données du CFE (Centre de Formalités des Entreprises) montrent que le nombre de femmes propriétaires d'entreprises individuelles au Togo a augmenté de 24,18% entre 2018 et 2022, contre seulement 6,89% chez les hommes. Le chiffre est encore plus impressionnant pour les SARL, où l'augmentation est de 114,8%. "Nous avons réduit les coûts et les délais de création d'entreprise, sauté le verrou du capital minimum, et modernisé l'administration fiscale. C'est l'effet cumulatif de ces petites mais significatives étapes qui a contribué à cette montée en puissance," ajoute Sandra Johnson. Et là encore, on ne parle pas du secteur informel où la présence des femmes est encore plus marquée.

Les visages de la révolution
Aïssatou, une créatrice de mode, est un de ces visages. "Avant, les procédures étaient tellement compliquées. Mais maintenant, créer une entreprise se fait facilement, les choses se digitalisent, ce qui me permet de me concentrer sur ce que je fais de mieux : créer," se rejouit-elle, tout en arrangeant ses créations.
À quelques mètres de là, Kafui, une entrepreneure engagée dans la transformation agricole, partage un sentiment similaire. Spécialisée dans la production de jus de fruits bio, elle tente “maintenant d’étendre” son “business”.
Kpémissi Solim à la tête de Fruits of Africa basée à Lomé a, quant à elle, bénéficié d’un financement du PNUD. Pour cette entrepreneure qui est dans la transformation, cet apport financier servira à “ériger une nouvelle infrastructure, à investir dans un séchoir en inox plus résilient et à élargir son effectif, passant de 12 à 20 collaborateurs”.
Dans l'écosystème entrepreneurial du Togo, elles sont nombreuses ses figures emblématiques qui se distinguent et donnent du sens au rêve de l’initiative feminine : Nadiaka, Mablé Agbodan, Vincenzia Meyer, la regrettée Dédé Rose Creppy, l'une des dernières "Nana Benz", Maryse Adotevi, qui occupe actuellement le poste de Managing Partner chez Deloitte Togo, ou Amina Azia Ouro-Agoro de Minagro…

En pole position
Cette tendance à “l’épanouissement féminin” prend une ampleur particulière lorsque l'on mesure le progrès des femmes au Togo en regard des statistiques à l'échelle du continent africain. Selon l'indice Femmes, Entreprises et Droit de la Banque mondiale, le Togo se hisse à la 7e place sur le continent. Il n’est devancé que par des nations comme l'île Maurice, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Cap Vert, la Tanzanie et la Namibie.
Dans le cadre plus spécifique de l'Afrique de l'Ouest, le Togo est un leader régional, se positionnant comme la deuxième nation la plus engagée en faveur de l'égalité des chances entre hommes et femmes, juste derrière le Cap Vert.
"Ces résultats ne sont pas qu'un simple écho de nos efforts, mais bien le reflet d'une réalité en pleine transformation. Les réformes initiées visent à créer un environnement dans lequel les femmes peuvent non seulement créer des entreprises, mais également accéder aux ressources financières nécessaires pour les développer, et surtout s’épanouir" précise Sandra Johnson.
Une économie en pleine croissance
Alors que l’économie togolaise devrait connaître une croissance de 6,6% en 2023, les femmes prennent de plus en plus de place dans cette dynamique. "Les femmes sont celles qui se chargent des ménages; une croissance dans leurs activités est forcément signe que nos populations se porteront de mieux en mieux. Nous sommes certains que c'est le curseur pour parvenir à un développement harmonieux," souligne une autorité locale. Justifiant l’impact des réformes initiées au niveau gouvernemental sur l'augmentation du nombre de femmes entrepreneures.
Alors que l'élan entrepreneurial est indéniable, un autre indicateur mérite une attention particulière : le financement. Selon les données récentes de l'Association des Banques et Etablissements Financiers du Togo (ABEFT), les montants moyens des prêts accordés aux femmes sont souvent supérieurs à ceux accordés aux hommes. “Ce n'est pas une mince affaire, surtout dans un contexte où l'accès au financement est souvent cité comme un obstacle majeur à l'entrepreneuriat féminin”, fait remarquer un banquier togolais contacté par Togo First.
Cette tendance démontre non seulement un niveau de confiance accru des institutions financières envers les entrepreneures, mais aussi un changement progressif dans la dynamique de genre en matière de financement.
"Ce n'est pas un hasard si les montants des prêts accordés aux femmes sont en moyenne plus élevés," assure notre banquier, poursuivant que les statistiques montrent qu’elles “remboursent beaucoup plus que les hommes”. Une donnée que Togo First a pu confirmer également en compilant les données de l'Association des Banques et Etablissements Financiers du Togo (ABEFT).
Pour Sandra Johnson, "cela reflète la confiance croissante dans le potentiel entrepreneurial des femmes et leur capacité à rembourser ces prêts, ce qui est un signe extrêmement positif pour l'avenir de l'économie togolaise."
Malgré cette dynamique positive en faveur des femmes, le chemin est encore long à parcourir pour combler les disparités entre hommes et femmes. Les femmes restent encore minoritaires dans la création d'entreprises.
Par exemple, en 2022, le nombre de propriétaires masculins de nouvelles entreprises individuelles s'élevait à 5 691 contre 2 717 pour les femmes. De même, en ce qui concerne les SARL, on comptait 4 107 nouveaux propriétaires masculins contre 1 074 propriétaires féminins. De plus, il existe encore des secteurs où la présence féminine est quasi-absente, comme la technologie et la construction. Ces statistiques rappellent que, malgré les avancées notables, un travail reste à faire pour atteindre une véritable parité entre hommes et femmes dans l'entrepreneuriat au Togo.
Mais comme le souligne Sandra Johnson, "Nous devons continuer à encourager les femmes à prendre plus de responsabilités, à devenir actionnaires ou associées."
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, le ministère de la santé, de l’Hygiène publique et de l’accès universel aux soins a lancé le mardi 5 septembre 2023 à Lomé, le “ projet de télé-échographie pour améliorer la santé maternelle et infantile au Togo”. Il est initié avec la Fondation Pierre Fabre, et vise à améliorer les consultations des femmes enceintes.
Selon le ministère de la santé, ce projet consiste en des prestations de soins de santé à distance, en utilisant les technologies de l’information et de la communication pour permettre aux patients de consulter des professionnels de la santé, sans se rendre physiquement dans un centre de santé.
Avec ce projet, les autorités sanitaires du pays vont miser sur le numérique pour l’amélioration de la santé de la femme, et accélérer ainsi la marche vers la couverture sanitaire universelle à l’horizon 2030. Il vient ainsi formaliser et opérationnaliser la stratégie nationale de e-santé grâce au déploiement de la télé-expertise pour l’interprétation des examens échographiques réalisés dans le cadre du suivi prénatal et en urgence obstétricale.
« Ce projet qui va démarrer contribuera à n’en point douter, à l’atteinte de la couverture sanitaire universelle que promeut le gouvernement », a souligné le coordonnateur national de la Santé numérique, Aristide Afèignindou Gnassingbé.
Pour le compte de la phase pilote du projet prévue sur 12 mois, 10 centres de formations sanitaires répartis dans les cinq régions du Togo ont été sélectionnés pour l’utilisation de la plateforme « Bogou » (Bogou est un outil de télé-expertise ou télédiagnostic). Au total, 4 000 femmes enceintes devraient bénéficier d’un examen échographique interprété à distance par un spécialiste au terme de la phase expérimentale.
Esaïe Edoh
Au Togo, la première Journée nationale du Partenariat public-privé (JNP) s’est tenue le mardi 5 septembre 2023 à Lomé. Initiative du Comité de Concertation Etat-secteur privé, la rencontre a réuni des représentants du gouvernement, ainsi que ceux des organisations patronales et consulaires, opérateurs économiques et autres acteurs des secteurs porteurs.
C’est autour du thème « Secteur privé, moteur de la transformation structurelle de l’économie togolaise », que ces différents acteurs ont échangé, à l’occasion de cette première édition, dans le but de renforcer la confiance mutuelle et aplanir les potentielles divergences en matière de business, pour in fine, mieux contribuer au développement socio-économique inclusif du pays.
La rencontre a été marquée par des panels qui ont porté sur la « Problématique de financement de la TPME, dispositif institutionnel, performances et contraintes », la « Marche vers la ZLECAF, les entreprises togolaises sont-elles prêtes ? » et « la transformation structurelle du secteur agricole au Togo, défis et perspectives ».
Ces thématiques abordées, selon les organisateurs, ont permis de lever une fois encore le voile sur les ambitions économiques du gouvernement et les grandes réformes réalisées ces dernières années, ainsi que les projets structurants devant permettre la transformation structurelle du secteur agricole.
Faciliter davantage les affaires au Togo
Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, cette Journée nationale du partenariat non seulement va consolider les liens de partenariat entre le gouvernement et le secteur privé mais aussi marque une étape importante dans l’évolution du cadre de concertation Etat-secteur privé.
De fait, la conséquence de cette journée devrait être une forte mobilisation et un engagement soutenu du secteur privé à porter et à financer une bonne partie des projets prioritaires inscrits dans la Feuille de route gouvernementale Togo 2025.
L’officiel relève d’ailleurs que cette journée « traduit le rôle majeur que le secteur privé joue dans l’économie nationale ainsi que la confiance du gouvernement en ce partenaire clé de notre économie nationale ».
Notons que selon le gouvernement, cette journée est appelée à devenir une tradition annuelle des acteurs publics et privés du Togo.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Commune Lacs 1 se dote d'un nouveau centre de formation supérieure, dénommé Haute École de Technologies et de Management des Lacs (HETML). L’institution d'enseignement technique, fruit d'une collaboration entre la commune Lacs 1 et son partenaire, le département des Yvelines en France, vise à offrir une éducation de qualité et équitable dans les domaines de la technologie et du management.
Elle a été présentée au public le vendredi 1er septembre dernier à Aného, avec des activités pédagogiques et académiques adressées aux jeunes de la préfecture et de ses environs.

Le centre se trouve dans l'enceinte du lycée d'enseignement technique et professionnel d’Aného-Glidji, et offrira pour commencer, des Brevets de Technicien Supérieur (BTS), ainsi que des Licences professionnelles. Ceci, dans divers domaines technologiques tels que l'électrotechnique, l'électromécanique, la télécommunication, le réseau informatique et le génie informatique, le génie civil et l'électronique.
De plus, la HETML proposera des formations en comptabilité, contrôle audit, marketing, commerce, gestion des ressources humaines, logistique et transport, ainsi qu'en gestion hôtelière et tourisme.
Dans le cadre de cette inauguration, Lawson Latévi Agbo, Secrétaire Général de la Préfecture des Lacs, a souligné la conformité de cette initiative avec la stratégie gouvernementale visant à rapprocher l'éducation des apprenants. Le maire de la commune Lacs 1, via sa représentante, Lawson Nadou, a pour sa part, mis l’accent sur l'importance de cette ouverture, en réponse aux besoins exprimés par la communauté.
Avec des inscriptions déjà en cours, la HETML ouvrira officiellement ses portes dès le mois d’octobre.