Le Chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, est attendu à la COP28 qui se tiendra à Dubaï en novembre prochain. Ce dernier a reçu une lettre d'invitation du président des Émirats arabes unis (EAU), Son Altesse Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, pour assister à la rencontre mondiale.
La lettre d'invitation a été remise personnellement au président Faure Gnassingbé à Lomé par Amer Alalawi, chef de la mission des EAU accréditée au Togo. En cette occurrence, d'autres sujets importants visant à améliorer la coopération entre les deux pays dans divers domaines ont été évoqués.
Rappelons que le gouvernement togolais met de plus en plus l’accent sur la protection de l'environnement et le financement vert. L'exécutif togolais a ainsi affiché, il y a quelques mois, la volonté d'inscrire la lutte contre les changements climatiques dans la loi pour mieux orienter les efforts dans ce sens.
Dans la perspective de la protection de l'environnement, plus récemment, un avant-projet de loi a également été introduit, relativement à la création et la gestion des aires protégées.
Au Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) annonce une opération prochaine d’apurement du fichier électoral suite au recensement électoral qui s'est déroulé du 29 avril au 14 juin derniers sur tout le territoire national. Ceci, dans la perspective de l’organisation des prochaines consultations électorales.
Dans un communiqué publié le jeudi 22 juin 2023, le président de la CENI, Dago Yabré, a annoncé l'affichage des listes électorales dans le cadre de l’apurement du fichier. « Les listes électorales provisoires seront affichées dans tous les Centres de recensement et de vote (CRV) en vue de permettre à chaque citoyen inscrit de s’assurer de la présence de son nom sur la liste des électeurs », précise le communiqué.
Selon le président de l’institution organisatrice des élections, la publication des listes dans les CRV ouvre la voie aux réclamations.
Cette phase, soutient-on, est primordiale pour garantir la transparence des élections régionales et législatives prévues cette année.
Notons que dans les 3 zones, le recensement électoral s’est déroulé dans 6585 Centres de recensement et de vote (CRV) et a mobilisé 6424 Comités de listes et cartes (CLC).
Esaïe Edoh
Au Togo, la date limite pour candidater dans le cadre du projet “2 milliards fcfa de financement pour 100 jeunes entrepreneurs togolais », initié par Bank Of Africa (BOA-Togo), est fixée au 30 juillet 2023. C’est l’annonce faite ce jeudi 22 juin 2023, par l’acteur bancaire qui a dévoilé ce projet en mai dernier, à l’occasion de la deuxième édition de la rencontre entre jeunes entrepreneurs et modèles de réussite africains, Meet Up 2.

Les postulants, notamment les PME/PMI, doivent disposer d’un chiffre d’affaires inférieur à 300 millions FCFA et être en activité depuis au moins 24 mois.
Ils devront soumettre des projets innovants dans divers domaines privilégiant le développement économique du pays.
Les PME/PMI qui seront retenues, bénéficieront des appuis financiers qui leur permettront de développer leurs activités et d’augmenter leurs chiffres d’affaires.
Notons que cet accompagnement est annoncé deux mois après que l’institution financière a bénéficié d’une facilité de 77 millions $, soit environ 46 milliards FCFA de la Société Financière Internationale (SFI), pour couvrir à 50 %, les risques sur un portefeuille de prêts d'un montant maximum de 154 millions $, destiné aux PME dans dix pays africains dont le Togo.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), a démarré mardi 20 juin, une série d'ateliers de renforcement des capacités à l’endroit des élus et cadres municipaux, en commençant par les communes Golfe 1 et 2.
L'objectif de ces ateliers est de consolider la transparence et la bonne gouvernance dans la gestion des collectivités territoriales, rapporte l’ATOP (Agence Togolaise de Presse). Ils s’inscrivent dans le cadre du projet dénommé « Bonne gouvernance financière », soutenu financièrement par la coopération (la GIZ), en vue de renforcer les capacités des élus locaux sur le territoire.
Ces ateliers qui se tiendront dans tous les chefs-lieux de préfectures, rassembleront les élus municipaux, les Secrétaires généraux des mairies, les directeurs des affaires administratives et financières, les chefs des services techniques, les chefs des services d'état-civil central et les responsables des marchés publics.
Le premier atelier, qui se déroule dans le Grand Lomé, réunit les élus et cadres municipaux des communes Golfe 1 et 2.
« Cet atelier marque le début effectif de la campagne et reflète la volonté du gouvernement de faire de la promotion de la bonne gouvernance et de la transparence, une priorité dans nos communes», a déclaré Aba Kimelabalou, président de la HAPLUCIA, dans le sillage d’une campagne annoncée le 25 mai dernier. Le fonctionnaire précise que cette activité s'inscrit dans les missions de la HAPLUCIA, qui comprennent notamment la sensibilisation et la diffusion des textes.
"Plus précisément, il s'agit de présenter aux élus et cadres municipaux les missions, l'organisation et le fonctionnement de la HAPLUCIA ; renforcer la participation citoyenne des élus et cadres municipaux ; renforcer l'intégrité et la responsabilité des élus et cadres municipaux ainsi que la transparence dans la gestion des affaires communales", a-t-il conclu.
Pour sa part, le maire de la commune Golfe 2, Dr Amaglo James, a souligné que cette initiative de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées méritait d'être soutenue, car « nous ne pourrons pas réussir le pari du développement local si nous n'engageons pas des actions d'envergure pour éradiquer ce fléau ».
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Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, va s’appuyer sur le réseau du Système Panafricain de Paiement et de Règlement (PAPSS) pour faciliter ses échanges financiers transfrontaliers. Les deux acteurs ont conclu le lundi 19 juin 2023, un protocole d'accord visant à faciliter les paiements transfrontaliers en Afrique.
L’accord a été signé par le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, et le directeur général du Groupe Ecobank, Jeremy Awori. C’était lors de la cérémonie d’ouverture de la 30e Assemblée Annuelle d’Afreximbank (AAM) qui s’est tenue à Accra, au Ghana.
Cette initiative vise à améliorer le règlement des transactions transfrontalières du Groupe Ecobank et de ses filiales en utilisant le PAPSS, qui est une infrastructure de marché financier créée par l'Afreximbank et la ZLECAf.
Le réseau PAPSS offre en effet un canal sécurisé et efficace pour le traitement des paiements, favorisant ainsi le commerce intra-africain. À terme, les filiales d'Ecobank dans 33 pays pourront accélérer les transferts de fonds tout en garantissant leur transparence et leur conformité, sous la supervision des régulateurs, selon le PAPSS. Ce partenariat s'inscrit dans la vision de l'Union africaine de promouvoir le commerce intra-africain et l'intégration économique en améliorant la connectivité financière.
« Des partenariats tels que celui que nous avons signé sur le PAPSS sont essentiels pour la mise en œuvre et le succès de la ZLECAf ainsi que pour l'intégration financière et le développement économique de notre continent. Nous tenons à la réussite du PAPSS et nous sommes heureux d'y apporter notre expertise en matière de paiements et d'encaissements, à travers les 33 marchés où nous sommes présents en Afrique », a indiqué Jeremy Awori, DG du Groupe Ecobank.
Pour sa part, Mike Ogbalu III, directeur général du PAPSS, s'est félicité de la coopération de son institution avec Ecobank, en soulignant que celle-ci permettra de transformer la manière dont les Africains effectuent leurs transactions transfrontalières.
Selon les prévisions, la mise en œuvre de ce protocole d'accord se fera progressivement en partenariat avec les Banques Centrales des pays concernés, avec pour objectif de rendre le service disponible à partir de janvier 2024.
Au Togo, le site historique de Kamina (à 20km d’Atakpamé) va abriter un musée d’histoire, a récemment annoncé le ministre de la culture, Kossi Lamadoko, dans le cadre de la restauration des sites touristiques du pays.
Un appel d’offres a été lancé il y a quelques jours, pour recruter une entreprise qui se chargera de la réalisation des travaux. Le chantier devrait durer sept mois, d’après le ministère.
Ce projet de construction sera financé par l’Etat togolais, conformément aux prévisions budgétaires, exercice 2023.
En rappel, Kamina est une ancienne base militaire allemande, qui abritait une puissante station de radio transcontinentale et un centre émetteur de télégraphie sans fil, reliant Berlin à la colonie namibienne et à la flotte allemande dans l’Atlantique. Le site accueillait périodiquement une exposition d’art qui drainait des visiteurs et touristes.
Notons qu’en droite ligne avec le processus de développement de l’offre touristique nationale, plusieurs sites seront réhabilités, notamment celui des Batamariba de Koutammakou don’t les travaux devraient coûter 3 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Le Togo poursuit ses réformes dans le système de passation des marchés publics et va se doter bientôt d’une politique nationale de la commande publique. Au cours d’une rencontre de deux jours ouverte le mardi 20 juin 2023 à Lomé, différents acteurs et experts des marchés publics vont apprécier et valider le document.
Cette réforme stratégique selon l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), va contribuer à la promotion de l’économie locale, à travers une meilleure gestion de l’accès aux marchés publics.
Le document « renferme des mesures et propositions destinées à renforcer la place de la commande publique dans l’économie togolaise », a déclaré le directeur général de l’ARCOP, Aftar Touré Morou.
Pour René Kapou qui représentait la Ministre, Secrétaire générale de la présidence de la République, cette politique permettra au Togo de réaliser son ambition, celle de faire de la commande publique « un catalyseur important de la redynamisation de son activité économique ».
L’élaboration de cette politique nationale, indique-t-on, intervient dans la lignée de l’amélioration du cadre juridique des marchés publics et des contrats de partenariat public-privé.
Esaïe Edoh
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En visite à Lomé, Alice Albright, directrice générale de la Millennium Challenge Corporation (MCC), a été reçue hier par le Chef d'État togolais, Faure Gnassingbé, mardi 20 juin 2023. Son passage au Togo intervient dans un contexte où le Togo, éligible au programme de financement Compact (depuis décembre dernier), travaille désormais à formaliser sa stratégie pour bénéficier de ces fonds.
Je me suis entretenu ce jour avec Madame Alice Albright, @MCC_CEO, Directrice générale du Millenium Challenge Corporation.
— Faure E. GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) June 20, 2023
Nous avons, dans nos discussions, évoqué le programme Threshold qui vise à accompagner notre pays dans le domaine des Tics, les réformes foncières, ainsi… pic.twitter.com/wiJ9uJXCWb
Si le pays bénéficie déjà du programme Seuil, pour un montant de 35 millions de dollars, et est déployé dans le domaine du foncier et des TIC, le programme Compact, traditionnellement bien plus conséquent, devrait se concentrer, en plus des TIC, sur l'énergie. C'est ce qu'a rappelé Rose Kayi Mivedor devant Alice Albright, lors d'une rencontre avec le secteur privé togolais, dans la même journée.

« Les problématiques de l'énergie et des technologies de l'information et de la communication, en particulier leur coût, leur qualité et leur accessibilité, sont indéniables et constituent de véritables freins à la croissance de l'économie togolaise. C'est donc avec raison que les projets retenus par le gouvernement du Togo concernent les secteurs susmentionnés. », a indiqué la ministre.
Il y a deux mois, le Togo a obtenu un fonds de 12 millions de dollars du MCC pour l'aider dans la préparation du Compact.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère chargé de la fonction publique et celui des enseignements ont annoncé ce mardi 20 juin 2023, un concours de recrutement de 4501 enseignants pour renforcer le secteur de l’éducation via un arrêté interministériel.
Selon le document, 850 enseignants seront recrutés pour le compte de l’enseignement du préscolaire, 1680 pour le primaire, 824 pour le 1er cycle du secondaire et 676 pour 2ème cycle du secondaire. Au même moment, 471 enseignants seront engagés pour appuyer le personnel de l’enseignement technique et professionnel.
« Le concours est ouvert aux Togolais âgés de 18 à 40 ans », détaille l’arrêté interministériel qui précise que le dépôt de candidatures couvre la période du 26 juin au 28 juillet 2023 tandis que la date des épreuves écrites est fixée au 2 septembre 2023.
Rappelons que ce concours intervient quelques mois après l’annonce en février dernier par le ministre des Enseignements primaire, secondaire et technique et de l'Artisanat, Komla Dodzi Kokoroko, des prévisions d'enrôlement d’au moins 3500 enseignants fonctionnaires, cette année 2023.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Banque islamique de développement (BID) apporte son soutien à la politique d’accès universel aux soins de santé avec une enveloppe de 38 milliards FCFA. Ce fonds va financer la mise en œuvre du Projet de renforcement du système de santé et des soins de santé primaires, (PR4SP), lancé ce mardi 20 juin 2023 à Lomé par le ministère togolais chargé de la santé.
D’une durée de quatre ans, le projet va consister en la construction et la réhabilitation des centres de santé, précisément une trentaine de maternités ainsi que l’acquisition d’équipements et de moyens roulants au profit des formations sanitaires.
Le projet de renforcement du système de santé et des soins de santé primaires, (PR4SP), financé par la Banque Islamique de Developpement, BID, lancé ce 20 juin 2023 par Eugénie AKAKPO, DC SANTE. Coût du projet: 38,022 milliards de FCFA pour une durée de 04 ans. pic.twitter.com/ByAbulKFzP
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) June 20, 2023
Ce projet devrait permettre également le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles, l’amélioration de la gouvernance du secteur qui est en pleine modernisation et l’appui au contrôle des principales maladies transmissibles (VIH/sida, Tuberculose, Paludisme) et morsures de serpent.
Selon la directrice de cabinet du ministère de la santé, Midamegbe Akakpo, le projet de renforcement du système de santé et des soins de santé, « est en cohérence avec la vision du gouvernement qui met l’accent sur un système de soins de qualité accessible pour tous ».
Rappelons que depuis quelques années, les autorités togolaises multiplient des actions pour garantir l’accès aux soins de santé à toute la population. C’est dans cette dynamique qu’elles travaillent également à la mise en œuvre du projet l’Assurance Maladie Universelle (AMU).
Esaïe Edoh