Le Directeur général de MSC (Mediterranean Shipping Company) au Togo, Gregory Krief, a participé le 14 septembre dernier à Abidjan au séminaire de Choiseul Africa. L’occasion pour l’acteur portuaire de lever le voile sur le rôle de la société dans le développement du secteur maritime de l’Afrique à travers ses activités au Port autonome de Lomé.
Alors qu’il participait au panel intitulé : « chaînes de valeur durables en Afrique : Stratégie, Industrie, Finances », le responsable de MSC a indiqué que son entreprise jouait un rôle majeur dans la connectivité des pays africains d’une part entre eux, et d’autre part avec le reste du monde. Le géant italo-suisse attribue cette position à sa présence au Port de Lomé.
« En tant que l’un des rares acteurs à interconnecter l’Afrique grâce au Port de Lomé, nous percevons cette position comme une opportunité unique. Nous pouvons mettre à profit nos engagements en faveur de la durabilité pour améliorer les délais de livraison, permettant ainsi à nos clients de recevoir leurs marchandises plus rapidement en soutenant le développement des économies nationales. », a déclaré Gregory Krief lors de son intervention.

En effet, après avoir finalisé l’acquisition des activités portuaire et logistique de Bolloré Africa Logistics en fin 2022, l’armateur italo-suisse avait dévoilé son ambition de renforcer sa présence en Afrique à partir de Lomé. Une ambition qui se concrétise déjà, selon Gregory Krief qui note qu’ « une dématérialisation des processus entre la mer, la terre et le client conjuguée avec une collaboration avec les partenaires et les administrations concernées permettra de contribuer à façonner un avenir plus durable pour l’Afrique et pour la planète ».
Notons que le séminaire Choiseul Africa est un rendez-vous organisé périodiquement par l’Institut Choiseul en partenariat avec la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI). Les assises de cette année ont mobilisé plus de 200 participants, selon les organisateurs.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR)va procéder à deux nouvelles opérations de ventes aux enchères publiques cette semaine. La première va consister en la liquidation d'un lot de 764 conteneurs imports et exports et la seconde, la liquidation de 179 véhicules et épaves.
La première opération est annoncée pour le mardi 26 septembre 2023 au Port autonome de Lomé. Les conteneurs prévus pour la vente, selon l’administration fiscale, sont « abandonnés sur le terminal à conteneurs de Lomé Container Terminal (LCT) ». « La participation à l’opération est subordonnée au paiement d'une somme de vingt-cinq mille (25 000) FCFA non remboursable à la Direction des Opérations douanières de Lomé-Port, indique l’administration douanière », indique un communiqué du fisc.
Quant à la vente aux enchères des véhicules et épaves, elle est prévue pour le 28 septembre 2023 au Parc des véhicules de la Division de lutte contre la fraude et des trafics illicites à Tsévié (30 km au nord de Lomé). La participation à l’opération est subordonnée au paiement d'une somme de cinq mille (5 000) FCFA non remboursable à la Direction des Opérations douanières de Lomé-Port, informe-t-on.
Pour rappel, ces ventes organisées désormais régulièrement par l’administration fiscale sur l’ensemble du territoire togolais, concernent principalement des marchandises issues de saisies, ou en souffrance aux douanes.
Esaïe Edoh
Au Togo, les élèves ont repris le chemin des classes ce lundi 25 septembre 2023. Ils sont environ 3 millions d'apprenants à entamer l’année 2023-2024. Cette nouvelle année démarre également avec 10 nouvelles actions annoncées par les autorités éducatives pour renforcer le cadre éducatif aussi bien sur le plan pédagogique qu’infrastructurel.
Ces élèves (toutes catégories d’enseignement confondues (général, technique, confessionnel, formation professionnelle), selon les autorités éducatives, sont inscrits dans plus de 9.000 établissements, du préscolaire au lycée, publics ou privés. Au cours des 9 mois que va durer l’année académique, ils seront encadrés par près de 40.000 enseignants mobilisés par le ministère chargé du secteur.
Alors que cette rentrée s’effectue après un peu plus de deux mois de vacances, plusieurs officiels ont adressé des messages à l’endroit de toute la communauté scolaire.
Chers élèves, chers enseignants, une nouvelle année scolaire commence avec de nouvelles occasions d’apprendre, et de vous épanouir.
— Victoire Dogbe (@DogbeVictoire) September 25, 2023
Je la souhaite pour vous bénie, paisible et studieuse. Que la discipline et la détermination soient vos boussoles vers le succès.#PourLeTogo pic.twitter.com/uPFso1lx2O
“Chers élèves, chers enseignants, une nouvelle année scolaire commence avec de nouvelles occasions d’apprendre, et de vous épanouir. Je la souhaite pour vous bénie, paisible et studieuse. Que la discipline et la détermination soient vos boussoles vers le succès”, a formulé le Premier ministre, Victoire Dogbé.
10 actions pour un meilleur système éducatif
Pour garantir une année apaisée et améliorer la qualité de l’enseignement au Togo, les autorités éducatives ont annoncé 10 actions qui seront mises en œuvre dès cette rentrée. Il s’agit de l’application de l’arrêté complétant la police des examens. Cette mesure prévoit la formation systématique des surveillants des examens, des correcteurs et des membres du secrétariat avec un contrôle plus accru sur tout le processus, de l’inscription aux examens jusqu’à la proclamation des résultats en passant par la rédaction des épreuves, la surveillance, l’écrit, la correction et l’intégration des notes.
Les autorités annoncent en outre, le recrutement d’une nouvelle promotion d’élèves-professeurs pour renforcer le corp enseignant, l’introduction de l’anglais au cours primaire, l’articulation entre les niveaux d’enseignement (pour permettre à l’élève qui entre en 6ème de s’intégrer aisément à la vie collégienne et d’assurer sa réussite scolaire).
A compter de cette nouvelle année scolaire, l’exécutif va doter les CEG et lycées des Conseillers principaux d’éducation (CPE) pour garantir la discipline et amener les élèves à l’autodiscipline. Ceux-ci recevront une formation à cet effet.
L’année scolaire sera marquée par contre par l’élaboration des manuels de sciences et de citoyenneté pour enseigner aux élèves l’amour de la patrie, le vivre-ensemble, le respect des lois de la république, la cohésion nationale et développer l’adhésion aux disciplines scientifiques.
Le fonctionnement des périmètres pédagogiques est également annoncé pour aider les enseignants à se former et s’informer au sein des écoles/ établissements scolaires se situant dans un rayon proche. Dans cette dynamique « chaque groupe d’établissements aura à sa disposition le matériel adéquat pour les expériences et d’autres usages auxquels tous les enseignants seront formés par leurs pairs et le personnel d’encadrement », a indiqué le ministère.
Les établissements auront également des allocations en ressources humaines, en soutien aux « efforts du gouvernement pour atteindre les objectifs de la feuille de route 2020-2025 en l’occurrence le projet P10 : amélioration de la qualité de l’enseignement ».
L’Etat va ensuite œuvrer pour une école privée modèle à travers un accompagnement des établissements de cette catégorie à se conformer aux dispositions en vigueur qui contribuent à un environnement sérieux du cadre d’apprentissage.
La création d’une centaine d’écoles et d’établissements scolaires est aussi inscrite à l’agenda de cette année en lien avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025 à travers le projet ” P9 Augmentation des capacités d’accueil scolaire”.
Esaïe Edoh
Au Togo, la Banque mondiale discute à nouveau avec le grand public de l'impact du programme de transfert monétaire Novissi sur la protection sociale. Cette rencontre, organisée en partenariat avec le gouvernement togolais, se tiendra en ligne ce lundi 25 septembre 2023 au Togo à partir de 18h30 GMT. Parmi les intervenants, Cina Lawson, la ministre togolaise en charge de l'innovation technologique.
Evénement | ?️25/09/2023 - 14h30 ET
— Banque mondiale AFR (@BM_Afrique) September 22, 2023
Discussion en ligne et en direct sur le programme révolutionnaire #NOVISSI au #Togo
Découvrez comment l'IA et l'innovation ont transformé la protection sociale pendant COVID-19.
Rejoignez-nous via webex : https://t.co/sCujXJmg0G pic.twitter.com/7yvTJDEL5v
Pour rappel, Novissi a été lancé au plus fort de la pandémie de Covid-19, pour apporter des ressources financières d'urgence aux populations les plus vulnérables durant les temps de paralysie des activités économiques. Il s'est appuyé fortement sur l'intelligence artificielle pour identifier les plus nécessiteux. Un point qui sera particulièrement discuté lors de ces travaux virtuels, alors que la question de l'intelligence artificielle (IA) et de l'innovation devient de plus en plus prégnante dans l'actualité mondiale.

L'événement en ligne permettra de découvrir comment l'IA et l'innovation ont joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre réussie de NOVISSI, en offrant des solutions innovantes pour atteindre les populations les plus nécessiteuses.
Pour rappel, la Banque mondiale a récemment conclu un nouvel accord avec le Togo pour appuyer la continuité du programme d'assistance sociale Novissi à hauteur de 100 millions de dollars US, soit environ 60 milliards FCFA.
Pour participer à cette discussion en ligne, vous pouvez rejoindre via le lien dédié.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, Prudential Beneficial Insurance Life, la filiale de l'assureur britannique Prudential, issue de la fusion depuis 2019, avec Beneficial Insurance, figure parmi les huit marchés africains où le groupe a enregistré une croissance à deux chiffres en termes de nouvelles affaires durant le premier semestre de l'année 2023.
Selon le rapport semestriel du groupe, ces filiales africaines ont enregistré une augmentation de 31 % des nouvelles souscriptions au premier semestre 2023, mesurée en Annual Premium Equivalent (APE), un indicateur clé dans le secteur de l'assurance.
Cette performance est attribuée par les dirigeants de l'assureur à l'efficacité de l'ensemble de leurs canaux de distribution en Afrique. Le nombre d'agents actifs a crû de 18 % par rapport à la même période de l'année précédente, contribuant ainsi à l'expansion des nouvelles affaires. De plus, la société indique avoir investi de manière significative dans l'innovation numérique et la numérisation des processus. Des plateformes de libre-service en ligne ont également vu le jour dans plusieurs pays, dont le Kenya, la Zambie et le Nigeria, renforçant ainsi “leur portée et leur efficacité opérationnelle”.
Au Togo, des partenariats avec les fournisseurs de services mobiles ont été noués pour rendre les offres d'assurance-vie plus accessibles, une initiative renforcée par une communication proactive.
Avec un portefeuille de plus de 52 000 clients et une présence physique dans 4 grandes villes du pays, la société se place en quatrième position sur le marché local de l'assurance-vie. La société est devancée par GTA Assurance, Sunu Assurances et NSIA Assurances, qui se distingue notamment par la présence d'un segment bancaire avec un réseau bien implanté, des atouts que la filiale de Prudential peine encore à développer.
Elle détient tout de même 14% des parts de marché. En 2022, l'entité a réalisé un chiffre d'affaires de 5 milliards FCFA, grâce notamment à un réseau de plus de 600 agents commerciaux, 11 agences, dont huit dans la capitale Lomé.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, les acteurs du secteur des transports bénéficient d'un moratoire de deux ans pour se mettre en accord avec la mesure relative au renouvellement du parc automobile et pour leur professionnalisation. C’est l’une des informations rendues publiques par le ministre en charge des transports, à la suite d’une rencontre avec les acteurs du secteur le jeudi 21 septembre dernier.
J'ai ouvert, avec mes collègues chargés de la sécurité et de la protection civile @CBMadjoulba, et des @PublicsTogo, le jeudi dernier à Lomé, une rencontre d’échanges avec les acteurs du transport routier sur la professionnalisation et la sécurité routière.
— Affoh ATCHA-DEDJI (@AffohAtcha) September 25, 2023
J'y ai souligné… pic.twitter.com/8oTuslmXS5
L’atelier d’échange sur la professionnalisation de leur métier et la sécurité routière a réuni cinq cent acteurs du sous-secteur des transports routiers. Son objectif est de vulgariser cette loi tout en présentant le cadre réglementaire du transport et du transit routier au Togo. Il s’agit aussi de porter à la connaissance de ces acteurs, les nouvelles dispositions prévues par cette loi, de les outiller pour leur professionnalisation et de relever la situation d’insécurité routière au Togo.
La cérémonie d’ouverture de la réunion s’est tenue en présence de plusieurs autres officiels, notamment de Calixte Batossie Madjoulba, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, et Mme Zourehatou Kassah-Traoré, ministre des travaux publics.
« Plusieurs défis restent à relever, notamment le vieillissement du parc automobile, l'insécurité routière et le non-respect de la réglementation. Pour y remédier, le gouvernement a pris plusieurs dispositions, dont la professionnalisation des conducteurs routiers et l'adoption de la nouvelle loi sur les transports N°2022-023 du 27 décembre 2022, portant orientation des transports et ses textes d’application. », a indiqué le ministère.
Selon les statistiques des associations professionnelles ou syndicales de transports, le Togo compte près de 100 000 acteurs de premier plan, dans le sous-secteur des transports routiers, qui pourraient être concernés par les efforts de professionnalisation et formation.
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La Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) envisage d'injecter 993 milliards FCFA dans l'économie de la zone UEMOA entre les 25 et 26 septembre, dans le cadre de son vaste programme de rachat de titres de dette publique, qui est à sa deuxième phase. La première s’étant tenue en juin 2023 dernier.
Le Togo, membre de l’union, verra ainsi 100 milliards FCFA de ses titres rachetés lors de cette opération.
Cette manœuvre s'inscrit dans une démarche que la BCEAO qualifie de "cash neutre". Ainsi, les investisseurs, majoritairement des banques de la sous-région, devront préalablement souscrire à de nouveaux titres émis par les États membres pour bénéficier du rachat de leurs anciens titres. Ceux-ci ont des maturités initiales allant de 12 mois à 5 ans, et des durées résiduelles s'échelonnant entre 3 mois et 3 ans. L’opération devrait donc permettre au trésor public togolais de lever également 100 milliards FCFA auprès des investisseurs régionaux, sous l’égide de la BCEAO.
Pour le Togo, ce rachat de 100 milliards FCFA constitue une étape notable dans le cadre de sa gestion de la dette publique. Cette opération survient dans un contexte financier tendu, marqué par la hausse récente du taux directeur de la BCEAO de 25 points de base, fixé maintenant à 3,25%.
"Cette hausse du taux directeur rend l'emprunt plus onéreux pour les États. Le rachat de ces titres pourrait offrir un certain équilibre, en stabilisant la demande et en aidant à maintenir des coûts d'emprunt plus gérables," analyse un acteur financier régional.
Au Togo, le rachat de 100 milliards FCFA de titres de la dette togolaise par la BCEAO pourrait avoir des implications significatives sur l'économie du pays, bien que l'impact complet de cette opération demeure encore à évaluer. Car une partie importante des titres togolais est détenue par des non-résidents.
A noter que, de son côté, le Togo s'est distingué ces derniers mois en conduisant plusieurs opérations de rachat de titres, dont les plus récentes ce mois de septembre, portent sur 17 milliards FCFA et 11 milliards FCFA. Une stratégie qui s'inscrit dans une mobilisation financière plus large, le pays ayant déjà levé 580 milliards FCFA cette année sur le marché des titres publics par adjudication.
Pour l’opération de cette semaine, la BCEAO devrait racheter également 80 milliards FCFA de titres du Bénin, 130 milliards du Burkina Faso, 295 milliards de la Côte d'Ivoire, 12 milliards de la Guinée-Bissau, 111 milliards du Mali, et 205 milliards du Sénégal.
Fiacre E. Kakpo
A la tribune de la 78è assemblée générale des Nations Unies, le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, a levé le voile sur la perception du Togo de la situation socio-politique et économique du monde. Dans un discours prononcé le jeudi 21 septembre 2023, il a abordé les sujets relatifs au terrorisme, au changement climatique, aux crises sociopolitiques et aux transitions politiques actuelles en Afrique.
Du haut de cette tribune, le diplomate togolais a relevé que les engagements des dirigeants ne sont pas à la hauteur de l’ampleur des défis auxquels le monde fait face. Ce qui a pour conséquence l’état maladif du monde et « son état de pathologie interpelle à un niveau de responsabilité aussi élevé que les Nations Unies ».
Aussi le monde est-il profondément malade, et l’Afrique dans un état de vulnérabilité. « Une vulnérabilité due au faible niveau de développement, aux crises sanitaires de grande envergure, aux effets du changement climatique, à la perturbation des chaînes d’approvisionnement alimentaires mondiales », souligne l’officiel togolais.
Selon lui, la paix et la stabilité de l’Afrique sont menacées par l’envahissement de l’espace cybernétique du continent par des cybercriminels et la désinformation, la récurrence des conflits armés et l’actualité de la guerre ainsi que la dissémination du terrorisme international.
-Nous sommes fatigués par votre paternalisme.
— Robert Dussey (@rdussey) September 22, 2023
-Nous sommes fatigués par votre mépris de nos opinions publiques ; votre mépris de nos populations et de nos dirigeants.
-Nous sommes fatigués par votre condescendance.
-Nous sommes fatigués par votre arrogance.
-Nous sommes fatigués,… pic.twitter.com/hNpQrfOkQX
Investir dans la paix
Alors que l’Afrique de l’ouest fait particulièrement face un contexte sécuritaire volatile, avec plusieurs pays sous régime de transition, Robert Dussey estime que les dirigeants devraient « investir plus dans la paix » plus que dans la guerre.
A ce sujet, le diplomate rappelle que « le Togo est un pays de paix et le Togo s’oppose à la guerre, quelles que soient ses raisons ». « Depuis notre indépendance le 27 avril 1960 : Jamais le Togo n’a fait la guerre à ses voisins. Jamais le Togo n’a agressé ses voisins ou un quelconque pays. Jamais le Togo n’a servi de base arrière pour une quelconque agression contre un pays frère », a-t-il clarifié.
Le Togo s’illustre bien dans cet investissement pour la paix selon Robert Dussey, qui rappelle l’implication du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé dans la résolution de la crise entre les gouvernements de Côte d’Ivoire et du Mali au sujet de l’affaire des 49 soldats ivoiriens et dans la guerre au Soudan à travers un dialogue consultatif et de concertation entre les leaders politiques et militaires du Darfour en juillet dernier à Lomé.
Sur la longue liste des initiatives du Togo en faveur de la paix, le membre de l’exécutif togolais cite la rencontre dénommée « Lomé Peace and Security Forum » prévue les 21 et 22 octobre à Lomé sous le thème du « Renforcement des transitions vers la gouvernance démocratique en Afrique », ainsi que le 9e Congrès Panafricain prévu à Lomé en 2024 sur la question de la réforme de l’architecture multilatérale.
A cette rencontre s’ajoute également la création en mai dernier de l’Alliance politique africaine (APA) par le Togo et d’autres pays.
la guerre est une négation de la dignité de la personne humaine. Le Togo est un pays de paix et le Togo s’oppose à la guerre quelque soit ses raisons. Depuis notre indépendance le 27/04/1960 :
— Robert Dussey (@rdussey) September 22, 2023
-Jamais le Togo a fait la guerre à ses voisins
-Jamais le Togo a agressé ses voisins… pic.twitter.com/v1NrgxUXBM
Réformer le Conseil de sécurité
Au regard de la situation socio-politique du monde, le Togo voit la nécessité de réformer le conseil de sécurité des Nations Unies. Pour Lomé, l’Afrique ne peut plus rester en marge de l’instance à laquelle il revient d’assurer la paix et la sécurité internationales.
« Le Conseil de sécurité ne peut plus demeurer une simple affaire des vainqueurs et leurs alliés du deuxième conflit mondial. Rien ne peut plus justifier le maintien du statu quo. La structuration idéologique et institutionnelle du monde d’après-guerre est désormais obsolète. Nous sommes à une nouvelle ère des relations de l’Afrique et du Sud global avec le monde et l’Afrique n’entend plus dans la nouvelle dynamique restée dans l’ombre d’une quelconque grande puissance », a déclaré le collaborateur de Faure Gnassingbé.
Il soutient que les puissances occidentales et autres doivent changer d’attitude et d’approche dans une Afrique qui a profondément changé. « L’Afrique a besoin d’un partenariat respectueux de la stricte dignité de chacun. Nous voulons être vos partenaires et non vos sujets. Nous voulons servir nos peuples et non servir des intérêts étrangers », a-t-il martelé.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’élaboration du Code de l’urbanisme et de la construction connaît une nouvelle avancée. Le document a été soumis le jeudi 21 septembre 2023 à Lomé aux acteurs et experts du secteur de l’habitat qui composent le comité de lecture.
La rencontre, indique-t-on, fut initiée pour permettre aux experts de dégager un consensus sur les différents titres et chapitres proposés ; de faire une analyse approfondie sur les sections en rapport avec les chapitres et titres ; et d’avoir une assurance sur la cohérence des titres, chapitres et sections en fonction des réalités du pays.

« Nous allons nous pencher spécialement sur la revue technique du sommaire qui est proposé. Le sommaire compte une disposition générale, ensuite nous allons regarder le livre sur l’urbanisme et sur la construction », a informé le Secrétaire permanent du Projet d'infrastructures et de Développement Urbain (PIDU), Essozimna Tchassim.
Cet exercice devrait également permettre au Togo de disposer d’un code qui résistera au temps. « Nous voulons vraiment éviter d’avoir une loi qui fera objet de révision susceptible. Donc, nous avons voulu inviter les experts nationaux pour qu’on puisse regarder ensemble, le sommaire que le consultant a proposé », précise Essozimna Tchassim.
Notons que le texte soumis à la lecture a été proposé par un consultant mandaté pour le projet lancé en 2019. Concrètement, le Code permettra de définir le droit de l'urbanisme, qui est l'ensemble des règles qui permettent de définir l'affectation du sol. Il devrait régler les différents problèmes de développement des villes du pays, notamment dans la construction des différents bâtiments.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la quatrième édition du « Mois du Consommer Local », consacré aux produits "Made in Togo," se tiendra du 1er au 31 octobre 2023, avec un accent sur les biens et services.
L'événement est officiellement annoncé par le Ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Consommation Locale du Togo, en collaboration avec la Commission de l'UEMOA, comme l'indique un communiqué de l'autorité de tutelle, Rose Kayi Mivedor. Cette année, ce sera autour du thème "Quelles stratégies pour stimuler la consommation des biens et services locaux ?"
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— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) September 22, 2023
Sous le Haut Patronage de SEM @FEGnassingbe, le Ministère du @CommercegouvTg en collaboration avec la Commission de l'@UEMOA_Officiel, organise la 4e édition du Mois du Consommer Local, du 1er au 31 octobre 2023.
Les précisions dans le communiqué ci-dessous??#Togo?? pic.twitter.com/W2KuXMpgQ1
Au programme, notamment, des discussions de haut niveau autour du thème central, et sur les questions de qualité des produits et de certification, ainsi que l'impact des laboratoires d'analyses sur la compétitivité des produits et services locaux. Sur l'ensemble du territoire, seront également organisées des expositions-ventes, mettant en avant le "Made in Togo" tandis que des visites d'entreprises et des campagnes médiatiques encourageront la promotion des biens et services locaux.
Cette édition, indique-t-on, s'annonce comme une opportunité pour les parties prenantes de dresser un bilan des éditions précédentes et de définir de nouvelles stratégies visant à renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et internationaux.