Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et la Fondation Sheyi Emmanuel Adebayor (SEA) ont scellé mercredi 12 octobre 2022 à Kpalimé, un accord de partenariat pour la mise en œuvre d’un programme d’incubation et d’insertion socioprofessionnelle des jeunes en agrobusiness.
A travers ce programme, les deux désormais partenaires, avec la collaboration de l’Infa de Tové, vont offrir des formations théoriques et pratiques à des jeunes en agrobusiness. Aussi, des conditions seront créées pour permettre aux jeunes de s’informer et se former, d’élaborer et développer leurs projets économiques dans les secteurs sylvo-pastoral et halieutique.
La convention d’une durée de 3 ans, devrait toucher un peu plus de 1000 jeunes et femmes selon les deux parties signataires.
« Nous avons un défi à relever. Ensemble produire et transformer localement les produits agricoles pour l'autosuffisance alimentaire dans les pays africains : c’est mon engagement et celui de la Fondation SEA », a déclaré l’ex Star du football togolais, Emmanuel Adebayor, président de la Fondation SEA.
Pour sa part, le Représentant Résident du PNUD au Togo, Aliou Dia, a salué un « accord qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’axe 2 de la feuille de route gouvernementale Togo 2025 ».
Esaïe Edoh
Lancé le 18 juillet 2022, le processus électoral des nouveaux délégués-pays du Haut-commissariat des togolais de l’extérieur (HTCE) sur la période 2022-2025 est arrivé à son terme. La Commission électorale de pilotage du vote, (CEI-HTCE) a dévoilé l’identité des 48 nouveaux délégués, mercredi 12 octobre 2022 à Lomé.
Les nouveaux représentants qui prendront fonction début décembre 2022, conformément aux ambitions des autorités togolaises en mettant en place le Haut-commissariat des togolais de l’extérieur (HTCE), devront prendre des initiatives visant à faciliter la contribution de la diaspora au développement du pays.
« Votre expertise, votre vision et les défis que vous comptez relever, conformément aux engagements pris, devraient rester au cœur de vos actions durant toute la mandature, afin de répondre, avec efficacité, au rôle dévolu aux délégués-pays du HCTE », a conseillé le président de la CEI-HCTE, Victor Womitso qui a encouragé ses compatriotes de l’extérieur à œuvrer en synergie avec tous les nouveaux délégués.
Ces délégués-pays sont répartis dans quatre zones du monde. Précisément, 22 pour l’Afrique, 14 pour l’Europe, 5 pour la zone Amérique-Caraïbes et 7 pour la zone Asie-Océanie. D’après la CEI-HTCE, au total 144 659 Togolais de l’extérieur se sont exprimés à travers le vote alors qu’ils étaient 157 188 à être enregistrés. Ce qui correspond à un taux de participation de 92,3% au vote.
En rappel, le HCTE a été mis en place en 2019, pour servir d’interface entre le gouvernement et la diaspora togolaise sur toutes les questions d’intérêt commun. Il est non seulement l’organe de représentation et de rassemblement des Togolais résidant à l’étranger mais aussi, de défense des droits et intérêts de ceux-ci dans les pays d’accueil.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement a revu à la hausse ses objectifs de levées de fonds sur le marché financier régional. Initialement de 533 milliards FCFA, Lomé recherche désormais 663 milliards FCFA, soit 130 milliards FCFA de plus (+24%), selon les données de la loi de finances rectificative (LFR) pour 2022. Objectif : financer les nouvelles dépenses de son collectif budgétaire.
Le nouveau budget qui est en hausse de 5,4% à 1872 milliards FCFA, est censé permettre à l'exécutif togolais de faire face à la conjoncture économique mondiale, dont les conséquences sont importantes pour le Togo. Selon le Premier ministre, Victoire Tomégah-Dogbé, cette augmentation du budget ne devrait pas engendrer de nouveaux impôts et taxes.
Toutefois, elle sonne comme une pause dans la rigueur budgétaire observée par le gouvernement depuis son dernier programme avec le FMI. On est bien loin de l'époque où le Togo s’était offert la place du seul pays à respecter tous les critères de convergence de l’Uemoa. Novembre 2019.
En 2022, le déficit budgétaire qui avait déjà franchi la barre de 3% communautaire, depuis le début de la Covid-19, devrait s’élargir davantage, pour atteindre 8,4% du PIB contre 5,1% dans les prévisions initiales.
La cheffe du gouvernement justifie cette dégradation de la position budgétaire par “les dépenses nouvelles pour satisfaire notamment aux impératifs sécuritaires et les dépenses sociales qui ont été augmentées pour protéger le pouvoir d’achat des ménages, notamment les couches les plus vulnérables.”
Concrètement, la hausse des dépenses est essentiellement induite par de nouvelles dépenses d’investissements hors PIP et de transferts courants qui vont croître respectivement de 612% et 42%.
En septembre, le gouvernement avait annoncé une série de mesures sociales. Selon Victoire Tomégah-Dogbé, ces mesures devraient coûter 67,3 milliards FCFA au budget de l’Etat. Dans un environnement inflationniste, le recours à la dette sur le marché intérieur semblait la meilleure solution pour financer ces dépenses.
Depuis le début de cette année, le Togo a déjà mobilisé plus de 400 milliards FCFA sur le marché financier de l’Uemoa. Le Trésor public s’apprête à lever le 14 octobre, 30 autres milliards FCFA, marquant le début d’un 4e trimestre qui sera très actif pour le pays ouest-africain.
Fiacre E. Kakpo
Le Président togolais Faure Gnassingbé a eu un entretien avec la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Madame Kristalina Georgieva, ce mercredi 12 octobre 2022 à Washington, en marge des Assemblées annuelles des institutions financières de Bretton Woods.
Selon la présidence togolaise, les deux personnalités ont évoqué le financement des actions de développement, notamment dans un contexte de crises mondiales qui ont un impact sensible sur le coût de la vie.
Malgré ce contexte économique mondial, l'économie togolaise qui se révèle résiliente, sera soutenue par les partenaires en développement afin de maintenir la dynamique de croissance inclusive, a indiqué la présidence togolaise.
Notons qu’au cours de cette rencontre qui prend fin le 16 octobre 2022, le dirigeant togolais va intervenir sur diverses thématiques d’actualité et aura des échanges avec plusieurs personnalités et représentants d’organisations qui entretiennent des relations de coopération avec le pays.
Esaïe Edoh
Les autorités togolaises ont entamé depuis quelques mois, des travaux de construction de postes d’eau autonomes (PEA) dans le pays. Notamment dans la région des Savanes où le ministre de l’Eau et de l'Hydraulique villageoise, Bolidja Tiem visite les chantiers en cours, depuis le lundi 10 octobre 2022.
Cette visite, indique-t-on, est effectuée dans le cadre du suivi des actions en cours pour renforcer le système d’alimentation et de distribution d’eau potable de la région. Les travaux s’inscrivent dans une vision plus globale de renforcement de l'hydraulique villageoise sur tout le territoire, conformément à l’ambition gouvernementale d’atteindre la couverture universelle en eau potable à l’horizon 2030.
Notons qu’actuellement, le taux de desserte actuel est d’environ 60% en milieu urbain, de 50% dans les zones semi-urbaines et de 69% en milieu rural, d’après le ministère chargé du secteur de l’eau.
Esaïe Edoh
Les acquis enregistrés par le Togo dans la gestion de l’élevage transfrontalier dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Régional de Dialogue et d’Investissement sur le Pastoralisme et la Transhumance au Sahel et dans les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (PREDIP) ont été présentés lundi 10 octobre 2022 par le ministère togolais de l’agriculture et de l’élevage. Ces résultats ont été publiés à Lomé, à l’ouverture d’une rencontre des acteurs du pastoralisme et de la transhumance de la sous-région pour dresser le bilan de la mise en œuvre de ce Projet Régional.
Précisément, on retient qu’en 7 ans, ce projet a permis au Togo de disposer de 170 km de couloirs de transhumance balisés et de 16 km de pistes commerciales sécurisées. Également, grâce au projet, il a été enregistré la construction d’un marché à bétail et deux quais d’embarquement, la réalisation de quatre mares d’eau.
On note par ailleurs l’aménagement de deux aires de repos et deux aires de pâturage, d’un forage ainsi que la construction d’un poste de contrôle vétérinaire frontalier.
D’après le ministère togolais chargé de l’élevage, ces différentes actions ont permis au Togo de renforcer la contribution du pastoralisme et de la transhumance transfrontalière à la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le pays.
Pour rappel, le sous-secteur de l’élevage, selon un rapport de la FAO intitulé : « Revue des filiales, bétail, viande et lait et des politiques qui les influencent » paru en 2017, représentait 16,5% du PIB agricole et plus de 6,7% du PIB national togolais. La transhumance aurait généré aux caisses communales 658 millions de FCFA entre 2020 et 2022, selon l’Association Intercommunale pour le Développement dans les Plateaux (AIDAP).
Esaïe Edoh
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Au Togo, pour une meilleure gestion des collectivités territoriales locales, les communes en place depuis 3 ans, vont passer à la comptabilité des matières. Dans cette dynamique, environ 250 acteurs communaux vont se former pendant une semaine à l’utilisation des outils de cette gouvernance.
La formation qui a débuté le 10 octobre 2022, va outiller les participant à assurer à l’avenir, une gestion « transparente, saine et régulière des biens acquis sur les deniers publics, afin de prévenir toute utilisation abusive et tout détournement de ces biens à des fins personnelles », selon le Secrétaire général du ministère togolais de l’économie et des finances, Agbenoxevi Kofi Paniah.
La comptabilité des matières est un outil de gestion permettant d’assurer la protection, la sécurisation des biens matériels et de réaliser de bonnes prévisions budgétaires. Sa mise en place, informe le Secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, nécessite un long processus qui passe par la sensibilisation, la formation et la volonté des acteurs.
Cette formation, pour rappel, est initiée par la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, avec l’appui de la coopération allemande (GIZ), et s’inscrit dans le cadre des réformes opérées depuis quelques années par le gouvernement en matière de finances publiques.
Esaïe Edoh
Rouge aux lèvres, mascara, perruques, barbes, sourcils, mèches … Pour les pays de la Cedeao, le Togo est un réservoir de produits communément appelés produits de beauté. Par centaines, les commerçants de ces pays viennent s’approvisionner chaque mois dans la capitale togolaise.
Selon les données de l’Institut national des statistiques et des études économiques et démographiques (INSEED), ces produits représentent, pas moins de 10% des exportations togolaises, pour une valeur estimée à 70 milliards FCFA, d’après des compilations de Togo First. Ne serait-ce qu’au premier trimestre de cette année, plus de 6 000 tonnes de produits cosmétiques et assimilés ont été exportés pour un montant total de 17 milliards FCFA, soit plus de 11% des exportations totales. Le dernier trimestre 2021, soldé par des ventes extérieures de plus de 21 milliards FCFA était encore plus prolifique.
L’essentiel des expéditions togolaises va dans les pays de la sous-région. Parmi les destinations, les pays comme le Bénin, le Ghana, le Burkina, le Mali ou le Nigeria et le Niger se taillent la part du lion.
Ainsi, les “Produits de beauté ou de maquillage préparés et préparations pour l'entretien ou les soins de la peau (autres que les médicaments), y compris les préparations antisolaires et les préparations pour bronzer ; préparations pour manucures ou pédicures”, représentaient 8,5% des exportations togolaises vers les pays de la Cedeao au 1er semestre.
Quant aux “Perruques, barbes, sourcils, cils, mèches et articles analogues en cheveux, poils ou matières textiles ; ouvrages en cheveux”, ils constituaient plus de 6,7% des ventes extérieures vers les pays de l’espace d’intégration.
Enfin, il faut citer les “Matières à tresser, tresses et articles similaires en matières à tresser, n.d.a., tissés ou parallélisés à plat, finis ou non”, dont les statistiques évaluent à 2,9% des expéditions vers les 14 autres pays de la Cedeao.
Fiacre E. Kakpo
La société M Auto, spécialisée dans la conception et la commercialisation de motos électriques s’est engagée à œuvrer avec les autorités togolaises pour l’atteinte de son objectif de transition à la mobilité électrique. C’est à travers un communiqué diffusé ce mardi 11 octobre 2022 par l’Agence Ecofin.
« M Auto souhaite aider à une diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre et promouvoir une mobilité plus vertueuse au Togo », a déclaré la société qui revendique la vente et la mise en circulation de 2000 motos électriques pour plus de 3 millions de km parcourus en 3 mois et plus de 2500 commandes certifiées et en attente de livraison.
Alors que les autorités togolaises ont lancé en septembre dernier un projet de transition à la mobilité électrique, M Auto va travailler dans l’optique de rendre possible cette ambition grâce à des véhicules électriques non polluants, construits en Afrique et pour les africains.
En effet, selon le fabricant, ses motos électriques Commando, évitent les émissions équivalentes à celles d’une moto thermique (5 tonnes de CO2 par an) et les stations de recharge centralisées de M Auto s’appuient sur des réseaux solaires captifs.
« La mobilité électrique abordable a donc un rôle majeur à jouer dans la réduction des émissions de carbone en Afrique », indique cette compagnie soutenue par le Fonds de transformation et d’industrialisation de l’Afrique (ATIF).
En outre, M Auto s’engage à assurer la transition énergétique et à s’approvisionner en énergies renouvelables à au moins 95 % dans l’ensemble de ses activités, de la fabrication à la recharge des batteries.
En rappel, le gouvernement togolais ambitionne la réduction de gaz à effet de serre à travers le projet « Transition vers la mobilité électrique » lancé en septembre dernier. Il sera mis en œuvre au cours des 4 prochaines années grâce à l’appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à hauteur d’un peu plus de 860 millions FCFA.
Esaïe Edoh
La filiale togolaise du Groupe bancaire Oragroup, a lancé le lundi 10 octobre 2022, le service WhatsApp Banking. Elle devient la 2è des 12 filiales à accueillir le déploiement de cette technologie par la fintech Semoa basée à Lomé, conformément à l’accord signé en mars dernier entre la startup et le réseau bancaire.

Cette solution permet à la clientèle de la banque d’effectuer des opérations bancaires notamment la consultation de solde, la demande de relevé d’identité bancaire (RIB), à partir d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur via son numéro WhatsApp. Elle rend possible aussi le transfert d’un compte bancaire à mobile money et des simulations de prêts bancaires, sans passer par un gestionnaire de compte.

La démarche, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre du programme de transformation digitale décidé par le groupe bancaire afin de faciliter l’accès aux services bancaires au plus grand nombre, et favoriser ainsi l’inclusion financière. « Cette solution que nous proposons aujourd’hui, est un pas de plus que nous faisons vers nos clients et nous poursuivrons nos efforts en matière d’innovation pour rendre toujours plus accessible au plus grand nombre l’offre de services bancaires digitaux », a déclaré Guy Martial Awona, Directeur Général d’Orabank Togo.
Le déploiement de cette solution, selon Edem Adjamagbo Ceo & Founder de Semoa Group, « est la preuve que l'émergence de champions panafricains n'est plus un espoir mais une réalité imminente ».
Esaïe Edoh
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