L’Office togolais des recettes (OTR), par une note circulaire, a apporté le vendredi 30 septembre 2022, des précisions sur les mesures fiscales prises en faveur du secteur privé, qui restent encore applicables dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. La poursuite de ces facilités fiscales, décidée par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé le 16 septembre 2022, s’inscrit parmi les 10 mesures nouvelles prises contre la vie chère.
D’après l’administration fiscale, il s’agit essentiellement de l’exonération des droits et taxes au cordon douanier sur les matériels agricoles et ceux entrant dans la lutte contre la Covid-19 ainsi que la réduction d'impôts, taxes et abattements.
L’institution togolaise chargée de la mobilisation des recettes douanières et fiscales précise également la reconduction du régime fiscal dérogatoire en faveur des entreprises en difficultés, la déductibilité de la totalité des dons faits en faveur du Fonds national de la solidarité et de relance économique et enfin les mesures spéciales contre la vie chère. Notamment la suspension de la TVM sur les véhicules à usage commercial affectés au transport, et l’exonération de certains produits alimentaires de la TVA.
D’après l’OTR, certaines mesures fiscales ont été levées, à la suite de l’amélioration des conditions sanitaires et de la reprise des activités économiques en fin d’année 2021 ; d’autres en revanche, ont été maintenues dans la loi de finances exercice 2022.
“C’est donc l’application de ces mesures fiscales maintenues dans la loi de finances 2022 et des amendements intervenus dans le Code général des Impôts et le Livre des procédures fiscales (LPF) qui doit être poursuivie”, a précisé l’institution dirigée par Philippe Tchodié.
Esaïe Edoh
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Les 8 pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) tablent sur une croissance économique 5,6% au quatrième trimestre de 2022, a annoncé le vendredi 30 septembre à Dakar, le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, également président du Conseil des Ministres l’UMOA. Une croissance prévisionnelle légèrement en hausse par rapport à celle escomptée au trimestre précédent.
Cette prévision, indique-t-on, se justifie à la lumière de la résilience des économies des Etats membres, dans un contexte d’inflation et de guerre entre la Russie et l’Ukraine, bien qu’elles restent confrontées aux difficultés d’approvisionnement, notamment en produits alimentaires et en intrants agricoles’ selon l’argentier togolais.
“Le contexte de tension internationale induit de fortes tendances inflationnistes avec un taux d’inflation en glissement annuel de 5,9% au mois de juillet 2022”, a indiqué Sani Yaya.
Au cours de cette session, le Conseil a aussi abordé le phénomène de la cherté de la vie qui n’épargne aucun des pays membres de l’union et qui fragilise leur situation budgétaire. Le ministre togolais a salué “les efforts importants que ne cessent de consentir les Etats membres pour atténuer les souffrances des populations face à la flambée des prix”.
Outre les difficultés économiques, le conseil a évoqué la menace sécuritaire à laquelle la sous-région fait face.
Esaïe Edoh
La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) ont conclu vendredi 30 septembre 2022 à Lomé, un protocole d’accord de coopération pour combattre la corruption et les autres pratiques répréhensibles au Togo.
A travers cet accord, les deux institutions vont créer des conditions pour prévenir, détecter, enquêter et combattre la corruption et les infractions assimilées dans les opérations transfrontalières.
Aussi, indique-t-on, grâce à ce partenariat, l'institution régionale financière mettra à disposition de la Haplucia, son département d’audit général. Dans cette dynamique, un système d'échanges d'informations sera mis en place.
D'après Essohana Wiyao, président de la Haplucia, cet accord va rendre plus forte son institution. « Par cet accord, nous formalisons notre coopération pour être plus fort. Ensemble, nous allons renforcer nos capacités pour agir efficacement », a déclaré celui-ci, à la suite de la signature de ce partenariat d'une durée de 5 ans renouvelable.
L'appui de l'institution financière, explique-t-on, s'inscrit dans la mise en œuvre de la « politique de prévention et de lutte contre corruption et la fraude dans les opérations de la BOAD » et la « politique de protection des lanceurs d’alerte ».
Esaïe Edoh
Le Togolais Gilbert Fossoun Houngbo devient pleinement directeur de l’Organisation internationale du Travail (OIT), à partir de ce vendredi 30 septembre 2022.
A la faveur d’une cérémonie de passation de service qui s’est tenue ce jour, celui qui a été Premier ministre du Togo de 2008 à 2012 et récemment Patron du Fonds International de développement de l’agriculture (FIDA), a reçu les clés de l’organisation onusienne, des mains de son prédécesseur, le Britannique Guy Ryder.
« Je salue votre engagement sans compromis envers les valeurs fondatrices de l'OIT, votre poursuite résolue de l'excellence technique dans le cadre du mandat de l'organisation et votre respect constant pour nos mandants tripartites, en tant que source d'inspiration unique pour l'OIT. Ce sont des qualités que je chercherai à imiter alors que je m'engage dans la mission qui m'a été confiée », a déclaré Gilbert F. Houngbo au DG sortant, lors de la cérémonie, comme le rapporte l’OIT.
Parmi ses priorités, le haut fonctionnaire international inclut « la réponse internationale aux questions du panier de la ménagère, de la vie chère et l’inflation. Il s’agira également de travailler à renforcer l’universalisation de la protection sociale, notamment dans le secteur informel ». A ces préoccupations, il faut ajouter la lutte contre le travail des enfants et l’esclavage moderne, rappelle Togo First.
Le mandat du Togolais à la tête de l’OIT s’ouvre dans un contexte où les questions de transition économique se font plus aiguës.
Pour rappel, Gilbert F. Houngbo a été élu comme 11e Directeur Général de l'Organisation en mars 2022, par le Conseil d'administration de l’institution. Les Directeurs généraux de l'OIT sont nommés pour un maximum de deux mandats de cinq ans.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, à travers son agence de promotion et de développement des agropoles (Aprodat), veut se doter de nouvelles normes des denrées alimentaires et des produits agricoles. Ce projet de cadre réglementaire, s’inscrit dans la droite ligne avec le Projet de Transformation Agroalimentaire du Togo (PTA-TOGO) et surtout le développement de l'agropole de Kara, appuyé par la Banque africaine de développement (BAD)
L'Aprodat a lancé à cet effet, un appel d'offres pour sélectionner des consultants capables de produire répondre à son besoin.
Il s'agira notamment pour le futur consultant, de réaliser un diagnostic des textes législatifs, réglementaires et institutionnels ainsi que des bonnes pratiques et guides existants dans le domaine de la production et la transformation des sous-secteurs animaux.
Aussi, le consultant devra identifier et proposer des projets de textes législatifs et réglementaires, des normes d’implantation d’équipements des fermes, des cahiers des charges et des guides de bonnes pratiques agricoles et de transformation applicables aux filières avicole, piscicole et végétales (riz, sésame, arachide et soja), dans le contexte togolais.
L'ensemble du cahier des charges et les conditions d'éligibilité sont à consulter dans le quotidien national (Togo - Presse N° 11384, parution du 28 Septembre 2022).
Les soumissions doivent être faites, au plus tard le 06 octobre 2022, comme l'indique l'Aprodat dans son annonce publique.
Pour rappel, le projet des agropoles de Kara est l'une des initiatives phares du pays, dans le domaine de la transformation agricole du pays. Lancé en 2019, ce projet pilote a bénéficié d'une mobilisation de près de 40 milliards FCFA, notamment de la BAD.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé accueille depuis le jeudi 29 septembre 2022, un séminaire parlementaire de la CEDEAO consacré à l’opérationnalisation des nouvelles réformes institutionnelles de la Commission de l’institution sous-régionale. La rencontre se tient en prélude à la deuxième session extraordinaire de l’année 2022 sur l’examen et l'adoption des prévisions budgétaires annuelles 2023.
Précisément, les parlementaires discutent de « l’application de l’Acte additionnel relatif au renforcement des prérogatives du Parlement dans le cadre de la restructuration de la Commission de la CEDEAO ». Ils évoquent la coopération interinstitutionnelle, l’exercice du pouvoir parlementaire ainsi que le rôle du Parlement de la CEDEAO dans la démocratisation du processus d’intégration régionale, conformément à ses pouvoirs en vertu de l’Acte Additionnel.
Ces échanges devraient permettre aux députés de s’impliquer dans la Vision 2050 de l’institution communautaire qui veut passer d’une CEDEAO des Etats à celle des peuples, et où les voix et les aspirations de ses citoyens sont représentées dans le processus de prise de décision.
« Nous n’ignorons pas que les citoyens de la Communauté se tournent vers le Parlement pour apporter les changements souhaités. Nous sommes profondément convaincus que le Parlement de la CEDEAO, qui reflète la pleine représentation des peuples des 15 Etats membres, est la plateforme idéale pour le partage d’expériences sur les moyens pratiques par lesquels des solutions peuvent être trouvées », a indiqué Sidie Mohamed Tunis, président du Parlement de la CEDEAO.
Au cours de ce séminaire de deux jours, les députés devraient être suffisamment informés des réformes institutionnelles en cours au sein de la Commission de la CEDEAO, afin de jouer pleinement leur rôle.
Notons que la session sur l’examen et l'adoption des prévisions budgétaires annuelles 2023 se tiendra également dans la capitale togolaise. Elle s’ouvre le 3 octobre prochain.
Esaïe Edoh
Les transferts monétaires aux Togolais vulnérables ont démarré le 3 septembre dernier dans la préfecture de Dankpen, région de la Kara, grâce au financement additionnel du projet Filets Sociaux et Service de Base (FSB). Le lancement de cette opération, présidé par la Cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, a été effectué mardi 27 septembre 2022.
Le démarrage de cette nouvelle phase de transferts monétaires, sous la tutelle du ministère du développement à la base, a été marqué par deux paiements symboliques réalisés via T-money de l’opérateur de téléphonie Togocom et Flooz de Moov Africa Togo.
Au total, 125 000 ménages issus de 900 villages, devraient bénéficier de cet accompagnement financier en raison de 6 tranches de 15 000 FCFA chacune, soit un montant total de 90 000 francs par ménage d’ici à juin 2023. Parmi eux, 15 000 ménages percevront chacun un transfert supplémentaire de 100 000 FCFA pour améliorer leur inclusion économique.
Selon le Ministre chargé du développement à la base, Myriam Dossou d’Almeida, ces transferts monétaires sont « un appui circonstanciel pour aider les bénéficiaires à relever et à reprendre la vie en main ».
Ce financement d’un montant global de près de 19 milliards FCFA, en rappel, est accordé conjointement par la Banque mondiale, l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Etat togolais, alors que le projet est arrivé à terme en décembre 2021. Dans sa phase initiale, le projet a touché 61 317 ménages, d’après le ministère de tutelle.
Notons que le financement additionnel du projet de Filets sociaux et services de base (FA-FSB) vise à accroître le revenu et la consommation des ménages ciblés et à appuyer la reprise économique post Covid-19 des ménages.
Esaïe Edoh
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Au Togo, l’association Terreau Fertile va soutenir à hauteur de 5 millions FCFA deux projets d’entreprise au moyen du concours «T-Fertile », dans le cadre de la 4è édition du Salon Ferin. Elle a lancé jusqu’au 15 octobre 2022, un appel à candidatures auquel sont éligibles tous les secteurs d’activités et tout jeune togolais dont l’âge est compris entre 18 et 40 ans.
Cette année, deux lauréats seront retenus et primés ; le porteur du meilleur projet d'entreprise et celui du meilleur projet d’entreprise féminin, respectivement avec une enveloppe de 3,5 millions FCFA et de 1,5 million FCFA.
Cet accompagnement, indique Terreau Fertile, servira de « financement d’amorçage ou de soutien au développement d’entreprises » pour les porteurs de projets.
Esaïe Edoh
Le Chef d'Etat togolais, Faure Gnassingbé, a échangé mercredi 28 septembre 2022 avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida. C'est dans le cadre d'une visite officielle au Japon, indique la présidence togolaise.
La rencontre, élargie aux délégations des deux pays, a permis notamment d'aborder le partenariat bilatéral entre le Togo et le Pays du Soleil-Levant, matérialisé d'ores et déjà par plusieurs accords et conventions dans les domaines diplomatique, stratégique et économique.
Au Togo, le Japon a, parmi plusieurs initiatives, financé l’implantation du Port de pêche de Gbétsogbé, renforcé les réserves alimentaires via le Kennedy Round, et apporté un soutien face à la Covid-19.

« Les projets en cours portent sur les infrastructures, la sécurité alimentaire et la réalisation de la cartographie numérique à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et dans le cadre de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) », indique le bureau de Faure Gnassingbé ce jeudi 29 septembre 2022, dans le cadre de cette rencontre. Le président togolais ajoute que « Le Japon est un partenaire stratégique du Togo dans la mise en œuvre des orientations prioritaires de la politique de développement ».
Notons que cette rencontre intervient quelques semaines après la TICAD 8, qui s'est tenue à Tunis. Un sommet au cours duquel Tokyo a annoncé 30 milliards $ d'aide au développement pour l'Afrique. Des ressources dont le pays de Faure Gnassingbé compte tirer parti.
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Sur la campagne 2020/2021, la production halieutique au Togo a progressé est restée presque stable. Elle s'établit à 18 819 tonnes en 2021 contre 18 658 tonnes une année plus tôt, selon les données du ministère de l’agriculture dans son bilan intitulé : « Campagne 2021-2022 et perspectives 2022-2023 ».
Pendant cette période, 11 567 tonnes de poissons sont capturés à travers la pêche artisanale maritime, 117 tonnes autres via la pêche industrielle alors que 6300 tonnes de produits halieutiques sont pêchés dans les eaux continentales, la pisciculture ayant généré 835 tonnes.
La production de 2021, tout comme celle des 3 dernières années, reste en deçà des 25 000 tonnes, défi que s’est assigné le pays en 2019, à l’inauguration du Nouveau Port de Pêche. Selon la Direction de la Pêche et de l’Aquaculture (DPA), la production totale de 2018 est de 18 142 tonnes et celle de 2019, de 18 960 t.
Notons que le secteur de la pêche emploie au Togo plus de 20 000 personnes, et contribue à environ 4,5% du PIB selon le ministère de l’économie maritime et de la pêche.
Esaïe Edoh