Togo First

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La Société de mobilité électrique M Auto, actuellement opérationnelle au Togo et au Bénin, revendique à ce jour avoir dépassé la barre des 2000 motos électriques déjà vendues et en circulation. L’information a été rendue publique par la société, et diffusée notamment via l’Agence Ecofin

Dans la foulée, l’entreprise appuyée par le Fonds de transformation et d’industrialisation de l’Afrique (ATIF), se targue également d’avoir franchi la barre des 2 millions de km parcourus, et enregistré plus de 2500 commandes certifiées et en attente de livraison. La société se réjouit surtout d’avoir atteint ces objectifs « en un record de 3 mois d’exploitation ».

Il faut noter que la société aura profité de vents favorables sur le marché de la mobilité aux énergie fossiles. Et encore, dans un contexte de hausse des coûts des produits pétroliers, qui aura en partie, contribué à rendre l’électrique plus attractif aux yeux d’un marché de plus en plus inquiet quant à de nouvelles hausses des prix de l’essence.

La jeune société, qui se voit déjà comme « la plus grande entreprise de véhicules électriques en Afrique par nombre de motos sur la route et par montant des fonds sécurisés », ambitionne de conquérir de nouveaux pays. 

« M Auto peut désormais se développer dans d’autres pays du continent et également accélérer sa croissance actuelle sur les marchés existants. », indique-t-on.

« Nous lancerons également un nouveau modèle « Commando » sur le marché́ dès la semaine prochaine. Nous progressons rapidement et avons hâte de présenter l’expérience M Auto sur de nouveaux marchés. », a déclaré pour sa part, Shegun Adjadi Bakari, associé chez ATIF, PDG de M Auto et ancien conseiller du Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé.

Pour rappel, M Auto est l’une des entreprises désormais actives au sein de la Plateforme Industrielle d’Adetikope (PIA). Dans le cadre de ses activités, elle a notamment annoncé l'implantation d'une usine de fabrication, sur le site de la PIA.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, une nouvelle entité publique pour former les ingénieurs, dénommée Ecole Polytechnique de Lomé (EPL) voit le jour à l'Université de Lomé. L'information sur l’opérationnalisation de cette école a été rendue publique la semaine écoulée par Majesté Ihou Wateba, ministre togolais de l'Enseignement supérieur, à la faveur du conseil des ministres tenu le vendredi 23 septembre 2022.

La structure scientifique et technique, est issue de la fusion de deux écoles spécialisées de l’enseignement supérieur public, à savoir l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et le Centre Informatique et de Calcul (CIC).

Son but sera « d’offrir des formations dans les parcours licence professionnelle, master-ingénieur et doctorat, ainsi que des doubles diplômes master-ingénieur et docteur-ingénieur avec des partenaires internationaux. », indique l’exécutif.

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Pour le ministère en charge de l'enseignement supérieur, il s’agit d’intégrer, « dans une structure cohérente et sous une même gouvernance », différentes branches techniques de formation d’ingénieurs de terrain à différents grades pour les besoins de développement industriel de notre pays.

La logique présentée est d’allier la formation technique et scientifique de ces étudiants avec les besoins opérationnels et techniques liés aux projets de développement industriel au Togo. Ainsi, il s’agit de « contribuer à l’économie de la connaissance au niveau national et de jouer le rôle de levier pour le développement industriel du Togo », précise-t-on.

« L’Ecole Polytechnique de Lomé vise, entre autres, à former et à créer des techniciens supérieurs, des ingénieurs et des docteurs dans le domaine des sciences de la technologie (génie électrique, industriel, mécanique et de l'aéronautique ; génie civil, génie des procédés et génie informatique, ndlr) en formation initiale, tout en offrant des services d’expertise et de conseil. Elle assurera également des formations continues diplômantes et certifiantes des techniciens supérieurs et des ingénieurs. », détaille pour sa part, l'Université de Lomé.

L’EPL accueille ses premiers étudiants, dès cette rentrée académique 2022-2023. 

Ayi Renaud Dossavi

L’exécutif togolais ambitionne de doter le pays d’une politique de l’industrie du textile et de l’habillement. Il a examiné un projet de décret portant approbation dudit document, lors du conseil des ministres du vendredi 23 septembre 2022.

Cette politique en gestation, indique-t-on, mettra l’accent sur le renforcement des maillons filature, tissage, tricotage, et confection. Elle devrait en outre, prévoir des mesures incitatives et innovantes notamment fiscales, sociales et environnementales, en vue d’attirer « des investisseurs » et booster « le développement durable de l’industrie du textile et de l’habillement », indique le Conseil.

Selon le gouvernement, il s’agira à terme, de faire du secteur textile, un levier de promotion de l’emploi au Togo. Une ambition qui s’inscrit « dans la vision développée par la feuille de route gouvernementale pour renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs afin de transformer localement le coton produit au Togo », via la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), opérationnelle depuis une année. 

Notons qu’en juillet 2022, un avant-projet de loi portant statut de Zone franche dans le secteur du textile et de l’habillement avait été adopté par les autorités togolaises.

Esaïe Edoh

Au Togo, diverses initiatives sont mises en oeuvre pour accélérer le processus d’inclusion de toutes les catégories sociales. Initiatives novatrices selon les autorités togolaises, elles ont été présentées à la tribune de la 77è Assemblée des Nations Unies par le ministre togolais des Affaires Etrangères Robert Dussey, le samedi 24 septembre 2022.

Le Chef de la diplomatie togolaise a principalement mis l’accent sur le mécanisme d’inclusion financière des couches les plus vulnérables de la population à travers les transferts monétaires. « Il a été mis en place un projet de développement des filets sociaux et des services de base ainsi que le Projet d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV) », a-t-il lancé. Et d’évoquer ensuite la mise en place du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA) et le projet de structuration d’amélioration de la formation agricole rurale et insertion (SAFARI).

Selon le ministre Dussey, le gouvernement togolais, dans la dynamique d’inclusion de la population qui suggère de « ne laisser personne de côté », a initié en 2021, le programme WEZOU pour prendre en charge les femmes enceintes et les nouveau-nés. Objectif : réduire la mortalité maternelle et néonatale. Il n’a pas occulté l’adoption de la loi instituant l’assurance maladie universelle.

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Concrètement, le programme Wezou a permis la prise en charge de près de 380.000 femmes pour un investissement global de plus de 1,3 milliard FCFA, sa toute première année de réalisation, selon les données officielles. 

Devant des Chefs d’Etat et de gouvernement, l’officiel a précisé que l’objectif final du Togo via ces initiatives était « de renforcer son socle national de protection sociale ainsi que d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base à travers le renforcement des mécanismes d’inclusion qui constitue l’un des fondamentaux pour la réduction de la pauvreté ». 

Robert Dussey s’est par ailleurs félicité des avancées économiques de son pays, traduites notamment par les réformes du climat des affaires qui « ont permis au Togo d’accroître de façon substantielle les investissements directs étrangers (IDE) ». Il a relevé que le renforcement de la coopération au développement « a contribué à la mobilisation accrue des ressources extérieures compte tenu de la nouvelle dynamique insufflée par l’adoption de la feuille de route gouvernementale et son appropriation par les acteurs de développement ».

Dans son intervention d’environ 30 minutes, le diplomate togolais a rappelé les défis sécuritaires, climatique et énergétique auxquels fait face le pays ouest-africain ainsi que les dispositions prises pour le relever.

Esaïe Edoh 

L'élection des délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l'extérieur (HCTE), structure à vocation représentative de la diaspora, démarre ce samedi 24 septembre. Le scrutin qui se déroule par vote en ligne, a été annoncé par la Commission électorale indépendante (CEI-HCTE) dans un communiqué diffusé la veille.

« Le Président de la commission électorale indépendante (CEI-HCTE) porte à la connaissance des compatriotes de la diaspora que le vote en ligne pour l'élection des délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur (HTCE) aura lieu du 24 septembre 2022 à 00 heure au 03 octobre 2022 à minuit GMT, conformément au calendrier publié au début du processus électoral », indique le Président de la CEI-HCTE, Victor Womitso, dans sa sortie publique.

Pour élire ces représentants des Togolais de l'extérieur, les électeurs régulièrement inscrits, sont appelés à voter sur la plateforme dédiée.

Ce scrutin constitue le deuxième en date pour ces représentants de la diaspora togolaise, après la mise en place de la structure en 2019. Cette deuxième mandature de trois ans, ira de 2022 à 2025. En tout, il est prévu 48 Délégués Pays, répartis dans quatre zones dans le monde dont 22 pour l’Afrique, 14 pour l’Europe, 5 pour la zone Amérique-Caraïbes et 7 pour la zone Asie-Océanie.

Pour rappel, le HCTE est un organe consultatif de statut associatif, non partisan, non discriminatoire et à but non lucratif. Il n’est affilié à aucune obédience confessionnelle, philosophique ou politique, selon les précisions de la diplomatie togolaise. La structure se veut l’interface entre le gouvernement et la diaspora togolaise, sur toutes les questions d’intérêt commun et reste un canal privilégié, pour engager les acteurs de la diaspora.

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samedi, 24 septembre 2022 03:27

Date confirmée pour le démarrage du RGPH-5

Ça se précise de plus en plus pour le cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). La phase de dénombrement de la population du RGPH-5 se tiendra du 23 octobre au 12 novembre 2022 sur tout le territoire. 

C'est ce qu'a confirmé le gouvernement, à la faveur de son conseil des ministres qui s'est tenu ce vendredi 23 septembre 2022. Le projet a fait l'objet d'une communication au cours de cette rencontre gouvernementale.

Cette phase « permettra de collecter les données indispensables pour la planification et le suivi-évaluation des politiques, programmes et projets de développement dans notre pays », indique le relevé du conseil.

Le RGPH-5 vise à actualiser les données statistiques, démographiques et socio-économiques du pays, un peu plus de 10 ans après le dernier exercice du genre, qui date de 2010.

Il s'est tenu en milieu de semaine, le mercredi 21 septembre 2022, un atelier d’échanges sur les enjeux et défis de la loi AGOA (African Growth and Opportunity Act), à l’intention des opérateurs économiques composés des potentiels exportateurs, des exportateurs et des logisticiens, désireux d’aller sur le marché américain.

La rencontre, organisée par la Commission de la CEDEAO et l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-TOGO), visait à informer les opérateurs économiques des opportunités et obligations liées à ce marché de plus de 300 millions de consommateurs. Notamment, en améliorant leurs chances de profiter du marché américain.
La rencontre s’est tenue, « en vue de renforcer les capacités des opérateurs économiques togolais qui cherchent à explorer le marché américain, un vaste marché qui a ses opportunités et ses exigences. », comme l'indique Justin Bayili, consultant ECOWAP-USAID, cet atelier est organisé dans le cadre du plan opérationnel ECOWAP-USAID.

Ceci intervient dans un contexte où depuis la promulgation de l’AGOA, peu d'acteurs ont pu profiter du marché américain, des normes américaines, notamment celles de la norme requise par le Food and Drug Administration (FDA), qui réglemente les produits alimentaires et médicamenteux des USA.

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« Aujourd’hui, l’AGOA nous offre l’opportunité, certes, mais malheureusement, nous ne pouvons pas exporter n’importe quoi sur le marché américain. Il s’agit pour nous, à travers cet atelier, de revenir sur les bases élémentaires de l’AGOA, d’expliquer les conditions d’accès à ce marché, mais aussi de voir quels sont les défis, pour ceux qui ont déjà tenté ce marché et les solutions qu’on peut leur apporter », ajoute l’expert.
Pour sa part, le Togo éligible à l'AGOA depuis 2008, a tenu des réunions pour mettre en lumière cette opportunité, mais pour l’heure, peu de retombées sont constatées.
Pour le formateur, le challenge à relever par les exportateurs togolais et africains, tient à celui de la qualité, quantité et régularité de leurs produits.
En 2020, les exportations du Togo vers les Etats-Unis, s'élèveraient seulement à 12,9 millions $, contre, en comparaison, des importations de 213,5 millions $, selon les statistiques de l'AGOA.

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Les règles de cybersécurité au Togo ont été présentées aux opérateurs de services essentiels (OSE) et des administrations publiques le jeudi 22 septembre 2022 à Lomé lors d’une session organisée par l’Agence nationale de la Cybersécurité (ANCy) et Cyber Défense Africa.

A cette session, l’agence de lutte contre les cybercriminalités a partagé avec les participants, le cadre juridique et les dispositions préventives et de lutte contre les cyber-attaques telles que Rançongiciel, phishing, ou encore e-mails indésirables. Face à ces menaces qui occasionnent des pertes financières, les autorités togolaises ont décidé de jouer leur rôle régalien de protection et de préservation de la souveraineté, indique Gbota Gwaliba, directeur général de l’ANCy.

« L’enjeu est de réduire les risques pesant sur le système, de limiter leurs impacts sur le fonctionnement et les activités des organisations publiques ou privées », a déclaré le n°1 de l’ANCy.

A cette rencontre, une présentation sur l’arrêté portant adoption des règles de cybersécurité au Togo, les risques encourus ainsi que les moyens d’atténuation, a été faite. « Il s’agit de mettre l’accent sur les bonnes pratiques en déclinant les enjeux et les défis de sécurisation du cyber espace », a précisé le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Général Yark Damehane.

Notons que le Togo a entrepris plusieurs initiatives notamment la création de l’ANCy et la mise en place de Lomé Data center, en ligne avec la lutte contre la cybercriminalité et conformément à son ambition de devenir un hub digital attractif pour les investisseurs.

Le pays avait également accueilli en mars dernier, comme premier Etat africain, le câble sous-marin « Equiano » de Google.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la campagne 2021-2022 de commercialisation du café et du cacao a globalement enregistré une hausse, selon les données publiées par le Comité de coordination de la filière (CCFCC), lors du lancement de l’opération de vente 2022-2023, le jeudi 22 août 2022 à Kpalimé.

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Précisément, au cours de cette campagne, 3.200 t de café ont été vendues contre 2 000 t en 2021. Ce qui représente une hausse de 60% en une année.

Si la quantité de café exportée a considérablement augmenté, celle du cacao est ressortie à 5.500 tonnes en 2022 contre 5.400 tonnes il y a un an, traduisant une progression d’environ 2%.  

Notons que la filière avait connu une baisse de production lors de la précédente campagne. En effet, le volume du café commercialisé avait chuté de plus de 23% avec 2000 t exportées contre 2 600 t en 2020. Sur le même trend, celui du cacao avait baissé de moitié avec 5400 t commercialisées en 2021 contre 10 600 t en 2020.

Esaïe Edoh

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Au Togo, l'enveloppe allouée par la Banque mondiale pour les prochaines années pourrait atteindre 1 milliard $ supplémentaire. C’est ce qu’a indiqué le nouveau Représentant Résident de l'institution de Bretton Woods, Fily Sissoko, à la faveur de l’audience que lui a accordée le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, jeudi 22 septembre 2022, selon la Présidence togolaise.

« Avec les efforts importants que le Togo a faits ces dernières années, nous avons un portefeuille qui a quadruplé, et est passé aujourd'hui à près de 900 millions $ dans divers secteurs », a indiqué Fily Sissoko. « Les années à venir, nous comptons augmenter cette enveloppe avec un financement entre 800 millions $ et 1 milliard $, pour accélérer la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement, dans les domaines-clés de la protection sociale, pour aider les populations les plus vulnérables », a-t-il ajouté.

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Au cours de cette entrevue, le Chef d’Etat togolais est revenu sur les ambitions de son pays et les secteurs prioritaires où la Banque devrait poursuivre ses efforts d’accompagnement du pays, dans la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale Togo 2025. En particulier, l’appui au social et au renforcement du capital humain. 

« Le Président de la République m’a fait l’insigne honneur de me recevoir au début de ma mission au Togo. Nous avons discuté des mécanismes pour accélérer l’accès aux infrastructures de base et appuyer le développement du capital humain », a précisé le Représentant Résident.

Notons que dans le détail, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo est passé de 236,8 millions $ en 2018 à 917,5 millions $ d’investissements en 2022, et couvre divers secteurs de développement notamment le capital humain, les infrastructures, les réformes économiques et sociales.

Ayi Renaud Dossavi

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