Annoncée récemment par le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, la 3è édition du “mois de consommer local” sera placée sous le thème « consommation des produits locaux, facteur d’investissements pour les très petites, petites et moyennes entreprises ».
Ce thème a été annoncé en Conseil des Ministres le mardi 4 octobre 2022. L’Exécutif a également informé du lancement “très prochainement” des activités marquant cette nouvelle édition.
L'événement, décidé au niveau sous-régional par les ministres du commerce de l’Uemoa, vise à valoriser les produits locaux à travers des expositions et le travail des artisans et producteurs.
Esaïe Edoh
L’exécutif togolais qui a amorcé depuis quelques mois, des réformes dans le secteur du transport routier, a annoncé mardi 4 octobre 2022, deux projets de décret portant délimitation des largeurs des emprises des routes et la classification des routes en République togolaise. C’était en Conseil des ministres.
Le premier décret tout comme le second qui fera l’objet d’une deuxième lecture, devrait permettre à l’Etat de lutter contre l’occupation illégale des emprises routières. Cette démarche, selon le porte-parole du gouvernement, Akodah Ayewouadan “évite à l'État des difficultés dans la réalisation des projets de construction de route en raison des factures élevées de dédommagement des occupants illégaux des emprises”.
En effet, explique l’officiel, avant la réalisation des travaux de construction ou de réhabilitation des routes, l'Etat se retrouve dans l’obligation d'indemniser les occupants des voies publiques, même illégaux. L’idée pour les autorités togolaises, est d’anticiper les difficultés auxquelles elles se retrouvent ainsi confrontées.
Avec le second décret, il s’agira, d’après le relevé du Conseil des ministres, d’actualiser la classification des infrastructures routières dans le pays. “Le cadre normatif actuel date de 1968 et n’est plus adapté aux objectifs de modernisation du réseau routier national. La taille des emprises réservées aux voies est devenue obsolète et n’offre plus les facilités nécessaires aux services techniques dans le cadre de la mise en œuvre des projets”, indique l’exécutif.
Le gouvernement justifie également sa démarche par l’absence de classification des infrastructures routières, selon leur nature. “Or, cette classification permet d’identifier les voies et de planifier les actions afin de sensibiliser nos concitoyens sur l’occupation des espaces avoisinant ces voies”, précise-t-il.
Esaïe Edoh
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Le Togo veut se doter d'un document sur son action climatique. Des acteurs nationaux sont réunis en atelier technique pour deux jours depuis ce mardi 04 octobre, pour plancher sur le document. Portant sur « L'action climatique, cas du Togo », le texte dont un premier jet est à l’étude durant ces travaux, retrace les différents niveaux d'engagement du pays dans la lutte contre les changements climatiques.
Suite à de récentes rencontres internationales, « on s’est dit qu’il était nécessaire que le pays puisse se doter d'un document qui retrace l'état des lieux de la lutte contre le changement climatique et les actions menées. » indique Prof Komlan Alemawo, Juriste, Universitaire et Expert engagé sur le dossier. C’est dans ce contexte que « nous avons mis en place ce cadre de travail pour élaborer un document. », ajoute-t-il.
Dans le détail, « le draft a été proposé, il doit être étoffé avec un certain nombre d'éléments. Donc ce document retrace la volonté politique du gouvernement dans un premier temps, les cadres institutionnels, puis les règlements et les actions menées. », précise la même source.
En élaborant ce document, il s’agit notamment pour le Togo de se préparer pour la rencontre de l'Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires d'Afrique (UCESA) à Rabat, les 17 et 18 octobre prochains.
Ayi Renaud Dossavi
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Une nouvelle cohorte se prépare à l’'Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové. Quelques 850 candidats composent cette semaine, dans le cadre d’un concours pour les prochains cycles de formation en Bac professionnel et Licence professionnelle.
Les candidats sont répartis dans 5 centres : Dapaong, Kara, Sokodé, Kpalimé et Lomé. Ceux qui sont retenus seront enrôlés pour 3 ans de formation.
« Pour le cycle de baccalauréat professionnel agricole, nous avons besoin de 30 admis, et pour le cycle de licence professionnelle agricole, nous avons besoin de 35 admis. », indique Dr Constant K. Soedji, DG de l’Institut. « A l'INFA de Tové, la formation est actuellement axée sur la pratique. Ce sont des étudiants qui sortent et sont directement orientés sur le terrain. En termes de débouchés, ces étudiants sont vraiment outillés pour créer leur propre entreprise ou appuyer les structures et institutions qui accompagnent la production agricole au Togo », ajoute-t-on.
L’INFA de Tové a été créé en 1980. Ce centre de formation de cadres agricoles sera ensuite réorganisé en 2019, pour tenir compte des innovations et des besoins du pays, comme l’indique Dindiogue Konlani, Directeur de cabinet du ministère chargé de l'agriculture. Selon lui, les activités de formation à l'institut sont désormais alignées sur la feuille de route Togo 2025, renforçant l'accent sur la formation professionnelle.
Renaud Dossavi
Au Togo, les acteurs de la lutte contre les maladies se forment cette semaine à l'intelligence épidémique, pour améliorer la réponse nationale aux maladies. C’est à la faveur des travaux organisés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui se tiennent à Kpalimé jusqu’au vendredi 7 septembre. Ceci, dans le cadre d’une initiative de l'organisation onusienne qui vise à former les acteurs sur l'utilisation de cet outil qui permet la détection précoce des risques sanitaires.
L'intelligence épidémique au centre d'une formation des acteurs de la surveillance des maladies et événements de santé publique du Togo. Une initiative de l'OMS visant à former les acteurs sur l'utilisation cet outil qui permet la détection précoce des risques sanitaires. pic.twitter.com/KsrrSrglPQ
— Ministère en charge de la Santé Togo (@MSPS_Togo) October 4, 2022
« L'intelligence épidémique au centre d'une formation des acteurs de la surveillance des maladies et événements de santé publique du Togo », indique le ministère chargé de la santé, dans une publication. « La formation est axée sur l'utilisation de l'intelligence épidémique à partir des sources ouvertes au Togo pour le renforcement de la détection précoce aux épidémies et autres urgences sanitaires », ajoute-t-on.
La rencontre a été lancée par le SG du ministère de la santé, Dr Wotobe Kokou.
Notons que ces travaux, qui ont lieu quelques semaines après que le Togo a abrité la rencontre régionale de l’OMS Afrique, s'inscrivent dans la continuité de 3 projets phares initiés par l’organisation, pour améliorer la capacité des Etats à se préparer (Projet PROSE), détecter (TASS) et répondre aux urgences de santé publique (SURGE) sur le continent. En août dernier, 50 experts avaient ainsi été formés en matière de réponses aux urgences de santé publique.
Ayi Renaud Dossavi
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La deuxième session extraordinaire du parlement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour le compte de cette année 2022, s’est ouverte le lundi 3 octobre 2022 à Lomé. Cette rencontre qui prendra fin le 8 octobre prochain, sera consacrée à l'examen et l’adoption des prévisions budgétaires annuelles 2023 du parlement.
Le budget prévisionnel qui sera adopté, devrait permettre au parlement de financer ses activités, notamment celles du contrôle des instances chargées de la mise en œuvre des programmes et la participation aux processus d’adoption des actes communautaires. Les différentes actions à poser grâce à ce budget, selon le président du parlement de la CEDEAO, Sidie Mohamed Tunis, sont en lien avec la mission de l’institution, celle de représentant de la population de l'Afrique de l’ouest.

La délégation togolaise pour sa part, a souhaité que le parlement soit doté de moyens plus adéquats pour assurer “le grand renouveau de l’espace, passant d’un espace prospère à un espace puissant”.
“Il nous appartient aussi de poursuivre avec ardeur et persévérance le rêve d’intégration des pères fondateurs, en vue de consolider la paix et la cohésion sociales, propices à la modernisation de notre espace dans tous les domaines”, a déclaré Yawa Tségan, présidente de l'Assemblée nationale togolaise.
Outre l’examen et l’adoption des prévisions budgétaires annuelles, les parlementaires vont aussi analyser le rapport de la Commission Administration, Finances, contrôle du budget et Audits sur l’avant-projet de budget 2023.
Notons que la délocalisation des sessions du parlement vise principalement, selon son président, à rendre publiques ses activités et à permettre aux députés d’interagir directement avec la population.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Centre de formation professionnelle (Garment Training Center - GTC) du parc textile de la PIA a déjà formé plus de 2 000 personnes sur les 16 derniers mois, ont confié à Togo First des responsables proches du dossier.
Ainsi, le centre dont les premières confections textiles, des vêtements “made in Togo” ont été abondamment partagées sur les réseaux sociaux, vise le marché sous-régional (CEDEAO), 400 millions d'habitants, a fait savoir Sathiyamurthy Rajamanikkam, manager chez GTC. Selon ce responsable, les premières commercialisations pourraient d’ailleurs démarrer à partir de janvier 2023.
Mais à termes, lorsque les usines textiles notamment celles de Togo Clothing Company (TCC), filiale du fabricant indien ITCRmg, un des leaders mondiaux du textile, s’implanteront, il s’agira surtout de saisir les opportunités qu’offrent les marchés européens et américains, insiste-t-on. Le Togo étant bénéficiaire d’un accès préférentiel en franchise de droits aux États-Unis (AGOA), à l'UE (EBA), à la Grande Bretagne (Commonwealth) et plus récemment à la Chine (la Chine ayant supprimé 98% des droits de douane sur les produits importés depuis le Togo).
En ligne avec cette ambition, plus de 500 nouveaux travailleurs dans l’habillement devraient rejoindre le parc textile d’ici fin décembre 2022.
“Nous sommes ravis de pouvoir assurer la professionnalisation des acteurs des chaînes de valeur textile et de leur mettre à disposition des techniques et technologies textiles modernes,” s’est réjoui Jesse Damsky, Directeur Général de la PIA.

Producteur non moins important de l’or blanc, le Togo veut profiter pleinement de la valeur ajoutée de son coton certifié Cotton made in Africa (CmiA), une norme internationalement reconnue pour le coton durable provenant d'Afrique.
D’après les informations de Togo First, le filage, tissage et le tricotage, étapes importantes de la transformation de la fibre de coton au tissu, ne devraient démarrer sur place que d’ici la fin 2023. En attendant l’acheminement des équipements nécessaires, les tissus qui serviront à confectionner les premiers vêtements sont importés.
Pour rappel, les unités présentes sur le parc de la PIA sont tenues d’exporter au moins 70% de leur production. A terme, on vise plus de 40 millions $ par an de recettes d’exportation.
Fiacre E. Kakpo
Des défis restent encore à relever dans le secteur de l'assurance en Afrique, a relevé le lundi 3 octobre 2022, le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, à l’ouverture du 26è forum de la réassurance en Afrique qui se tient à Lomé. Notamment celui de l’accès élargi à tous, des produits assurantiels.
De fait, le taux de pénétration des produits assurantiels est encore assez limité dans les pays africains, constate le ministre.
“Le défi, c’est apporter encore plus d’inclusion dans le secteur de l’assurance. L’assurance ne doit plus être prise comme un simple produit de luxe ou pour des gens d’une certaine classe sociale”, a-t-il lancé.
L’argentier togolais soutient également que l’assurance ne doit pas rester seulement dans les grandes capitales. “Elle doit aller dans les hameaux les plus reculés pour proposer des solutions tant qu’il y a une activité économique, étant donné que nos pays sont constitués essentiellement de petites et moyennes entreprises et des toutes petites entreprises”.
Pour relever ce défi, Sani Yaya encourage les assureurs et réassureurs à travailler de manière à couvrir toutes les couches socioéconomiques et à mener des réflexions approfondies pour trouver des solutions innovantes à proposer aux économies africaines.
Esaïe Edoh
Annoncé depuis la semaine dernière par Togo first, le 26ème Forum de la réassurance, rencontre panafricaine des acteurs spécialistes du secteur, s’est ouvert lundi 03 octobre 2022 à Lomé.
Cette édition, à l’initiative de l’Organisation des Assurances Africaines (OAA), est placée sous le thème, “Croissance durable : le rôle des réassureurs africains dans la croissance économique et développement”.
C’est l'hôtel du 2 février, au cœur du quartier administratif de Lomé, qui abrite ces travaux, rassemblant réassureurs du continent, dont la CICA RE, Africa Re Group, et la Société sénégalaise de réassurance (SENRE).

Sani Yaya, ministre togolais de l'Économie et des Finances, qui a ouvert les travaux, a profité de l’occasion pour appeler les acteurs continentaux de la réassurance, à appuyer les plans de développement des différents pays africains, notamment le Togo. Ceci dans un contexte où la reprise est rendue plus pénible, à cause de la conjoncture internationale.
« Je voudrais appeler votre attention pour vous aligner, et nous savons que vous le faites déjà, mais vous aligner encore plus et vous engager sur les différents plans nationaux de développement de nos différents pays et sur les agendas de nos différentes régions, de nos différentes sous-régions en matière de développement. », a exhorté l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé. Tout en ajoutant que, « C’est ainsi que vous pourrez mieux accompagner nos différentes économies à travers votre soutien, l’assurance que vous apportez, la couverture des risques multiples. »

Pour rappel, c’est Lomé qui avait abrité la première édition de ce forum, en 1995.
Ayi Renaud Dossavi
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Le ministre togolais de l’urbanisme et du cadre de vie, Koffi Tsolenyanu, a dévoilé un projet de création d’une nouvelle ville pour décongestionner le Grand Lomé. Le projet devrait se réaliser à Kpomé dans la commune de Zio 1, sur une superficie de 1177 ha.
Cette nouvelle ville, selon l’officiel togolais intervenant à l’occasion de la 37ème édition de la Journée mondiale de l’habitat, va permettre « d’accroitre le parc immobilier du Togo, afin de prévenir la raréfaction des logements et les conséquences perverses de la spéculation qui risquent, à terme, de marginaliser davantage les couches les plus vulnérables eu égard à l’accès au logement et à un habitat sain ».
Afin de faciliter la réalisation de ce projet, le ministre Tsolenyanu a fait part de l’engagement de l'exécutif à mettre à la disposition des promoteurs immobiliers qui désirent « investir dans les logements à coût abordable, un foncier sécurisé et à mettre en place des voies et réseaux divers qui mènent à ce site.
Ce programme vient s’ajouter à d’autres initiatives visant à améliorer le cadre de vie au Togo, notamment la construction de 20.000 logements sociaux et le plafonnement à trois mois de la caution et de la garantie de loyer.
Ce nouveau projet, en rappel, devrait s’étendre à d’autres localités du pays, d’après le ministère de l’urbanisme.
Esaïe Edoh
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