Au Togo, la compagnie d’assurance GTA Assurance Vie a un nouveau patron. Jean Marie Tessi, prend le poste de Directeur Général de cette filiale du groupe BCP, en succédant à Claude Gbikpi. L'annonce est rendue publique ce mercredi 19 octobre par le groupe marocain, dans un communiqué, alors que la prise de fonction du nouveau responsable est effective depuis le 26 septembre 2022.
Ceci représente une montée en puissance pour cet assureur doté de 20 ans d’expérience dans le secteur, et qui était déjà jusqu’alors, DG de la filiale Non Vie du groupe BCP au Togo.
Le nouveau patron de GTA Assurance Vie est incidemment le Secrétaire Général de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET).
Pour rappel, GTA Assurances Vie est présent au Togo depuis plus de 20 ans, fournissant aux particuliers et aux entreprises divers produits assurantiels. La compagnie est une filiale du groupe Banque Centrale Populaire (BCP) du Maroc, lui-même présent dans une trentaine de pays dans le monde, dont 18 africains, notamment dans la Zone Uemoa.
Au Togo, pour former les élus locaux à une meilleure gestion des affaires communales, le gouvernement a annoncé la création de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT). Les attributions, l’organisation et le fonctionnement de cette structure ont fait l’objet d’un décret qui a été examiné et rendu le lundi 17 octobre 2022 en conseil des ministres. A la suite de ce décret, indique le Conseil, les activités de l’ANFCT seront lancées prochainement.
Cette agence va assurer non seulement la formation des élus locaux mais aussi celle de tous les acteurs impliqués dans le processus de décentralisation, notamment les personnels des collectivités territoriales.
Dans sa mission, elle va poursuivre et approfondir le processus de décentralisation au Togo. Elle contribuera également à soutenir la performance des collectivités territoriales et à communiquer une véritable culture de l’action publique au plan local, précise-t-on.
Notons qu’elle aura son siège à Blitta dans la région centrale « afin de marquer son ancrage territorial et sa proximité avec les acteurs des collectivités territoriales », a indiqué le gouvernement.
Esaïe Edoh
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Après avoir bénéficié du programme Threshold, en cours d'implémentation, le Togo de Faure Gnassingbé continue à se positionner pour pouvoir décrocher le Compact, le plus important mécanisme d'appui de la Millennium Challenge Corporation (MCC) américaine.
En effet, le Chef d'Etat togolais s’est entretenu la semaine dernière (le 13 octobre 2022) à Washington avec Madame Alice Albright, Directrice exécutive de la MCC. La rencontre a permis notamment de passer en revue l’état d’avancement du partenariat entre le Togo et la structure rattachée au département d'Etat américain.
Il s'est agi notamment pour Alice Albright de relever les performances réalisées par le pays dans plusieurs domaines qui concourent au renforcement de la gouvernance, selon la Présidence. Des avancées qui « sont en adéquation avec les indicateurs d’évaluation de la carte des scores pour l’éligibilité au programme Compact du Millennium challenge account. », toujours selon la même source.
Pour rappel, le Compact est une importante subvention d'une durée de cinq ans, offerte par la MCC à un pays admissible en vue de financer des programmes particuliers visant la réduction de la pauvreté et la stimulation de la croissance économique. Dans le cadre du Programme Treshold (subvention plus petite accordée par la MCC), le Togo bénéficie d'un appui à hauteur de 20 milliards FCFA du département d’Etat américain, qui lui permet de déployer des projets de réformes, notamment dans les secteurs des TICS et du foncier.
Ayi Renaud Dossavi
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En trois ans, l'Etat a apporté un appui de près de 15 milliards FCFA aux collectivités territoriales, à travers le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT). C’est ce qu’a indiqué le gouvernement dans une communication du ministre chargé de l’administration territoriale, lors du conseil des ministres qui s’est tenu à Lomé, le lundi 17 octobre 2022.
« Ces dotations ont permis de réaliser des ouvrages sociaux collectifs même s’il est relevé que des défis demeurent pour une optimisation de l’utilisation de ces ressources. », précise-t-on.
Priorités aux communes les plus vulnérables
Dans le même temps, l’Autorité publique apporte plus d’informations sur les futures modalités de répartition des prochains appuis aux collectivités territoriales, pour l'exercice 2023. « Ces critères tiennent compte de l’indice de pauvreté, de la superficie et du nombre d’habitants. », indique l'exécutif.
En ce sens, les communes les moins nanties bénéficieront d’une dotation plus importante que les autres communes, selon le gouvernement.
Dans la foulée, l’Etat annonce la mise en place de l’Agence nationale de formation des collectivités territoriales (ANFCT), une structure qui aura pour fonction d’assurer la formation des élus locaux et des personnels des collectivités territoriales ainsi que des agents de l’Etat impliqués dans le processus de décentralisation.
Pour rappel, en 2019, les toutes nouvelles communes du pays ont levé en tout 21,4 milliards FCFA en ressources propres pour leur financement, essentiellement sous forme d’impôts, taxes, droits et redevances, institués par ou pour les collectivités territoriales. Un record de mobilisation qui n’a pas été battu depuis.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le quartier administratif situé au cœur de la capitale Lomé, sera le théâtre d’un exercice de simulation d’attaque terroriste, ce jeudi 20 octobre 2022. C’est ce qu’indique le ministère en charge de la sécurité et de la protection civile, dans un communiqué rendu public lundi 17 octobre.
Cet exercice grandeur nature se tient « dans le cadre de la formation des forces de sécurité, consacrée aux techniques d'intervention spécialisées », selon la note signée par le Général de Brigade Yark Damehane, ministre de tutelle, qui appelle les populations à « ne pas céder à la panique pendant cette période. »
Si le pays n’est pas à son premier exercice de simulation, de préparation de ses forces d’intervention, celui-ci est annoncé dans un contexte où le défi sécuritaire prend des proportions plus préoccupantes chez les autorités publiques.
Pour rappel, le Togo a été la cible d’attaques terroristes répétées dans sa partie septentrionale dont certaines ont été repoussées, plus précisément à la frontière avec le Burkina Faso. Dans ce contexte, l’état d'urgence sécuritaire, instauré dans la région des Savanes plus tôt cette année, a été prorogé de 6 mois le 06 septembre 2022 dernier.
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Au Togo, le gouvernement veut rendre les procédures d’expropriation moins coûteuses et plus simples. L'exécutif s’est penché en Conseil des ministres, lundi 17 octobre 2022, sur un avant-projet de loi en ce sens, en vue de modifier le code foncier et domanial.

« En effet, la mise en œuvre de ces procédures a révélé une trop grande complexité et un coût prohibitif pour l’Etat. », indique le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé dans son communiqué. « Afin de faire face à cette situation, le présent avant-projet de loi vise à modifier la législation encadrant la mise en œuvre des procédures d’urgence afin d’instituer notamment des formalités davantage simplifiées et des délais raccourcis. », ajoute-t-on.
Ces mises à jour du code foncier et domanial qui ne seront actées qu’après un vote favorable du parlement, sont initiées alors que l’exécutif veut « accélérer la mise en œuvre des projets nationaux », ce qui implique notamment une mise à disposition des ressources foncières disponibles, selon la même source.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement annonce l’opérationnalisation du « Fonds Presse » prévu dans le nouveau code de la presse togolaise en remplacement du Fonds d’Aide à la Presse, pour accompagner les acteurs des médias. C’était à la faveur de la cérémonie de signature de la convention collective des journalistes par les organisations des patrons de presse et des syndicats de journalistes, vendredi 14 octobre 2022 présidée par le ministre togolais de la Communication et des Médias, Akodah Ayewouadan,.
Le document signé, comporte 104 articles qui fixent les conditions de recrutement des journalistes, précisent la grille salariale des acteurs de ce métier selon des échelons variables, et les qualifications académiques et professionnelles. La nouvelle charte donne aussi des détails sur les montants des primes de transport, de rendement, le profil de carrière et les stages de formation professionnelle.
Sa signature, selon le ministre de la Communication et des Médias, balise la voie à l’opérationnalisation de ce fonds de soutien et de développement de la presse. De fait, le Fonds Presse a pour but précis, selon les informations, d’accompagner le secteur de la presse pour assurer une formation continue à ses acteurs, de promouvoir le service d’intérêt général et de favoriser une meilleure organisation de la corporation.
Au sujet de la convention collective, le ministre indique en outre que sa « signature est, sans doute, un acte de rupture et un acte de clôture. C’est également une manifestation de la volonté de nous éloigner des situations d’inventaire pour nous porter sereinement vers une approche d’avenir. Lorsqu’on parle de convention collective, l’on parle, tout simplement, d’un instrument qui va définir, de façon plus précise, les règles qui vont gouverner les relations entre les patrons et les salariés dans ce secteur d’activité ».
Ce document est par ailleurs, un levier de mobilisation de ressources et de plaidoyer auprès des plus hautes autorités, selon le « Monsieur Communication et Médias du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé ». En effet, il permettra à l’Etat d’accompagner les entreprises de presse dans la déclaration de leurs employés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de leur accorder des réductions de taxe à l’Office Togolais des Recettes (OTR), détaille-t-il.
En rappel, la signature de cette convention intervient à quelques semaines de la fin du moratoire de trois ans introduit dans le Code de la presse et de la communication, pour permettre aux différents acteurs de se conformer, pleinement, aux dispositions régissant la pratique du journalisme au Togo.
Esaïe Edoh
L'Office togolais des recettes (OTR), va déployer des ressources humaines sur le terrain, dans le cadre du renforcement de ses activités de contrôle. Elle annonce à cet effet, le recrutement de 200 agents de surveillance du territoire douanier, à travers un appel à candidature, rendu public ce lundi 17 octobre 2022, sur la plateforme du Fisc togolais.
Ce recrutement concerne tous les Togolais de nationalité, âgés entre 18 et 25 ans au plus au 31 décembre 2022 inclus.
Le candidat intéressé doit notamment avoir au moins le Baccalauréat (BAC Il) ou un niveau équivalent. Il faut également « être disposé à travailler partout sur le territoire togolais ; être libre de tout engagement professionnel ; être apte à la formation militaire (taille : sans objet) et disposé à suivre une formation militaire de base ; être d’une moralité et d’une intégrité irréprochables », selon les précisions de l’OTR.
Le délai du déport de candidature est fixé au 18 novembre 2022.
Consulter l’appel complet sur le site de l’OTR.
Ayi Renaud Dossavi
Le Togo et sept autres États africains prendront part au premier Forum sur le commerce et l’investissement, consacré aux États franco-britanniques de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du 19 au 20 octobre 2022 à Londres. Le pays ouest-africain sera représenté par les ministres Kayi Mivedor chargée de la promotion de l’investissement et Kodjo Adédzé du commerce.
A cette rencontre organisée par Developping Market Associate (DMA), UK Export Finance (UKEF) et Department of International Trade (DIT), les ministres vont promouvoir l’attractivité du Togo auprès des investisseurs, des organismes clés du Royaume-Uni et aussi exposer la vision de développement, durable et inclusive du pays, informe-t-on.

La participation du Togo qui, il y a quelqueS mois, a adhéré au Commonwealth, est selon le ministère de la promotion de l’investissement, une occasion pour le pays de convaincre le secteur privé britannique de ce que « Togo is the place to be ». La délégation présentera également, apprend-on, des opportunités d’affaires dans divers domaines notamment la santé, l’agriculture (à travers les projets de l’agropole de la Kara, du centre de mécanisation agricole et de barrages d’irrigations) et l’éducation.
L’accent a été mis en sus, sur le projet de construction de 20 000 logements sociaux à coût abordable et sur la 2è phase de la Plateforme Industrielle Adétikopé (PIA).
« Ce forum permettra, en outre, de mener des discussions avec des fonds d’investissements et des opérateurs économiques britanniques pour initier des partenariats avec le secteur privé togolais », indique-t-on.
En rappel, une session sera dédiée au Togo le 19 octobre 2022 au cours de laquelle, les échanges seront axés sur l'offre publique et privée du Royaume-Uni.
Esaïe Edoh
Annoncée depuis plusieurs mois, la troisième édition du ”Mois du Consommer local” a été ouverte vendredi 14 octobre dernier à Aného (40km de Lomé).
3ème édition du « Mois du Consommer Local », le Gouvernement ambitionne de renforcer la compétitivité des Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME) togolaises.
— Ministère du Commerce - TOGO (@CommercegouvTg) October 16, 2022
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Cette célébration durant tout le mois d’octobre, avec pour but de mettre en avant le « Made-in-Togo », s’articule cette année autour du renforcement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME).
La campagne vise à « stimuler une production nationale de biens et services diversifiés et compétitifs, pour faciliter leur accès aux marchés local et international », selon Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, dans le cadre de ce lancement.
Notons qu’en marge de ce lancement, deux nouvelles applications conçues par de jeunes développeurs togolais ont été dévoilées : ‘Nam Asia’, une plateforme de communication sur les prix plafonnés par le Gouvernement, et ‘Togo Gnim’, la plateforme digitalisée du Hall du consommer local, destinée à renforcer la visibilité des produits Made In Togo et offrir des possibilités d’e-commerce.
Dans le même temps, il s'annonce une stratégie nationale de promotion du Made-in-Togo, actuellement en cours d’élaboration, selon Kodjo Adedze. Son objectif est de « renforcer les capacités des acteurs de la promotion de la consommation locale, réduire les importations de certains biens, augmenter les exportations des produits finis et semi-finis afin de réduire le déficit de la balance commerciale », apprend-on.
Rappelons que le « mois du Consommer local » est une initiative de la Commission de l’Uemoa, pour encourager la transformation des produits primaires et redresser la balance commerciale des États membres de l’union par la réduction des importations.
Selon des données du ministère du commerce, les deux premières éditions du “mois du Consommer local”, ont eu des retombées bénéfiques pour les acteurs de la chaîne de la consommation locale, avec notamment une hausse de 40% du chiffre d’affaires des promoteurs interrogés dans le sillage de ces célébrations.