Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, accompagné des membres de l’exécutif, a échangé le mardi 13 septembre 2022 à Kpalimé avec les forces vives de la localité autour des actions gouvernementales. La rencontre s’est tenue en marge du 2è séminaire du gouvernement que la préfecture de Kloto a accueilli en début de semaine.
A cette occasion, les élus locaux, autorités religieuses, groupes de jeunes et de femmes, ont exprimé leurs ressentis vis-à-vis des actions gouvernementales dans la localité.

Selon le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Akodah Ayewouadan, les différentes interventions ont permis aux autorités togolaises « de tirer un certain nombre d’enseignements qui sont d’ordre technique, notamment sur la réalisation des infrastructures dans la localité, l’accompagnement social et la présence un peu plus accrue de l’Etat ».
Outre les enseignements tirés, informe l'officiel, le Chef de l’Etat a félicité la population qui a « fait preuve de résilience jusqu’à présent ». Le leader togolais a ensuite rassuré les populations de « la continuité des actions de l’Etat dans la localité notamment dans le domaine social et infrastructurel ».
Enfin, rapporte le porte-parole du gouvernement, Faure Gnassingbé a « exhorté les populations à se rendre disponibles pour entretenir de façon basique, les infrastructures réalisées, et identifier les forces et faiblesses des réalisations afin que des corrections soient apportées ».
Notons que les populations de Kpalimé sont les principales bénéficiaires de la rehabilitation de la Route Nationale (RN5) dont les travaux en cours, prennent en compte l’aménagement des voiries et réseaux divers de Kpalimé.
Esaïe Edoh
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Pour la campagne agricole précédente, la production nationale de café a connu une évolution positive de 4,99% en glissement annuel, passant de 22 006 tonnes en 2020 à 23 106 tonnes en 2021, selon les informations rendues publiques par le ministre de l'Agriculture, de l’élevage et du développement rural, Antoine Lekpa Gbegbeni.
On note également une hausse de 5% pour le cacao, qui a pour sa part, progressé à 15 782 tonnes en 2021, contre 15 030 tonnes une année plus tôt.
Cette évolution des principales cultures de rente au Togo témoigne de ce que “les efforts entrepris dans le secteur café/cacao commencent à porter des fruits”, selon la source gouvernementale.
En revanche, les signaux ne sont pas au vert en ce qui concerne le coton, dont la production est ressortie en recul. Ainsi, l’or blanc, qui reste encore la première culture de rente du Togo, a vu sa production chuter de 68 163 tonnes en 2020 à 50 463 tonnes en 2021, en baisse notable de 25,97%.
Si les autorités publiques attribuent ce recul aux conditions climatiques peu favorables, avec des pluies tardives et des poches de sécheresse, on relève aussi la concurrence que lui fait de plus en plus le soja, qui tend à attirer de plus en plus de producteurs, au détriment de l’or blanc. Sur la période, le soja avait à la vente, un prix plus attractif, soit environ 400 FCFA le kg, contre 254 F CFA pour le kg de coton.
Ayi Renaud Dossavi
Encore à 2% il y a quatre mois, le principal taux directeur auquel la BCEAO prête des ressources aux banques, vient de passer de 2,25% à 2,50%, après une première hausse intervenue en juin dernier.
Avec ce relèvement de 25 points de base qui prend effet à partir du vendredi 16 septembre, la banque centrale espère “ramener progressivement le taux d’inflation dans l’intervalle cible de la Banque Centrale (1% à 3%) sur le moyen terme.”
Cette mesure était attendue par nombre d’observateurs de l’espace d’intégration, confronté depuis fin 2021 à une inflation galopante en raison de la baisse de la production vivrière durant la campagne agricole 2021/2022, les difficultés d’approvisionnement de plusieurs marchés du fait de l’insécurité, l’augmentation des cours des produits énergétiques et des produits alimentaires importés.
Alors que les objectifs de la banque centrale sont entre autres, de maintenir l’inflation dans la fourchette de 3%, le niveau général des prix a rapidement grimpé ces derniers mois, passant de 6,4% au premier trimestre 2022 à 7 % au deuxième trimestre, avant d’atteindre 8,1% en juillet.
En plus de la mesure de politique monétaire, la Banque basée à Dakar s’attend à ce que l’inflation qui, sans doute, prendra encore du temps à revenir à son niveau d’avant-crise, se détende à partir du dernier trimestre, avec “l’arrivée des premières récoltes de la campagne vivrière 2022/2023 qui s’annonce meilleure que la précédente.”
Toutefois, le comité de politique monétaire de l'Umoa dit craindre toujours que l’insécurité dans la région et de mauvaises conditions météorologiques ne douchent les perspectives de croissance, espérée à 5,8% en 2022 et 7% en 2023.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, BOA, filiale locale du groupe Bank of Africa, a enregistré en 2021, son plus gros bénéfice net depuis le démarrage de ses activités en octobre 2013, selon les données compilées par Togo First, à partir des rapports financiers annuels de la banque marocaine.
Alors qu’après ses trois premières années au rouge, l’institution financière est passée à un résultat net positif depuis 2017, la croissance de 194% de son bénéfice l’an dernier, est également la plus importante jamais enregistrée par l’intermédiaire financier.

Cette performance contraste toutefois avec l’activité bancaire. Alors qu’il a connu une croissance annuelle moyenne de 45% depuis 2014, le Produit net bancaire (PNB) considéré comme le chiffre d’affaires chez les banques, a chuté d’environ 16%, plus précisément de 11,7 milliards FCFA à 9,8 milliards FCFA. C’est la première fois que BOA Togo enregistre une baisse de son chiffre d’affaires.
Si malgré une diminution de 2% de l’encours de ses crédits, les revenus d’intérêts ont résisté, cette performance mitigée du chiffre d’affaires est surtout due à une régression de 42% des commissions perçues sur les services fournis par la banque et une importante perte (-332%) sur les opérations de portefeuilles de placement.
Mais selon les comptes analysés par Togo First, l’impact de cette contre-performance est resté limité sur le résultat net de la banque dirigée depuis août 2021, par Youssef Ibrahimi, grâce à la maîtrise du coût du risque, cet indicateur clé qui a connu une amélioration de 74%, passant de -5 milliards FCFA à -1,3 milliard. Suffisant pour atténuer les effets pervers d’un résultat d’exploitation en recul de 41%.
Avec ses 14 agences, la banque détenue à 94,5% par BOA WEST AFRICA, holding ouest-africaine du groupe BOA, lui-même appartenant au Marocain BMCE, est le 8e actif du secteur bancaire togolais. En 2021, son total bilan a augmenté de 8% à 189,8 milliards FCFA, tout comme les dépôts de la clientèle qui ont atteint 94 milliards, tandis que l’encours net des financements accordés a reculé de 2% à 75 milliards FCFA. A fin décembre 2021, plus de 63 885 comptes bancaires étaient ouverts dans ses livres.
Fiacre E. Kakpo
Asky continue à étendre son réseau dans le ciel africain. Peu après l'acquisition de son douzième appareil à la faveur de son 12è anniversaire, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé annonce qu’elle desservira désormais l'île de São Tomé-et-Principe, via Libreville. Et ceci, à compter du 15 octobre prochain.
La compagnie devrait également renforcer ses connexions vers l’Afrique centrale, avec des vols sur Yaoundé au Cameroun depuis Lomé, et une escale à Libreville au Gabon (les lundis et vendredis). Les vols retour partiront de Yaoundé pour rejoindre Lomé tous les mardis et samedis. La fréquence est également augmentée vers Libreville, Cotonou, et Niamey.
A ce jour, Asky opère ainsi sur 12 appareils depuis sa base togolaise, et couvre 27 destinations en Afrique de l’ouest, centrale, ainsi que vers la ville de Johannesburg (Afrique du Sud).
Ces nouvelles extensions du réseau Asky viennent conforter Lomé, son hub, dans son ambition de devenir un important pôle logistique au niveau sous-régional.
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Des responsables du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) participent depuis le 14 septembre au 7ème Forum Mondial de la Coopération à Ankara en Turquie. Ils présenteront à cette rencontre, aux opérateurs turcs, les opportunités de la 17è édition de la Foire Internationale de Lomé.
La délégation conduite par le Secrétaire Général du Ministère du commerce de l'industrie et de la consommation locale, Comlan Nomadoli, « profitera de l'occasion pour faire la promotion aussi bien à Ankara, Bursa, comme à Istanbul, de la 17ème foire internationale de Lomé auprès des opérateurs économiques et des chambres de commerce et d'industrie turques », a indiqué le CETEF.
Le souhait de la délégation togolaise, apprend-on, est de drainer les opérateurs économiques turcs à l’évènement qui se tient du 30 novembre au 18 décembre 2022.
Esaïe Edoh
L’Agence nationale pour l'emploi (ANPE) vient de se doter d’un plan stratégique quinquennal (2023-2027) qui a été validé le mercredi 14 septembre 2022 à Lomé par les acteurs de l’écosystème emploi, de la société civile et des partenaires techniques et financiers.
Objectif : renforcer son accompagnement en faveur des entreprises et développer des compétences pour l’employabilité et l’insertion des chercheurs d’emploi dans le tissu productif.
Ce plan, apprend-on, est décliné en trois axes, à savoir « l’amélioration de l’accompagnement de l’écosystème emploi », « la notoriété de l’ANPE » et « le développement de prestations aux demandeurs d’emploi et entreprises ».
Dans la perspective de sa mise en œuvre, l’entité togolaise de promotion de l’emploi annonce un travail collaboratif avec le Centre international de formation de l’Organisation Internationale de Travail (CIF /OIT). L’idée, est d’assurer la facilitation d’accès à l’emploi ainsi que l’amélioration de la compétitivité des entreprises et de création de richesses à travers le Programme National d’Insertion Professionnelle de Référence (PNIPR).
Spécifiquement, avec ce plan, l’ANPE va professionnaliser l’accompagnement des employeurs et des investisseurs, améliorer la couverture territoriale, digitaliser ses prestations, renforcer le partenariat avec les entreprises et assurer la lisibilité de ses actions.
Selon le directeur général de l’ANPE, Kossi Tsiglo, la problématique de l’emploi ne peut être résolue que par des actions concertées. « Dans ce contexte, il est fondamental pour nous de mettre en place les stratégies donnant aux jeunes une réelle chance de trouver un emploi décent et productif, partout où ils se trouvent. C’est pourquoi, l’ANPE a besoin de se réinventer et de s’adapter, afin de répondre efficacement aux nouvelles exigences de performances attendues d’elle par le gouvernement », a-t-il déclaré.
Également à travers ce plan, l'Agence entend adapter ses services aux enjeux du marché du travail, grâce à la mise en place d’un meilleur système de gouvernance et d’un mécanisme pérenne de financement.
Pour rappel, cette démarche de l’ANPE, indique-t-on, est en conformité avec l’axe 2 de la feuille de route gouvernementale Togo 2025, qui promeut la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie.
Esaïe Edoh
La gratuité des frais de scolarité décidée par les autorités togolaises à la rentrée 2021-2022 est toujours en vigueur. C'est ce qu’indique une note de service du ministre chargé des enseignements, Dodzi Kokoroko, adressée aux acteurs de l'éducation nationale, mercredi 14 septembre 2022, à quelques jours de la reprise des cours. « Je voudrais, en rappel de la politique du gouvernement, attirer l’attention des chefs d’établissement d’enseignements publics général et technique, sur la gratuité des frais de scolarité en vigueur depuis l’année scolaire 2021-2022 », a écrit l’autorité éducative.

Le ministre précise toutefois que « seuls les frais parallèles peuvent être perçus, sur autorisation du ministre de l’enseignement. Ces frais sont de 3000 FCFA pour le premier cycle du secondaire et 5000 FCFA pour le second cycle du secondaire des enseignements général et technique », souligne-t-il.
Au surplus, Dodzi Kokoroko prévient qu’« aucun parent ne doit être soumis au paiement de frais supplémentaires ou spéciaux pour l’inscription aux examens, la fabrication de tables-bancs, l’achat de fournitures et de matériels ou pour tout autre besoin ».
La gratuité des frais d’inscription et de scolarité décidée pour le compte de l’année scolaire 2021-2022, dans les collèges et lycées d’enseignement public visait selon l’exécutif, à « atténuer l’impact de la pandémie » sur les populations vulnérables, et s’inscrivait « dans la poursuite des actions de renforcement de la résilience des populations togolaises ».
Esaïe Edoh
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Des experts sous-régionaux sont réunis depuis ce mercredi 14 septembre à Lomé, dans le cadre d’une concertation technique régionale, sur les perspectives alimentaires et agricoles au Sahel et en Afrique de l'Ouest. La rencontre de trois jours, en marge de la 37è journée du Comité inter-Etats de lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), qui s’est tenue hier, vise à faire le bilan à mi-parcours de la campagne agro-pastorale dans les pays membres, dont le Togo, pour anticiper d’éventuels risques de pénurie de production pour 2022-20223.
« Nous avons abordé cette campagne agricole avec beaucoup d'incertitudes. Dieu merci, la campagne de cette année se présente sous de bons auspices. Cette réunion a pour objet de faire le point et permettre aux Etats de prendre des mesures appropriées dès maintenant. », indique Dr Abdoulaye Mahamadou, Secrétaire exécutif du Comité inter-Etats de lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS).
Au Togo
Pour ce qui est du Togo, le gouvernement a pris des dispositions pour améliorer sa productivité sur la période, comme l’indique Dindiogue K. Konlani, Directeur de Cabinet du ministère chargé de l'agriculture.
« Des actions concrètes ont été posées au cours de cette campagne, notamment la poursuite des aménagements des ZAAP dans tous les cantons. L'année passée, il a été aménagé 76 ZAAP. Cette année, 80 sont en cours d'aménagement », précise–t-il.
Plus largement, au niveau de la sous-région, l’objectif est de renforcer la production animale à travers l’élevage. Un défi qui a du reste, été au cœur de la 37ème journée du CILSS.
En effet, « il est mis également un accent sur la productivité de toutes les filières animales. Et dans ce cadre, nous sommes en train de mettre en place les zones de production bovine dans tous les pays pour réduire un tant soit peu, le déficit en produits carnés », indique le Directeur de cabinet.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la production animale a enregistré une progression entre 2020 et 2021, a indiqué le ministère chargé de l’agriculture dans son bilan de la campagne agricole 2021-2022, consulté par Togo First.
Concrètement, au cours de la campagne, les statistiques des volailles ont évolué de 8%, passant d’un peu plus de 28 219 000 en 2020 à 30 672 748 têtes en 2021. La production des ovins passe quant à elle, de 1 765 949 à 1 878 669, ce qui correspond à une progression de 6%., sur la période sous revue
Sur la même période, la filière de caprins a crû de 8%, atteignant 5 049 604 têtes contre environ 4 645 936 une année plus tôt. S’agissant des bovins et porcins, ils enregistrent chacun, une évolution positive de leurs statistiques de 2%. Les compteurs affichent au total, 473 582 têtes de bovins et 1 129 336 têtes de porcins en 2021.
Selon le ministère chargé de l’agriculture, cette hausse de la production animale, « est le résultat d’une meilleure maîtrise des épizooties grâce aux campagnes de vaccination ». Il s’est félicité de cette performance, enregistrée dans un contexte « marqué par les aléas liés à la crise sanitaire de la Covid-19 ».
En rappel, au Togo, selon le rapport de la FAO intitulé : « Revue des filières, bétail, viande et lait et des politiques qui les influencent » paru en 2017, l’élevage représentait 16,5% du PIB agricole et plus de 6,7% du PIB national.
Esaïe Edoh
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