Au Togo, l’état d'urgence instauré dans la région des Savanes vient d'être prorogé de 6 mois, après l’onction parlementaire ce mardi 06 septembre 2022 donnée à ce projet soumis par le gouvernement.
En effet, la constitution togolaise autorise le Chef de l'Etat à décréter l'état d'urgence, mais au-delà d’une durée de trois mois, il revient à l'Assemblée nationale de se prononcer sur sa validité.
La mesure avait été déclarée le 13 juin dernier, suite à des menaces djihadistes dans la région septentrionale du pays. La disposition a notamment pour but de donner les coudées franches aux autorités publiques, dans leur mission de protection des populations ou de prévention de la menace terroriste.
Notons que pour l'exécutif togolais, la riposte ne devrait pas seulement être sur le terrain militaire, mais aussi social.
Ainsi, dans son discours prononcé au nom du gouvernement, le Ministre en charge de la sécurité, Yark Damehane est revenu sur la nécessité de maintenir une collaboration entre les populations et les forces de défense et de sécurité, mais aussi de « renforcer l'accès aux services sociaux de base afin de réduire leur vulnérabilité face aux chocs ».
Depuis l'instauration de l'état d’urgence, le pays a été la cible de plusieurs tentatives d’agressions dans sa partie nord, notamment frontalière avec le Burkina Faso dont certaines ont été repoussées.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo, conformément à son ambition de réduction de gaz à effet de serre, a lancé le lundi 5 septembre 2022 le projet « Transition vers la mobilité électrique ». Il sera mis en œuvre au cours des 4 prochaines années grâce à l’appui financier du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à hauteur d’un peu plus de 860 millions FCFA.
Le projet va consister à mettre en place un système de transport intégré, durable et à faibles émissions. De fait, le comité de pilotage du projet va travailler à la conversion des engins utilisant les énergies fossiles (notamment le carburant) ou thermiques en énergie électrique.
Dans cette perspective, des séances de sensibilisation sont annoncées sur l’importance du projet pour l’environnement. Il est prévu également des sessions de renforcement des capacités des acteurs du secteur des transports
Notons qu’au Togo, selon le rapport national d’inventaire de gaz à effet de serre, cité par le ministère de l’environnement, le transport routier seul, a émis 1471,58 Gigagrammes de CO2, soit 56 % des émissions de CO2 du secteur des transports en 2018.
Esaïe Edoh
Au Togo, la production vivrière a globalement connu une progression à la hausse, l’année écoulée. Il en va de même pour les céréales, tirées par le maïs, les légumineuses et les tubercules. Des produits qui font l'objet d’un suivi de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l'Ouest (BCEAO), à partir des données fournies par le ministère de l’agriculture.
Ainsi, le maïs, première céréale dans le pays, a été produit à 929 000 tonnes l’an dernier, en hausse annuelle de 4,5%, par rapport à 2020 (885 000 tonnes environ, en marquant un creux avec la covid-19).
Une autre céréale consommée sur le territoire est le riz Paddy dont la production est ressortie à 165,5 mille tonnes en 2021, en légère hausse de 3,5% par rapport à l’année précédente (159,9 mille tonnes).
La production du couple mil et sorgho quant à elle, est estimée à 304,6 mille tonnes la même année, en léger recul de 2000 tonnes par rapport aux 306,3 mille tonnes produits en 2020.
En tout, la production locale de céréales est évaluée à 1,39 million de tonnes de céréales en 2021, en progression de 3,5 % par rapport à 2020 (1,35 million de tonnes de céréales).
Légumineuses et tubercules
Pour ce qui est des tubercules, le Togo a produit pour 960 000 tonnes d’igname l’année dernière (en hausse de 2 % par rapport à 2020), et 1204,2 mille tonnes de manioc (en augmentation de 4% annuelle par rapport à 2020).
Pour ce qui est des légumineuses, le pays enregistre une production de haricot et de Niébé à 211,9 mille tonnes, en hausse de 4,5% par rapport à l'année précédente (202,8 mille tonnes).
La même année, les autres types de produits vivriers cultivés au Togo, ont atteint 2,39 millions de tonnes, contre 2,17 millions en 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA) a débuté le lundi 5 septembre 2022 à Lomé, le Mois de l'amnistie en Afrique (MAA). À cette édition qui se situe dans le cadre de l’initiative “Faire taire les armes”, les experts des membres du Conseil vont, apprend-on, fédérer leur effort pour éradiquer la circulation des armes légères de petits calibres en Afrique d’ici 2030.

Précisément, l’initiative consiste à sensibiliser et encourager les civils à remettre volontairement les armes illicites en leur possession sous couvert d'anonymat et à bénéficier d'une immunité de poursuites.
« En outre, elle vise à promouvoir les programmes de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration (DDR), ainsi qu’à encourager la participation de la société civile africaine notamment les jeunes et les femmes, les organisations non gouvernementales, les organisations confessionnelles, le secteur privé et les médias », affirme-t-on. Ceci, « afin de promouvoir, entre autres, la remise des armes à feu illicites par les civils pendant le Mois de l’Amnistie en Afrique », a indiqué Amma Twum-Amoah, présidente du CPS.
L’événement qui se tient hors d'Addis-Abeba pour la toute première fois, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la prolifération et le trafic des armes légères et de petits calibres en Afrique. D’après les chiffres communiqués par l’UA, plus de 40 millions d'armes illicites continuent de circuler sur le continent et sont à l’origine de plus de 500 000 décès chaque année.
Notons qu’en marge de la rencontre de Lomé, plus de 2000 armes illicites de différents calibres saisies par les forces de sécurité togolaises lors de différentes opérations, ont été symboliquement détruites, lundi.
Esaïe Edoh
En 2021, la production togolaise de maïs a culminé à 929 000 tonnes, selon les estimations de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), contenues dans son Rapport couvrant la période (BCEAO – Rapport annuel 2021).
Ceci marque une hausse annuelle de 4,5%, après le léger creux de 2020, période marquée par la Covid-19, où la production était ressortie à 885 000 tonnes environ, en recul cette année-là de 27 000 tonnes par rapport aux 912 000 de 2019.
Le maïs demeure la principale culture vivrière du Togo et représente environ 66 % d’une production céréalière ((maïs, riz, sorgho et mil), estimée à quelque 1,4 million de tonnes, en 2021.
Importante production de consommation intérieure, le maïs est cultivé sur plus de 700 000 hectares au Togo, selon les données les plus récentes, correspondant à 40% des superficies consacrées aux cultures vivrières. En 2019, sa culture est pratiquée du Nord au Sud du pays, par environ 1 500 000 producteurs, d’après des données rendues publiques par la Direction des Statistiques Agricoles, de l’Informatique et de la Documentation (DSID).
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la reprise des cours pour le compte de l’année scolaire 2022-2023, est maintenue au 19 septembre 2022, comme initialement annoncé.
Les informations abondamment relayées sur la toile, annonçant le report de la rentrée académique au 26 septembre 2022, ne sont que des rumeurs. Elles ne proviennent pas du ministère des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, selon le service de communication dudit ministère.

La date du 19 septembre 2022, selon le ministère, est décidée en fonction du découpage de l’année scolaire précédente.
Esaïe Edoh
Au Togo, afin de limiter les cas d’accidents de circulation, des mesures répressives seront prises vis-à-vis des conducteurs indélicats. C'est ce qu’ont indiqué en fin de semaine dernière, les ministres de la sécurité et de la protection civile Gal Yark Damehane et des transports, Affoh Atcha-Dédji, qui dressaient le bilan de la sécurité routière, au premier semestre 2022.
D’après le rapport, 347 personnes ont perdu la vie dans 3818 accidents de la route. Un bilan presque stable en comparaison avec le premier semestre 2021 où 3815 cas ont été dénombrés avec 316 morts.
Les officiels, ont déploré les causes de ces accidents qui sont les mêmes que celles des années précédentes, malgré les dispositions prises. Il s’agit essentiellement de l’imprudence, la conduite en état d’ivresse, la non maîtrise du code de la route, la surcharge, l’excès de vitesse.
« On n’a plus besoin de sensibiliser encore pour la visite technique. De même manière, on n’a plus besoin de sensibiliser quelqu’un pour le port de casque ou de ceinture de sécurité. La répression va monter en puissance », a déclaré le ministre Yark.
Toutefois, conformément à son ambition de réduire considérablement les cas d’accidents de circulation, l’exécutif annonce la poursuite de la sensibilisation ainsi que la réalisation de diverses initiatives notamment le Projet Pilote de Renforcement de la Sécurité Routière (PPRSR) lancé en décembre 2021. À travers ce projet, plus de 7.000 conducteurs d’engins à 2 et 3 roues devraient passer l’examen de permis de conduire et bénéficier des séances de sensibilisation sur le code de la route et les dangers liés à certains comportements en circulation.
Notons que, de janvier à juin 2021, une cinquantaine d’actes de criminalité ont été signalés également auprès des services de sécurité. Précisément 22 vols à mains armées, 19 braquages et 17 cambriolages.
Esaïe Edoh
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Le Dollar continue son ascension par rapport à un Euro en perte de vitesse ces derniers mois, sur fond de tensions économiques et énergétiques avec la Russie. A ce jour, la monnaie de l’Oncle Sam a atteint son niveau le plus élevé de l'année avec 1 dollar valant 660 FCFA. Cependant, cette situation devrait exercer peu de pressions sur la dette publique togolaise dans son ensemble.

En effet, selon les données publiées par le ministère de l'Economie et des Finances, dans le Bulletin statistique de la dette de l'administration centrale du Togo, à fin juin 2022, la majorité de la dette publique du pays est libellée en FCFA ou en Euro, ce qui limite son exposition au cours du dollar.
« En effet, [l’encours de la dette] est composé de 70,72% de dettes libellées en FCFA et de 11,26% de dette en Euro, soit 81,98% de dette non fluctuante et 18,02% de dette fluctuante. », selon le ministère de l'économie et des finances, dans son Bulletin statistique de la dette de l'administration centrale du Togo, à fin juin 2022.
18% de la dette extérieure libellée en dollar
Ceci étant, la dette extérieure (qui compose 35,69% de la dette totale du pays) est, dans sa composition, un peu plus exposée aux fluctuations extérieures. A fin juin 2022, elle était composée à 18,53% en dollar, et à 15,61% en yuan renminbi (CNY), selon les données disponibles.
Pour le reste, l’impact de cette partie libellée en dollar et en yuan renminbi pourrait être mitigé par la structure du portefeuille, avec près du tiers (31,56%) de la dette extérieure togolaise en Euro, devise non fluctuante vis-à-vis du FCFA. A cela, il faut ajouter que 17,97% sont constitués des concours du FMI en DTS, une forme de ressource qui n’a pas d’effet sur le taux de change, en raison d'un accord signé entre la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le Togo, indique-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Alors que le crédit bancaire reste encore hors de portée pour la plupart des acteurs économiques, Togo First dresse le classement 2021 des banques les plus généreuses du secteur bancaire togolais.
La palme d’or revient à Orabank. Leader sur tous les tableaux, la meilleure banque en 2021, qui, selon le magazine financier Global Finance, a, à nouveau, fait progresser ses encours de crédits de 5%, à 386 milliards FCFA, l’an dernier.
Loin derrière, l’UTB, quatrième actif du secteur bancaire, maintient sa deuxième place de prêteur, avec 262 milliards FCFA.
Grâce à la plus forte progression de crédits accordés sur la période, la banque 100% dans le giron de l’Etat, creuse davantage l’écart avec Ecobank, deuxième actif du secteur bancaire. Coris bank, fort d’une croissance au galop depuis 3 ans, maintient la pression sur Ecobank. De 100 milliards FCFA en 2020, les crédits du Burkinabé sont passés à 143 milliards FCFA, plus que jamais proches des 154 milliards FCFA d’Ecobank.
Quatre institutions (Banque Atlantique, BOA, BSIC, SIAB) sur les 14 enregistrent une régression de leurs encours de crédits. C’est la BSIC qui affiche la plus forte baisse (20%).
En 2021, les encours de crédits des 14 banques opérant dans le secteur bancaire togolais ont atteint 1 592 milliards FCFA, soit une hausse de 11% par rapport à 2020. Selon les observateurs, cette augmentation a lieu alors que le coût du crédit et les conditions de son octroi restent pour une grande partie des acteurs économiques chers. Mais d’après les statistiques de la BCEAO, en décembre 2021 par exemple, les taux pratiqués sur les nouveaux crédits par les banques locales, oscillaient en moyenne entre 8,74% et 13,40%.
Fiacre E. Kakpo
La capitale togolaise accueille cette semaine, une réunion d'experts régionaux provenant des 15 Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), sur un projet d’une agence dédiée à l’éducation au sein de la CEDEAO.
Du 6 au 7 septembre 2022, la réunion va se pencher sur la validation du Rapport d’étude de faisabilité sur l’Agence de l’Éducation de la CEDEAO. Elle va ainsi explorer la manière la plus rentable de mettre en place et de gérer l’agence, indique l'institution communautaire, dans un communiqué.
Les participants discuteront notamment des aspects en lien avec les politiques, stratégies et pratiques de l'éducation dans les différents États membres de l’Organisation, et les exigences (infrastructure, équipement, organigramme, personnel et budget) nécessaires à la mise en place de l’agence de l’éducation de la CEDEAO.
Au sortir des travaux, des recommandations sont attendues pour une mise en place viable de cette organisation, ainsi que des moyens de mobilisation des ressources.
Pour rappel, le projet de mise en place d’une Agence régionale de l’éducation de la CEDEAO est dans les tuyaux depuis 2017, suite à une réunion des ministres de l’éducation de la CEDEAO, qui a recommandé la création d’une telle agence sous-régionale.
Ayi Renaud Dossavi