Au Togo, AMEA Power, va augmenter la capacité de la Centrale solaire Mohammed Bin Zayed de Blitta de 50 à 70 mégawatts et la doter d’un système de stockage de batteries pour répondre à la demande d'électricité, la nuit. Dans cette perspective, le Togo et Abu Dhabi Exports (ADEX) ont signé une convention de financement de 25 millions de dollars US, soit environ 15 milliards FCFA.
« L’Office des exportations d'Abu Dhabi (ADEX), créé par le Fonds d'Abou Dhabi pour le développement (ADFD), accordera au ministère togolais de l'Economie et des Finances, un prêt de 25 millions de dollars pour financer l'agrandissement du complexe et l'ajout de batteries de stockage », indique dans un communiqué publié ce mercredi 23 novembre 2022, la société qui opère dans les énergies renouvelables.

Avec l’augmentation de sa capacité, la Centrale de Blitta va désormais alimenter 222 000 foyers contre 158 333 actuellement avec 5 000 plaques solaires installées. Par ailleurs, le système de stockage d'énergie sera mis en place à travers une batterie de 4 MWh pour étendre la disponibilité de l'énergie propre au réseau électrique la nuit.
A terme, avec cette expansion, la Centrale solaire, Mohammed Bin Zayed, deviendra la plus grande de l'Afrique de l'Ouest, affirme Amea Power.
Notons que pour soutenir le développement économique et social du Togo, l'investissement d'AMEA Power dans la région centrale s’oriente vers des projets sociaux des communautés locales. Ces initiatives comprennent la construction, la rénovation d'écoles primaires et la construction d'une clinique médicale avec des installations de soutien à la maternité. AMEA Power a également mis en place un programme de stages pour les étudiants en ingénierie de diverses institutions techniques du Togo afin d'acquérir une expérience pratique à la centrale solaire.
Esaïe Edoh
Le Président togolais, Faure Gnassingbé participe ce mardi 22 novembre 2022 dans la capitale ghanéenne, Accra, au sommet de « l'Initiative d'Accra » au cours duquel les chefs d’Etat discuteront des questions sécuritaires en Afrique de l’Ouest.
Je prends part ce jour au sommet de l'Initiative d'Accra qui se tient dans la capitale ghanéenne.
— Faure E. GNASSINGBÉ (@FEGnassingbe) November 22, 2022
Cette rencontre qui réunit nos pays frères du Golfe de Guinée vise à renforcer notre coopération et…
FEG pic.twitter.com/EWdTXvwRHX
Dans un contexte où les pays du Golfe de Guinée sont en proie aux menaces sécuritaires, les dirigeants de la sous-région, au cours de la rencontre d’Accra, définiront des stratégies de renforcement de la coopération sécuritaire, afin de lutter contre l'extrémisme violent et la criminalité transfrontalière.
Ce sera également l’occasion pour le Leader togolais de réitérer la volonté du Togo de combattre ce fléau. Il devrait aussi, apprend-on, lancer un nouvel appel à une meilleure coopération sur le sujet.
L’Initiative d’Accra, pour rappel, a été lancée en septembre 2017 par cinq pays ouest-africains, à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo. Ceci, afin de combattre l’insécurité dans la région en se dotant des moyens préventifs de propagation de l’extrémisme violent à partir du Sahel.
Esaïe Edoh
Au Togo, on dispose désormais d’un plan d’action national pour la réduction et l’élimination du mercure. La stratégie nationale, qui est sur la table depuis l’année dernière, a été validée il y a quelques jours, à la faveur d’un atelier de validation nationale, qui a eu lieu du 14 au 15 novembre 2022 à Lomé.
Il s’agit en particulier d’éliminer cet élément chimique, dans le secteur de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle de l’or au Togo. Le pays veut ainsi se conformer avec la convention de Minamata sur le mercure, ratifiée par le Togo.
Cette validation a été présidée par le Col. Konzao Daniel, directeur de l’inspection et des ressources forestières, représentant son ministre de tutelle. C’était en présence de partenaires sur le dossier, notamment ONU-Environnement et le Centre Africain pour la Santé Environnementale (CASE) comme agence d’exécution.

Le coût de ce plan d’action national est évalué à environ 8 milliards FCFA.
« Un financement durable et adéquat sera un défi majeur pour aboutir à une modernisation et une élimination de l’utilisation du mercure dans l’EMAPE d’or au Togo », a souligné le représentant du ministre.
Selon le fonctionnaire, les priorités nationales étant nombreuses, l’État a besoin d’être soutenu par les privés et les institutions financières.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la plateforme industrielle d'Adétikopé (PIA) revendique 3000 emplois directs et indirects créés, depuis son inauguration en juin 2021.
« La PIA a déjà créé plus de 3000 emplois pour les Togolais, dans plusieurs secteurs stratégiques du Togo », se félicite notamment la plateforme sur ses canaux digitaux.

Ce nouveau cap franchi serait porté par le Centre de Formation aux Métiers du textile, qui accueille plus de 500 jeunes Togolais. Ces derniers “pourront intégrer les unités textiles de la zone à l'issue de leur formation”, prévoit-t-on.
Le parc textile justement, travaille à attirer des investisseurs, pour implanter et développer des entreprises au sein de la plateforme.
Outre le textile, la Plateforme a vocation à attirer aussi d’autres sociétés, dans les secteurs agroalimentaire, pharmaceutique, du recyclage et de l’automobile électrique.
A terme, la PIA ambitionne de créer 35 000 emplois au Togo, en ligne avec les ambitions des autorités publiques.
Ayi Renaud Dossavi
Le nouveau marché de Kara, dont les travaux de construction ont été lancés il y a 6 ans, devrait être réceptionné jeudi 24 novembre, a appris Togo First de sources proches du dossier.
Cette réception viendra conclure des travaux entamés en septembre 2016, dans le chef-lieu de la région de la Kara. Ceci, après un constat de retard d’exécution qui aura poussé les plus hautes autorités publiques à rappeler aux entrepreneurs sur le projet, la portée stratégique de l’ouvrage.
En effet, en début d’année, le ministre chargé du commerce, Kodjo Adedze, avait demandé aux entreprises chargées des travaux, de mettre le pied au plancher, pour livrer au plus tôt l'infrastructure marchande.
Pour rappel, le chantier s’inscrit dans le cadre du projet d’appui à la reconstruction des marchés et aux commerçants de Kara et de Lomé (PARMCO), cofinancé par l’État et la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux ont été lancés pour soulager les victimes des sinistres ayant ravagé l’ancien marché, en janvier 2013. En parallèle, une infrastructure provisoire a été mise en place.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, la Banque mondiale prépare sa prochaine stratégie d’action pour le Togo, à travers son futur cadre de partenariat pays pour la période 2023-2027. L’institution de Bretton Woods indique organiser à cet effet, du 17 au 25 novembre prochains, la première phase des consultations avec les principaux acteurs de développement du Togo.
L’objectif via ces consultations est d’aligner la future stratégie du groupe de la Banque Mondiale sur les grands axes des priorités actuelles et futures du Gouvernement.
Ces premières consultations vont concerner notamment, le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et la faîtière des communes du Togo. Une seconde phase prévue en janvier/ février 2023 se tiendra avec les parlementaires, le secteur privé, les organisations de la société civile, les médias, les organisations de jeunes, les universitaires et d’autres acteurs.
Les rencontres permettront notamment de discuter des contours de la nouvelle stratégie, de s’assurer que les choix opérés par l’institution répondent aux attentes et sont conformes à la vision de développement du pays, déclinée dans la Feuille de Route Gouvernementale 2020-2025, indique-t-on.
« Les consultations répondent au souci de la Banque mondiale d’impliquer tous les acteurs de développement du Togo dans le choix des priorités afin que ses interventions reflètent au mieux les aspirations des populations », souligne Fily Sissoko, responsable des opérations de la Banque mondiale au Togo. « Nous prendrons en compte aussi bien les idées des acteurs clés du pays que des programmes gouvernementaux pour avoir une stratégie inclusive en vue de relever le double défi de la réduction de la pauvreté et d’une prospérité mieux partagée. », ajoute le responsable, qui coordonne au Togo, les opérations de l’institution basée à Washington.
Notons que le cadre de partenariat Pays 2017-2022 a permis à la Banque mondiale d’engager 1.28 milliard de dollars pour financer des actions de développement au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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Diagnostic sur la situation du Togo: la Banque mondiale et le gouvernement en consultations
A l’image de plusieurs pays, le Togo sort de la 27ème conférence des parties sur les changements climatiques (COP27) qui s’est tenue du 6 au 19 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Egypte, peu satisfait. La Directrice de l’environnement au ministère de l’environnement et des ressources forestières du Togo, Méry Yaou (photo), lors du point sur la participation du Togo à ce rendez-vous sur le climat, a indiqué que les attentes du pays n’étaient pas comblées.
Le Togo déplore principalement la réticence des partenaires à l’égard de l’opérationnalisation du réseau de Santiago (visant à aider les pays affectés à faire face aux impacts irréparables du changement climatique) et du fonds de compensation des préjudices liés aux changements climatiques. « Nous notons juste que les partenaires sont assez réticents vis-à-vis de la mise en place de ces fonds », a déclaré Méry Yaou, dénonçant le refus des Etats pollueurs à mobiliser des fonds additionnels qui constituent pour eux, un coût supplémentaire. « Ce sont juste des annonces sporadiques et insignifiantes » qui ont été faites.
Notons qu’à cette rencontre consacrée aux négociations sur le climat, le Togo a défendu ses actions et projets en faveur de la lutte contre les changements climatiques, principalement dans les domaines de l’énergie, le transport, l’eau et l’agriculture. Il a aussi participé aux échanges relatifs à l'effectivité de l’accord de financement sur les 100 milliards de dollars par an, que les pays riches se sont engagés à mobiliser en soutien aux Etats les moins avancés et insulaires afin de leur permettre de s'adapter aux effets du dérèglement climatique ou de les atténuer.
Esaïe Edoh
La Fondation SEA, de l'icône du Football togolais Sheyi Emmanuel Adebayor, a lancé en fin de semaine dernière, son projet d’incubation dans le domaine de l'agrobusiness, destiné aux jeunes. C’était le vendredi 18 Novembre 2022 à Lavié dans la préfecture de Kloto, située à 140 km de Lomé, en présence notamment de Myriam Dossou-d’Almeida, ministre en charge du développement à la base et de l’emploi des jeunes.

J’ai participé ce vendredi 18 novembre 2022 au lancement du projet d'incubation pour l'insertion socioprofessionnelle des jeunes en agrobusiness, initié par la Fondation SEA du joueur togolais Emmanuel Adebayor à Lavié (Kpalimé). #Togo #SEAfoundation @E_Adebayor @GouvTg
— Myriam Dossou-d'Almeida ?? (@DossouMyriam) November 19, 2022
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Cette initiative de l’ancien international togolais, s'appuie sur l'agriculture comme levier de création d'emploi chez les jeunes, en promouvant l'entrepreneuriat dans ce secteur porteur. Il s’agit ainsi, apprend-on, de « créer les conditions nécessaires de promotion de l'entrepreneuriat agricole chez les jeunes. »
Avec ce projet, la fondation SEA se propose de former 1050 jeunes sur 3 ans et se décline en 3 composantes : la formation, la création de pool d'agropreneurs leaders et l'appui à la création d'agro- entreprises.
Notons que le projet est mené en partenariat notamment avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud). Une entente entre la Fondation SEA et le Programme onusien a été conclue quelques semaines plus tôt, en octobre dernier.
Ce n'est du reste pas la première fois que Sheyi Emmanuel Adebayor pour son intérêt pour le secteur agricole, comme levier pour appuyer l'emploi de jeunes. Déjà en avril dernier, une initiative similaire était à l'étude, en collaboration avec le Sénégalais Thione Niang, ancien conseiller du président américain Barack Obama.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, les exportations de biens ont atteint 748,6 milliards FCFA en 2021, en hausse de 7,71% par rapport à 2020, où elles se situaient à 695 milliards FCFA, selon les données de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), publiées dans son dernier Rapport sur le commerce extérieur de l'Uemoa en 2021.
Ces niveaux d'exportations viennent du reste ponctuer une hausse soutenue depuis 2017, où ce chiffre a culminé à 591,5 milliards FCFA.

Dans le détail, le pays a exporté notamment des matières premières et biens intermédiaires, pour 158,6 milliards FCFA en 2021, marquant une hausse annuelle de 23,4%. Sur la même période, les exportations de biens d’équipement ont pour leur part augmenté de 41,6%, passant de 47,1 milliards (2020) à 66,7 milliards FCFA, selon ce que révèle l’institution monétaire sous-régionale.
La progression est moins marquée au niveau des produits alimentaires, où le pays a exporté pour 118,5 milliards FCFA cette année, contre 116,9 milliards en 2020 en évolution annuelle plus modérée de 1,3%.
Les principaux produits alimentaires exportés sont justement les “Chocolats et Cacao”, pour 10,6 milliards FCFA en 2021, les Céréales & Farines, à 11,1 milliards FCFA, ainsi que les Graisses & Huiles, pour 45,5 milliards FCFA, ces dernières étant tirées par le port de Lomé et ses activités de réexportation.
Evolution positive au sein de l'Uemoa
Le Togo a aussi légèrement amélioré ses chiffres, en ce qui concerne les exportations de biens vers l’Uemoa, qui rassemble 8 pays d'Afrique de l'Ouest. Ainsi, de 3,2% en 2020, la part du pays côtier dans les ventes extérieures de l’Union est passée à 3,7% en 2021. S’agissant de l’ensemble des exportations de biens en valeur de tous les 8 pays de l'UEMOA, il s’est établi à 20 466 milliards FCFA en 2021.
Ayi Renaud Dossavi
Le 31 janvier, l’annonce du Col. Gnama Latta, selon laquelle le Togo projette de se doter d’une nouvelle compagnie pour desservir Lomé-Niamtougou, les deux villes aéroportuaires du pays, a fait le tour des réseaux sociaux. Car 20 ans en arrière, Air Togo, la première compagnie aérienne du pays, tirait sa révérence. Ce même jour, 35e anniversaire de la SALT, la société en charge de la gestion de la plateforme aéroportuaire, le Directeur qui tient, à la fois les gouvernails de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la SALT, dévoilait coup sur coup, la construction d’un deuxième terminal, l’ouverture de nouvelles lignes, et le projet de construction d’un nouvel aéroport à Gbatopé, non loin de la ville de Tsévié (37 km de Lomé).
« Compte tenu de l'augmentation exponentielle de voyageurs sur Lomé, qui est devenue une plateforme de confiance et d'excellence, nous envisageons de construire un deuxième terminal, et l'ouverture d'autres lignes encore. Nous avons en projet la construction d'un aéroport avec deux pistes parallèles sur 8000 hectares à Gbatopé, vers Tsévié ».
Des annonces qui marquent une ambition de plus en plus insistante des autorités togolaises, dont le PND ficelé dans les années 2018-2019, avait donné le ton. Le Togo, qui se revendique comme la porte d’entrée naturelle en Afrique de l’Ouest, ou son carrefour ou encore “The place to be”, veut se développer en hub logistique, non sur les volets de la logistique portuaire, mais également aéroportuaire, avec ses deux aéroports internationaux existants : L’aéroport international Lomé-Tokoin, rebaptisé Aéroport international Gnassingbé Eyadéma et l’aéroport international de Niamtougou que le gouvernement veut transformer en hub de référence pour le trafic cargo vers les pays de l’hinterland.
Modernisation de l’AIGE
L’histoire récente de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema commence le 25 avril 2016 avec l’inauguration de la nouvelle aérogare par le président Faure Gnassingbé, après 4 ans de travaux.
L’infrastructure, qui a nécessité 150 millions $ d’investissement, peut accueillir 2 millions de passagers par an et 50 000 tonnes de fret par an. Une vitrine nationale, financée par la Banque chinoise d’import-export China Exim Bank et réalisée par les entreprises chinoises Weihai International Economic Technical Cooperative Co. (WIETC) et China Airport Construction Group Corporation (CACC).
Depuis sa rénovation, les vols affluent, les compagnies internationales de renom se sont multipliées sur la desserte togolaise.
Air France, Brussels Airlines, Ethiopian Airlines, Royal Air Maroc…, plus de 20 pays d’Afrique et les Etats-Unis sont desservis directement à partir de la plateforme togolaise. La densité du trafic est d’autant plus favorisée par la présence renforcée d’Asky, qui fait de Lomé, son cœur opérationnel, mais également Ethiopian, qui en fait un hub sous-régional, dans une moindre mesure, en desservant deux destinations américaines, en vols directs sans escale.
Croissance du trafic
Après la levée des restrictions dues à la Covid-19 en début de 2021, selon des sources officielles, le trafic passager à l’aéroport de Lomé a bondi de 50% en 2021 à 960.000…. Alors qu’environ 460000 passagers étaient enregistrés en 2020. La dynamique de croissance s’est poursuivie au premier semestre 2022, avec une hausse de 40,8% du nombre de passagers. Le fret aérien a suivi également le même trend de progression, quoique marginal (+1,8%).
Cette croissance est due aussi à la progression du nombre de touristes qui visitent le pays, avec la reprise des grandes conférences. En 2021, 983 969 touristes ont visité le Togo, contre seulement 481 706 en 2020 en raison des restrictions, soit plus 50% en variation annuelle.
Les nouvelles lignes ouvertes par Asky et Ethiopian Airlines permettent également à l’AIGE d'accroître son trafic passager. En effet, la compagnie éthiopienne a lancé en juin dernier, des vols non-stop, trois fois par semaine entre Washington et Lomé (entre l'aéroport de Dulles de Washington, et Gnassingbé Eyadema Lomé), puis vers sa base d'Addis-Abeba.
Desservi par plusieurs compagnies internationales, notamment le géant africain Ethiopian Airlines qui en a fait un de ses hub ouest-africains, Asky, basée à Lomé, Air France, Brussels Airlines, l’aéroport international Gnassingbé Eyadema se rêve un hub logistique de la sous-région.
Faire de Niamtougou, un aéroport cargo
L’aéroport international de Niamtougou, second du pays, n’accueille pour l’instant que des vols privés de fret, aussi rarissimes qu’ils soient. Mais les rêves placés dans cette plateforme sont tout aussi non négligeables. Afin d’en faire une plateforme de référence pour la logistique aéroportuaire, en particulier pour le trafic cargo destiné aux pays de l’hinterland, de premiers travaux de réhabilitation sont annoncés et pourront démarrer "incessamment", grâce à un premier investissement imminent de 2,2 milliards FCFA. Les travaux vont consister au rallongement de la piste de la plateforme d’une longueur de 2 500 mètres à 3.000 mètres, à la clôture du périmètre et à la sécurisation de l’aérogare.
Cette réfection devrait accélérer le projet d’ouverture d’une ligne nationale avec la création d’une compagnie aérienne locale pour relier Lomé à Niamtougou.
Selon le gouvernement, une telle extension devrait aussi permettre à Niamtougou de se conformer aux normes internationales et de servir de base d’exportation de plusieurs produits de rente tels que la mangue et la tomate, cultivés dans la localité et booster le tourisme dans le pays.