La présidente de l'Assemblée nationale togolaise, Yawa Tsegan a émis dimanche 28 août 2022, au nom du Togo, le vœu d’une union de l’Afrique et de la mise en œuvre d’actions d’envergure pour la paix et la sécurité sur le continent. C’était en marge de la 8ème conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8) qui s’est tenue à Tunis.
« Nous en appelons à plus de mobilisation de nos Etats et réitérons notre invitation aux partenaires pour davantage d’actions coordonnées en faveur de la paix et de la sécurité », a-t-elle lancé devant environ 5000 participants parmi lesquels 30 chefs d’État et de gouvernement d’Afrique, au cours d’un panel consacré à la paix et à la stabilité en Afrique.
Cet appel est émis dans un contexte où les pays du Sahel et du Golfe de Guinée dont le Togo, sont confrontés à « la recrudescence des attaques terroristes et actes de grande criminalité », sources d’instabilité sociopolitique, économique et d’insécurité alimentaire. Un contexte d’insécurité qui, d’après la représentante du Chef de l’Etat togolais, empêche le continent de relever des défis économiques et sociaux.
L’officielle togolaise prône ainsi la solidarité internationale en faveur de la promotion de la paix et de la sécurité, pour triompher de ce mal.
Esaïe Edoh
Au 30 juin 2022, sur les 312 activités de réformes programmées pour le compte l’année 2022, 43 ont été réalisées et 222 sont en cours de réalisation dans le cadre de la feuille de route Togo 2025. En revanche, 47 n’ont pas connu de début de réalisation. Ce qui dégage un taux moyen d’exécution physique d’environ 43% et un taux d’exécution financière de 25%.
C’est le bilan présenté par les départements ministériels et institutions de l’Etat, il y a quelques jours, à la faveur de la revue nationale des réformes à fin juin 2022, organisée en visioconférence par le ministère de l’Economie et des Finances.
Ainsi, note-t-on, les principales activités en lien avec l’axe 1 de la feuille de route (qui vise à renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et garantir la paix) concernent la transformation des médias d’Etat (Radios et Télévision) en office, le projet d’Assurance maladie universelle (AMU), l’amélioration du rendement des enseignants et l’encadrement pédagogique du système éducatif.
Sur l’axe 2 qui vise à dynamiser la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie, sont enregistrées des activités visant à développer l’offre touristique de loisir en vue d’attirer plus de clientèle nationale et de la sous-région. Il s’agit notamment du renforcement de la chaîne de valeur culturelle, du lancement du processus d’actualisation des politiques culturelle et touristique. La poursuite de l’adoption des textes du nouveau code foncier a également été enregistrée.
Sur l’axe 3 où il s’agit de moderniser le pays et renforcer ses structures, les principales réformes mises en œuvre, portent sur le renforcement du processus de professionnalisation du secteur des transports et la réforme du budget-programme.
D’après Kofi Agbenoxevi Paniah, Secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances qui a présidé la rencontre, « l’atteinte des objectifs de développement est conditionnée par la mise en œuvre des réformes » conformément à la vision du gouvernement.
En rappel, la feuille de route gouvernementale est déclinée en 3 axes regroupant 42 projets et réformes prioritaires.
Esaïe Edoh
La route de Ségbé (Adidogomé, commune Golfe 7) est de nouveau opérationnelle. Après huit mois de travaux, le tronçon long de 10 km a été rouvert à la circulation.
Le #bruit de la nouvelle route de Segbé. #Govatwork #PourleTogo pic.twitter.com/gVaK9hyMLm
— Kanka-Malik Natchaba (@kmnatchaba) August 29, 2022
Il y a encore 4 mois, les travaux, lancés en 2020 et exécutés par EBOMAF, affichaient un taux de réalisation de 60%.
« Inscrit dans le cadre des travaux publics d'urgence du gouvernement, le chantier visait à réhabiliter complètement la voie, en la dotant d’un nouveau revêtement et d’une nouvelle emprise. En outre, les soucis d’évacuation d’eau ont également été corrigés, avec la réalisation d’un bassin de rétention d’eau de plusieurs hectares », relève le Portail officiel de la république togolaise.
La route de Segbe est en 2 x 1 voie, et permet notamment de relier la N5 (Lomé-Kpalimé) à la frontière du Ghana.
Lire aussi:
Route de Ségbé : 5 mois après leur lancement, les travaux réalisés à 60%
Togo : Des travaux de bitumage annoncés sur le petit contournement de Lomé
Le Togo a pris part ce week-end à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8), rencontre de partenariat entre le continent africain et le Japon, qui s'est tenue les 27 et 28 août 2022 à Tunis. Y étaient présents, des chefs d’Etat et de gouvernement, des institutions, des opérateurs économiques, des membres du gouvernement du Japon, l’Union Africaine, le PNUD, la Banque Mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Secrétariat général de l’ONU pour l'Afrique.
La délégation togolaise était dirigée par la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsegan, représentant le Chef d’Etat Faure Gnassingbé et, comportait comme membres, le ministre en charge du commerce et de la consommation locale, Kodjo Adedze, et la ministre déléguée en charge de l'accès universel aux soins, Dr Mamissilé Akla Agba-Assih.

A la faveur de cette rencontre, le Pays du soleil levant, plus précisément son Premier Ministre Fumio Kishida, a annoncé que 30 milliards $ seront consacrés sur 3 ans aux différents projets de développement en Afrique. Le Japon « donne la priorité à une approche valorisant l'investissement humain et une croissance de qualité », a déclaré le dirigeant nippon, dans son allocution par visioconférence.

Coopération Togo-Japon
Cette annonce intervient alors que le Japon appuie le Togo sur plusieurs projets prioritaires de développement notamment, le renforcement de son corridor logistique et l’appui à la mise en œuvre des services sociaux de base dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’énergie, de la pêche et de l’agriculture. Elle est faite également à un moment où Lomé veut redynamiser sa coopération avec le Japon.
Pour rappel, le Japon a entre autres, financé la mise en place du Port de pêche de Gbétsogbé, et plus récemment, apporté un soutien au Togo pour faire face à la Covid-19. Il appuie par ailleurs le Togo à travers le Kennedy Round.
En prélude à cette rencontre, le Togo, avait plaidé auprès de Tokyo pour une réallocation des DTS ( Droits de tirages spéciaux), en faveur de la relance des économies africaines.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Kennedy Round : le Japon offre au Togo, du riz pour 1,5 milliard FCFA
Coopération : Le Japon offre 2,5 milliards FCFA au Togo
L’Unicef reçoit 2 millions $ du Japon pour soutenir le Togo dans sa riposte contre la Covid-19
Militante, web-activiste, entrepreneure sociale, conseillère technique de Plan International au Togo et au Bénin, patronne d’Auréole Monde, Elsa M’béna BA a plusieurs casquettes. Dans son regard, on découvre rapidement la fougue d’une féministe, prête à défendre les droits des femmes partout, advienne que pourra. Ce combat pour la cause des femmes, elle le mène aussi sur le plan de la santé. De fait, elle a créé une marque de serviettes hygiéniques réutilisables sous la marque Yannis-Lotiyé, qui signifie « double grâce ».
Dans son atelier situé à Sagbado, une banlieue de Lomé, quelques femmes donnent des coups de pédale aux machines à coudre. C’est le soir et, indifférentes aux caprices et grimaces de leurs enfants, elles se pressent pour terminer certaines commandes.
C’est ici que sont produites les serviettes hygiéniques réutilisables. Dans la salle, des distinctions sont accrochées au mur, dont un tableau qui rappelle l’un des prix de la francophonie du concours Forum Agora remporté en 2019, au tout début de l’initiative. L’enveloppe financière de ce prix (500 000 FCFA) a permis à la jeune entrepreneure d’acheter ses toutes premières machines à coudre. La même année, l’entreprise sociale Auréole Monde verra le jour. Alors âgée de 31 ans, Elsa M’béna ne s’est appuyée que sur ses propres expériences pour lancer ce projet. « J’avais beaucoup de difficultés lors de mes menstrues. Après une formation sur la gestion de l’hygiène menstruelle, j’ai découvert qu’il existait des alternatives plus saines. J’ai ainsi voulu moi-même les expérimenter, mais je n’en avais pas trouvé sur le marché togolais. J’ai dû les commander mais c’était hyper cher », témoigne-t-elle. Face à cette difficulté, elle décide de fabriquer ses propres protections, après avoir passé trois mois à apprendre à coudre. Une fois l’expérience réussie, elle convainc sa sœur et sa mère, d’autres femmes aussi se rallient à l'initiative.

Retour à une vieille tradition
En Afrique, l’utilisation des serviettes recyclables remonte à plusieurs années, mais cette pratique a laissé place aux serviettes jetables qui ne sont pas sans conséquences chez les utilisatrices. Ces conséquences, en effet, sont d’abord d'ordre sanitaire. « Les serviettes jetables que nous utilisons sont fabriquées avec des produits chimiques qui causent des maladies », explique Elsa. En dehors de la santé, l’innovation participe à la protection de l’environnement. « Une fille ou une femme produit jusqu’à une tonne et demie de déchets liés à ses menstruations. Parmi ces déchets, on retrouve essentiellement des serviettes jetables », ajoute-t-elle. Pour couronner le tout, les serviettes recyclables permettent de faire des économies. « Une fille sur dix en moyenne manquerait les cours trois à cinq jours par mois en Afrique subsaharienne à cause de leurs menstruations. C’est l’Unesco qui l’a dit », précise-t-elle. L’entreprise s’est alors engagée dans le recyclage, à travers la récupération des chutes de tissus dans certains ateliers pour leur donner une seconde vie.
De la terrasse à un atelier
Au départ, Elsa fabriquait les serviettes à la maison, sur sa terrasse ou dans l’atelier de sa couturière avant de bénéficier des appuis à travers les concours auxquels elle participait. En effet, il y a un an, Elsa M’béna BA a reçu le prix de la meilleure entrepreneure au concours Challenge Startupper de Total Energies. La récompense a permis à l’entreprise d’augmenter sa capacité de production, d'acquérir d’autres outils de travail et d’élargir l’espace de travail. Mais avant ce prix, elle avait remporté plusieurs distinctions dont le prix du meilleur entrepreneur leadership féminin du fonds féministe « Xoese ». Cette cagnotte d’environ 800 000 FCFA lui a permis d’équiper l’atelier.

Auréole Monde emploie principalement les jeunes femmes en fin d’apprentissage qui manquent de moyens pour ouvrir leurs ateliers. L’objectif est de leur offrir un premier emploi pour leur permettre d’économiser, afin d’ouvrir plus tard leur propre atelier. Pendant ces vacances, l’entreprise s’ouvre à plusieurs filles qui viennent toucher du doigt cette réalité. La société accompagne aussi les victimes de violences sexuelles, sexistes ou conjugales. Pour ce faire, l’entrepreneure a mis en place un projet dénommé « survivantes anonymes » qui permet d’accompagner psychologiquement les survivantes des Violences basées sur le genre (VBG).
L’entreprise emploie six femmes dont trois à temps partiel. Ici, les femmes ont la possibilité de venir librement au boulot avec leurs enfants. Des babysitters sont même mis à leur disposition.
Les succès …en chiffres !
Lancée principalement avec pour socle une force de conviction, la marque Yannis-Lotiyé connaît un succès progressif auprès de la cible, les femmes.
En effet, indique la promotrice, environ 3000 femmes utilisent les serviettes Yannis-Lotiyé. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a aussi évolué au fil des années. D’un million en 2020, il est passé à 19 millions FCFA l’année suivante, puis à 20 millions à la moitié de 2022. La grande clientèle est constituée d’associations et d’ONG qui achètent le produit et le distribuent dans les milieux ruraux. Les serviettes sont aussi commercialisées au Mali, au Burkina et au Bénin.

Plusieurs défis restent à relever
La startup est confrontée à différents défis liés notamment au matériel. Certains outils utilisés dans la production du produit sont importés. Conséquence, au plus fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et compte tenu de la complexité des formalités douanières, les commandes n’ont pu être honorées, à temps. Elsa M’béna fait également face à une réticence des clientes, habituées aux serviettes jetables. « Une grande campagne de communication avait été faite contre les bouts de tissus traditionnels pour inciter les gens à passer aux jetables. Des publicités ont déconstruit l’utilisation du réutilisable dans la tête de la femme et planté l’usage des jetables. Aujourd’hui, nous faisons le travail en sens inverse », informe-t-elle. Pour cela, elle passe par les réseaux sociaux, spécialement TikTok et son blog pour sensibiliser et « changer les mentalités ».
Comme perspectives, l’entreprise ambitionne de devenir une multinationale. Dans les dix prochaines années, Elsa veut faire de Yannis-Lotiyé, la marque de serviette réutilisable N°1 en Afrique.
Mariée et mère de trois enfants dont des jumeaux, celle qui fait de la natation un loisir, a également un faible pour les voyages, la lecture et la découverte des « lieux emblématiques » d’Afrique. « J’ai la réputation d’avoir une grande gueule », reconnaît-elle. L'ancienne basketteuse professionnelle défend ardemment les droits des femmes pour une société plus égalitaire qu’elle appelle de tous ses vœux.
La rédaction
Souvent source de conflits entre les Peuls et les paysans, la transhumance ou la mobilité du bétail est par contre une source de recettes pour les communes.
Dans les Plateaux et plus précisément à Anié 1, Haho 1, et Est-mono 1, cette activité aurait généré aux caisses communales 658 millions de FCFA entre 2020 et 2022. C’est ce qu’a indiqué jeudi 25 août 2022, l’Association Intercommunale pour le Développement dans les Plateaux (AIDAP), à l’occasion d’une rencontre avec ses membres.
Dans le détail, les bénéfices de cette activité pastorale à Anié 1 sont évalués à 225 millions FCFA, alors qu’ils sont de l’ordre de 432 millions FCFA dans le Haho 1 et d’1 million FCFA dans l’Est-mono 1. Les recettes ont été collectées d’après l’AIDAP, dans les marchés de bétail, dans les couloirs de transhumance et aux quais d’embarquement.
« Ce secteur a un impact important sur l’économie des communes, que beaucoup ignorent », a fait observer Victor Atara Ifaraba, président de l’AIDAP.
Pour sa part, Alidou Alassani, président de la filière bétail et viande du Togo, souligne que « le pastoralisme est bénéfique pour l'économie nationale ». Il estime que pour engranger plus de fonds dans ce secteur, il faut « travailler à réduire considérablement les dégâts occasionnés par les bœufs ».
Pour rappel, le sous-secteur de l’élevage, selon un rapport de la FAO intitulé : « Revue des filiales, bétail, viande et lait et des politiques qui les influencent » paru en 2017, représentait 16,5% du PIB agricole et plus de 6,7% du PIB national togolais.
Esaïe Edoh
Lire aussi:
Togo : vers un couloir de transhumance dans la région des plateaux
Le Togo, va tenter de lever sur le marché financier régional, 30 milliards FCFA au moyen d’une émission simultanée d’Obligations de Relance (OdR) à maturité 5 et 7 ans qui sera bouclée le 2 septembre 2022.
Avec comme nominal 10 000 FCFA, ces titres du Trésor Public togolais sont assortis de taux d'intérêt respectifs de 5,75% et 5,90% l’an, dès la première année.
Cette nouvelle opération annoncée sur le marché qui cible notamment les investisseurs socialement responsables, les entreprises ainsi que des individus, vise à « assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de son plan de relance économique afin de contenir les effets de la pandémie Covid-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire ».
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement a précisé le cadre général dans lequel seront désormais perçues, les redevances de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC). En Conseil des ministres le jeudi 25 août 2022, il a pris un projet de décret fixant les modalités de détermination de ces redevances.
Précisément, indiquent les autorités togolaises, ce texte contribuera à la fixation des conditions dans lesquelles le conseil d’administration de l’ANAC peut fixer l’assiette et les modalités de perception des redevances. Ceci, en tenant compte de la compétitivité de la plateforme aéroportuaire et des règles internationales régissant le secteur.
Selon l’exécutif, ce projet de décret ne crée pas de nouvelles taxes.
Esaïe Edoh
Les autorités togolaises vont renforcer les procédures de qualification des prestataires de services de confiance en matière de cybersécurité, alors que le pays ambitionne de devenir un pôle de leadership dans ce domaine dans la sous-région.
C’est en tout cas, ce qui ressort du dernier conseil des ministres, du jeudi 25 août 2022, au cours duquel l'exécutif a pris un projet de décret relatif à la qualification des prestataires de services de confiance de cybersécurité et des produits de sécurité ainsi qu’à l’agrément des centres d’évaluation.
La mesure vise à « assurer une efficacité dans la sécurisation des systèmes d’information des administrations et opérateurs de services essentiels », et à faire du Togo, « un modèle dans ce domaine », selon l’exécutif.
Il s’agit notamment de mettre en place des règles pour qualifier un prestataire « de confiance » en matière de cybersécurité et des produits de sécurité, et la procédure d’agrément des centres d’évaluation des prestataires.
Cette évolution intervient quelques jours seulement après la signature d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), avec pour projet d’implanter au Togo, le Centre Africain de Coordination et de Recherche en Cybersécurité.
Ce nouveau cadre de contrôle et de validation est annoncé également dans un contexte où le pays veut digitaliser 75% des démarches administratives, d’ici 2025.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Le Togo va abriter un pôle régional de la cybersécurité en Afrique de l’Ouest
Au Togo, le gouvernement veut digitaliser 75% des démarches administratives, d’ici 2025
Togo : le Parlement reprécise les compétences de l’Agence nationale de la cybersécurité
Au Togo, le gouvernement introduit un code de bonne conduite pour les représentants de l’Etat dans les instances dirigeantes de structures en lien avec l’Etat. Il s’agit notamment des entreprises publiques, des établissements publics nationaux, des comités, ainsi que des entreprises privées à participation publique.
L’exécutif togolais a adopté à cet effet, un projet de décret, en conseil des ministres jeudi 25 août 2022.
Ce nouveau cadre, « permettra de maintenir le respect des principes d’intégrité, de loyauté et de professionnalisme des représentants des ministères au sein des organes de gouvernance et/ou comités », selon le relevé du conseil.
Ceci intervient dans un contexte où le pays veut renforcer sa stratégie de Partenariat Public- Privé (PPP), et consolide son ambition d’attirer les investisseurs extérieurs, notamment en améliorant son climat des affaires. Dans le même temps, l’Etat renforce son cadre légal en matière de passation des marchés publics, en particulier en ce qui concerne les PPP.
Pour rappel, le gouvernement a rendu opérationnels les textes sur la déclaration des biens pour les représentants de l’Etat. Une disposition constitutionnelle qui oblige les hautes personnalités et fonctionnaires de l’Etat à déclarer dès leur prise de fonctions, leurs biens et avoirs. Le ton de la procédure, simplifiée désormais, avait été donné, en septembre 2021, par la cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbe.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : le ton est donné pour la déclaration des biens et avoirs!
Togo : Un nouveau décret encadre la passation des marchés publics