Togo First

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Au Togo, les acteurs de l'assainissement s’outillent sur les normes internationales en matière de gestion des eaux usées et d'assainissement autonome. C’est à la faveur d’une rencontre de deux jours, ouverte jeudi 25 août 2022, à l'initiative de la Haute autorité de la qualité et de l'environnement (HAQUE), en partenariat avec l'association sénégalaise de normalisation (ASN) et avec l'appui du ministère togolais du commerce, ministère de tutelle. 

Il s’agit pour les acteurs issus de différents départements de l'administration publique, notamment du ministère de l’eau et de l'assainissement, de renforcer leurs capacités sur les normes ISO 24521, ISO 30500, et ISO 31800.

« Ce sont des normes de l'assainissement autonome pour accompagner le développement et les efforts de notre pays. Ce sont des standards internationaux qui permettent de contribuer au développement du secteur de l'eau et de l'assainissement », a indiqué Laré Arzouma Botre, Président de la HAUQE.

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Dans le détail, ces normes encadrent respectivement, les activités relatives aux services de l'eau potable et des eaux usées (ISO 24521), les systèmes d'assainissement autonomes, notamment les unités de traitement intégrées préfabriquées (ISO 30500) ; et les unités de traitement des boues de vidange (ISO 31800).

La rencontre qui devrait aboutir également à des recommandations, s'inscrit également dans le cadre de l’harmonisation des normes d'assainissement au niveau communautaire, suite à l’adoption de ces trois normes le 3 juin 2021 par le Conseil des ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les mesures sanitaires prises pour endiguer la Covid-19 devraient davantage être assouplies par les autorités togolaises, sur fond de baisse continue des cas de contamination dans le pays. 

C’est l'information qui émane d’une communication, présentée par le Coordonnateur national de gestion de la riposte (CNGR), le Médecin-Colonel Djibril Mohaman,(photo) au cours du conseil des ministres qui s’est tenu le jeudi 25 août 2022 à Lomé.

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En effet, l’évolution de la pandémie à la Covid-19 au Togo est marquée par une tendance au ralentissement des contaminations, ce qui « rend nécessaire une adaptation des actions et mesures de riposte », selon le chef de la Coordination Nationale de Gestion de la Riposte. Ainsi, « tout en appelant au maintien de la vigilance et à une adhésion à la campagne de vaccination en cours, le conseil a instruit pour un allègement des mesures tant sur le plan sanitaire qu’organisationnel », indique-t-on.

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Selon les données les plus récentes, le pays cumule à ce jour un peu plus de 38 000 contaminations à la Covid-19 depuis le début de la pandémie, dont seulement 83 cas actifs à ce jour.

De même, le nombre de nouveaux cas quotidiens détectés depuis le début de la pandémie, est à un de ses niveaux les plus bas. 

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En ce qui concerne la vaccination, on recense à ce jour près du quart de la population qui a pris au moins une dose, selon les données cumulées de la plateforme Our World in Data

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le taux de redevance des marchés publics passe de 1,5% à 0,75% du montant des marchés hors taxes.

La décision a été prise ce jeudi 25 août 2022 par les autorités togolaises réunies en Conseil des ministres, via un projet de décret qui fixe le taux, les modalités de recouvrement et d’affectation de la redevance de régulation du système des marchés publics.

Il s’agit ainsi pour le gouvernement togolais, de réduire les charges des opérateurs économiques, titulaires d’un marché public, en ligne avec l’amélioration de l’environnement des affaires.

Cette baisse du taux de redevance des marchés publics vient compléter d’autres réformes entreprises par l’exécutif togolais dans l’optique de renforcer les mécanismes de transparence et d’efficacité des marchés publics. Notamment, l’actualisation du cadre juridique de la commande publique.

Esaïe Edoh 

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Depuis Lomé, Ecobank a lancé l’édition 2022 de son Fintech Challenge, doté de 50 000 $. La compétition est ouverte aux entreprises offrant des solutions dans le domaine des technologies financières, indique un communiqué émis ce jeudi 25 août 2022.

« Le Fintech Challenge offre aux jeunes entreprises et aux entreprises matures, la possibilité de s'associer à Ecobank dans 33 pays africains. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 septembre », indique la banque panafricaine, qui « invite les entrepreneurs du secteur de la fintech en Afrique à participer au concours. »

Outre cette enveloppe financière, les lauréats auront notamment la possibilité de lancer des produits dans tout ou partie du réseau Ecobank, ainsi qu’un accès à sa Sandbox bancaire, une plateforme sécurisée qui permet de tester ses projets.

« Ecobank est convaincu que, pour transformer les services financiers en Afrique, les banques panafricaines comme Ecobank doivent soutenir et collaborer en permanence avec des fintechs et des startups innovantes. Nous invitons les meilleures fintechs d'Afrique à travailler avec nous en participant au Fintech Challenge 2022 », a déclaré Ade Ayeyemi, directeur général du groupe bancaire.

Pour participer au Fintech Challenge, les entreprises et les développeurs du secteur de la fintech originaires de l'un des 54 pays d'Afrique ainsi que les fintechs internationales axées sur l'Afrique, doivent se rendre sur le portail dédié.

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A la suite du déficit enregistré au premier semestre de l’année, le conseil municipal de la commune de Tône 1 a procédé en fin de semaine dernière à Dapaong, au réajustement de son budget annuel. C’est à la suite de sa deuxième session ordinaire de l’année 2022, consacrée à l’examen de la situation financière du deuxième trimestre.

Le budget initial de près de 300 millions FCFA adopté en mai 2022 passe à plus de 355 millions FCFA, soit une progression d’environ 15%. Ce réajustement, indique l’Exécutif local de Tône 1, permettra de faire face aux besoins financiers de la commune. Les autorités communales ont en outre, saisi cette occasion pour encourager les opérateurs économiques de la localité au respect de leurs obligations fiscales.

Pour précision, les recettes mobilisées par la commune entre janvier et juin 2022 s’élèvent à 56 millions FCFA alors que les dépenses sont de l’ordre de 78 millions FCFA.

Esaïe Edoh 

Le Togo renforce son dispositif de sécurité intérieure. Dans un arrêté ministériel en date du 19 août 2022, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Yark Damehame, annonce la création prochaine d’une soixante de commissariats et postes de Police.

Au total, il s’agira de doter le territoire de 55 nouveaux commissariats de Police et 5 postes. La compétence territoriale de ces unités de police est fixée au périmètre urbain et suburbain de chaque localité concernée.

Dans le détail, il sera créé dans le Grand Lomé, un commissariat à Vakpossito (Commune Agoè-Nyivé3), Togblékopé (Agoè-Nyivé 4). Dans les régions, on note les localités d’Amoussoukopé (Agou2), Hihéatro (Amou3), Adogbenou (Anié2), Noepé (Avé2), Attitogon (Bas-mono 2), Bandjéli (Bassar2), Kétao (Binah 2), Agbandi (Blitta 2), Timbou (Cinkassé 2), Namon (Dankpen 2), Elavagnon (Danyi 2), Moretan (Est-mono 2), Pya (Kozah2), entre autres.

Les cinq postes de Police concernent notamment Ahonkpoè (Ancien Poste de Police les Belgiques Agoènyivé2), Ekpégnon (Amou2), Kpatégan (Amou2), Pana (Tône 1) et Gapè-Wonougba (Zio 4).

Pour rappel, ces unités qui seront placées sous le contrôle d’un commissaire ou d’un commandant de police, ont notamment pour mission, d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions (sécurité de proximité), surveiller le flux migratoire en luttant contre l’immigration clandestine et enfin lutter contre le crime organisé, la grande délinquance et le trafic de drogue. 

L’annonce de la mise en place prochaine de ces nouveaux postes de police intervient dans un contexte d’expansion de la démographie et de l’urbanisation, essentiellement dans le Grand Lomé, ainsi que, plus récemment, de nouveaux défis sécuritaires avec des attaques de groupes armés à ses frontières et dans la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

Un euro équivalait à moins d’un dollar, mardi 23 août. Ce seuil jamais atteint depuis la mise en circulation de la monnaie unique européenne à laquelle est arrimé le CFA, la monnaie que le Togo partage avec une dizaine autres pays d’Afrique de l’Ouest et du centre, jette un coup de froid sur l’économie de ces pays. En ligne de mire, les importations et le remboursement de la dette extérieure sur un continent où la compétitivité des exportations est encore loin du compte.

Des importations plus chères 

Pour les pays africains qui doivent faire face à une crise inflationniste massivement importée en raison d’abord de la crise sanitaire liée à la Covid-19, puis accentuée par la crise entre la Russie et l’Ukraine, c’est une double mauvaise nouvelle. 

Primo, la facture des importations, rythmée par la flambée des cours énergétiques, les coûts du fret et l’envolée des prix des produits alimentaires, s’annonce plus que salée, du fait que ces achats extérieurs s’effectuent majoritairement en $. 

Pour le Togo, c’est déjà le cas de la facture énergétique, qui seulement entre janvier et décembre 2021, avait déjà augmenté de plus de 50%. Cette facture s’est d’ailleurs corsée davantage ce premier semestre 2022, avec la guerre en Ukraine.

Pression limitée sur le service de la dette 

Mais une autre pression ambiante point à l’horizon. Alors que la dette africaine est déjà sur la sellette ces dernières années, l’affaiblissement de l’euro auquel est arrimé le CFA, en parité fixe, pour les pays de la zone franc, pourrait engendrer des conséquences destructrices pour les pays africains. Un dollar plus fort induit des remboursements du service de la dette plus importants pour les pays de cette zone, notamment ceux dont l’exposition au billet vert est forte.  

Même au Togo où le cocktail est moins explosif, les risques ne sont pas dissipés, d’autant que ces années, le pays a réorienté sa stratégie d’endettement, avec comme ambition de relever la part de sa dette extérieure dans la composition de la dette publique. De 2018 à mars 2022, la dette extérieure est ainsi passée de 600 milliards à 1 064 milliards FCFA, soit une augmentation de 77%.

Qu’à cela ne tienne. Du côté de Lomé, les craintes suscitées par la chute de la monnaie européenne, et par ricochet du CFA, sont tempérées. On semble beaucoup plus serein face aux « impacts limités » que pourrait avoir cette situation. 

 « Au vu de la composition de l’encours, la dette publique est moins exposée au risque de taux de change. En effet, il est composé de 71,16% de dettes libellées en FCFA et de 10,69% de dette en Euro, soit 81,85% de dette non fluctuante et 18,15% de dette fluctuante », rassure le gouvernement, dans un rapport qui couvre le premier trimestre 2022. 

Plus de 50 milliards FCFA pour couvrir les variations de change et autres

Un autre document couvrant l’année 2021 montre toutefois que l’an dernier, les pertes liées aux variations de taux de change et autres ajustements ont coûté au gouvernement l’équivalent de 41 milliards FCFA sur les 12 mois. Et que cette ardoise est déjà évaluée à 10,5 milliards FCFA, ne serait-ce que pour le 1er trimestre de cette année 2022. Des écarts enregistrés essentiellement sur les opérations libellées en Renminbi chinois et en dollar américain.

Ce qui pousse d’ailleurs l’exécutif togolais à reconnaître que « le portefeuille de la dette extérieure (35,53% de la dette totale) est tout de même influencé par les fluctuations de certaines devises majeures dont les proportions sont : 18,19% pour le dollar US et 16,32% pour le yuan renminbi (CNY) ».

Ainsi, ajoute-t-on, comme pour rasséréner : « On note une proportion non négligeable de la dette extérieure libellée en Euro (30,07%) qui est une devise non fluctuante vis-à-vis du FCFA ».

La chute continue de l’euro depuis le début de la crise russo-ukrainienne et ses retombées sur l’Afrique, ont, ces dernières semaines, remis sur la table les grands débats sur la souveraineté monétaire dans une zone franc, frappée de plein fouet par la flambée des prix des produits alimentaires, et plus que jamais à la recherche d’un nouveau souffle. 

Fiacre E. Kakpo

Il n’y a aucune annonce du ministère des enseignements primaire, secondaire, technique et de l'artisanat, relative à une distribution d'ordinateurs portables aux familles pour soutenir l’apprentissage virtuel au Togo.

Cette annonce mensongère, qui prétend que « le ministère de l’Education distribue des ordinateurs portables aux familles pour soutenir l’apprentissage virtuel, cet automne. Pour vérifier si vous êtes admissible, visitez : 6uil.com/laptop/tg », circulant sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, vient d’être réfutée par le département ministériel, dans un communiqué publié mercredi 24 août 2022. 

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Dans sa note officielle, le ministre de tutelle Dodzi Komla Kokoroko a formellement démenti cette information, tout en appelant les populations à la vigilance.

Ayi Renaud Dossavi

L’approche contractuelle des hôpitaux lancée au Togo en 2017, sera expérimentée dans d’autres pays africains, a annoncé le mardi 23 août 2022, la Directrice régionale de l'OMS Afrique, Matshidiso Moeti. 

C’est au cours d’un tête-à-tête avec le Président togolais, Faure Gnassingbé, dans le cadre de la 72è session du Comité régional qui se tient à Lomé, qu’elle a dévoilé l’ambition de la branche africaine de l’organisme onusien de la santé de dupliquer ce mode de gestion des hôpitaux. « Nous allons promouvoir et partager cette expérience du Togo avec nos États membres dans la région Afrique », a-t-elle déclaré après avoir apprécié la gouvernance du système de santé dans ce pays ouest-africain.

« Nous voulons tous que le système de santé soit mieux financé en Afrique », a-t-elle en outre indiqué, avant de préciser : « nous voulons augmenter le financement mais je crois que s’il y a une expérience qui montre qu’avec le même montant nous pouvons avoir plus d’impact, alors c’est un très bon exemple pour nos pays ».

Aussi, la patronne de l’OMS-Afrique souhaite-t-elle faire de Faure Gnassingbé, le « Leader » de cette approche innovante sur le continent.

En rappel, lancée en 2017, la contractualisation des formations sanitaires a permis d’enregistrer une hausse de 28% du taux de fréquentation des hôpitaux contractualisés, après 5 ans.

Esaïe Edoh 

Lancé en 2017, le programme School Assur, initiative présidentielle de protection sociale en milieu scolaire, a franchi la barre de trois millions de prises en charge, apprend-on ce mercredi 24 août 2022.

Dans le détail, 1,15 million de consultations, 16 000 hospitalisations et 52 000 actes chirurgicaux sont dénombrés. A ces interventions, s’ajoutent 331 000 analyses et 1,5 million de prestations pharmaceutiques.  

La source indique que 2.204.138 élèves de plus de 6.000 établissements scolaires publics ont été bénéficiaires du programme sur tout le territoire.

Ce programme, indique-t-on, fait partie des initiatives phares du gouvernement qui visent à améliorer le cadre d'apprentissage de la jeunesse. Il permet d’offrir une couverture maladie à 24% de la population.

Esaïe Edoh 

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