Depuis Lomé, l’Union Africaine (UA) annonce l’opérationnalisation prochaine de l’Agence africaine du médicament, pour contrer le fléau et le trafic des faux médicaments sur le continent. C’est à la faveur d’un panel d’experts, hier mardi 23 aout 2022, en marge de la 72è session du comité régional de l’OMS-Afrique, qui se déroule dans la capitale togolaise cette semaine.
« Le traité a été adopté en 2019. Nous avions besoin de 15 pays, nous en sommes aujourd’hui à 23 pays qui ont ratifié le traité pour cette agence du médicament », a indiqué Dr Minata Samaté Cessouma, commissaire à la santé à l’UA. « Nous sommes en train de travailler à mobiliser de l'argent, et voir opérationnaliser l'agence. », a ajouté la commissaire de l'UA.
Concrètement, l’agence africaine du médicament aura pour rôle d’assister les industries africaines dans le déploiement de leurs stratégies, d’appuyer la production locale et de réglementer ou renforcer les législations en matière de médicaments.
Selon plusieurs experts, l'un des défis de cette agence est d’allier le coût abordable des produits pharmaceutiques à la qualité, pour satisfaire efficacement les besoins des populations africaines, et les convaincre d’adopter les futurs produits « made in Africa ».
Notons que lors d’une récente rencontre tenue en juillet dernier, à Lusaka (Zambie), les chefs d'Etat et de gouvernement africains ont décidé que le siège de la future agence serait logé au Rwanda.
Ayi Renaud Dossavi
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Démarrée en 2017, la contractualisation des hôpitaux publics du Togo permet déjà d’enregistrer de bons résultats.
D’après le ministre togolais de la santé, Prof Moustafa Mijiyawa lors d’un panel organisé mardi 23 août dans le cadre de la 72e session régionale de l’OMS-Afrique qui se tient à Lomé, au bout de 5 ans de mise en œuvre de cette approche, le taux de fréquentation des hôpitaux sous contractualisation a augmenté de 28%, et celui des hospitalisations, de 55%.
L’officiel togolais soutient que la contractualisation a permis également la hausse de 49% des actes chirurgicaux au moment où le taux des accouchements assistés a progressé de 27%. S’agissant du taux des examens médicaux, il a évolué de 90% et celui de la pharmacie, de 75%.
« Les résultats connaissent une courbe ascendante, malgré la pandémie de la maladie à coronavirus (Covid-19) », a précisé le ministre Mijiyawa.
Ces différentes performances enregistrées ont été possibles grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers qui ont injecté à ce jour, plus de 600 millions FCFA dans l’acquisition du matériel d’équipements et la réhabilitation des formations sanitaires contractualisées.
En rappel, selon le ministre en charge de la santé, la plupart des hôpitaux étaient couverts de dettes, notamment des salaires impayés aux agents qui émargent sur le budget autonome à la veille de la mise en œuvre de l’Approche contractuelle.
Esaïe Edoh
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Une délégation d’une vingtaine d’investisseurs tunisiens est attendue au Togo, du 11 au 15 septembre 2022, dans le cadre du Forum économique Togo-Tunisie. La rencontre, annoncée plus tôt par Togo First, visera à échanger sur les opportunités d’investissements entre les deux pays, favoriser des sessions B to B et des visites en entreprise, indique le ministère togolais chargé de la promotion des investissements.
Cette future mission économique a fait l’objet vendredi 12 août dernier, d’un webinaire initié par le Ministère de la Promotion de l’Investissement, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). Il s’est agi de présenter le climat des affaires, ainsi que les opportunités d’affaires au Togo avec la Tunisia-Africa Business Council (TABC), une organisation regroupant des entreprises tunisiennes à la recherche de nouveaux partenariats et débouchés internationaux.
« Il est mis à disposition de ces hommes d’affaires tunisiens et des opérateurs économiques togolais, en concordance avec leurs secteurs d’activités, une plateforme dédiée au réseautage et aux prises de rendez-vous, accessible via le lien : mission-TABC-Togo », indique le ministère.
La délégation tunisienne attendue, devrait réunir des investisseurs actifs dans divers secteurs d’activités dont l’agroalimentaire, le numérique, le transport, la logistique et l’énergie, notamment, ajoute-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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A fin mars 2022, l’encours des crédits accordés par les microfinances ( Systèmes financiers décentralisés) a évolué de 38,3 milliards FCFA par rapport à mars 2021, soit une progression de 18,9% en glissement annuel, selon le dernier rapport de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l’Ouest, sur la situation de la microfinance dans l’espace Uemoa.
Le pays enregistre ainsi la deuxième progression la plus importante, derrière le Burkina qui affiche une progression annuelle de 27,8% sur le trimestre. En termes de volume, c’est la Côte d'Ivoire, principal poumon de l’économie de l’Uemoa, qui prend la première place, avec des crédits en hausse de 73.33 milliards FCFA, pour une progression de 17,7%, en glissement annuel.
Ces résultats s’annoncent malgré un ralentissement des crédits octroyés chez les établissements de microfinance en cette période, qui ont l'habitude de réduire la voilure après des crédits plus importants accordés durant les fêtes de fin d’année.
« Malgré le ralentissement sur le trimestre, l'encours des crédits des SFD de l'Union s'est accru de 268.327,1 millions de FCFA (+16,0%) par rapport à son niveau à fin mars 2021 pour se situer à 1.946.765,4 millions de FCFA. », indique la BCEAO.
Notons qu’un peu plus de la moitié (50,4%) de l'ensemble des crédits accordés par les SFD de l’Union sur la période, est composé de crédits à court terme. Les prêts à moyen et long termes constituent respectivement 30,5% et 19,1% sur la période. Les hommes totalisent 54,3% des crédits contre 20,6% pour la clientèle féminine, 25,1% des financements pour les groupements.
Dépôts en hausse de 20,4%
Dans le même temps, les dépôts ont également progressé. Le Togo enregistre ainsi une hausse de 55, 46 milliards FCFA, par rapport au premier trimestre 2021, soit une progression de 20,4% en glissement annuel.
Dans la sous-région, les pays qui portent, en volume, la plus importante progression sont la Côte d'Ivoire (+100,43 milliards FCFA), le Burkina Faso (+81,34 milliards FCFA sur la période). Au total, le montant des dépôts collectés a progressé d’environ 336 milliards FCFA sur la période, pour s'établir à 2076,84 FCFA, en hausse de 19,3% par rapport au premier trimestre de l’année précédente.
Les dépôts à vue sont prépondérants avec une part de 58,1% du total des dépôts. Les dépôts à terme et les autres dépôts constituent respectivement 21,0% et 20,9%. En outre, l'épargne mobilisée par les SFD a été constituée à hauteur de 43,4% par les hommes, 22,2% par les femmes et 34,4% par les groupements.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, des inspecteurs du ministère du commerce ont effectué le mardi 23 août 2022, une descente à des points de vente du gaz butane à Lomé. Objectif : s’assurer du respect des nouveaux prix fixés par le gouvernement le 18 août 2022.
L’initiative, apprend-on, est consécutive à la poursuite des spéculations malgré le réajustement des coûts par les autorités du pays.
Au cours de l’inspection, l’équipe de contrôle a relevé principalement le choix délibéré des distributeurs de ne pas afficher les prix afin de vendre cette ressource au-delà du coût indiqué.
Dans l’optique de faire respecter les nouveaux prix, le ministère a exigé l’affichage des prix à tous les points de vente, conformément à la loi sur la concurrence.
Par ailleurs, prévient-on, les distributeurs qui continueront à surenchérir seront punis conformément aux dispositions en vigueur. Plus précisément, ils risquent de subir des sanctions allant des amendes à la suspension de leur agrément de distribution de gaz.
Esaïe Edoh
Annoncée en juin dernier par Robert Dussey au lendemain de la visite de Wu Peng, Directeur général du département chinois des affaires africaines, l’annulation d’une dette arrivée à échéance fin 2021, mais que le Togo restait devoir à la Chine, a été confirmée jeudi 18 août dernier par Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères.
Si le montant réel n’a pas été communiqué par les autorités chinoises, Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires Etrangères avait indiqué dans un tweet en date du 29 juin 2022, que cette remise de dette concernait un total de “16 millions de Yuans Renmimbi, soit 1,5 milliard Francs CFA de dettes sans intérêts, arrivées à échéance en 2021”.
Je remercie M. Wu Peng, DG Afrique et SG du comité de suivi du #FOCAC pour l’Annulation de 16 millions de Yuans Renmimbi, soit 1,5 milliards de francs CFA, de dettes de prêts sans intérêts arrivées à échéance en 2021. ??. @MFA_China pic.twitter.com/qwQiKadtBW
— Robert Dussey (@rdussey) June 29, 2022
Aux côtés du Togo, 16 autres pays devraient bénéficier de ce coup de pouce de la Chine. L’initiative est un tour de force visant à convaincre qu'il n'y a pas de « piège de la dette chinoise » alors que le géant asiatique est accusé par les puissances occidentales, avec à leur tête les Etats-Unis, d’avoir alourdi la dette des pays africains à coups de prêts peu avantageux. Accusations que Pékin rejette d’emblée.
« Les prêts accordés par la Chine disposaient de taux d’intérêt fixes et inférieurs aux taux commerciaux et aux taux des prêts accordés par la Banque africaine de développement (BAD), qui se situent généralement entre 4 et 10 % », a défendu Wang Wenbin, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères (MAE).
De son côté, Wang Yi défend un partenariat chinois gagnant-gagnant plus que généreux sur le continent en matière de mesures d’assouplissement de la dette africaine. Ainsi, selon le diplomate, entre 2000 et 2019, 3,4 milliards $ de dette avaient été annulées et environ 15 autres milliards $ dont 5,7 milliards FCFA en 2020, restructurées dans le cadre du plan d’allègement de la dette du G20 pour les pays pauvres. Initiative dont a bénéficié le Togo sur ses engagements envers Eximbank China, premier créancier extérieur du pays, devant des institutions comme le FMI (200 milliards FCFA) et la Banque mondiale (152 milliards FCFA - IDA).
Du côté de Lomé, on justifie la forte exposition du pays à Eximbank : « Il faut relever que les financements d'Eximbank Chine ont permis de réaliser de grands travaux d'infrastructures, notamment le projet de réhabilitation et d’extension de l'Aéroport international GNASSINGBE Eyadema et l'aménagement de voies de contournement au Togo ». Avec des financements au taux fixe de 2% sur 20 ans, assortis de 7 ans de différé, les caractéristiques officielles de la dette due à l’Eximbank chinois restent toutefois meilleures par rapport aux plus de 4,5% facturés par le Français Société Générale ou le Japonais MUFG Bank, deux autres prêteurs commerciaux du Togo.
De fait, il s’agit de prêts de type commercial, mais sous des conditionnalités presque concessionnelles, qui du côté de Lomé, donnent de l’eau à la bouche. D’autant que les autorités locales ne manquent pas d’afficher leur intention de recourir à nouveau à ces financements chinois, qui se raréfient sur le continent, pour plusieurs projets dont le dédoublement de la nationale N°1, corridor charnière pour desservir les pays de l’hinterland, alors que Lomé veut renforcer sa position de hub logistique sous-régional.
Fiacre E. Kakpo
Un an après son lancement, Wezou, le programme d’accompagnement médical et financier de la femme enceinte et du nouveau-né, a mobilisé plus de 1,3 milliard FCFA. C’est ce qu’indiquent les dernières mises à jour rendues publiques par la présidence togolaise, qui couvrent la période septembre 2021 - juillet 2022.
Ces fonds ont permis notamment, selon la même source, d’appuyer plus de 376 500 femmes, pour plus de 206 000 consultations prénatales réalisées sur la période. Au total, on dénombre plus de 909 000 prestations réalisées, dont près de 100 000 accouchements effectués (99 707 précisément) et 666 césariennes.
Notons qu'en mai dernier, trois mois plus tôt, ce chiffre était encore de 950 millions FCFA, pour quelque 160 000 femmes enrôlées.
Un an après son lancement, #Wezou, programme d'accompagnement médical et financier initié par le chef de l'État, afin de réduire la mortalité maternelle et néonatale, enregistre des résultats prometteurs.
— Présidence Togolaise/Togolese Presidency (@PresidenceTg) August 23, 2022
Ci-dessous, les chiffres clés de septembre 2021 à juillet 2022.
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Pour rappel, Wezou, accompagne les femmes enceintes ciblées dès la confirmation de leur grossesse (jusqu’au 42è jour de grossesse) et vise à réduire les taux de mortalité maternelle et néonatale. Au lancement du programme en août 2021, le gouvernement avait annoncé un portefeuille de 3 milliards FCFA pour sa mise en œuvre.
Ayi Renaud Dossavi
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Les autorités togolaises veulent réaliser une étude diagnostique sur l’éducation financière.
D’après le Ministère chargé de l'inclusion financière et de l'organisation du secteur informel il s’agira, entre autres, de faire un état des lieux des initiatives et programmes d’éducation financière existants au niveau national (outils, stratégies, approches et pratiques) et de passer en revue les thèmes et modules d’éducation financière élaborés par les programmes existants.
Cette mission devrait également déboucher sur la réalisation de la cartographie des besoins en éducation financière des populations en général et des groupes cibles de la Stratégie Nationale d’Inclusion Financière (SNIF) en particulier (Adultes ruraux, femmes, jeunes, Très petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME), secteur informel).
Un avis d’appel à manifestation d’intérêt a été lancé afin de recruter une structure internationale pour accompagner le Togo à cet effet.
Selon l’avis, publié dans le quotidien d’Etat (Togo Presse, parution du lundi 22 Août 2022), les acteurs intéressés peuvent jusqu’au 30 août prochain, adresser leurs propositions à la personne responsable des marchés du ministère chargé de l'inclusion financière et de l'organisation du secteur informel.
Ayi Renaud Dossavi
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Lomé va accueillir du 7 au 9 septembre prochains, le 6è forum de l’Union africaine (UA) sur l’état de la justice transitionnelle sur le continent. Une mission de la commission de l’UA et du Centre d’Etude de la Violence et de la Réconciliation (CSVR) et les autorités togolaises ont récemment échangé du projet d’organisation dudit forum.
A cette assise de Lomé qui se déroulera autour du thème « Justice transitionnelle et capital social en Afrique », indique l’équipe d’organisation, une évaluation de la justice transitionnelle en Afrique sera faite. Aussi, précise-t-on, la rencontre sera le cadre de définition de nouvelles stratégies pour renforcer les mécanismes et les pratiques de ce type de justice sur le continent.
Le choix de Lomé pour accueillir cet événement, selon le chef de mission de l’UA, John Ikubaje, se justifie par l’expérience et l’expertise du pays dans la mise en œuvre des recommandations de la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR) faites par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN).
« Grâce à l’expérience et aux efforts du Togo en matière de justice transitionnelle, nous avons décidé de tenir ce forum à Lomé. Durant cinq jours, nous avons eu de fructueuses discussions avec le HCRRUN et le comité interministériel, pour analyser les aspects nécessaires, en vue d’un succès de cette importante assise », déclaré l’émissaire de l’UA.
Notons que ce forum est une plateforme annuelle multipartite, visant à examiner l’état de la justice transitionnelle en Afrique. Pour le compte de cette édition de Lomé, près de 200 participants sont attendus.
Esaïe Edoh
Sous forte pression depuis la crise sanitaire qui a fait tourner l’économie mondiale au ralenti, le déficit commercial (services y compris) du Togo s’est dégradé à nouveau en 2021, se creusant de plus de 21% à 467,5 milliards FCFA (10% du PIB), malgré une bonne tenue des exportations dans un contexte de reprise économique, marqué par la flambée des cours des produits pétroliers.
Concrètement, les exportations togolaises sont passées de 695 milliards FCFA à 748,6 milliards FCFA, soit une augmentation de 7,7%. Cette hausse a été surtout tirée par une progression importante des ventes de coton qui, après avoir sous-performé en 2020, tombant à 36,5 milliards FCFA en raison de la Covid-19 et de la baisse globale de la production nationale, ont rebondi en 2021, atteignant 51,6 milliards FCFA.
Insuffisant tout de même pour couvrir une hausse plus importante de 12% des importations qui se sont établies à 1 257,5 milliards FCFA, induite par la facture pétrolière qui s’est envolée. Les produits pétroliers, en hausse de 58%, ont coûté 261,4 milliards FCFA, soit plus de 96 milliards FCFA de plus qu’en 2020.
Alors que la crise sanitaire liée à la Covid-19 a bloqué les chaînes d’approvisionnement mondiales, surtout maritimes, les logisticiens à destination du Togo, sont l’une des principales victimes du renchérissement des coûts du fret maritime. Les factures du fret global et des assurances ont augmenté de 12% à 302 milliards FCFA. L’impact s’est légèrement ressenti sur la balance des services qui a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis 2019, passant de 94,5 milliards FCFA d’excédent à 41,3 milliards FCFA fin 2021.
Cette conjoncture peu favorable s’est poursuivie depuis le début de cette année 2022, et a été exacerbée par la crise russo-ukrainienne qui a alimenté une inflation galopante. Notamment sur les produits alimentaires, pétro-gaziers, dans un contexte de production cotonnière nationale en dégringolade, et d’une facture des importations qui devrait être salée.
En cause, la baisse criante du cours de l’euro, devise à laquelle est arrimé le franc CFA, face au dollar américain, monnaie dans laquelle se libellent la plus grande partie des importations togolaises notamment les hydrocarbures. Aussi, les ventes de phosphate et de coton, principales sources de devises du pays, ne devraient-elles suffire à combler le gap occasionné par l’envolée des prix des produits pétroliers.
Fiacre E. Kakpo