Le Togo veut introduire un label national pour les produits conformes à ses normes de qualité. Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale (MCICL) vient de lancer à cet effet, un concours de création de logotype et de la signature de la marque nationale de conformité aux normes applicables sur le territoire.
Le concours, ouvert à toute personne physique ou morale (agence de communication, infographe, graphiste, etc.) régulièrement installée au Togo, vise à créer un logotype et une signature de la marque nationale de conformité aux normes togolaises. « Cette marque sera le label de qualité des produits/services des entreprises togolaises. », selon l’annonce publique.
Il s’agit notamment, pour le ministère dirigé par Kodjo Adedze, de renforcer les capacités opérationnelles de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et ses structures techniques.
La date butoir pour soumettre les propositions au secrétariat particulier de la personne responsable des marchés publics du Ministère chargé du Commerce, est fixée au 23 août 2022 à 17 h 00 min GMT.
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La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) en qualité de chef de file, Ecobank-Togo et BIA Togo (Groupe Attijariwafa Bank) ont conclu, le mardi 16 août 2022 avec Arise Groupe, un accord de financement de 145 millions €, soit plus de 95 milliards FCFA.
Précisément, ces concours financiers d’Afreximbank, Ecobank et BIA Togo respectivement de l’ordre de 85 millions €, 45 millions € et 15 millions €, serviront à la réalisation de projets de construction des infrastructures sur la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) qui entre dans sa deuxième phase.
“Ce pool bancaire rejoint ainsi la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), qui a mis en place en faveur de PIA Togo, un crédit d’environ 30,5 millions € (20 milliards francs CFA) dont la convention a été signée le 21 octobre 2021”, indique-t-on.
Au surplus, cette convention permet de boucler le plan de financement de la PIA, un important projet pour l’économie togolaise évalué à environ 247 millions €, apprend-on.
Notons que la PIA est opérationnelle depuis juin 2021, date où elle a été inaugurée. Dans sa première phase, le site abrite une zone industrielle, une zone logistique, un centre commercial et résidentiel, et des infrastructures de grade mondial. Pour le compte de la seconde phase, il est prévu la construction des industries de transformation agricole notamment de noix de cajou, ananas, maïs, mangue, sésame, etc. et autres.
Esaïe Edoh
Le Togo va se doter d’un pôle régional de la cybersécurité, dénommé Centre Africain de Cybersécurité, avec l’appui de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA). Les deux parties ont signé à cet effet, un mémorandum d’entente (MOU), indique un communiqué conjoint émis le mardi 16 août 2022.
« La République togolaise et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sont heureuses d’annoncer la signature d’un mémorandum d'entente pour une étroite collaboration en vue de la construction du Centre Africain de Coordination et de Recherche en Cybersécurité au Togo. », annonce-t-on.
Pour la nouvelle structure prévue pour être basée à Lomé, il s’agira notamment de fournir au niveau sous-régional, une expertise en matière de cybersécurité et de mener des activités liées à la promotion de la cybersécurité et aux enquêtes sur la cybercriminalité.
« Nous sommes heureux de nous associer à la CEA pour renforcer notre engagement à faire de la cybersécurité, une priorité absolue pour nos Etats. », s’est réjouie Cina Lawson, Ministre de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale du Togo, dans le cadre de ce projet. « Nous ambitionnons de faire de notre pays, un véritable hub numérique en Afrique. Notre modèle de partenariat avec le secteur privé est l’une de nos approches innovantes que nous voulons mettre en avant pour inspirer d'autres pays pour un cyberespace plus sûr sur le continent. », a-t-elle ajouté.
Selon les premières informations, les missions de ce centre seront entre autres : de renforcer les capacités et soutenir les agences de cybersécurité établies dans les pays africains ; de collaborer avec les gouvernements africains, les décideurs, les forces de l'ordre et les experts en sécurité. Ceci, afin de créer des cadres efficaces pour évaluer et atténuer les cybermenaces, promouvoir la cybersécurité dans la région ; et de mettre à disposition, des capacités techniques et de recherches hautement spécialisées, pour la promotion de la cybersécurité dans la région.
Le Togo n’est pas du reste pas à ses débuts, dans ses ambitions pour le renforcement de la cybersécurité au niveau régional et continental. En mars dernier, le pays de Faure Gnassingbé avait ainsi réuni les chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants du secteur privé ainsi que leaders de la société civile, autour de la question, à la faveur du 1er Sommet de la Cybersécurité, coorganisé avec la CEA. A cette rencontre internationale, avait justement été adoptée, « la Déclaration de Lomé sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité », dite Déclaration de Lomé.
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Au Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR) qui devrait, selon la Loi de Finances 2022, mobiliser 814 milliards FCFA pour financer les dépenses de l’Etat, annonce avoir collecté entre janvier et juillet 2022 près de 504 milliards FCFA. Ce qui correspond à environ 62% des prévisions de recouvrement des recettes.
C’est le bilan à mi-parcours, présenté la semaine écoulée par le Commissaire général, Philippe Kokou Tchodie, qui s’est d’ailleurs félicité de la « bonne progression de mobilisation de recettes ».
« Nous avons fait une bonne progression malgré le contexte économique et social de la sous-région et une atmosphère tendue au niveau national. Nous avions réussi à mobiliser entre 62% et 63% de nos recettes annuelles qui présentent une bonne progression. Ce qui augure une bonne tendance de la mobilisation de recettes demandées par le gouvernement d’ici la fin de l’année », a indiqué le N°1 de l’administration fiscale togolaise.
L’OTR annonce par ailleurs, l’élaboration d’une stratégie de mobilisation de recettes sur la période 2023-2025 afin de faire progresser le taux de pression fiscale de 13,6% en 2021 à 15%, à l’horizon 2025.
En rappel, pour le compte de l’année dernière, le fisc togolais avait mobilisé en tout, 780 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Au Togo, Moov Africa s’invite dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat. L’opérateur de téléphonie mobile a officiellement lancé vendredi à Lomé, la première édition d’une compétition dénommée ‘Moov Africa Start Up Challenge ’.
L’initiative, déployée également dans les autres pays où opère la filiale du groupe Maroc Telecom, s’inscrit dans le cadre de la promotion du numérique, mais également d’un “entrepreneuriat moderne et innovant”. Concrètement, il s’agit, explique Abdellah Tabhiret, DG de la filiale togolaise, “d’identifier, d’aider, promouvoir et financer les entrepreneurs de l’écosystème startup au Togo, qui ont le courage et l’audace de lancer de nouveaux projets, et qui croient comme nous dans le grand potentiel de ce pays”.
Les projets innovants attendus devront, selon les organisateurs, avoir un impact positif sur les communautés, quel que soit le domaine (santé, finance, agriculture, tic, etc.). Le concours se déroulera en plusieurs phases distinctes (dépôt des projets, présélection, programmes d’accélération avec des séances de formation et d’accompagnement, finale nationale), qui conduiront à une finale internationale réunissant les lauréats et meilleurs projets de chaque pays.
Au total, une cagnotte de 11 millions FCFA est mise en jeu, avec des dotations respectives de 6, 3 et 2 millions FCFA pour les trois premiers lauréats. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 août prochain.
Ces dernières années, plusieurs compétitions du genre ont vu le genre, portées par des groupes opérant dans des secteurs variés : finance, énergies, agriculture ou encore santé.
Octave A. Bruce
Au Togo, les activités sur le Lac Nangbéto sont suspendues du 15 août au 15 novembre 2022, période correspondant au repos biologique des poissons. C'est ce que rappelle Edem Kokou Tengue, ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, dans un communiqué émis à l’endroit des usagers du Lac.
« Le repos biologique, instauré sur le lac de Nangbéto dans le cadre des mesures de gestion durable, vise à favoriser le repeuplement du lac en ressources halieutiques en vue d’assurer leur durabilité dans l’intérêt des générations présentes et futures. », indique l’autorité.
Ainsi, tous les contrevenants, surpris en train de « pêcher sur ce lac, de transporter ou de vendre les produits de pêche provenant de ce lac », seront punis conformément à la loi en vigueur, indique-t-on.
Pour rappel, outre les activités de pêche, le Lac Nangbéto fournit du poisson via l'aquaculture. Le site est ainsi le lieu de déploiement du Projet de Développement de l’Aquaculture au Togo (PDAT), qui a fourni pour quelque 380 millions FCFA de matériels aux producteurs piscicoles en vue de booster l’élevage de Tilapia. Jusqu’à avril 2022, cet investissement aura permis de produire près de 30 tonnes de tilapia à destination du marché local.
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Le Japon et le Togo ont conclu le jeudi 11 août 2022, un accord de financement de 1,75 milliard FCFA au profit des populations togolaises vulnérables. La convention a été signée par le ministre togolais de l’agriculture Antoine Lekpa Gbégbéni et Ikkatai Katsuya, Ambassadeur du Japon au Togo.
A travers ce protocole qui s’inscrit dans le cadre du Projet Kennedy Round, le Togo va réceptionner une quantité de riz blanc au profit des populations vulnérables sur l’ensemble du territoire national. Selon le Japon, ce soutien vise à aider Lomé à faire face aux effets du changement climatiques sur les productions du riz, notamment, ainsi qu’aux perturbations économiques liées à la Covid-19.
C’est aussi une façon de soutenir le gouvernement togolais qui fournit des efforts considérables pour assurer à sa population, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, apprend-on.
Notons que grâce à des cargaisons de riz déjà offertes cette année par les autorités du pays du Soleil levant dans le cadre du projet KR, le Togo selon Antoine Gbégbéni, a « financé plusieurs projets inscrits dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025 pour le secteur agricole. Il s’agit notamment de la mise en place des zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et du désenclavement des régions du Togo à travers l’aménagement des pistes rurales ». Ceci, grâce aux fonds de contrepartie de la vente du riz KR.
En rappel, cette année, le Togo a déjà obtenu du gouvernement japonais, 6000 tonnes de riz blanc pour une valeur de 3 milliards FCFA. Une cargaison de riz blanc d’environ 2 700 tonnes pour le compte de ce projet est attendue en début 2023.
Esaïe Edoh
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Le Togo fait le point sur ses engagements pris dans le cadre de la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf). C’est à la faveur d’un atelier national de révision, d'une durée de quatre jours, lancé mardi 09 août 2022 à Lomé, avec l’appui de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). C’est ce qu’indique le ministère en charge du Commerce.
« Quand on dit révision, c’est qu’il y a eu une première étape. Cette première étape a consisté en l’élaboration de la liste des engagements spécifiques du Togo. (...) Chaque pays de la CEDEAO doit à présent procéder à la révision de sa liste en tenant compte des observations formulées par le Secrétariat de la ZLECAf et les autres Etats. C’est cet exercice qui débute aujourd’hui avec les acteurs du secteur de la communication », a expliqué Katchali Batchassi, Directeur du commerce extérieur et négociateur en Chef de la ZLECAf pour le Togo.
En effet, dans le cadre de l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale, les pays ont décidé de libéraliser en premier, cinq secteurs que sont les services de transports, les services de communication, les services financiers, les services fournis aux entreprises et les services relatifs au tourisme et aux voyages. Ceci a conduit chaque pays à élaborer une liste d’engagements.
Il s’agit ainsi, durant ces travaux, de recevoir le feedback du Secrétariat de la ZLECAf (autorité en charge du déploiement de la zone), qui, suite à la verification, a fait ses observations. Cette réévaluation intervient en prélude aux négociations sur les cinq secteurs prioritaires entre pays membres.
Pour rappel, la ZLECAF, dont la mise en oeuvre a commencé le 1er janvier 2021, totalise aujourd’hui 54 Etats signataires dont 43 ont déposé leurs instruments de ratification.
Le Togo et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne vont bénéficier d’un financement américain, dans le cadre d'un programme de renforcement de la démocratie sur le continent. La facilité, qui représente un investissement de 2 milliards $ sur dix ans, a été annoncée par le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, en début de semaine (lundi 8 août), lors de son discours d’allocution, pendant sa visite en Afrique du Sud.
By 2050, 1 in 4 people on Earth will be African. Our strategy for sub-saharan Africa is rooted in the recognition that this large, diverse region is a major geopolitical force—one that has shaped our past, is shaping our present, and will shape our future: https://t.co/uY9XPiKxyQ
— Secretary Antony Blinken (@SecBlinken) August 8, 2022
Ces fonds seront déployés dans le cadre du « Global Fragility Act », un mécanisme du département d’Etat qui vise à favoriser des « sociétés plus pacifiques, plus inclusives et plus résilientes dans des endroits où les conditions sont propices aux conflits ».
Plus concrètement, le programme prévoit que les USA apportent leur aide dans des domaines précis qu’ils auront identifiés. Cette stratégie américaine s’appuie sur « des décennies de leçons apprises en matière de prévention des conflits, comme le fait de cultiver de bonnes relations entre les dirigeants communautaires, les responsables gouvernementaux et les forces de sécurité, qui sont essentielles pour désamorcer les tensions avant qu'elles ne dégénèrent en violence, et de renforcer la résilience face aux effets déstabilisants du changement climatique, comme des sécheresses plus fréquentes et plus graves », d’après le Secrétaire d’Etat américain.
Au Togo, la diplomatie de l’administration Biden, représentée par l’ambassadeure Fitzsimmons, se positionne aussi de plus en plus sur le terrain du renforcement de la sécurité, dans un contexte de terrorisme grandissant, au Sahel et dans le Golfe de Guinée. Le Togo va ainsi coopérer avec l’Oncle Sam, sur une mission pluriannuelle de prévention des conflits en Afrique.
Hormis le Togo en Afrique de l’Ouest, on retrouve notamment le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, et la Guinée, parmi les bénéficiaires annoncés.
Par ailleurs, un sommet USA-Afrique s'annonce en décembre prochain, autour des questions de coopération sur plusieurs sujets entre Washington et ses partenaires africains, tels que la sécurité alimentaire en plein conflit russo-ukrainien et le changement climatique. Ceci intervient aussi à un moment où des puissances concurrentes à l'Oncle Sam comme la Russie, font un appel du pied au continent africain, sur le terrain économique et diplomatique.
Ayi Renaud Dossavi
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Les Etats du Togo et du Gabon ont conclu la semaine dernière à Libreville, un protocole d’accord sur la suppression des frais de roaming au profit des abonnés des services de téléphonie mobile des deux pays. La nouvelle a été rendue publique ce mardi 9 août 2022 par l’Autorité de régulation des communications électroniques et postes (Arcep).
Précisément, grâce à cet accord, une baisse drastique des prix sera effective sur les communications mobiles (voix, data et sms) en itinérance, favorisant ainsi la mobilité des citoyens. Également, indiquent les régulateurs des deux pays, « il sera désormais possible d’utiliser une carte SIM togolaise au Gabon et vice-versa sans payer de frais de roaming qui rendent ces communications mobiles extrêmement chères ».
Aussi « la réception des appels sera désormais gratuite et les appels émis dans le pays visité seront facturés aux tarifs locaux hors forfaits, soit jusqu’à 10 fois moins chers qu’actuellement”.
Ce protocole qui renforce la coopération entre le Togo et le Gabon, selon les deux régulateurs, s'inscrit dans le cadre de la création d’un marché unique africain au sein de l’alliance SMART AFRICA dont le Togo fait partie. A ce titre, le Togo entend poursuivre l’élargissement dudit accord avec l’intégration d’autres pays d’Afrique.
Esaïe Edoh