Au Togo, les experts du ministère de la planification planchent sur le Schéma de développement de l'espace régional (SDER). Il s’agit d’un document stratégique produit au niveau de l'Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en vue de mettre en place, un comité national sur la question. Le département ministériel organise jusqu’à jeudi 28 juillet à Lomé, un atelier pour s’outiller sur ce cadre de planification.
Le SDER comporte deux volets, comme l'explique Dr Yendoubé Demakou, Directeur de l'orientation spatiale du territoire.
« Le volet A traite de tout ce qui est corridor, les infrastructures routières, les infrastructures de téléphonie communication, les fibres optiques, les hautes tensions. Le volet B concerne des aspects comme l'agriculture, les industries, qui doivent être pris en compte dans les schémas nationaux d'aménagement du territoire. Les Etats doivent ainsi contextualiser le volet A tout en travaillant sur le volet B, à leurs niveaux respectifs. », indique-t-il.
Pour cet expert, la prise en compte du texte dans les politiques nationales de planification, « va permettre de mieux localiser les infrastructures, les équipements, les activités sur l'ensemble du territoire communautaire et de maîtriser les potentialités dans chaque coin du territoire communautaire ». Et ainsi, de « permettre à tout citoyen, quel que soit son milieu de résidence, d'avoir accès aux services sociaux de base. »
Les travaux ont été lancés par Edjeou Essohanam, directeur de cabinet du ministère de la planification, du développement et de la coopération.
Au Togo, le gouvernement annonce une baisse sur les péages pour certains types de véhicules, à compter de ce jeudi 28 juillet 2022. Ceci intervient, indique le ministère du commerce, dans le cadre des « actions de soutien aux populations », face à l'impact des crises sur le coût de la vie.
La diminution concerne en particulier les véhicules de transport marchand, de biens et de personnes (bus et camions poids lourds).

Le prix pour les minibus de 15 places, par exemple, passe de 600 FCFA à 500 FCFA aux péages ; dans le même temps, les poids à 4 ou 5 essieux paieront désormais 3000 FCFA au lieu de 3500 FCFA précédemment.
Rappelons que dans le cadre des mesures de soutien face à la vie chère dans le secteur des transports notamment, l'exécutif a déjà annoncé pour cette année, la suspension de taxes comme la TVM.
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Au Togo, les consommateurs des services de téléphonie mobile ont la possibilité de refuser de recevoir des messages de masse à visée publicitaire ou commerciale. Dans un communiqué datant de ce mardi 26 juillet 2022, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a appelé les sociétés de téléphonie mobile en activité au Togo à offrir la possibilité à leurs clients de jouir de ce droit.
En effet, cet appel fait suite aux plaintes des consommateurs portant sur l’envoi de messages intempestifs à caractère publicitaire ou commercial par les opérateurs de services de communications électroniques. Ces plaintes ont été recueillies lors de l’enquête de satisfaction réalisée par l’ARCEP auprès des clients des services de communications électroniques au Togo, du 30 mai au 17 juin 2022.
Concrètement, il s’agit pour les opérateurs de « permettre à chaque client de décider de ne plus recevoir de message à caractère publicitaire ou commercial sur son téléphone par une notification à travers un code USSD et d’indiquer désormais à la fin de tout message SMS à caractère publicitaire ou commercial, le code USSD permettant au client de notifier à l’opérateur son refus de recevoir ce type de message ».
L’obligation d’offrir aux clients l’option de désactiver les messages de masse à visée publicitaire ou commerciale, précise le régulateur, est inscrite au cahier des charges des opérateurs (Moov Africa Togo et Togo Cellulaire).
Esaïe Edoh
Orabank-Togo, filiale d’Oragroup, un groupe bancaire panafricain basé à Lomé, va procéder à la première cotation de son emprunt obligataire sur le marché financier de l’Uemoa, le jeudi 28 juillet prochain.
Dénommé « FCTC ORABANK 7 % 2021-2026 », cet emprunt représente une levée de 25 milliards FCFA, effectuée, l’an dernier.
« La première cotation de l'emprunt "FCTC ORABANK 7 % 2021-2026 ", admis au compartiment des obligations de la BRVM, aura lieu le jeudi 28 juillet 2022. », indique en effet, la banque, dans un récent communiqué.
L'opération va se réaliser avec la participation de la Société de Gestion de Fonds Communs de Titrisation de Créances (SG FCTC) AFRICA LINK CAPITAL TITRISATION et la Société de Gestion et d'intermédiation (SGI) NSIA FINANCE, sous les auspices de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM).
Pour cette première cotation, le cours de référence des titres est fixé à 10 000 FCFA, selon le BRVM.
Rappelons que cet emprunt obligataire, lancé le 10 décembre 2021 (pour une période de souscription d’un mois) avait été clôturé par anticipation avec un taux de sursouscription de 152%.
L’émission publique des titres " FCTC ORABANK 7 % 2021-2026 ", au prix de 10 000 FCFA par obligation, a été bouclée avec la souscription de 2 500 000 obligations. Ce succès aura permis à Orabank, de devenir le premier établissement bancaire du Togo à se refinancer sur le marché de l’UEMOA par ce mécanisme.
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L’exécutif togolais réuni en conseil des ministres le lundi 25 juillet 2022, a annoncé la poursuite des réformes dans le secteur éducatif. L’annonce fait suite à la présentation des taux de réussite aux différents examens par le ministre en charge du secteur, Dodzi Kokoroko
Selon le communiqué sanctionnant la rencontre, la démarche vise à “améliorer le système éducatif, les actions et réformes ayant conduit à l’obtention de ces résultats encourageants”.
Elle permettra également de maintenir le climat constant de dialogue et de concertation avec les organisations syndicales d’enseignants et de parents d’élèves, indique-t-on.
Pour rappel, cette année, le taux de réussite au CEPD est de 93,30%, 82,99% au BEPC, 78 % au BAC 1 Général et 71,71% au le BAC 1 technique. Au BAC II, tous enseignements confondus, le taux est de 74,34%.
Au Togo, le gouvernement prévoit sur la période 2023-2025, des dépenses à hauteur de 167 milliards FCFA pour les logements et équipements collectifs. C’est ce qui ressort du Document de programmation budgétaire économique et pluriannuelle (DPBEP), consulté par Togo first.
Dans le détail, les dépenses prévisionnelles de 2023 pour les logements sociaux et équipements collectifs tournent autour de 50 milliards FCFA, tandis que pour 2024 et 2025, les projections sont évaluées respectivement à 52 et 64 milliards FCFA.
L’enveloppe prévue devrait servir principalement à la réalisation du projet gouvernemental de construction de 20 000 logements sociaux à l’horizon 2025. Ceci, conformément aux ajustements opérés par les autorités suite aux effets de la Covid-19 sur l’économie togolaise.
Les ressources annoncées, devraient également financer la finalisation du code de l'urbanisme, qui encadre l'urbanisme et la construction au Togo.
Notons que les prévisions de dépenses relatives aux projets de logements pour le compte de l’année en cours sont estimées à 50 milliards FCFA, alors qu’entre 2019 et 2021 selon les données officielles, elles étaient évaluées à plus de 72 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut introduire une politique de l’industrie du textile et de l’habillement, sur la période 2022- 2030. Un décret a été examiné à cet effet, à la faveur du Conseil des ministres tenu, lundi 25 juillet 2022.
« Dans la perspective de renforcer ses capacités de transformation du coton ainsi que l’attractivité de sa destination, notre pays se dote d’une politique intégrée de l’industrie du textile et de l’habillement qui mettra l’accent sur l’amélioration de la production et la transformation du coton produit au Togo. », indique le relevé du Conseil des ministres.
Si l’on en a encore peu de détails sur la future politique du textile et de l'habillement, elle devrait cependant s'appuyer, d’une part sur la capacité du pays à attirer des investisseurs extérieurs, avec de facilités administratives et fiscales, comme un statut de zone franche dans le secteur, ainsi que sur la capacité de transformation du textile via la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA).
En effet, il y a quelques semaines, l'exécutif avait adopté un projet de loi, visant à introduire le statut de Zone franche dans le secteur du textile et de l’habillement.
L'objectif est de faire du secteur, un levier de promotion de l’emploi, « d’augmenter le revenu par habitant de la population et ainsi, de contribuer à l’amélioration de l’économie nationale », selon les autorités togolaises.
« La mise en œuvre de cette politique permettra, en outre, de réaliser l’ambition du pays en matière de création de véritables industries extractives et transformatrices, conformément à la Feuille de route gouvernementale 2020 - 2025 », ajoute le gouvernement de Victoire Tomegah Dogbe.
Ayi Renaud Dossavi
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Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence, a pris part, ce 21 juillet 2022, à un webinaire de dialogue politique sur l’impact de la guerre russo-ukrainienne sur les prix des matières premières et des produits alimentaires en Afrique.
Cette rencontre, organisée par la Commission Economique pour l’Afrique des Nations unies (CEA), a connu la participation des ministres du Plan et des Finances du Togo, du Rwanda, de l’Ethiopie et de l’Egypte, des universitaires ainsi que des instituts de recherche et de statistiques.
Les réflexions ont porté notamment sur les effets de la guerre russo-ukrainienne sur le développement des économies africaines ainsi que les perspectives en vue d’amortir les chocs induits par cette crise.
« La pandémie de Covid-19 a été un frein aux aspirations des pays africains dont le Togo. Le conflit russo-ukrainien vient aggraver une situation socioéconomique post-Covid déjà fragilisée. Cette situation, couplée avec les chocs climatiques, perturbe l’offre et les prix sur les marchés internationaux et locaux des matières premières et des produits alimentaires. Elle met à rude épreuve la volonté des pays africains de mettre en œuvre une politique de redistribution de richesses. Cela limite les capacités et l’efficacité de leurs plans budgétaires, mettant ainsi à mal les économies », fait constater la ministre.
Face à ces défis, « le gouvernement togolais a pris une série de mesures en vue de renforcer la résilience économique du pays », a-t-elle souligné
Des efforts qui permettent au pays d’espérer une croissance robuste de 5,9% cette année contre 5,5% en 2021, même si les prévisions initiales tablaient sur 6,1% pour 2022.
Alors qu’aux problèmes économiques (inflation, dette, diminution des recettes fiscales) sont venues se greffer les menaces sécuritaires notamment les attaques terroristes en Afrique de l’Ouest, Sandra Ablamba Johnson préconise une sorte de « plan Marshall » pour le continent.
« Afin d’assurer davantage son rôle de garant de la sécurité, du bien-être et de la prospérité pour tous sur le territoire national, le gouvernement togolais s’organise pour faire face à ce double défi, les conséquences de la guerre russo-ukrainienne et la menace djihadiste et l’extrémisme violent »
La ministre appelle ainsi à un accroissement de l’allocation des Droits de tirage spéciaux (DTS), l’accélération de leur réallocation et la mise en place de mécanismes plus souples pour l’accès à ces fonds. Ceci, pour aider les pays à faire face à la facture des importations de produits pétroliers, d’engrais et des denrées alimentaires. Ces mesures devront s’accompagner de l’accélération de la restructuration de la dette et du relâchement du déficit pour permettre aux pays d'accroître les dépenses publiques ainsi que de financer les actions de résilience et de relance économique, a-t-elle soutenu.
A terme, le Togo, important producteur de produits agricoles bio, veut faire le pari des engrais biologiques en vue de pallier les difficultés d’importation de l’engrais, et de la consommation locale, a soutenu la Secrétaire générale de la présidence de la République qui a plaidé, devant les experts de la CEA, pour la promotion de la production de ces fertilisants.
Fiacre E. Kakpo
Lancés en 2020, les deux lots des travaux de réhabilitation du tronçon Avépozo-Aného sur la nationale 2, affichent à ce jour un niveau de réalisation de 84% et 65%. Ils devraient être achevés et livrés en décembre prochain.
L’information est diffusée à la faveur d’une visite de terrain réalisée vendredi dernier par la ministre togolaise des travaux publics, Zouréhatou Tcha-Kondo Kassa-Traoré, pour constater l’évolution du projet. En mission de contrôle sur ce chantier long de 30 km, elle était accompagnée d’une délégation de partenaires techniques et financiers (UE, BAD, BOAD).
« Dans l’ensemble, la qualité des ouvrages est satisfaisante, sauf certains ajustements à faire. Les travaux avancent bien à part quelques retards que nous avons notés, et sont réalisés selon les normes internationales. Nous avons donné des instructions pour que le délai soit respecté », a-t-elle déclaré.
Rappelons que les 2 lots comprennent respectivement, la mise en œuvre en 2x2 voies de la route nationale 2 sur le tronçon Avépozo-Togokomé (10 km) et aménagements connexes ; et la mise en œuvre 2x2 voies de la route nationale 2 sur le tronçon Togokomé-Aného (20 km) et aménagements connexes. Les travaux sont réalisés par le Chinois des ponts et chaussées CRBC et le Tunisien Soroubat.
Les travaux s’inscrivent dans le cadre du projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou. Censés être initialement livrés en mars 2022, les travaux auront accusé un retard, affichant notamment un taux d'exécution de seulement 20 à 27% en mai 2021. En visite sur site, la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé, exhorte même les entreprises à accélérer le rythme pour tenir les engagements.
En 2021, le coût du projet pour les deux lots, était estimé 47 milliards FCFA.
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Le secteur du transport notamment public urbain de personnes par taxi, taxi-moto et tricycle va connaître prochainement une réorganisation. L’annonce émane ce lundi 25 juillet 2022, du gouvernement, réuni en conseil des ministres.
Le projet présenté par le ministre des transports routiers, aériens et ferroviaires, Affoh Atcha-Dedji, consiste à mettre à jour le cadre réglementaire relatif aux activités de transport urbain en tenant compte des motocycles et des tricycles.
Cette réorganisation, selon les autorités togolaises, va permettre au secteur du transport de jouer pleinement son rôle dans le développement des autres secteurs d’activités. En effet, « le secteur des transports constitue un des leviers capables de générer une croissance économique forte et durable, notamment à partir de la création des externalités favorables à la production », rapporte le gouvernement.
En rappel, le sous-secteur routier qui emploie un nombre considérable de jeunes, contribue selon le gouvernement, à plus de 90% des déplacements des personnes et des biens.
Esaïe Edoh
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