Au Togo, les acteurs de l'administration publique vont se doter de trois documents stratégiques, pour les guider dans l’amélioration de leurs performances. Il s’agit de trois importantes études visant à guider le gouvernement dans la prise de décisions sur l’amélioration du secteur public. A savoir des études sur la satisfaction des usagers des services publics, la simplification et la dématérialisation des procédures administratives, et enfin sur la création de 02 centres administratifs des services partagés.

Ces trois outils font l’objet d’une validation cette semaine, à la faveur d’un atelier de 4 jours, ouvert mardi par Sampo Alandja, Directeur de cabinet du ministère de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, en présence de Makhtar Fall, Représentant résident adjoint du Pnud au Togo.
« Je salue le choix du gouvernement togolais d'avoir réalisé cette enquête sur la satisfaction des usagers, qui a couvert d'importants services publics (eau, électricité, transport, médias publics, éducation, santé, délivrance d'identité, etc.) », s'est réjoui le haut fonctionnaire onusien.
Notons que le Togo se tourne de plus en plus vers la dématérialisation, pour améliorer la qualité et la rapidité de ses services publics.
Le pays veut ainsi digitaliser 75% des démarches administratives, d’ici 2025.
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Ministère de la Fonction Publique, du Travail et du Dialogue Social
Au Togo, la Banque mondiale a depuis le 1er juillet 2022, un nouveau Représentant résident, en la personne de Fily Sissoko, d’origine ivoirienne. Le fonctionnaire international a rejoint son poste à Lomé où il a officiellement pris fonctions cette semaine, indique l'institution de Bretton Woods dans un communiqué rendu public ce mercredi 20 juillet.
« C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends fonction au Togo, pour renforcer le partenariat déjà fructueux entre le pays et le Groupe de la Banque mondiale. Je viens dans un pays où l’engagement fort des dirigeants à opérer une transformation socio-économique structurelle se manifeste à travers des actions et des chantiers importants dans plusieurs domaines », a déclaré Fily Sissoko. « Notre portefeuille en cours se porte déjà bien, mais je m’emploierai à le booster davantage pour apporter des solutions durables en réponse aux besoins des populations », a-t-il ajouté.
Il prend en effet la tête d’un bureau qui a vu son portefeuille quadrupler en quatre ans, sur fond d'amélioration des politiques publiques au Togo.
Audience avec le Premier ministre
Le nouveau représentant résident a été reçu hier mardi 19 juillet 2022 par le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah Dogbe.
« Le Premier ministre m'a fait l'insigne honneur de me recevoir au démarrage de cette mission. Nous avons échangé sur les priorités de développement et l'appui de la BM au gouvernement. La première priorité pour nous, c'est d'appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de sa feuille de route. », a-t-il indiqué au sortir de son audience avec la cheffe du gouvernement togolais.
20 ans d'activités à la Banque
Fily Sissoko a rejoint la Banque mondiale en 2002 en tant que spécialiste en gestion financière au bureau de Dakar. Il a depuis, occupé divers postes, dont le plus récent est celui de Manager du pôle de compétence sur la Gouvernance pour la région Asie de l'Est et Pacifique, basé à Bangkok, informe la Banque mondiale. Il devient ainsi le douzième Représentant Résident, depuis l’ouverture du bureau de la Banque mondiale au Togo en 1982.
Le nouveau porte-voix de l'insitution basée à Washington, remplace à ce poste Hawa Cisse Wague, dont le mandat a pris fin le 30 juin dernier.
À ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo s'élève à 917,5 millions $, couvrant 19 projets et programmes, dans un large éventail de domaines de développement prioritaires, notamment : la bonne gouvernance, l’amélioration de la gestion des finances publiques, la santé, l’environnement, le développement urbain, l’énergie, le développement local et la protection sociale, l’éducation ainsi que l’agriculture et l’emploi des jeunes vulnérables.
Ayi Renaud dossavi
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Annoncé le mois dernier par Togo First, le 17e Conclave Inde-Afrique du CII-Exim Bank a effectivement démarré hier, avec la participation d’une délégation togolaise, dirigée par la ministre chargée de la promotion des investissements, Rose Kayi Mivedor. Initié depuis 2005, l’événement de deux jours qui vise à favoriser l'investissements indien en Afrique, notamment au Togo, devrait offrir l'occasion au pays d’Afrique de l’ouest de nouer et renforcer des relations d'affaires avec des partenaires indiens, et présenter les opportunités d'investissement.

« À l’occasion du 17ᵉ conclave CII-EXIM Bank sur le partenariat de projets Inde-Afrique, le Togo veut renforcer les relations économiques et commerciales et promouvoir l’investissement avec l’Inde qui est le deuxième partenaire commercial du continent après la Chine. », a ainsi annoncé le ministère de tutelle.
Projet d’une centrale d'énergie solaire d'une capacité de 35 MW
Pour le Togo, le conclave est marqué notamment par un Roadshow du Ministère de la Promotion de l'Investissement et des activités de la délégation togolaise. Rose Kayi Mivedor a notamment reçu en audience plusieurs délégations d'hommes d'affaires et des chefs d'entreprises indiens spécialisés, dans les secteurs de l'agro-industrie, l'immobilier, le textile, les prestations de service, comme l’indique le ministère.
On relève en particulier la visite de la National thermal Power Corporation (NTPC), la société nationale de production d'électricité en Inde, qui a notamment présenté un projet de centrale d'énergie solaire d'une capacité de 35 MW, qu'elle souhaiterait réaliser au Togo.
Mémorandum entre la CCI-Togo et son homologue indienne
La rencontre a permis également à la Chambre de commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo) de conclure avec la Chambre de Commerce et d'Industrie des Importateurs de l'Inde (IICCI), un mémorandum d’entente (MOU).

Ce MOU vise notamment à « réaliser des actions constructives pour des relations commerciales bénéfiques pour les membres des deux chambres », précise-t-on.
Si ses travaux permettent de présenter les projets prioritaires de la feuille de route quinquennale à des partenariats stratégiques, ce conclave est aussi une opportunité pour le secteur privé togolais de nouer des partenariats économiques et commerciaux.
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Au Togo, le gouvernement indique avoir engagé plus de 25 milliards FCFA dans les subventions sur le carburant, depuis le début de cette année 2022. L'information parvient à Togo First alors qu’une nouvelle hausse des prix du carburant, vient d’être enregistrée au Togo.
Pour ce qui est de cette dernière hausse des coûts, l'exécutif, apprend-on, aurait effectué une subvention de 178 FCFA sur le super sans plomb (au prix 700 FCFA, contre 818 FCFA hors subvention), de 160 FCFA sur le pétrole lampant et 233 FCFA sur le gasoil.

« La subvention qui a servi à limiter le poids de la hausse est plutôt devenue un piège dans la mesure où elle est de plus en plus importante » et profite à des acteurs étrangers. « En effet, des personnes viennent s'approvisionner ici et vont revendre ailleurs. », a indiqué une source proche du dossier.
Cette hausse des prix correspond à un « ajustement technique », face à l’envolée des prix du baril de pétrole à l’international.
Le gouvernement concède d’ailleurs que le montant initialement prévu pour les subventions est largement dépassé, pour la période.
« Aujourd'hui, si on continue avec ce niveau, ce sera impossible de soutenir d’autres secteurs. Or pendant ce temps, la subvention sur les engrais pour les paysans par exemple, est aussi nécessaire », fait observer la même source.

Ceci intervient dans un contexte de volatilité des cours du baril sur les deux derniers mois, avec des incertitudes liées au conflit russo-ukrainien, qui est en train de s’étendre à une crise énergétique, notamment en Europe. Le Brent, un des principaux indices d'évaluation du prix du baril, reste au-dessus de la barre des 100 $, et la situation risque d’empirer, plusieurs experts anticipant à l’horizon des six mois, un baril dans les alentours de 150 $.
La situation est rendue encore plus tendue pour les pays d'Afrique de l’ouest francophone, dont la monnaie, le Franc CFA, est arrimée à l'Euro, monnaie de l’Union Européenne, et qui pique du nez depuis quelques semaines face au dollar.
Faure Gnassingbé, pour avoir joué un rôle important dans la levée des sanctions imposées par la CEDEAO au Mali, est de nouveau sollicité par les autorités de ce pays pour une médiation, en vue d’un dénouement de l’affaire des « 49 mercenaires ivoiriens » interpellés. La junte a fait part de son vœu à Robert Dussey, lundi 18 juillet 2022, à la faveur d’une visite de travail du ministre togolais des Affaires Etrangères, à Bamako.

En effet, le 10 juillet 2022, 49 soldats ivoiriens ont été arrêtés à l'aéroport de Bamako et considérés comme des mercenaires. Une accusation que rejette Abidjan qui demande « sans délai », leur libération, soutenant que ce sont des éléments de soutien à la MINUSMA, même si selon le porte-parole adjoint de l'ONU Farhan Haq, les éléments interpellés « ne faisaient pas formellement partie de la Minusma ».
Face à cette situation, « le Président de la Transition s'est dit ouvert au dialogue et disposé à œuvrer, conformément à l'esprit de fraternité et d'excellentes relations entre le Mali et la Côte d'Ivoire, à un dénouement heureux de cette situation, y compris par voie diplomatique, dans le strict respect de la souveraineté du Mali », indique un communiqué conjoint des Ministres des Affaires Étrangères du Mali et du Togo.
« À cet égard, le Président de la Transition a souhaité que le Togo mène une mission de bons offices entre les parties concernées », précise le communiqué.
En rappel, depuis le début de la crise et du bras de fer entre les nouvelles autorités maliennes et la Cedeao, le leader togolais s’est engagé personnellement pour le retour à la stabilité dans ce pays, à travers diverses initiatives telles que des rencontres des diplomates des deux Etats, l’organisation d’un sommet à Lomé sur la transition malienne et des échanges de Faure Gnassingbé avec des leaders ouest-africains sur le sujet.
D’ailleurs, un autre sommet sur la situation de ce pays dirigé depuis 2 ans par des militaires, est prévu en septembre prochain à Lomé.
Esaïe Edoh
Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, vient de décrocher 3 distinctions aux “Euromoney Awards for Excellence”, prix décernés dans le secteur bancaire et financier depuis 30 ans.
La multinationale fondée par le Togolais Gervais Djondo s’est vu décerner les titres de « meilleure banque d'Afrique », « meilleure banque d'Afrique pour les PME », et « meilleure banque numérique d'Afrique », face à un nombre record de candidatures cette année. Les trophées ont été remis lors de la cérémonie des Euromoney Awards for Excellence qui s'est tenue la semaine dernière (le mercredi 13 juillet), à Londres.
« Je suis très honoré par cette distinction en tant que banque panafricaine à laquelle l'Afrique et les amis de l'Afrique font confiance. », s’est réjoui Ade Ayeyemi, DG d'Ecobank. « Notre présence et nos activités inégalées en Afrique nous ont également valu une place enviable en tant que véritable banque panafricaine, dont les connaissances approfondies distinguent nos produits et nos offres. C'est un grand honneur pour tous les Ecobanquiers d'être reconnus pour ces efforts soutenus. », a-t-il notamment ajouté.
Rappelons qu’Ecobank, présent dans 33 pays africains pour quelque 32 millions de clients, a également été sacré cette année, meilleure banque d'Afrique pour les PME à la suite des Trophées « African Banker 2022 », et meilleure banque de financement du commerce d’Afrique de l’ouest par Global Trade Review.
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Entraînés par les cours du baril à l’international, les prix du pétrole connaissent une nouvelle hausse au Togo, deux mois après une autre augmentation. Dans un communiqué publié lundi 18 juillet 2022, le ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Consommation locale, entérine cette augmentation, « face à la hausse du prix du baril de pétrole sur le marché international et afin d'assurer la continuité de l'approvisionnement du Togo en produits pétroliers ».
Selon la nouvelle grille, le Super sans plomb prend 75 FCFA, et passe de 625 FCFA à 700 FCFA. Le pétrole lampant augmente de 70 FCFA, et passe à 650 FCFA, là où le Gasoil, désormais à 850 FCFA a connu l'augmentation la plus forte, de 190 FCFA. Le coût du Mélange 2 temps, pour sa part, est désormais à 788 FCFA.

Ces nouveaux prix ne sont pas sans tenir compte de la subvention que l’Etat maintient sur certains produits pétroliers. Notamment de 178 FCFA sur le super sans plomb, 160 FCFA sur le pétrole lampant et 233 FCFA sur le gasoil.
Au Togo, l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) vient de lancer un appel à recrutement afin de pourvoir 6.961 postes d’agents d’appui temporaires dans le cadre des prochaines échéances électorales.
L’appel a été lancé pour le compte de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en charge de la gestion et du pilotage des scrutins à l’échelle nationale.
Il s’agit, dans le détail, de recruter 6 400 opérateurs de saisie (OPS), 310 formateurs/agents techniques, 120 logisticiens, 64 administrateurs de base de données, 60 assistants comptables et financiers, 5 développeurs d’application et 2 administrateurs de réseaux locaux d’entreprise.
Ces prochaines échéances concernent notamment les élections législatives, et les régionales prévues en 2023.
Pour postuler, les candidats devront « exclusivement envoyer leurs dossiers de candidature par voie électronique » sur le portail internet de l’ANPE, au plus tard le 24 juillet prochain.
Au Togo, le gouvernement veut certifier une cinquantaine de produits locaux comme « produits prioritaires togolais », pour mieux les promouvoir à l'étranger, dans le cadre de la Zone de Libre-échange continentale (ZlecAf).
Selon un récent communiqué du ministère en charge du commerce, le projet « initiative pour la certification d'une cinquantaine de produits prioritaire togolais », est ainsi annoncé pour accompagner les entreprises togolaises, surtout les PME/PMI de transformation agro-alimentaire et non-alimentaires, à la certification de leurs produits et faciliter leur accès aux marchés national, sous régional et africain.
Pour ce faire, le ministère du commerce appelle les opérateurs économiques togolais, en particulier les jeunes et les femmes, à positionner leur entreprise sur cette entreprise.
« Il est demandé aux opérateurs économiques désireux de bénéficier de cet accompagnement de bien vouloir soumettre à la Haute Autorité de la Qualité et de l'Environnement (HAUQE), un formulaire de candidature dûment renseigné et accompagné des échantillons de leurs produits, au plus tard le vendredi 19 août 2022 à 17h00 », indique le communiqué du ministre Adedze, daté du début de ce mois.
Les termes de référence et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site du ministère du commerce et celui de la HAUQE., de même qu'en format physique au secrétariat de la HAUQE.
Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement a orienté près du tiers (32%) de ses dépenses budgétaires vers les investissements publics au cours des 3 dernières années, selon les données officielles compilées par Togo First.
De 241,2 milliards FCFA en 2019, les dépenses en capital sont passées à 379,8 milliards en 2021 après avoir atteint le pic de 394,2 milliards FCFA en 2020. Il s’agit d'une progression moyenne de 59,8% sur la période, mais qui reste inférieure aux objectifs du budget-programme de l’Etat 2021-2023 où l’exécutif devrait consacrer aux dépenses en capital, 241 milliards FCFA en 2019, 474 milliards en 2020 et 431 milliards en 2021.
Pour Lomé, cette évolution est essentiellement tirée « par les dépenses de réhabilitation des centres de santé, la construction et la réhabilitation des routes et des pistes rurales ainsi que les dépenses d’équipement réalisées dans le cadre de la lutte contre la pandémie à coronavirus ».
Dans le détail, un peu plus de 890 milliards FCFA ont été dépensés au titre du Programme d’investissements publics (PIP), dont plus de 47% en ressources internes (423,8 milliards FCFA). Le reste provient d’emprunts et de dons extérieurs (466,5 milliards).
Les dépenses hors PIP, quant à elles, ont plus que doublé pour atteindre un total de 125 milliards FCFA. Situation imprévue que les autorités togolaises attribuent aux dépenses de défense et de sécurité, alors que la menace djihadiste dans le Nord, s’est accentuée ces dernières années.
Fiacre E. Kakpo