Le secteur agroalimentaire renferme une niche d’opportunités et attire de plus en plus de Togolais. Spécialisé dans l’e-commerce et dans les services web, Florent Ayekotan, patron de l’entreprise Ayekotan Group, s’est positionné sur l’élevage de poulets locaux et la production de mélanges d’épices baptisés Iletou. Son objectif, contribuer au bien-être des populations avec des produits naturels.
Après son DUT en génie électrique en 2011, rien ne prédestinait Florent Ayekotan à entreprendre dans l’agroalimentaire. Son ambition était plutôt de créer une entreprise dans le domaine informatique. Une fois son mémoire soutenu sur la thématique de l’interaction entre un site web et un téléphone portable avec le développement d’une application mobile à partir du système Symbian, il se lance dans le commerce électronique. Trois ans plus tard, Il décroche avec ses collaborateurs, un partenariat avec la société de téléphonie mobile Moov Togo (devenue Moov Africa Togo) pour lui implémenter la solution de paiement électronique Flooz.

Certifié par la CNUCED
En 2014, Florent Ayekotan participe à une rencontre à Liège, en Belgique, où il sera certifié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) comme expert en commerce électronique. En marge de cette rencontre, il visite une boutique africaine et finit par s’intéresser à la production locale. « J’ai remarqué que beaucoup appréciaient les produits africains qui étaient vendus dans cette boutique. C’était un déclic pour moi. Il faut reconnaître aussi que dans ma famille, mes parents s’intéressent aux produits bio. Ils font eux-mêmes plusieurs recettes de grand-mère », indique l’entrepreneur.
De retour au pays, il va lancer 3 ans plus tard, la marque Iletou Foods avec une partie des revenus générés par sa structure d’informatique. Mais passer de ce domaine à l'agroalimentaire n’a pas été chose aisée. « L’homme a horreur du changement. C’est difficile de passer d’un domaine à un autre. Mais j’ai reçu beaucoup de conseils qui m’ont permis d’entreprendre finalement dans ce secteur », souligne-t-il.
Contribuer au bien-être de la population
En lançant la marque Iletou Foods, Florent Ayekotan avait un objectif principal : lutter contre les maladies causées par les bouillons cubes, ingrédients très appréciés et consommés par la population togolaise. L’entrepreneur dit avoir remarqué que de plus en plus de personnes tombaient gravement malades à cause de la mauvaise alimentation.

Par contre, Iletou est un mélange de 9 épices. « C’est un assaisonnement de produits naturels pour faire la cuisine. Il facilite la tâche aux hôtels, aux restaurants…Tout est naturel et est fait localement, il n’y a pas de produits chimiques ajoutés ou de produits peu recommandés pour la santé », explique-t-il. D’autres gammes du produit sont aussi disponibles, notamment Iletou Gingembre, Iletou Cannelle et Iletou Piment. L’entreprise propose également des infusions de thé à ses clients, ajoute-t-il. Florent associe à cette activité, l’élevage de poulets locaux qui sont commercialisés et livrés sur commande.
Une activité ralentie par la Covid-19
Avant la pandémie, l’entreprise arrivait à vendre plus de 200 boîtes de 150g de Iletou par mois, à raison de 1 500 FCFA la boîte et entre 30 et 50 boîtes de 600g. Mais l’activité a été ralentie par la Covid-19. Les ventes ont été considérablement réduites, déplore le promoteur de Iletou Foods.
En outre, confie-t-il, « Ayekotan Group fait face à des défis d’ordre financier et en termes de ressources humaines ». Les produits qui sont fabriqués de façon semi-industrielle sont pour l’instant, vendus à Lomé ainsi que dans certains pays de la sous-région. On les trouve aussi en Europe et aux Etats-Unis.

Pour l’entrepreneur, la promotion des produits locaux a permis de démystifier la mentalité des Togolais, plus tournés vers la consommation des produits importés. « L’Etat doit faire davantage pour promouvoir le consommer local. Il peut par exemple mettre en avant certains produits togolais. Pour la santé publique, il faut éviter d’importer certains produits comme des poulets congelés », suggère Florent Ayekotan. Il encourage à la mise en place de plusieurs unités de production sur le territoire pour contribuer à la baisse des prix des produits locaux et inciter à la consommation locale.
Dans les 12 prochains mois, Florent Ayekotan ambitionne de couvrir tout le Togo avec les produits Iletou, afin de satisfaire la demande nationale et dans les 3 prochaines années, disposer d’une structure bien implantée dans la sous-région et de machines sophistiquées. D’ici-là, l’entrepreneur continuera de gravir les échelons.
La rédaction
Le gouvernement togolais a, en conseil des ministres le jeudi 7 juillet 2022, examiné et pris un décret sur la procédure à observer dans le cadre de l’adressage des voies par les collectivités territoriales. Ceci, dans un contexte de tension entre la mairie du Golfe 4 et le ministère de l’Administration territoriale sur le sujet.
Ce décret, indique le conseil, va définir la compétence partagée des pouvoirs publics, tout en définissant les voies et places susceptibles de faire l’objet d’adressage. Il précise également les « modalités techniques d’un adressage harmonieux », d’après le relevé du Conseil des ministres.
En effet, conformément aux lois sur la décentralisation en vigueur au Togo, « l’adressage des voies et places est une compétence partagée entre l’Etat et les collectivités territoriales ».
En rappel, la municipalité du Golfe 4 dirigée par l’opposant et leader de l’Alliance nationale pour le changement ANC), Jean-Pierre Fabre, a annoncé la modification des noms d’une dizaine de voies dans la capitale. Un projet auquel s’est opposé le ministre chargé de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi.
Esaïe Edoh
Le Togo a mobilisé ce vendredi 8 juillet 2022 sur le marché financier régional, 30 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone Umoa. L’opération s’est faite via une émission simultanée d’Obligations de relance du Trésor (Odr) sur des maturités respectives de trois et sept ans.
Le montant retenu au terme de l’opération est d’environ de 20 milliards FCFA pour les Odr de 5 ans et de 10 milliards FCFA pour celles de 10 ans.
Selon le rapport de l’agence Umoa-Titres, le montant total proposé par les investisseurs ayant répondu à l’appel est d’un peu plus de 87 milliards FCFA, soit un taux de couverture de l’opération évalué à 292%.
Notons que l’émission est à valeur nominale unitaire de 10.000 FCFA assortie de taux d'intérêts fixés à 5,8% et 6,15%. Le montant levé vise à assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État, dans le cadre de son plan de relance économique post- Covid-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire.
Esaïe Edoh
Au Togo, dorénavant, la destitution des maires de leur poste se fera suivant une procédure précise sur laquelle travaille l'exécutif togolais dans le cadre de la décentralisation. Dans cette dynamique, il a examiné et pris en conseil des ministres le jeudi 7 juillet 2022, un projet de décret fixant les modalités de destitution d’un maire ou du président d’un conseil régional.
Le décret, selon le conseil, « vise à préciser les modalités de mise œuvre du processus de destitution d’un maire ou d’un président de conseil régional ». La démarche, explique-t-on, fait suite aux leçons tirées de « l’expérience récente de l’application de la loi relative à la décentralisation et aux libertés locales ».
En effet, à la suite des élections locales du 30 juin 2019, suivie de la mise en place des conseils municipaux, des différends ont opposé plusieurs élus locaux d’obédiences politiques diverses dans le cadre de la gestion des affaires communales, ayant entraîné, dans certains cas, la mise en branle des procédures de destitution.
Ainsi, la nouvelle disposition annoncée devrait renforcer la loi sur la décentralisation notamment les articles relatifs aux cas de dissension grave entre le maire et le conseil municipal ou entre le président du conseil régional et le conseil régional mettant en péril le fonctionnement et la gestion de la commune ou de la région.
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement veut renforcer les droits de la femme. Réuni jeudi 7 juillet 2022 en Conseil des ministres, l’Exécutif a en effet examiné et adopté l’avant-projet de loi portant modification des dispositions législatives en faveur du renforcement des droits de la femme.
Dans sa dynamique de promouvoir « l’égalité des droits entre les femmes et les hommes », le Conseil a entériné le texte qui vise notamment à « renforcer davantage les droits de la femme dans les domaines du mariage, à l’occasion de la maternité, du travail, de la protection contre les violences domestiques et les violences économiques, de la sécurité sociale », selon le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres.
Le projet de loi ainsi validé sera soumis au parlement, qui décidera de son adoption. Dans le même temps, le gouvernement de Tomégah Dogbé se félicite des « efforts constants » déjà réalisés, qui « ont permis d’améliorer la condition de la femme et ont placé notre pays au rang des Etats exemplaires, en particulier dans les domaines économique, social, juridique et politique ».
En effet, selon un rapport de la Banque mondiale ( Les Femmes, l’Entreprise et le Droit de 2020 ), le pays fait partie des pays ayant le plus progressé sur la question de l’inclusion économique des femmes. Le pays de Faure Gnassingbé totalisait ainsi 84,4 points sur 100 dans le classement, se positionnant au 7è rang Africain (juste derrière l’île Maurice), et au deuxième en Afrique de l’Ouest, en termes de protection de l’égalité des chances entre hommes et femmes, juste derrière l’Etat insulaire du Cap-Vert.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo se dote d’une agence nationale de développement des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Un décret a été rendu à cet effet en conseil des ministres, jeudi 07 juillet 2022. La nouvelle structure vise à centraliser et piloter « de façon cohérente et structurée », toutes les initiatives de soutien aux PME, indique l'exécutif.
« Son adoption permet de mieux contrôler et suivre toutes les actions de financement orientées vers le développement des TPME, d’harmoniser et de garantir le respect des règles et procédures de financement, d’avoir une base de données pour un meilleur suivi. », ajoute le communiqué du Conseil.
Sa mise en place est inscrite par les autorités togolaises, dans l’Axe stratégique 3 de la feuille de route gouvernementale (Togo 2025), et participe au renforcement des acteurs économiques.
Si l’on n’en sait pas encore davantage sur cette nouvelle entité, elle viendra néanmoins s’ajouter à d’autres déjà existantes comme le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), ou encore l'Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financements des PME/PMI (ANPGF).
A la suite de l’autorisation de la reprise de la célébration populaire des fêtes traditionnelles au Togo, diverses actions seront menées en vue de la limitation de la propagation de la Covid-19 en ces périodes. L’annonce est faite ce mercredi 7 juillet 2022 par le coordonnateur national de gestion de la riposte contre la Covid-19, Mohaman Djibril, lors d’une communication au Conseil des ministres.
Il s’agit concrètement, du déploiement de dispositifs de vaccination à proximité des lieux de fête et de membres des groupes mixtes de surveillance pour accompagner les comités locaux tout au long des festivités.
Ces mesures devraient baliser la voie à une célébration de ces moments de retrouvailles, dans le strict respect des mesures barrières.
En rappel, à la date du 6 juillet 2022, le Togo a enregistré un total de 37 540 cas confirmés de Covid-19, 3085 guéris, 275 décès et 180 cas actifs.
Au Togo, l’exécutif a élargi en Conseil des ministres le mercredi 6 juillet 2022, les attributions de l’INAM (Institut National d’Assurance Maladie), via la prise d’un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de cette institution comme organisme de gestion de l’Assurance Maladie Universelle (AMU).
Ce décret devrait permettre à l’institut piloté par Myriam Dossou-D’Almeida, d’assurer la mise en œuvre du projet de l’Assurance maladie universelle au Togo (AMU). Il marque, selon le gouvernement, « une étape importante dans l’opérationnalisation de cette réforme (AMU, NDLR) qui renforce l’inclusion sociale conformément à l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale ».

Le projet AMU, adopté le 12 octobre 2021 par l’assemblée nationale, vise à garantir l’accès de toutes les couches de la population togolaise à des soins de santé de qualité, via un mécanisme de mutualisation des risques et de solidarité dans le financement.
L’initiative, pour rappel, est en cohérence avec l’objectif de couverture sanitaire universelle que se sont assigné les autorités togolaises.
Esaïe Edoh
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Au Togo, alors que les autorités avaient annoncé l’achat de 76.000 t d’engrais pour accompagner les producteurs au titre de la campagne agricole 2022-2023, elles ont finalement distribué 82 000 tonnes d’engrais, a-t-on appris. Cette quantité de fertilisants en hausse d’environ 7% par rapport aux prévisions, est composée de 43 000 t de NPK et de 39 000 t d’urée.
Ces intrants auxquels s’ajoutent 3 000 t de semences certifiées, ont été distribués dans les différentes régions, au prix subventionné de 18.000 FCFA le sac de 50kg.
A travers cette mise à disposition de ces ressources, les autorités togolaises envisagent d’améliorer davantage la production agricole, comparée à la saison précédente où un excédent a été enregistré au niveau de plusieurs cultures.
Rappelons qu’en dehors de la subvention des engrais, l’Etat togolais a préfinancé à hauteur de 500 millions FCFA, l’achat de ces produits au profit des agriculteurs vulnérables.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement veut introduire le statut de Zone franche dans le secteur du textile et de l’habillement. Un avant-projet de loi allant dans ce sens, était sur la table de l'exécutif, et a été adopté hier mercredi en Conseil des ministres.
« Cet avant-projet de loi définit un cadre incitatif pour les industries du textile et de l’habillement. Il s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’attractivité du cadre législatif pour les investissements, en vue d’accélérer la transformation de l’économie nationale, la création d’emplois et l’inclusion sociale dans un contexte de mise en place de la Plateforme Industrielle d'Adetikope (PIA). », indique l’exécutif.
Pour l’équipe du Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, il s’agit notamment de « [permettre] à notre pays de disposer d’un véritable outil d’accélération de l’installation des industries du secteur du textile et de l’habillement et de booster ainsi un secteur à forte intensité en main d’œuvre. »
Notons que dans le cadre de son développement, la PIA explore la possibilité d’implanter une usine de textile. Dans le même temps, l’Autorité de Coordination de la Plateforme s’est associée avec l’ANPE en début d’année, en vue de former 1000 jeunes togolais (ayant entre 18 et 30 ans) dans les métiers du textile.
Ayi Renaud Dossavi
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