Au Togo, les réformes se poursuivent dans le sens de la modernisation du code de passation des marchés publics. Hier mercredi 5 juillet 2022, le gouvernement, réuni en conseil de ministres, a pris un projet de décret portant code des marchés publics.
Le texte fixe et précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des marchés publics conclus par les autorités contractantes au Togo.
« Son adoption permettra une meilleure gestion des acquisitions, une célérité des procédures, un renforcement du climat des affaires, une professionnalisation des acteurs et une amélioration de la consommation des crédits budgétaires. », a indiqué le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, d’après le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres.
Ceci est le plus récent développement d’une série d'innovations introduites depuis plusieurs mois par l’exécutif, pour conduire à une modernisation de la Direction Nationale du Contrôle de la Commande Publique (rattachée au ministère de l'Economie et des Finances), à des mutations de l’ARMP visant à élargir son champ d’actions et à couvrir les PPP.
Au-delà de son alignement sur les standards communautaires ( au sein de l’Uemoa), il s’agit également via les réformes, d'accélérer les procédures, en s'appuyant notamment sur la digitalisation, apprend-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Dans le cadre de la relance post-Covid-19, Orabank-Togo réitère son ambition de financement du secteur agricole et dans la promotion de l’inclusion financière.
Guy Martial Awona, directeur général d'Orabank-Togo, a porté l’information de son soutien à la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé lors d’une entrevue à Lomé, le mardi 5 juillet dernier.
« Nous avons abordé plusieurs points, principalement le financement de l’économie dans les domaines de l’agriculture et de l’inclusion financière. L’agriculture a été l’un des objectifs de financement d’Orabank pendant plusieurs années. A la suite, nous avons financé, dans le cadre du PAEIJ-SP et du MIFA, beaucoup de projets avec des résultats probants, mais aussi des leçons à tirer », a déclaré Guy Martial Awona.

Précisément, les actions de l’institution bancaire seront axées sur la transformation des produits, afin de limiter les importations. En effet, « la Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne ont démontré qu’il y a une opportunité au niveau de l’agriculture pour un pays comme le Togo », a fait observer le N°1 de la filiale togolaise d’Oragroup. Dans cette dynamique, un accompagnement sera assuré au monde agricole informel, notamment les jeunes et les femmes, apprend-on.
Esaïe Edoh
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Au Togo, la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC), a renforcé sa participation dans la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), suite à la prise de contrôle opérée par le Singapourien Olam. En effet, après la cession par l’Etat d’une portion de ses parts, les producteurs locaux on fait passer leur participation à 6 milliards FCFA, contre 800 millions FCFA avant la réforme (représentant alors 40% de l’actionnariat).
Avec cette augmentation de ses participations, la FNGPC pèse désormais 25% du capital dans la nouvelle configuration de la structure qui chapeaute les activités cotonnières au Togo.
L'information a été rendue publique à la faveur de l’assemblée générale ordinaire de la FNGPC, tenue la semaine dernière à Lomé, et qui a permis de présenter les rapports d'activités, financier et budgétaire de la campagne 2021.
Cette consolidation des positions de la fédération intervient cependant dans un contexte où la filière fait face à des vents contraires, où les promesses faites à la suite de la réforme peinent encore à se matérialiser, en dépit des actions menées pour booster le secteur.
Ainsi, selon les données fournies par Koussouwè Kouroufei, PCA de la faîtière des groupements de cotonculteurs, et son équipe, la production totale de coton s’élève, au terme de la campagne 2020-2021, à 67 185 T de coton graine, pour une superficie emblavée de 100 050 hectares, soit un rendement moyen de 672 kg / ha, alors que la campagne 2021-2022 ressort avec une production de 12,24% en baisse, soit 52 528 T. Ceci, bien que le rendement à l'hectare ait connu une certaine hausse.
La filière fait face également à la concurrence du Soja, jugé plus rentable, et qui attire plus les producteurs.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme a introduit un contrat-type en matière de bail d'habitation et de location, afin d'harmoniser le montant de la caution et de la garantie de loyer sur toute l'étendue du territoire national. Ceci, dans le cadre de la nouvelle réglementation en vigueur en ce qui concerne les contrats d’habitation dans le Grand Lomé.
Le document a été présenté et vulgarisé mardi 05 Juillet aux agents immobiliers du pays, à la faveur d’une rencontre organisée par l'Association Togolaise des Agents immobiliers (ATAI), dirigée par Wiyaou Tchinde. Le modèle a ainsi été remis à chacun des participants par l’association.
« Il faut que nos concitoyens le comprennent. Il n'y a plus de baux verbaux, maintenant tous les baux d'habitation doivent être obligatoirement écrits », a indiqué Akakpo Iroko, directeur des affaires juridiques et du contentieux au ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme foncière, à la faveur de cette rencontre.
Pour rappel, la mesure de plafonnement a été introduite par le gouvernement togolais en conseil des ministres, le 05 janvier 2022, en vue de mettre fin à la spéculation dans le secteur du logement.
Ayi Renaud Dossavi
La stabilité qui est souvent avancée pour justifier la parité fixe entre l’euro et le FCFA semble aujourd’hui voler en éclat. La monnaie européenne ne semble plus pouvoir se protéger elle-même face au dollar américain, et entraîne celle de la CEMAC et de l’UEMOA dans sa tourmente.
Mardi 5 juillet, l'euro, la monnaie commune à 19 pays européens, a reculé de 1,5% face au dollar américain, atteignant son niveau le plus bas depuis près de 20 ans, a pu constater l'Agence Ecofin. Les raisons de cette nouvelle baisse divergent, car il n’est pas toujours évident d'expliquer des mouvements brusques de marché sur une période courte.
Les analyses constantes semblent indiquer que les agents économiques craignent que la zone euro ne soit en récession. Mais un fait constant qu'on peut relever, c'est que l'inflation a atteint à fin juin, le niveau de 8,6%, principalement tirée par les prix de l'énergie dont les factures au niveau mondial se paient principalement en dollar US. Cette hausse généralisée des prix sur le marché mondial profite à la monnaie américaine qui est très sollicitée et sa valeur augmente.
La situation actuelle a poussé la Banque centrale européenne (BCE) à envisager de relever ses taux pour la première fois depuis 11 ans, lors de sa réunion du jeudi 21 juillet prochain. Les investisseurs sont insatisfaits de l'annonce faite par Christine Lagarde, présidente de la BCE, d'une hausse de 0,25%, et privilégient ainsi le dollar, de plus en plus rentable.
Des implications à anticiper pour le FCFA
Alors que les pays de l'UMOA et de la CEMAC n’exercent aucune influence sur les décisions de politique monétaire européenne, les variations de l'euro les impactent en raison de la parité fixe qui existe entre le franc CFA et la monnaie européenne.
Ce mercredi 6 juillet, la “devise” africaine était en baisse de 10% depuis le début de l'année, et se ‘’négociait’’ à 640,1 FCFA pour 1$, selon des informations de la plateforme Xe.com. C'est son niveau le plus faible depuis plus de 20 ans.
Aucune banque centrale ou ministère de l'économie et des finances des deux communautés monétaires (CEMAC et UMOA) ne prévoyait un tel scénario. Les gains et les pertes devront être scrupuleusement analysés, alors que dans l'ensemble des pays, on se prépare déjà aux budgets de l'année 2023.
Pour les pays exportateurs de matières premières comme le pétrole, l'or, le gaz, le cacao, le coton, l'opportunité est réelle d'accroître les revenus d'exportation.
Aussi, pour les pays de la zone UEMOA dont la Banque centrale (BCEAO) a récupéré les réserves de change et les a placées majoritairement sur des actifs en dollars US, c'est aussi une bonne opportunité de générer des plus-values. Mais les deux sous-régions sont aussi importatrices de biens et services, et la zone euro, en proie à l'inflation, est un partenaire clé.
La difficulté est de savoir jusqu'à quand cette situation va durer. Si la crise en Ukraine et les ruptures sur les chaînes d'approvisionnement mondiales sont évoquées comme principales raisons, il est à noter que la chute de l'euro a débuté depuis le 1er janvier 2021. Une fois de plus, ce sont les sentiments de marché qui ont fait la différence. Les banques centrales américaine et européenne ont mis en œuvre des politiques monétaires accommodantes (assouplissements quantitatifs) face à la crise de 2008 et celle de la covid-19.
Mais alors que la FED a commencé à donner des signaux d'une suspension de son programme, les Européens, quant à eux, ont essayé de trouver des mesures d'adaptation pour soutenir la dette de certains pays comme la France ou l'Italie, et surtout, pour permettre une relance post-covid vigoureuse et constante. Cette stratégie ne semble avoir eu que des implications positives. Les agents économiques de la CEMAC et de l'UEMOA doivent désormais subir les effets de ces choix, sans que leurs avis, et surtout leurs intérêts, ne puissent compter dans la recherche des solutions aux défis actuels.
Idriss Linge
Javier Gutiérrez et Joren Verheul, respectivement nouveaux ambassadeurs d’Espagne, et des Pays-Bas au Togo, ont officiellement présenté le mardi 5 juillet 2022, leurs lettres de créance au chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey.
A la réception des lettres de créance, le ministre togolais des affaires étrangères a émis le vœu que les liens de coopération entre ces pays européens et le Togo s’affermissent. « J'espère renforcer les relations bilatérales », a écrit sur Twitter, le ministre togolais des Affaires étrangères.
Ces nouveaux diplomates devraient contribuer au renforcement des axes Lomé-Madrid et Lomé-Amsterdam.
Le Togo a accepté la mise en œuvre de 182 recommandations sur 224 qui lui ont été formulées suite à son exposé sur la situation des droits de l’Homme, du 24 janvier au 4 février derniers, dans le cadre de la 40ème session du Conseil des Droits de l’Homme. Le pays ouest africain a fait part de sa position sur le sujet, le 30 juin 2022 à Genève.
« Toutes les recommandations ont été minutieusement étudiées, dans une démarche inclusive, avec toutes les parties prenantes. Suite à ces concertations nationales, le Togo a décidé d’accepter 182 recommandations et d’annoter 42 », a déclaré Christian Trimua (photo) lors de la présentation du rapport final.
S’agissant des recommandations annotées, « certaines ne sont en adéquation ni avec le droit constitutionnel et les principaux fondamentaux de la République togolaise, ni avec les mœurs et valeurs de la société togolaise », a informé le membre du gouvernement.
Il a aussi indiqué que « des réflexions restent ouvertes » et que « certaines mesures préalables ont été déjà initiées », en vue de la ratification de certains instruments internationaux comme le Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.
Au Togo, les dividendes effectivement encaissés par le gouvernement, au titre des participations du pays dans les sociétés d’Etat - entités détenues à 100% -, ont chuté de 22,6% à 14,7 milliards FCFA en 2021. C’est ce qu’indique le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025, examiné par les Députés le 30 juin dernier.
Ce ralentissement est le prolongement d’une tendance baissière observée depuis 2019, année où le montant des dividendes engrangés était passé à 25,5 milliards contre 27,8 milliards FCFA l’année précédente (2018). Ainsi, sur la période allant de 2019 à 2021, les dividendes encaissés par l’Etat ont chuté de 42,3%.
Cette situation est consécutive à la baisse de 44% des résultats nets des sociétés d’Etat. De 26,1 milliards FCFA en 2019, les bénéfices nets des 11 sociétés d’Etat comptabilisées sont d’abord descendus à 16,6 milliards FCFA en 2020 avant de tomber à 14,5 milliards FCFA en 2021.
La tendance baissière du résultat net, le gouvernement l’attribue essentiellement aux « contre-performances enregistrées au niveau de l’UTB dont la baisse du résultat net représente 94,1% entre 2019 et 2021 », malgré la hausse de son chiffre d’affaires sur les deux dernières années. Mais, faut-il aussi compter la cession de 51% de l’opérateur télécom Togocom, entreprise détenue à 100% jusqu’à fin 2019 par l’Etat, dans la baisse des performances sur les dividendes à partir de 2020. Car entre 2015 et 2017, l’acteur a régulièrement affiché des résultats bénéficiaires annuels supérieurs à 10 milliards FCFA.
Chiffre d’affaires en hausse
La baisse des dividendes ou des résultats nets contraste cependant avec l’évolution de l’activité de ces sociétés d’Etat, qui reste robuste. A fin 2021, le chiffre d’affaires global a atteint 167 milliards contre 149,8 milliards en 2020, soit une hausse de 11,5%. En 2019, il s’élevait à 146,3 milliards FCFA. Soit une progression de 14% sur la période.
Rappelons que ces chiffres ne concernent que onze (11) sociétés d’Etat sur les seize (16) que compte le répertoire des entreprises publiques, a précisé le gouvernement qui annonce dans la foulée, l’audit de cinq sociétés d’Etat (Lonato, SP-EAU, TdE, ODEF, La Poste) dans « une démarche de performance ».
A cet effet, les indicateurs financiers doivent être mis en perspective, car ne concernant que 11 sociétés d’Etat sur une cinquantaine, pourvoyeuses potentielles de dividendes, dont certaines sociétés d’économie mixte où l’Etat togolais détenant plus de 50% de l’actionnariat, a le contrôle pour décider de la politique de distribution. C’est notamment le cas de la Sotral, de T-oil ou de la SALT.
Redressement à l’horizon 2025
Selon les projections de Lomé, les bénéfices des sociétés d'État devraient se redresser progressivement pour reprendre leur niveau avant-2019 d’ici 2025. Les profits des sociétés d'État devraient ainsi passer de 18 milliards FCFA cette année à 23 milliards en 2023, puis 24 milliards FCFA en 2024, et enfin 26 milliards à l’issue de l’exercice 2025.
Fiacre E. Kakpo
60 millions $, c’est la part allouée par la Banque mondiale au Togo dans le cadre du Projet de cohésion sociale dans les régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), qu’elle finance globalement à hauteur de 450 millions $ (environ 265 milliards FCFA). Ceci, à travers le guichet IDA (International Development Association), de l'institution de Bretton Woods.
C'est ce que précise le gouvernement togolais, dans le cadre de l’opérationnalisation de ce projet. Il a en effet lancé cette semaine, un appel à manifestations d'intérêt, à la recherche de deux assistants régionaux en sauvegarde environnementale et deux assistants régionaux en sauvegarde sociale, pour la mise en œuvre du projet dans la Région des Savanes (au nord du pays).
Le projet permettra d'appuyer les États bénéficiaires qui font face aux défis sécuritaires dans les régions proches du Sahel, à travers des œuvres sociales, dans un contexte de montée de l'extrémisme violent, sur un terrain rendu favorable par les changements climatiques, et la pauvreté aggravée par la pandémie de Covid-19.
Au Togo, le projet COSO est selon toute vraisemblance sous le pilotage de l'Agence nationale de l'appui au développement à la base (ANADEB), qui a lancé cet appel d'offre, sous la tutelle du ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes.
Outre le Togo, le Projet COSO bénéficie au Bénin, à la Côte d'Ivoire et au Ghana.
Ayi Renaud Dossavi
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Face à la menace djihadiste et aux défis sécuritaires, le Togo s’est doté d’une cellule d’analyse de risques qui a été inaugurée le mardi 5 juillet 2022 à Lomé.
A travers ce centre, le Togo recevra des informations sur les menaces terroristes d’autres pays, qui seront analysées par des experts sur place afin d’anticiper dans la prise de décisions visant à enrayer ou minimiser le danger. « Ces données permettent de savoir la nature des menaces, ce qui aidera les experts au Togo à proposer de meilleures réponses », a indiqué Akseli Saviranta, Chef projet Communauté de Renseignement Afrique-Frontex (AFIC).
Cette cellule, en effet, c’est un outil de lutte contre la criminalité organisée, les trafics illicites transfrontaliers et le terrorisme en promouvant la coopération policière et judiciaire.
Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame, la collaboration internationale dans la lutte contre le terrorisme est désormais indispensable. « Les défis de lutte contre les crimes transfrontaliers auxquels sont confrontés nos Etats imposent de développer une dynamique de lien de coopération et d’entraide afin d’envisager ensemble, les moyens de ripostes concertées, efficaces et efficientes », souligne l’officiel.
Notons que la cellule d’analyse de risque est un projet de l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, (Frontex), financé à hauteur de 2,5 milliards FCFA par l'Union européenne (UE). La cellule de Lomé est la 7è de la sous-région.
Esaïe Edoh
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