Togo First

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Lomé, la capitale togolaise, accueille depuis mardi 28 juin 2022, la 23ème réunion annuelle des présidents et conseillers des Cours des comptes de l’Uemoa (Union économique et monétaire Ouest Africaine). La rencontre, ouverte par le ministre togolais de l’économie et des finances, Sani Yaya, va durer jusqu’au 1er juillet.

« Cette réunion a pour objet de procéder à une évaluation des systèmes de contrôle des comptes et des résultats des contrôles effectués durant l’exercice écoulé (2021) », a indiqué l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, à l'ouverture des travaux. « Elle sera aussi un cadre d’échanges d’expériences pratiques pour faire progresser la transparence dans la gestion des finances publiques au niveau de nos Etats. », a ajouté le ministre togolais.

La rencontre offrira l’occasion d’échanger sur des expériences pratiques, afin de faire progresser la transparence dans la gestion des finances publiques au niveau des différents Etats membres.

Ces travaux interviennent dans un contexte où, depuis quelques années, l’Union réunissant 8 pays en Afrique de l’Ouest, a mis en place des réformes budgétaires ainsi que des mécanismes qui élargissent les compétences des Cours des comptes nationales. 

C'est ainsi qu'au Togo, la Cour des comptes a été créée depuis 1992, a amorcé depuis peu des mutations, étendant notamment ses attributions pour s’adapter au nouveau contexte de décentralisation dans le pays, et s’aligner sur les exigences au sein de l’Uemoa.

La Banque africaine de développement (BAD) va débloquer 2 millions $ pour soutenir les réformes du secteur de l’électricité dans la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Le Conseil d’Administration du Fonds Africain de Développement de l'institution,  a approuvé, vendredi 24 juin 2022 à Abidjan, cette facilité au profit du secteur en Afrique de l’Ouest, indique un communiqué relayé par l’Agence Ecofin

Ces fonds iront concrètement à l'Autorité régionale de régulation de l'électricité de la Cedeao. Et d’après les informations, ils serviront à stimuler le commerce transfrontalier de l'électricité et à améliorer l'accès à l'énergie dans les 15 pays de la sous-région, dont le Togo.

L'initiative est déclinée en 5 projets, incluant des travaux sur le cadre réglementaire et les indicateurs de performances utilisés par la BAD pour évaluer le secteur, ainsi qu'une étude des tarifs de l’électricité dans la sous-région. 

« À terme, ce projet va faciliter le commerce régional de l’électricité et contribuer à améliorer l’accès à l’électricité », selon Solomon Sarpong, chef d’équipe du projet à la BAD. « Il va s’attaquer aux principales causes de la fragilité, comme les goulets d’étranglement au niveau des infrastructures, le chômage des jeunes, les défis environnementaux, les inégalités entre les sexes et le déséquilibre du développement régional. », ajoute-t-il. 

Cet appui concerne ainsi une zone rassemblant environ 6,1 millions de km2, pour une population estimée à 360 millions d’habitants.

Ayi Renaud Dossavi

Le groupe bancaire Ecobank, basé à Lomé, vient d’être couronné « Meilleure banque de financement du commerce en Afrique de l'Ouest », à la faveur de la cérémonie de remise des prix Leaders in Trade de Global Trade Review qui s’est déroulée à Londres, le mois écoulé.

« Ce prix est une reconnaissance des solutions d'Ecobank pour le financement des chaînes d'approvisionnement nationales et régionales dans les principaux corridors commerciaux, ainsi que des rôles d'arrangeur de la banque et de sa participation au financement des principales campagnes de produits de base dans toute l'Afrique de l'Ouest, couvrant notamment le coton, le cacao, le soja et les noix de cajou. », se réjouit le géant bancaire africain, dans un communiqué diffusé mardi 28 juin

« En tant que banque panafricaine avec la plus grande présence sur le continent, l'une des ambitions majeures d'Ecobank est d'être la banque commerciale préférée des PME et des entreprises en Afrique. », a ajouté pour sa part, Souleymane Diagne, Chef de Groupe, Trade Finance à Ecobank. « Nous nous engageons à leur permettre de tirer parti des immenses opportunités de croissance offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine. », a-t-il en outre, déclaré.

Ayi Renaud Dossavi

En Conseil des ministres hier lundi 27 juin 2022, l'exécutif togolais a examiné et pris un décret portant création, attributions, composition et fonctionnement dudit conseil. Le CNAC aura notamment pour charge d’assurer la coordination et le suivi-évaluation de la mise en œuvre des accords commerciaux auxquels le Togo est partie.

Cette entité « permettra d’assurer une participation significative des structures impliquées, afin de parvenir à la mise en œuvre effective des accords commerciaux signés par le Togo. », indique le communiqué du Conseil. Il s’agit d’assurer que le pays du Golfe de Guinée puisse « profiter pleinement de toutes les opportunités qu’offrent les accords et leurs protocoles » qui l'impliquent.

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La nouvelle structure s'annonce alors que le pays, en quête d’investisseurs et d'opportunités commerciales extérieures, est de plus en plus engagée sur de nouveaux terrains de coopérations commerciales, via des relations et accords bilatéraux (avec notamment Israël, le Brésil, ou encore la Turquie), régionaux, multilatéraux ou continentaux ( à l'instar de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)).

Ayi Renaud Dossavi

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Le Royaume-Uni a une nouvelle ambassadrice au Togo. Harriet Clare Thompson, a présenté lundi 27 juin 2022, ses lettres de créances au Chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé. Reçue en audience aux lendemains de l’adhésion du Togo au Commonwealth, la diplomate britannique, a notamment renouvelé l’engagement de son pays à renforcer les relations de coopération avec le Togo, dans des secteurs comme la sécurité, le commerce, les infrastructures, la santé et les affaires. 

Harriet Clare Thompson a ainsi salué l’entrée officielle du Togo dans ce cercle réunissant près de 60 pays et plus de 2,5 milliards de consommateurs dans le monde.

« C’est vraiment un honneur de servir en tant qu’ambassadrice du Royaume-Uni au Togo. C’est un pays magnifique.  Je suis ici pour renforcer les relations dans les domaines de la sécurité, du commerce, des infrastructures, la santé et des affaires et explorer de nouvelles opportunités de coopération. »

Et pour ce qui est de son adhésion au Commonwealth, celle qui est également haut-commissaire britannique pour le Ghana, et ambassadrice non résidente au Burkina Faso, et au Bénin, a indiqué qu’il faut « féliciter le Togo pour son entrée dans le Commonwealth. Au regard de l’importance des valeurs du Commonwealth dans le monde, c’est bien d’avoir le Togo comme membre. C’est quelque chose d’important à féliciter », a-t-elle précisé.

2 partenariat

Les partenariats déjà existants entre le Togo et le Royaume-Uni, devraient connaître « un saut qualitatif », avec l’intégration officielle au Commonwealth à l’issue du 26è sommet de l’organisation (CHOGM) qui s’est tenu les 24 et 25 juin 2022 à Kigali (Rwanda), selon la Présidence togolaise.

« Notre pays bénéficiera également du Fonds pour la Coopération technique (CFTC) du Commonwealth pour la mise en œuvre des projets prioritaires de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025. », se réjouit d’avance la Présidence togolaise. 

« Je suis ici aussi avec mes collègues de UKEF, notre agence de crédit d'exportations, pour explorer les opportunités dans les infrastructures, le transport, la santé, etc… », a indiqué en ce sens, la diplomate britannique basée à Accra.

De fait, Louis Taylor, directeur exécutif de UK Export Finance (UKEF), était présent à Lomé, à la faveur de cette rencontre diplomatique. En 2018, cette institution britannique avait mobilisé 600 millions de Livres Sterling, en appui aux projets en Afrique subsaharienne.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le nouveau poste frontalier inter-Etats de Kemerida (à environ 25 km de Kara), séparant le Togo du Bénin dans la Binah (au Nord Est du pays) est désormais opérationnel. D’un coût global de 280,5 millions FCFA, le projet a en effet, été financé par le ministère fédéral allemand des affaires étrangères, et sous pilotage de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).

Le dispositif a été inauguré vendredi 24 juin dernier, par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane, en présence de Matthias Veltin, ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne au Togo, et de la Cheffe de missions de l'OIM, Abibatou Wane.

Sa mise en place s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la sécurité des frontières et de la résilience des communautés frontalières dans le Golfe de Guinée », avec une infrastructure de 327 m2, dotée notamment du Système de gestion et d’analyse des données migratoires (MIDAS), pour améliorer le suivi des flux migratoires dans cette partie du pays.

1 midas

Outre l'infrastructure, le poste-frontière a également été doté d’équipements pour le contrôle des véhicules, d’un forage, et de motos tout terrain, pour les équipes en patrouilles notamment de poste de Kemerida.

Annoncé en novembre dernier, ce nouveau poste-frontière est rendu opérationnel dans un contexte sécuritaire devenu plus tendu, après les récents attentats à la frontière Nord du Togo, avec le Burkina Faso.

Ayi Renuad Dossavi

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L’université de Lomé (UL) et la société Togo Terminal ont signé vendredi 24 juin 2022, un protocole d’accord au profit de l’Institut des Métiers de la Mer (I2M). La signature est intervenue dans le cadre de la recherche de solutions à la problématique de l’inadéquation entre la formation et l’emploi, que connaît le secteur maritime au Togo

A travers cet accord, les signataires s’engagent à développer et à co-financer des formations aux métiers de la mer, assurées au sein de l’UL, et à permettre à la filiale de Bolloré Transport et Logistics d’accueillir des étudiants en stage. 

De fait, les deux parties vont « définir le contexte général et les modalités pratiques du partenariat, pour développer des collaborations dans plusieurs domaines et axes de travail ».  Elles mettront en place, des formations en entreprise et en alternance en vue du renforcement des capacités des ressources humaines.

Selon le président de l’Université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, ce partenariat répond à la stratégie du temple du savoir de faire des métiers de la mer, l’avenir du développement économique du Togo. 

Esaïe Edoh 

Il s’annonce au Togo, un nouveau rendez-vous international de l’investissement, à travers la deuxième édition du Forum de l’Africa Investment Days (Journée de l'investissement en Afrique), les 27 et 28 octobre prochains.

L’événement a été lancé en fin de semaine dernière (le samedi 25 juin 2022), à Lomé, en présence notamment de César Apollinaire Ondo Mve, Président de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage de l’OHADA (CCJA) qui couvre 17 États africains, du DG d’Orabank Togo, Guy Martial Awona, et de Ali Badini, PDG de Crédit Access.

Avec pour thème Investir en Afrique : Comment allier rentabilité et durabilité ?, la rencontre qui devrait se tenir dans la capitale togolaise, est promue conjointement par l’ACIP (African Capital Investment Promotion), et la Société Civile Professionnelle Toble & Associés, société d’avocats au Barreau du Togo. 

22 africa investment days

« Des sujets importants seront abordés et auront le mérite de couvrir les secteurs liés à l’agriculture, aux infrastructures, à la FinTech, aux énergies et à la culture et leurs interactions avec les sources et les mécanismes de financement qui leur sont associés », indiquent les promoteurs.

La rencontre qui reçoit le soutien d'acteurs nationaux comme la Chambre de commerce et d'industrie du Togo, le Conseil national du patronat togolais, des acteurs financiers comme Orabank et la microfinance ivoirienne Crédit Access, ambitionne de réunir à Lomé, « les parties prenantes régionales et internationales autour des opportunités d’investissement en Afrique ». Environ, une cinquantaine d’intervenants, venant du Togo et de l'international, ainsi que 400 participants en présentiel. 

Elle devrait faire suite à la première édition, organisée il y a deux ans, autour du financement des entreprises en droit OHADA.

Ayi Renaud Dossavi

L’ARCEP vient d’infliger une amende de 2,3 milliards FCFA à Togocel, soit 2% de son chiffre d'affaires certifié en 2021, pour « manquements graves à son obligation d'assurer au public une disponibilité permanente » des services de communications électroniques mobiles, constatés depuis 2020. La sanction tombe ainsi, 18 mois après que l’opérateur ait été mis en demeure de se mettre aux normes et une poignée de jours à peine, depuis une audition publique.

Dans le cadre de cette procédure de sanction, Togocel a été auditionné lors d’une audience publique et contradictoire, jeudi dernier, au cours de laquelle il a eu à présenter sa défense axée sur des facteurs extérieurs, sans visiblement convaincre le comité de direction de l’ARCEP.

De fait, « l’incapacité de l’opérateur Togocel à améliorer la disponibilité de ses services résulte de l’inefficacité des actions opérationnelles et surtout de la faiblesse des investissements dans les infrastructures réseau au cours des deux dernières années. Les incidents survenus auraient pu être évités car ne relevant pas des cas de force majeure », tranche le régulateur sur la base de la « data ».

Parmi les « faits particulièrement aggravants », il est relevé que « Togo cellulaire interrompt volontairement ses services dans certaines localités reculées du pays durant des tranches horaires précises chaque jour dans le seul but de réduire ses charges d'exploitation au mépris des intérêts des consommateurs », selon le communiqué du régulateur du secteur des Télécoms au Togo. 

Le cumul des interruptions volontaires peut même atteindre 25 jours d’indisponibilité dans un mois, déplore l’ARCEP qui donne, du reste à l’opérateur contrôlé par le groupe Axian, un délai de 6 mois ferme pour « mettre fin aux manquements d'indisponibilité de services », sous peine de nouvelles sanctions pour récidive. 

Ayi Renaud Dossavi

Après l’électrification et l’irrigation agricole, l’énergéticien Bboxx-EDF Togo entre dans le domaine de la fourniture de produits digitaux, comme les smartphones. La société, une joint-Venture formée par le Britannique Bboxx et le Français EDF, a lancé ce lundi 27 juin, un nouveau produit, « Smartphone pour le Togo ». L’offre veut faciliter la fourniture de téléphones portables aux utilisateurs togolais, sur une formule de « Pay As You Go ».

Rendue possible par un partenariat avec le ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale en 2021, la nouvelle offre va dans une première phase, être déployée et testée auprès des fonctionnaires. Une seconde phase consistera à vulgariser ce service à une plus large population de fonctionnaires, avec à terme l’objectif de l’étendre au grand public.

1 BBOXX

« Le projet « Smartphone pour le Togo » s'inscrit dans la stratégie gouvernementale de digitaliser l'ensemble des services. Bboxx-EDF Togo, en tant qu'entreprise citoyenne déjà installée dans le pays depuis plus de 5 ans - au départ sur l'électrification rurale, ensuite l'agriculture, grâce à l’irrigation solaire – s’est dit qu'il était temps d'accompagner les autorités dans leur initiative de digitalisation », explique Oudou Nsangou, DG de Bboxx-EDF Togo, lors du lancement.

Si ce type d’offre diffère un peu de ses produits électro-solaires, BBOXX-EDF Togo compte sur certaines facilités qu’elle offre, pour séduire le public, comme l’option de « payer à moindre coût pour avoir son téléphone », des services de maintenance et de service après-vente sur un an, une garantie sur toute la durée du contrat, et un « service d'appel ouvert 7/7 au 8211 ».

« Plusieurs milliers de smartphones déployés »



Si aucune donnée n’a encore filtré sur le nombre de téléphones qui seront mis à disposition pour cette première phase, le Top management de BBOXX - EDF assure cependant que ce sont « plusieurs milliers de smartphones », qui devraient être déployés, dans le cadre de cette première phase.

Créée en 2010 et présent au Togo depuis 5 ans, Bboxx revendique, dans le cadre du programme présidentiel d’électrification rurale Cizo, avoir touché 350 000 bénéficiaires, équipés en kits électro-solaires, et 5000 agriculteurs, équipés en pompes solaires. 

Ayi Renaud Dossavi

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