Togo First

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Après deux années d’activités mises en berne par la Covid-19, le Volontariat International français, porté par l’association France Volontaires (FV), compte bien reprendre du poil de la bête, en s’appuyant notamment sur le Togo.

Au cours d'une conférence de presse organisée ce vendredi 17 juin 2022, le top management de la structure française active au Togo depuis 2011, est revenu sur le bilan de ces trois dernières années, et a dévoilé ses ambitions pour les 3 prochaines années. La présentation a été faite par Moussa Bah, représentant national de France Volontaires, et Esso-Wédeou Gnamke, Chargé d'Appui au Développement des Volontariats.

« En 2021, nous avons enregistré un peu moins de 600 volontaires français qui sont venus au Togo. En comparaison avec la période d’avant la pandémie, les statistiques ont baissé de plus de moitié. De fait, on était toujours de 1200 voire 1500 annuels. À cause de la pandémie, il y a eu beaucoup de restrictions  », a indiqué Moussa Bah.

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2021 : 100 millions FCFA mobilisés par les volontaires

Dans ce contexte de baisse des activités, ces 595 volontaires (dont 73 % de femmes et 27 % d’hommes) enregistrés par les canaux de l’association totalisent quelque 100 millions FCFA de fonds, mobilisés pour des projets communautaires au Togo sur l’année. En 2021, leurs interventions ont porté principalement sur l'éducation (66%), la Santé (20%), puis le Social (7 %), l’environnement (5 %), et la culture (2 %), selon les chiffres publiés par France Volontaires.

Programme de Relance 

Pour ce qui est des perspectives de 2022 à 2024, l’association française avec représentation au Togo, compte capitaliser la timide reprise pour renforcer son action sur le territoire. La structure boucle par ailleurs sa transformation en Groupement d’intérêt public (GIP), ce qui devrait lui ouvrir l’accès à plus de guichets et opportunités de financement.

D’ores et déjà, des missions sont prévues hors de Lomé et la région maritime, qui concentrent l'essentiel des activités des volontaires. Un programme de relance, initié et financé par l'État français, a sélectionné le Togo et trois autres pays, comme bénéficiaires. Il s’agira de donner des moyens à France Volontaires pour relancer le volontariat, après le ralentissement lié à la Covid-19. A cet effet, des partenariats sont annoncés avec les villes d’Atakpamé, Sokodé, et Kara, pour accueillir plus de volontaires.

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Ce Programme sera déployé à travers la mobilisation à la fois des volontaires français et l'envoi de volontaires togolais en France, indique-t-on.

Aux côtés de l'ANVT

Notons que l’Agence Nationale de Volontariat au Togo (ANVT), est un « partenaire privilégié » de FV sur le territoire, dans le cadre de ses activités. A cet égard, cette nouvelle impulsion y est également perçue positivement. 

Selon Kossi Mensan Edem Agodé, Directeur des opérations à l'ANVT, il s’agit désormais de renforcer les liens déjà existants avec l’Agence nationale, pour « poursuivre dans cette dynamique, croître en termes de volume des volontaires bénéficiaires de ces appuis, des deux côtés de l’Atlantique. Et en outre, d’augmenter l'effectif des Togolais qui vont faire des échanges à l’extérieur, du côté français, et améliorer la qualité des interventions », dans un contexte où « les process sont assez bien rodés, les mécanismes assez bien conçus »

Depuis 2011, France Volontaires a enregistré un peu plus de 14 000 volontaires venus de France qui ont œuvré au Togo, dans les secteurs de l'éducation et de la santé notamment, surtout dans les communautés rurales et vulnérables, soit plus de 1 000 volontaires par an. 

Ayi Renaud Dossavi

Alors qu’il avait encore tout son potentiel à faire valoir dans le secteur bancaire où il a fait ses armes, Léo Kanyi, jeune juriste, décide de prendre en main son destin en se positionnant sur un secteur tout particulier. Celui qui est connu aujourd’hui comme le patron des entreprises Kanyi Group et Kanyi Express se lance dans la transformation de la fleur d’hibiscus, communément appelée bissap, depuis 8 ans. Début d’une aventure qui prendra au fil des ans, des relents d’un choix éclairé.

Il est 18h30. L’équipe s’active pour les derniers réglages du festival du bissap qui se tient le 25 juin à l’Agora Senghor de Lomé. L’événement initié par Kanyi Group permet de célébrer les 8 ans de l’entreprise et de se rapprocher davantage des clients. Le directeur général qui vient d’arriver d’un voyage, traite certains dossiers en attente. Dans son bureau, plusieurs attestations et distinctions accrochées au mur rappellent son parcours.

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Après une maîtrise en droit des affaires, Carrières judiciaires et un Master en Management des Ressources Humaines entre 2012 et 2014, Léo Kanyi sera employé plus tard dans une banque à Cotonou. Face à la fatigue des après-midis de travail, l’entrepreneur se lance dans la recherche de solutions pouvant apporter une nouvelle énergie à ses collègues. Il découvre les vertus de la fleur d’hibiscus et décide de les valoriser. « Mon contrat était aussi arrivé à terme et je devais rester à la maison. Je me suis dit qu’au lieu d’écrire des lettres de demande d’emplois à plusieurs structures, je vais mettre ce temps à profit », se rappelle-t-il.

Passionné du commerce

Avant de se lancer dans cette aventure, en 2008, alors qu’il était encore étudiant à l’Université d’Abomey Calavi, Léo faisait la distribution des déodorants à Cotonou. Ce goût pour le commerce lui a permis de croire en son projet de transformation agroalimentaire. 

Celui qui a passé 10 ans au Bénin entre études et travail décide de rentrer dans son pays pour développer son initiative. Au début, il opère dans l’informel avant de formaliser son entreprise de transformation de bissap en 2018. Avec un seul produit au départ, Kanyi Group offre aujourd’hui 7 saveurs à ses clients, notamment le thé bissap, le thé biss minceur, le thé biss artemesia, le thé biss viagra, l'artemisia de 25g et de 50 g et un pack familial de 200 g, lancé tout récemment.

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Si au début du projet, le jeune entrepreneur cultivait les fleurs d’hibiscus lui-même pour s’assurer de leur bonne qualité, Léo Kanyi confiera plus tard cette responsabilité à d’autres producteurs qu’il a pris le soin de former. « Il y a une sorte de semence que je désire, il faudrait que ce bissap me soit produit tout le temps pour ne pas changer le goût de mes thés », précise t-il. Ses semences sont cultivées sans intrants chimiques. Cette exigence lui permet d’offrir de meilleurs produits à ses clients. De la récolte à la distribution des thés bissap en passant par le séchage, le tri, la production… il surveille méticuleusement la chaîne pour éviter toute erreur.  

Pour le jeune entrepreneur, le bilan de toutes ces années de sacrifices est positif. « Pour toutes sortes de jeunes structures, la période de 0 à 10 ans permet d’équilibrer la barre. Ce n’est pas un moment où on fait forcément un bénéfice de 40 ou 50 millions FCFA. Durant ces années vous êtes obligés de maintenir le cap pour pouvoir aller jusqu’au bout », soutient-il. 

Confronté aux frais de douane élevés et à d’autres difficultés pour envoyer ses produits aux Etats Unis et en France, l’entreprise se concentre pour l’instant sur l’Afrique de l’ouest. Ils sont commercialisés dans plusieurs pays de la région, notamment au Bénin, au Niger, au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.  

Kanyi Express, l’autre paire de manches 

La formalisation en 2022 de son entreprise, Kanyi Express, spécialisée dans la livraison, est soutenue par la distribution de ses thés. L’augmentation de la demande de livraison de ses produits l’a amené à engager un coursier pour le ravitaillement des pharmacies, des supermarchés et d’autres clients. « A un moment, j’ai remarqué que je n’étais pas seul dans le besoin ; d’autres personnes souhaitaient qu’on leur fasse des courses. D’où la mise en place de ce service », indique-t-il.

En dehors de la direction qui se trouve à Lomé, Kanyi Express dispose d’une agence à Kpalimé pour desservir la région des Plateaux. Avec ses nombreux services dont la livraison des courses, des produits pharmaceutiques, des linges, la distribution des courriers, la société enregistre un bilan positif et le promoteur projette de l’étendre à d’autres villes du pays. 

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Disponibilité des ressources humaines 

Le principal défi de l’entrepreneur est lié aux ressources humaines. « La majorité des entrepreneurs ont des difficultés d’accès au financement. Pour moi, ce sont les ressources humaines. Parce que même si on vous donne 10 milliards FCFA et que vous n’avez pas des ressources humaines qualifiées, compétentes et dévouées à la tâche, votre projet ne peut pas prospérer », explique-t-il. Certes, il a bénéficié de nombreux appuis techniques de l’Etat, mais Léo Kanyi a plus développé ses entreprises grâce aux prêts obtenus auprès des institutions privées.

En 8 ans, l’entrepreneur revendique plus de 1 000 emplois directs et indirects créés au Togo. Il veut poursuivre l’extension de ses projets. « Mon ambition après 10 ans, est de couvrir toute l’Afrique et de m’introduire dans le marché européen. Je ne doute pas de la qualité de mes produits », souligne-t-il.

Fort de ses expériences, Léo Kanyi encourage le gouvernement à poursuivre son soutien aux jeunes entreprises, afin d’accroître le rythme de création et de pérennisation des entreprises.

La rédaction 

Au Togo, les maires du District Autonome du Grand Lomé (DAGL) renforcent leur contrôle communal sur la délivrance des permis de construire. Dans le cadre du processus de décentralisation, les maires et les techniciens de 13 communes du DAGL ont été en formation ce vendredi 17 juin 2022, sur la nouvelle application du système intégré de gestion du permis de construire.

La rencontre, initiée par la Cellule Climat des Affaires (CCA), avec l’appui de la Banque mondiale et en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale, visait à outiller les exécutifs communaux sur le processus d'instruction d'un dossier de permis de construire et à les intégrer dans la version actualisée de la plateforme électronique construireautogo.gouv.tg (la nouvelle version du Système Intégré de Gestion des Permis de Construire) qui dématérialise la procédure, afin qu'ils interviennent mieux dans le système.

Plusieurs points clés ont été développés au cours de cette formation, à savoir la présentation du dispositif de délivrance du permis de construire, un focus sur la commission d’inspection et le dévoilement de la nouvelle plateforme de gestion du permis de construire, avec les possibilités de consultation des dossiers de permis par les maires.

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En ligne avec l’amélioration du climat des affaires ainsi que la politique de décentralisation, l’initiative est en outre en cohérence avec la vision de dématérialisation des procédures au Togo, selon Essossinam Pali, representant le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi.

Plus concrètement, il est à relever qu’avec de nouvelles fonctionnalités intégrées, les maires ont désormais la possibilité de consulter directement, à travers la nouvelle plateforme, les dossiers de demande de permis de construire relevant du ressort de leur commune et d’interagir avec les services d’instruction du permis.

« Il y a deux ans de cela que les maires sont en place, mais la plateforme [de gestion des permis de construire, NDLR], techniquement, ne permettait pas l'accès direct des maires au processus de délivrance des permis de construire. », explique le Col Awate Hadalabo, Préfet d'Agoè Nyivé. 

« Donc, aujourd'hui, techniquement, la plateforme est prête à accueillir les maires dans le système. Voilà ce qui a motivé cette formation afin que les maires soient outillés à l'utilisation de la plateforme, suivre tout le processus, et participer à la délivrance du permis de construire. D'ailleurs, qu'ils signent désormais. », poursuit-il.

Les entreprises Edolé Africa et Groupe Lumière Jeunesse ont signé, ce vendredi 17 juin à Lomé, un partenariat pour l’intégration des services de nettoyage sur la plateforme Edolé Africa. L’objectif est de professionnaliser davantage le métier de technicien de surface.

Spécialisée dans la mise en relation entre entreprises et ouvriers dans le secteur des BTP, la startup Edolé Africa va, grâce à ce partenariat, offrir directement des services d’entretien aux entreprises de BTP.  

« Aujourd’hui, sur toute la chaîne de valeur de nos prestations, on a senti le besoin de trouver ce partenaire pour répondre à cette problématique d’entretien qui nous revient à chaque fois que nos clients nous font la demande », explique Ramdane Otou, promoteur d’Edolé Africa.

Grâce à ce partenariat gagnant-gagnant, les deux entreprises vont se partager les bénéfices des services d’entretien fournis à travers la plateforme Edolé Africa.

« Notre vision, c’est d’offrir nos services à tous les citoyens. Ce partenariat nous permet d’atteindre ce résultat…Nos services permettront de travailler avec les entreprises de BTP, surtout celles qui sont à la fin de leur chantier. L’accord nous aidera à pallier le déficit d’ouvriers », précise Lucien Agbeko, DG de la société Groupe Lumière Jeunesse. 

Créée en 2020, l’entreprise Edolé Africa revendique à ce jour, plus de 1 300 emplois indirects créés. 

L’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) de Lomé, spécialisé en Bâtiments a signé ce vendredi 17 juin 2022, un partenariat avec deux organisations patronales pour la mise en œuvre du volet alternance de sa formation au profit des apprenants. La convention-cadre est signée entre l’Agence Education Développement (AED) qui pilote les IFAD et la Chambre de commerce européenne au Togo (Eurocham Togo) d’une part et le Groupement national des entreprises de BTP (GNEBTP), membre du Conseil national du patronat (CNP) d’autre part.

Concrètement, avec cet accord, les entreprises membres des organisations signataires vont appuyer l’Ifad dans la phase pratique de la formation des étudiants à travers des immersions. En effet, le volet alternance sera caractérisé par l'apprentissage à 50% du temps à l'IFAD et 50% dans les entreprises dans les conditions et environnement professionnels, avec possibilité de recrutement des étudiants à la fin de la formation.

D'après les clauses de la convention, des experts de ces différentes entreprises mettront également leurs expertises au profit des étudiants à travers des cours qui seront dispensés. 

Cet accord, d'après Nassimi Commi, Directeur Général Adjoint de l’AED, marque un tournant décisif dans le Partenariat public-privé (PPP) dans le secteur de l'éducation. « L'entreprise devient actrice et bénéficiaire de la formation des ressources humaines dans notre pays », a-t-il souligné

De son côté, Charles Kokouvi Gafan, président d’Eurocham-Togo, a indiqué qu’il s’agissait d’un engagement dans la perspective de contribuer à la politique gouvernementale de la formation-emploi au bénéfice de la jeunesse.

En rappel, les IFAD sont initiés par le gouvernement dans l’optique de former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et de s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité. Outre celui des Bâtiments de Lomé, deux autres sont opérationnels à l’intérieur du pays et sont spécialisés en Aquaculture (Elavagnon) et Élevage (Barkoissi).

Esaïe Edoh 

Au Togo, une nouvelle station de pesage de véhicules gros porteurs est opérationnelle, après celle de Djéréhouyé. La Commission de l’Uemoa a en effet remis jeudi 16 juin 2022 aux autorités gouvernementales, les clés du nouveau poste de pesage à basse vitesse de Tsévié. 

L’infrastructure, réalisée par l’Agence d’exécution des travaux urbains (AGETUR-Togo) sur une superficie de 4 hectares et dotée de plusieurs équipements (voies de circulation, parking et aires de déchargement, matériel de pesage et de contrôle de gabarit, entre autres), se veut une concrétisation de l’application d’un point important des textes communautaires (le Règlement 14). 

Selon ce règlement, « la Commission de l’Union apporte un appui aux Etats membres par la construction et l’équipement, dans chaque Etat, d’une station de pesage, à la sortie des principaux ports des pays côtiers et sur les principaux corridors des pays sans littoral, soit au total 8 stations de pesage ». 

La nouvelle station, évaluée à 1,2 milliard FCFA (auquel s’ajoute l’érection d’une unité de soins pour le volet social), doit permettre de diminuer le nombre de véhicules surchargés à l’essieu, préserver le patrimoine routier existant, réduire l’insécurité routière et assurer la compétitivité du secteur des transports dans le pays. 

« Sur nos routes, ce sont surtout les poids lourds qui endommagent de façon prématurée les infrastructures », a déploré la ministre des travaux publics, Zouréhatou Kassa Traoré, avant d’avertir : « la tolérance zéro pour la surcharge routière entrera bientôt en vigueur ». 

Un nouveau poste de pesage devrait bientôt être disponible à Mango (extrême-nord du pays). 

Octave Bruce 

C’est l’histoire d’une idylle franco-américaine qui a duré près de trois décennies sur un continent où le couple a dominé des parts de marché tout entières. Cette fois, le divorce est consommé entre le Français Castel et l’Américain Coca-Cola. Au Togo où, via sa filiale La BB Lomé, le Français embouteille et commercialise depuis plusieurs décennies, les boissons gazeuses de marque Coca-cola, on tourne déjà la page. Mais Fanta, Coca-cola ou Sprite ne ne devraient pas disparaître des rayons togolais. 

Un Africain prend le relais 

Alors que le géant d’Atlanta a annoncé ses ambitions de « remodeler » et « consolider » sa présence en Afrique, c’est un homme d’affaires béninois qui hérite désormais de l’activité d’embouteillage et de commercialisation des sodas de l'Américain sur le marché togolais.

Depuis son usine de Sèmè-Podji, ville coincée entre Cotonou et la frontière nigériane, l'homme d’affaires béninois Zouberou Sayo Issa, galvanisé par un dernier coup de boost d’ampleur de la BOAD, s’active à reprendre le flambeau dès le 1er juillet 2022. Entrepreneur à succès, Zouberou Sayo Issa vient d’obtenir un financement de 20 milliards FCFA de la banque basée à Lomé, pour sa nouvelle filiale Coca-Cola Donga Bottling Company, nouvel embouteilleur des produits Coca-cola au Bénin. Mais également au Togo, où Dongaco Togo, la filiale togolaise de sa principale société, Dongaco, est présente depuis le 12 août 2021. Soit un mois à peine après que Dongaco a signé son partenariat avec The Coca-Cola Company (TCCC), le 12 juillet 2021. 

Selon la BOAD, ce nouveau financement devrait permettre de continuer l’implantation et l’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la zone industrielle de Sèmè Podji, au Bénin. 

“Le Projet vise essentiellement à produire annuellement à partir de l’année de croisière, plusieurs milliers d’hectolitres de boissons gazeuses et d’eau minérale et des centaines de millions de canettes”, indique-t-on. Les marchés béninois, togolais et ghanéen seraient explicitement visés.

Le pouvoir aux locaux ?

Fin avril 2022, Coca-Cola a annoncé dans un communiqué, un changement d’embouteilleurs dans plusieurs pays d’Afrique. Au total, le divorce qui concerne une dizaine de pays, dont huit où il est déjà acté (Sénégal, Cameroun, Angola, Burkina Faso, Togo, Bénin, Gabon, Côte d’Ivoire), devrait rebattre les cartes, au moment où la compagnie basée à Atlanta cherche à renforcer sa présence en Afrique. 

En 2016, elle a lancé sa filiale Africa Coca-Cola Beverages Africa, qui pour l’instant, opère dans 16 pays et projette de s’étendre dans d’autres pays, notamment d’Afrique francophone à travers des prises de participation dans des brasseurs locaux. Le géant américain présent sur le continent depuis 90 ans, prévoit d’investir d’entrée 150 millions $ dans l'acquisition et la mise en place de nouvelles lignes de préparation et d’embouteillage en 2022, en s’appuyant sur des partenaires locaux. 

« Nous nous engageons à assurer une croissance durable et à créer de la valeur partagée pour nos embouteilleurs locaux, nos clients, nos consommateurs et nos communautés », a déclaré Bruno Pietracci, président de l'unité opérationnelle d’Afrique.

Comme au Bénin et au Togo, au Burkina-Faso, c’est une entrepreneure locale qui prend le relais à travers Coca-Cola Burkina Bottling Company. 

Que la guerre commence ! 

Sur les marchés ouest-africains francophones où le Français et l’américain ont été des compagnons fidèles pendant plusieurs années, les dés sont maintenant jetés. Selon plusieurs sources contactées par Togo First, la guerre s’annonce rude d’autant que Castel veut accélérer le déploiement de ses propres boissons gazeuses, en misant sur son puissant réseau de distribution et sa présence africaine, une des plus ancrées. Mais, au Togo, la concurrence vient de tous les côtés. Le premier brasseur est désormais concurrencé par la SNB (Société Nouvelle de Boissons).

Fiacre E. Kakpo

En construction depuis 2019, l'hôpital de référence Saint Pérégrin vient de changer de nom pour devenir Dogta-Lafiè - Hôpital de la santé en Moba et Nawda, langues parlées au Nord du Togo. L’information a été donnée ce vendredi 17 juin alors que la CNSS procédait au lancement des souscriptions dans le cadre de l’ouverture et de l’augmentation du capital de sa Société de gestion hospitalière (SOGEHP). Jusque-là, détenue uniquement par l’institution de sécurité sociale, l’entité créée en 2019 aura pour charge l’exploitation et la gestion de Dogta-Lafiè. 

“Le changement de nom participe à la volonté des autorités et des populations d’une appropriation du projet… Dogta-Lafié veut dire Hôpital de la santé en Moba et Nawda. Cette nouvelle appellation valorise nos langues nationales”, a souligné Ingrid Awadé, Directrice de la CNSS. 

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A Agoè, nord de Lomé, l’infrastructure sanitaire, d’un coût estimé à 25 milliards FCFA, financée par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS),  s’étale sur un site de 6 hectares.

Lancés en février 2019, les travaux de construction de ce complexe hospitalier qui doit également accueillir un hôtel 4 étoiles, ont connu d’importants retards, mais sont en cours de finition, a rassuré la dirigeante.

Pour rappel, en avril dernier, l’Espagnol PNHG a annoncé qu’elle a décroché un contrat pour construire deux hôtels 3 et 4 étoiles sur un site de 12 000 m2, jouxtant le complexe hospitalier situé à Agoè. Ce complexe hôtelier est une partie intégrante du projet. 

Fiacre E. Kakpo

Le gouvernement togolais autorise de nouveau, la célébration publique des différentes fêtes et rites traditionnels, après deux ans d’interdiction. C’est ce qu’indique un communiqué officiel émis mercredi 15 juin 2022.

« Le gouvernement autorise la reprise de la célébration publique des différentes fêtes et rites traditionnels dans tout le pays », indique la note conjointe du ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et du Développement des territoires Boukpessi Payadowa et du ministre de la culture et du tourisme Kossi Gbenyo Lamadokou. 

Cet assouplissement intervient dans un contexte de baisse continue du nombre de cas de Covid-19, marqué par une relaxe progressive des mesures restrictives mises en place.

Le communiqué précise cependant, que cet assouplissement est subordonné à la présentation d'une preuve de vaccination contre la Covid-19, dans le cadre de ces célébrations, et au strict respect des mesures-barrières.

« En cas de résurgence des cas, les mesures restrictives seront remises en vigueur », rappellent par ailleurs les autorités publiques.

Le Togo va boucler le 24 juin 2022, une nouvelle sortie sur le marché financier régional pour tenter de lever 25 milliards FCFA auprès des investisseurs de l’UMOA. Via son trésor public, il vient de lancer une émission simultanée d’obligations de relance.

Si les premières obligations sont d’un nominal de 10 000 FCFA, de maturité 3 ans et d’un taux d’intérêt annuel de 5,3%, les secondes, avec le même nominal, sont stipulées sur 7 ans et assorties d’un taux d’intérêt annuel de 5,8%.

Selon le dossier d’appel d’offre consulté par Togo first, cette collecte de fonds permettra au pays ouest africain de couvrir ses besoins de financement du budget, dans le cadre de son plan de relance économique, afin de contenir les effets de la pandémie COVID-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire.

En rappel, le Togo ambitionne de mobiliser 550 milliards FCFA sur le marché financier ouest-africain, cette année 2022. A ce jour, il a récolté 288 milliards de FCFA.

Esa£ie Edoh 

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