Le Chef d'Etat togolais, Faure Gnassingbé, a échangé mercredi 28 septembre 2022 avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida. C'est dans le cadre d'une visite officielle au Japon, indique la présidence togolaise.
La rencontre, élargie aux délégations des deux pays, a permis notamment d'aborder le partenariat bilatéral entre le Togo et le Pays du Soleil-Levant, matérialisé d'ores et déjà par plusieurs accords et conventions dans les domaines diplomatique, stratégique et économique.
Au Togo, le Japon a, parmi plusieurs initiatives, financé l’implantation du Port de pêche de Gbétsogbé, renforcé les réserves alimentaires via le Kennedy Round, et apporté un soutien face à la Covid-19.

« Les projets en cours portent sur les infrastructures, la sécurité alimentaire et la réalisation de la cartographie numérique à travers l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et dans le cadre de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD) », indique le bureau de Faure Gnassingbé ce jeudi 29 septembre 2022, dans le cadre de cette rencontre. Le président togolais ajoute que « Le Japon est un partenaire stratégique du Togo dans la mise en œuvre des orientations prioritaires de la politique de développement ».
Notons que cette rencontre intervient quelques semaines après la TICAD 8, qui s'est tenue à Tunis. Un sommet au cours duquel Tokyo a annoncé 30 milliards $ d'aide au développement pour l'Afrique. Des ressources dont le pays de Faure Gnassingbé compte tirer parti.
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Sur la campagne 2020/2021, la production halieutique au Togo a progressé est restée presque stable. Elle s'établit à 18 819 tonnes en 2021 contre 18 658 tonnes une année plus tôt, selon les données du ministère de l’agriculture dans son bilan intitulé : « Campagne 2021-2022 et perspectives 2022-2023 ».
Pendant cette période, 11 567 tonnes de poissons sont capturés à travers la pêche artisanale maritime, 117 tonnes autres via la pêche industrielle alors que 6300 tonnes de produits halieutiques sont pêchés dans les eaux continentales, la pisciculture ayant généré 835 tonnes.
La production de 2021, tout comme celle des 3 dernières années, reste en deçà des 25 000 tonnes, défi que s’est assigné le pays en 2019, à l’inauguration du Nouveau Port de Pêche. Selon la Direction de la Pêche et de l’Aquaculture (DPA), la production totale de 2018 est de 18 142 tonnes et celle de 2019, de 18 960 t.
Notons que le secteur de la pêche emploie au Togo plus de 20 000 personnes, et contribue à environ 4,5% du PIB selon le ministère de l’économie maritime et de la pêche.
Esaïe Edoh
Le Togo continue à progresser en matière d'inclusion financière. Selon le dernier rapport de la Banque Centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) intitulé : « Tableau de bord de l'Inclusion financière dans l'UEMOA au titre de l'année 2021 » publié le 28 septembre 2022, le taux de bancarisation strict (le nombre de personnes physiques titulaires de comptes de dépôt ou de crédit dans les banques, les services postaux, les caisses d'épargne et le Trésor, par rapport à la population adulte), est passé de 27,0 % en 2020, à 30,1 % en 2021, en progression annuelle de 11%.
S’agissant du taux de bancarisation élargi qui considère les services financiers au sens large comme les comptes mobile money et les microfinances, il est passé de 80,0% en 2020 à 84,2% l'an dernier, selon la même source. Alors que dans le même temps, le taux global de pénétration démographique des services financiers, qui mesure le nombre total de points de services financiers dans le pays, rapporté à la population adulte, a progressé de 50 à 67%.
Pour le Togo, ceci vient ponctuer une évolution en matière d’inclusion financière sur la décennie. Selon les données de l'organe d'émission, l'indice synthétique d'inclusion financière a plus que triplé en dix ans, passant de 0,204 à 0,626 en 2021.

Dans le pays, cette tendance positive est portée par plusieurs mécanismes, dont les services postaux (Eco CCP notamment), le mobile money, le mobile banking ainsi que la démocratisation des sociétés de microfinance. C’est également le cas du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), mis en place au milieu de la dernière décennie et qui, après plus de 100 milliards FCFA de crédits accordés aux bénéficiaires, a poussé à la création de comptes parmi les quelque 1,7 million de personnes bénéficiaires revendiquées.
Du reste, en début de ce mois, le gouvernement togolais a annoncé la création d’un observatoire de la qualité des services financiers pour « accompagner et encourager les progrès constatés » en matière d’inclusion financière.
Ayi Renaud Dossavi
Les institutions régionales notamment la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS et la BOAD préparent depuis le mardi 27 septembre 2022 dans la capitale togolaise, leur participation commune à la COP27, 27è Conférence des Parties de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). A la rencontre de Lomé, elles échangent sur les négociations climat dans le cadre de ce rendez-vous climatique qui se tiendra en Egypte en novembre 2022.
De fait, les institutions régionales discutent avec les négociateurs des Etats membres sur les priorités et enjeux de la région. Cette année, les échanges sont animés par le Groupe Régional d’Appui aux Négociations Internationales sur le Climat (GRANIC) de la CEDEAO et les conclusions feront l’objet d’une position commune régionale qui sera publiée à l’ouverture de la COP27, apprend-on.
Ces discussions sont principalement axées sur le suivi du carbone. Une occasion pour chaque pays de fournir aux négociateurs, des informations sur le potentiel de stockage de carbone de ses différents écosystèmes.
Notons qu’à la COP27, outre les négociations, les institutions communautaires auront un pavillon équipé d’une salle de conférences, qui constituera une plateforme pour valoriser leurs actions en faveur du climat.
Esaïe Edoh
Au Togo, l’utilisation des bols et tas comme instruments de mesure dans la vente de produits agricoles, de pêche et de chasse, devrait disparaître au profit du Système international d’unités (SI) de mesures.
Dans cette perspective, le Ministère du Commerce et la Haute Autorité pour la Qualité et l’Environnement (HAUQE) mènent une campagne nationale de sensibilisation en faveur des opérateurs économiques, des commerçants et des consommateurs.
L’équipe de sensibilisation était le samedi 24 septembre 2022 à Kara, après Dapaong, pour échanger avec différents acteurs, sur l’importance de l’utilisation des mesures conventionnelles.
« Ce que l’on achète ou vend est une matière d’une certaine quantité qu’il faut déterminer sans ambigüité. C'est là, la nécessité pour laquelle il faut utiliser les instruments de mesures conventionnels qui vont permettre de prendre des mesures exactes, c'est-à-dire justes et fidèles », a indiqué Pya-Abalo Beléi, Chargé de la métrologie à la HAUQE.
Celui-ci souligne également que l'utilisation du SI va permettre d’établir une confiance entre le vendeur et l’acheteur en dissipant tout doute sur la quantité commercialisée. « Cela va également améliorer les conditions de vie des producteurs et consommateurs et assurer leur compétitivité », a-t-il ajouté.
La mise en vigueur du SI au Togo, est une démarche conforme aux règlements de l'Uemoa (Union Economique et Monétaire Ouest Africaine), qui a institué ce système de métrologie dans ses États membres.
La campagne prendra fin en 2023.
Esaïe Edoh
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La capitale togolaise va accueillir du 1er au 5 octobre 2022 prochains, la 26è édition du Forum de la réassurance africaine, qu’organise l’Organisation des Assurances Africaines (OAA). Cette rencontre dont la première édition s’était tenue au Togo, sera placée sous le thème : « Croissance durable : le rôle des réassureurs africains dans la croissance économique et développement ».
Cette thématique sera développée par des acteurs du secteur des assurances, et des économistes au cours de divers panels, indique-t-on. Entre autres panélistes, on annonce Karim Diarrasouba, CEO, CICA-RE, Corneille Karekezi, DG du groupe Africa Re Group et Adama Ndiaye, DG de la Société sénégalaise de réassurance (SENRE).
Les échanges autour de ce thème devront contribuer à « l’émulation d’une véritable industrie d’assurance et de réassurance forte, accessible et moderne pour affronter les défis socio-économiques auxquels l’humanité fait face », souligne Simon-Pierre Gouem, Président du Comité Local d’Organisation.
En rappel, L’OAA a été créée en 1972 à l’Ile Maurice avec comme objectifs de développer une industrie saine de l’assurance en Afrique et promouvoir la coopération interafricaine en matière d’assurance et de réassurance.
Pour plus d’informations, les personnes intéressées peuvent consulter le site web suivant : https://africaninsurance-events.org/
Esaïe Edoh
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L’Allemagne va soutenir les projets d’investissement au Togo, dans le cadre de son nouveau cadre de partenariat avec le pays ouest africain. Récemment, la Directrice Résidente de la GIZ, Inge Baumgarten et la ministre togolaise de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivedor-Sambiani, ont discuté de la mise en œuvre prochaine du programme Promotion de la compétitivité du secteur privé au Togo (ProComp).
Ce programme vise l'amélioration du climat des affaires et des investissements à travers le renforcement de la transformation agro-industrielle et de ses chaînes de valeur. Il sera exécuté à travers cinq (05) composantes.
Le ministère de la promotion de l’investissement pour sa part, va jouer un rôle primordial sur la composante 4 du programme, consacrée à l’offre de services de soutien aux investissements durables, indique-t-on.
Selon Rose Mivedor, ce projet sera un appui majeur pour le gouvernement qui depuis quelques années, accorde une place particulière au secteur privé pour la mobilisation des ressources nécessaires au financement des projets et réformes de la feuille de route Togo 2025.
Esaïe Edoh
Le Togo lance une nouvelle plateforme pour la promotion de son tourisme, désignée Togo tourisme. Le portail web a été présenté ce début de semaine, par le ministre de la Culture et du Tourisme, Dr Gbenyon Lamadokou, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du tourisme (ce mardi 27 septembre 2022). La plateforme permettra notamment de « fournir des informations en temps réel » sur les offres et opportunités touristiques du Togo, a indiqué le ministre de tutelle. Dans le même temps, il s’annonce une faîtière des opérateurs touristiques au Togo, en vue de rehausser la qualité des prestations touristiques.
Notons que cette année, la célébration de la journée mondiale du tourisme est axée autour du thème, « repenser le tourisme ». Elle a fait l’objet d’une célébration officielle, à l’auditorium du campus universitaire de Lomé.
Pour le ministère de tutelle, le secteur revêt une grande importance au Togo, alors que le pays cherche à attirer plus d’investisseurs, et veut se positionner comme un hub international, et renforcer son attractivité en matière de tourisme d’affaires.
Du reste, cette nouvelle plateforme se dessine dans un contexte d’embellie annuelle. En effet, en 2021, le secteur a engendré 25 milliards FCFA de recettes, pour 983 969 touristes ayant visité le pays, plus de 100% de plus que les 481 706 en 2020, ceci après une année 2020 plombée par la Covid-19.
Visiter Togo tourisme
Ayi Renaud Dossavi
Le Système des Nations Unies et le Togo travaillent à redéfinir leur cadre de partenariat pays, pour le développement durable 2023-2026. De concert avec les acteurs de la société civile, ils identifient les indicateurs qui permettront de définir les objectifs et réalisations pour ce futur cadre de partenariat, au cours d’une rencontre qui se tient ce mardi 27 septembre 2022 à Lomé.
Ce cadre devrait mettre l’accent sur davantage d’inclusion sociale et de développement humain, notamment en se concentrant sur les populations les plus vulnérables. C'est ce que suggèrent notamment les Nations Unies au Togo, dans le cadre de ces rencontres.
Une occasion pour promouvoir davantage l’inclusion sociale à travers des indicateurs ciblant la condition spécifique des personnes à risque d’être laissées pour compte. Une opportunité pour discuter des indicateurs globaux à retenir pour le rapport annuel à #ECOSOC. pic.twitter.com/gXQSY5cKm9
— Nations Unies Togo (@UN_Togo) September 27, 2022
Ce sera en effet, « une occasion pour promouvoir davantage l’inclusion sociale à travers des indicateurs ciblant la condition spécifique des personnes à risque d’être laissées pour compte. Une opportunité pour discuter des indicateurs globaux à retenir pour le rapport annuel à #ECOSOC (Conseil économique et social des Nations unies, ndlr) », indique-t-on.
Pour rappel, le dernier Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement durable vise à encadrer la collaboration entre le Système des Nations Unies et le Togo sur une période de quatre ans.
Le cadre en vigueur, couvre la période 2019-2023, avec pour ambition d'appuyer le Togo dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) en tenant compte des priorités nationales de développement définies par le gouvernement.
Le Togo qui a lancé le 20 septembre 2022 dernier le projet de renforcement de la résilience au changement climatique des communautés côtières (R4C-Togo), envisage d’atteindre des objectifs précis.
Ce projet devrait améliorer les moyens de subsistance de près de 100.000 personnes et accompagner plus de 2000 entrepreneurs dont 50% de femmes, issus de 78 coopératives, selon Bakabima Ditorga, coordonnateur de cette initiative. Ces bénéficiaires spécialisés dans la transformation des produits non ligneux, agricoles et dans le développement de l’élevage et de la pêche, seront appuyés grâce aux technologies et solutions innovantes, selon la coordination. « Il faut amener à des techniques innovantes pour élever carrément les petits poissons et permettre aux femmes d’avoir les petits poissons à perpétuité », a précisé Bakabima Ditorga.
Le R4C-Togo devrait également contribuer au reboisement sur 1 000 ha de berges lagunaires, sur 500 ha de terres dégradées et 100 ha de forêts communautaires et sacrées. Il prévoit également l’élaboration de plans d’adaptation climatique au bénéfice de 8 communes togolaises.
Ce projet, pour rappel, est élaboré par le gouvernement togolais et soutenu par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à hauteur de 4,5 milliards FCFA. Il est mis en œuvre avec la collaboration de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).
Esaïe Edoh