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L’économie togolaise portée par différentes mesures, est résistante face aux crises mondiales. C’est ce qu’a indiqué le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, à l’ouverture de la session du Conseil national du crédit (CNC) qu’il a présidée le jeudi 6 octobre 2022 à Lomé.

De fait, d’après le ministre, malgré les risques qui pèsent sur la conjoncture économique mondiale, l’économie nationale demeure résiliente.  Notamment avec une dette publique maîtrisée à 61% entre fin 2021 et le milieu de 2022, et un taux d’inflation moyen ressorti sur les huit premiers mois de l’année, à 7,5%, après 7,8% à fin juin 2022 et 8,2% au 31 mars 2021.

Toutefois, la persistance des tensions inflationnistes demeure une préoccupation majeure.

Comme vous le savez, la hausse du niveau général des prix, amorcée depuis 2021, a été accentuée par le conflit russo-ukrainien et les tensions géopolitiques, avec leurs conséquences sur les prix des denrées alimentaires et des produits énergétiques. Dans la plupart des pays, y compris ceux développés, les taux d’inflation atteignent des niveaux élevés. Certains pays ont enregistré des taux à deux chiffres”, s’alarme le ministre Sani Yaya.

Ainsi, si en général, grâce aux mesures prises par le gouvernement, le rythme d’évolution du niveau général des prix décélère sur le plan national, après le pic atteint au mois de mars 2022, « le taux d’inflation reste élevé, ce qui dégrade le pouvoir d’achat des ménages, réduit les marges bénéficiaires des entreprises et pourrait ralentir l’élan de la reprise économique post-Covid-19 », note-t-il.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la dette publique togolaise a baissé de 1 %, entre fin 2021 et le milieu de 2022, passant de 62% à 61%, selon le ministre de l'économie et des finances Sani Yaya. L’information a été rendue publique par l’argentier togolais, à la faveur du dernier Conseil national du crédit tenu jeudi 06 octobre 2022.

Pour le ministère, la dette du pays “reste maîtrisée", avec des chiffres qui restent effectivement bien en dessous de la norme communautaire plafond de 70% dans l’espace Uemoa.  Cette légère baisse vient tempérer une forte augmentation de l'endettement public à partir de 2020 (de près de 10%).

En effet, au troisième trimestre 2020, le taux d’endettement du pays était de 51%, après le rebasage du PIB ( grâce aux importants efforts d'assainissement des finances publiques, en collaboration notamment avec le FMI, menés auparavant). À fin 2020, ce taux sera de 59%, et continuera à monter sur une partie de 2021.

Cet allègement de l'endettement public intervient dans un contexte post-Covid, après deux années, sur fond d’une “politique budgétaire saine adoptée en 2021”, comme le note la Banque mondiale, dans son rapport sur l’évalution des politiques publiques en Afrique (CPIA 2022).

Sur la période, les analystes de la banque relèvent en effet une baisse probable des dépenses courantes de 0,5 % du PIB, accompagnées d’une augmentation des recettes de 0,6 %, soit une diminution du déficit primaire de 1,1 % du PIB.

Notons du reste qu’en 2021, le Togo enregistrait le deuxième niveau estimé de dette publique le plus élevé de la région Uemoa, toujours selon l'institution de Bretton Woods (à 63,6 % de son PIB), derrière la Guinée-Bissau, qui avait une dette publique estimée à 79,8 % du PIB.

Pour l’heure, cependant, la dette publique du pays, “maitrisée” selon le ministère de l’économie et des finances, n’est pas la principale source d'inquiétude du gouvernement, mais plutôt l’inflation. Cette dernière ressort à une moyenne de 7,5% sur les huit premiers mois de l’année, et érode le pouvoir d’achat des consommateurs togolais. Une situation qui a déjà amené le gouvernement à adopter un ensemble de mesures de soutien, face à la vie chère, tout en augmentant le niveau de dépenses de l’Etat. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, on note une augmentation des financements accordés aux micro, petites et moyennes entreprises, sur le premier semestre de cette année 2022. C’est ce qu'indique Sani Yaya, ministre en charge de l’Economie et des Finances, faisant le point sur la situation du secteur financier et bancaire du pays, au cours de la rencontre du Conseil national du crédit (CNC), hier jeudi 06 octobre 2022.

En effet, « sur les six premiers mois de l’année 2022, les montants des nouvelles mises en place de crédits aux micro, petites et moyennes entreprises sont ressortis à 75 milliards, 11 milliards et 41 milliards FCFA [respectivement] », relève l’argentier de Faure Gnassingbé. 

Dans le détail, il apparaît que plus les entreprises sont grandes, plus elles bénéficient d’appuis en termes de crédits. Ces chiffres marquent une progression de 38%, 82% et 149%, respectivement pour les micro, petites et moyennes entreprises, par rapport aux niveaux enregistrés la même période, en 2021.

Des appuis encore insuffisants 

Malgré la hausse des crédits accordés, les niveaux de financement restent très en deçà des attentes des entrepreneurs et de l’Etat, vis-à -vis des banques et établissements financiers, comme le relève Sani Yaya.

En comparaison, par exemple, les crédits alloués aux TPME ne représentent que 25% du montant total des nouvelles mises en place de crédits pour ce premier semestre 2022 (qui est ressorti à 489 milliards FCFA, en hausse de 19%, selon la même source).

Une nouvelle structure de soutien aux PME 

C’est dans ce contexte de “sous-financement” des TPME, que l'exécutif a annoncé il y a quelques semaines, le lancement d’une agence nationale de développement des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), par décret rendu en conseil des ministres, mardi 04 juillet dernier. 

Selon le gouvernement, la nouvelle structure aura à centraliser et piloter « de façon cohérente et structurée », toutes les initiatives de soutien aux PME. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les activités de crédit-bail et d’affacturage enregistrent une évolution positive, depuis leur introduction en 2019. En effet, le volume des crédits-bails a crû, en glissement annuel, de 16% pour atteindre 14 milliards à fin juin 2022. C’est ce qu’a indiqué notamment le ministre de l'économie des finances togolais, Sani Yaya, dans son mot de bienvenue, à l'ouverture du Conseil national de crédit (CNC), jeudi 06 octobre 2022.

Ce chiffre marque une progression de 3 milliards FCFA par rapport à fin 2011 (où il cumulait à 11 milliards FCFA), selon la même source, quelques mois plus tôt.

Dans le même temps, l’encours du financement par affacturage est passé de 2 milliards en juin 2021 à 9 milliards à fin juin 2022. Soit une progression de 350% en glissement annuel.

Du reste, le patron des finances du Togo estime que les activités d'affacturage devraient progresser en plus dans le pays, à la suite de l’adoption d’un nouveau cadre légal favorable. 

En effet, « nous pensons que l’adoption prochaine de la loi uniforme sur l’activité d’affacturage devrait apporter la sécurité juridique nécessaire pour favoriser le développement de ce mode de financement dans notre pays. », a indiqué Sani Yaya.

Pour rappel, l’affacturage est une technique de financement et de recouvrement de créances mise en œuvre par les entreprises et consistant à obtenir un financement anticipé et à sous-traiter cette gestion à un établissement de crédit spécialisé (l'affactureur). 

Pour l'exécutif togolais, ceci est une technique de financement adaptée aux problèmes de trésorerie des entreprises et en particulier, des petites et moyennes entreprises, en leur permettant de rendre leurs créances liquides et de récupérer de la trésorerie.

Au Togo, l'un des principaux acteurs sur ces deux types de financement est African Lease Togo (ALT)

Ayi Renaud Dossavi

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La Corée du Sud envisage de renforcer ses relations commerciales avec le Togo, c’est ce qu’a laissé entendre Lim Jung-Tae, son nouvel ambassadeur, après avoir présenté ses lettres de créances au Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, ce jeudi 06 octobre 2022.

« Au moment des relations d'affaires entre le Togo et la Corée, donc durant mon mandat, je vais faire de mon mieux pour renforcer les relations économiques et les relations politiques entre nos deux pays. », a indiqué le diplomate, représentant au Togo la 10e économie mondiale et le 6ème exportateur mondial (644 Milliards $ en 2021). « A l'heure actuelle, de nombreux Coréens exportent leurs voitures vers le marché togolais, nous importons des matériaux de base du Togo, mais pas en grande quantité. Mais je ferai de mon mieux pour que le volume augmente. », a-t-il ajouté.

Le diplomate asiatique n'est pas le seul à s’être présenté en ce jour à la présidence togolaise. Il était suivi des représentants de la Hongrie et de Côte d’Ivoire, qui ont également exprimé leur volonté de renforcer les relations économiques, commerciales et politiques entre le Togo et leur pays respectifs.

Pour Moriko Thiémoko, nouvel ambassadeur de Côte d'Ivoire, il s’agira de renforcer les liens économiques, pour qu'ils reflètent “les bonnes relations politiques et historiques" entre les deux pays.

7 et diplomates

De son côté, le représentant hongrois, Tamás Endre Feher, se dit prêt à collaborer pour une coopération gagnant - gagnant dans le secteur de l'agriculture et de l'agro-alimentaire.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les autorités publiques lèvent le ton contre l’utilisation non régulée des drones et autres appareils volants téléguidés. « Depuis quelques temps, les services de sécurité aux frontières ou sur le territoire national sont confrontés au phénomène d'importation ou d'utilisation anarchique de drones, tant par certaines organisations et associations, que par des particuliers, sans autorisation préalable. », indexent le ministre en charge de la sécurité civile, Yark Damehane, et son homologue en charge des armées, Essozimna Marguerite Gnakade, dans un communiqué rendu public en début de semaine.

Cette utilisation non-régulée est jugée « inadmissible », « au moment où le gouvernement déploie d'énormes efforts dans la lutte contre l'insécurité ».

Ainsi, les ministres réitèrent que l'importation et l'utilisation de tout engin volant de type drone sur le territoire sont soumises à des dispositions strictes. Notamment l'autorisation d'importation du ministère de la sécurité et de la protection civile et une autorisation d'utilisation du ministère des armées.

Pour rappel, en début de cette année, le gouvernement avait lancé de premiers travaux, en vue d’encadrer à terme, l’utilisation du drone civil.

Ayi Renaud Dossavi

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Au premier semestre 2022, les ressources collectées par le trésor public du Togo pour financer les dépenses de l’Etat sont évaluées à 802 milliards FCFA alors que la prévision annuelle est de 1 776 milliards FCFA. Ce qui correspond à un taux de réalisation de 45,18% selon les données rendues publiques par le ministère de l’Economie et des Finances, dans son document intitulé : « Rapport d’exécution du budget de l’Etat, Exercice 2022 Fin juin ».

Selon ce rapport consulté par Togo First, au 30 juin 2022, le montant collecté au titre des recettes budgétaires est de 512 milliards FCFA contre une prévision annuelle de 1 070 milliards FCFA, soit un taux de recouvrement de 47,77%.

42568 colombe de la paix

Les ressources sont essentiellement composées des recettes fiscales qui sont ressorties à 409 milliards FCFA et des recettes non fiscales chiffrées à 29 milliards FCFA. 

Les 290 milliards FCFA restants, ont été mobilisés sur la ligne des ressources de trésorerie, soit 41% de taux de réalisation de la prévision annuelle de 705 milliards FCFA. Ces fonds proviennent notamment des titres publics (258 milliards FCFA) et des emprunts projets (32 milliards FCFA).

Notons que sur la même période une année plus tôt, les fonds collectés étaient estimés à environ 790 milliards FCFA. Ce qui correspond à une hausse de 1,62% en glissement annuel. 

Esaïe Edoh 

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L’Etat du Togo va boucler sa première sortie du dernier trimestre de l’année 2022 sur le marché financier régional de l’UEMOA le 14 octobre 2022, selon le calendrier des émissions publié par l’agence Umoa-Titres. Le pays va tenter de mobiliser 30 milliards FCFA via une émission simultanée d’obligations dont le nominal est fixé à 10 000 FCFA. 

Ces titres du Trésor Public togolais sont assortis de taux d'intérêt respectifs de 5,75% et 5,90% l’an et de maturité 5 ans et 7 ans. 

Cette nouvelle opération vise, selon les termes de l’émission, à « assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de son plan de relance économique afin de contenir les effets de la pandémie Covid-19 et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire ».

Notons qu’au cours des 3 précédents trimestres, Lomé a mobilisé auprès des investisseurs de la sous-région ouest-africaine, 407 milliards FCFA, alors que la pays a prévu de lever en tout 550 milliards FCFA sur le marché financier régional cette année.

Esaïe Edoh 

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Pour l’heure, il n’y a pas de nouvelle hausse en vue des prix des produits pétroliers. C’est ce que soutient en substance Kodjo Adedze, ministre togolais chargé du commerce,  dans une récente interview publiée par son département.

Réagissant aux récentes rumeurs de nouvelle hausse des coûts de l’essence au Togo, le ministre de tutelle a ainsi indiqué que, “pour l’instant, aucune augmentation n’est envisagée.” 

Sur le même trend, il a relevé que “l’augmentation ou la baisse des prix des produits pétroliers et du gaz n’interviennent pas sur la base des rumeurs, mais par actes du gouvernement.

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Dans le même temps, le ministre a rappelé l’ensemble des mesures de soutien mises en place par le gouvernement, sous la houlette du Chef d‘État Faure Gnassingbé, pour aider les consommateurs à faire face à la vie chère. Notamment pour soutenir les prix des produits pétroliers à la pompe.

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Il faut tout de même noter que pour une prévision de subvention de 7,8 milliards sur le carburant et de 1,6 milliard sur le gaz, inscrite au budget de l’année 2022, au 31 août déjà nous avons connu un dépassement pour s’établir à 41 milliards de FCFA sur le premier produit et de 5,4 milliards sur le second produit.”, précise le ministre.

Des vents contraires à l’international ? 

Ces mesures prises par l'exécutif togolais pour contenir les prix de l’énergie, pourraient cependant être mises à l’épreuve par des vents contraires sur le marché international. En effet, ce mercredi 05 octobre, l'Arabie saoudite et la Russie, chefs de file de l'OPEP + (cartel réunissant les plus gros exportateurs de pétrole au monde), ont convenu de réduire drastiquement la production, en vue de faire remonter les prix du baril. 

C'est une coupe de deux millions de barils par jour, la plus importante baisse en plus de deux ans, représentant environ 2 % de la production mondiale de pétrole, comme le souligne le New York Times.

L'annonce a dans la foulée, fait monter le prix du Brent (la référence internationale sur les prix du pétrole) de plus de 1,5 % à la suite de la rencontre de l'OPEP +.

Ceci pourrait à terme, accentuer le coût des importations de pétrole sur la trésorerie togolaise, et éroder plus rapidement que prévu, les fonds mis à disposition par l’État pour soutenir les prix. 

Ayi Renaud Dossavi

Les membres de la diaspora togolaise, partout dans le monde, peuvent désormais acheter des kits de production d'électricité solaire décentralisée, dits "Off grid" (hors réseau), pour leurs proches résidant dans les zones rurales au pays.

Cette facilité, annoncée la semaine écoulée par l’ambassade du Togo en France dans le cadre du projet d’électrification rurale “Cizo”, intervient suite à un partenariat entre le gouvernement, BBOXX et EDF (les partenaires opérationnels de ce projet lancé en 2017 au Togo).

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« La livraison et l'installation du kit solaire interviennent, quelle que soit la localité du pays, quinze (15) jours après la souscription du membre de la famille via la plateforme : htttps://disporaenergie.com/ », indique Calixte Madjoulba, ambassadeur du Togo en France, dans son annonce publique.

La plateforme a été officiellement lancée il y a deux semaines, le 22 septembre 2022 à l'Ambassade de la République togolaise en France, en présence de Mila Aziable, ministre déléguée chargée de l'Energie et des Mines, ainsi que d’experts de Bboxx et EDF.

Consulter la plateforme Diaspora Energie

Ayi Renaud Dossavi

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