Le Haut-Conseil des togolais de l'extérieur (HTCE), un organe à vocation représentative pour la diaspora togolaise, présent dans différents pays du monde, renouvelle ses délégués pays. Ce renouvellement se fait à la clôture d’un premier mandat de 3 ans, après la mise sur pied de cette faîtière de la diaspora togolaise, en 2019.
Le processus électoral du HTCE est officiellement lancé ce lundi 18 juillet, par le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey.
« Comme pour la première édition, le processus électoral se déroulera entièrement en ligne, seul moyen aujourd’hui d’atteindre tous les Togolais de l’extérieur, où qu’ils soient. Une Commission électorale indépendante composée de personnalités jouissant d’une bonne probité morale conduira le processus. », a indiqué à cet effet, le Ministère des Affaires Etrangères, de l'Intégration Régionale et des Togolais de l'extérieur.
Ce futur scrutin fait suite à une campagne de recensement de la diaspora, qui s’est achevée le 30 juin dernier.
De 77 Délégués à 48
Dans le cadre de ces élections, le ministère de tutelle annonce des « innovations », apportées au dispositif électoral pour en améliorer l’efficacité.
Par exemple, apprend-on, le nombre des délégués pays est passé de 77 à 48, à raison de 22 pour l’Afrique, 5 pour la zone Amérique-Caraïbes, 7 pour la zone Asie-Océanie et 14 pour l’Europe, précise-t-il.
« Le but est d’avoir un groupe beaucoup plus resserré pour faciliter les interactions et les prises de décisions. », explique Robert Dussey.
Dans le cadre de ces élections des représentants-pays, électeurs comme candidats peuvent se rendre sur le portail officiel dédié, où toutes les informations pertinentes sont publiées.
Pour rappel, le HTCE est un organe consultatif de statut associatif, non partisan, non discriminatoire et à but non lucratif. Le mandat de délégué pays, d’une durée de 3 ans, est volontaire et bénévole.
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La BAD vient d’approuver un don de 5,39 millions $ pour le Togo en vue d’aider le pays d’Afrique de l’Ouest à renforcer sa souveraineté alimentaire et la résilience de ses petits producteurs agricoles face aux effets de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
« La forte hausse des prix des engrais et la difficulté pour les petits producteurs vulnérables à s’en procurer sont de nature à faire chuter le taux d’utilisation des engrais et à altérer les prochaines productions agricoles », souligne Wilfrid Responsable pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Togo.
Avec ce nouveau financement qui prend la forme d’un appui budgétaire, 25 500 producteurs agricoles, dont 40 % de femmes, devraient recevoir 500 tonnes de semences certifiées climato-résilientes et 7 700 tonnes d'engrais, a détaillé l’institution multilatérale basée à Abidjan.
En outre, 25 500 hectares de terres supplémentaires devraient être mis en valeur et des informations agro-climatiques leur[producteurs, ndrl] seront régulièrement diffusées pour les aider à faire face aux effets du changement climatique. Il est également prévu un renforcement des capacités au profit d’organismes essentiels au secteur agricole togolais, à l’instar de la Centrale d’approvisionnement et de gestion des intrants agricoles, de l’Institut de conseil et d’appui technique, de l’Agence nationale de sécurité alimentaire et du Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA). En tout, le Togo compte ainsi produire 37 500 tonnes de céréales supplémentaires sur deux saisons agricoles – celle en cours et la prochaine, pour garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle à près de 120 000 personnes.
« L’appui budgétaire qui vient d’être approuvé par notre Conseil d’administration consiste à aider le gouvernement dans ses efforts de soutien aux petits producteurs vulnérables », déclare le responsable.
Cet appui s’inscrit dans le cadre de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars, lancée par le Groupe de la Banque africaine de développement, le 20 mai 2022, avec pour objectif de fournir des semences agricoles (blé, riz, maïs et soja) à 20 millions de producteurs sur le continent. Grâce à ce plan d’urgence, la BAD compte faire produire par les producteurs africains, plus de 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires au cours des deux prochaines années.
Rappelons que le Togo n’est pas le seul pays à bénéficier de ce coup de pouce. Parmi les récipiendaires, on peut citer notamment le Tchad, le Soudan du Sud, le Niger, le Burundi, le Sénégal, Madagascar qui ont également été financés, sous diverses formes.
A priori, rien d’extravagant chez la discrète Sika Yakou Esther Kagbara, techno-entrepreneure et promotrice de la plateforme numérique Iya. Rien ne la bloque non plus dans son ambition de hisser cette initiative parmi les meilleures du continent. Iya a cette particularité : connecter les artisans aux clients dans un monde qui devient de plus en plus virtuel. A 29 ans, la directrice générale de Sigma Corporation, après environ 5 années passées à la tête de cette entreprise de communication 360°, a encore de l’énergie à revendre.
En congé de maternité, Sika Yakou Esther Kagbara passe discrètement au bureau, chaque fois que de besoin. Entrepreneure dans l’âme, elle ne se sépare jamais de son smartphone. Vêtue d’un Jean bleu qui se marie avec son T-shirt blanc immaculé, la jeune maman souriante et accueillante a certains rendez-vous. Tout ceci, pour développer davantage cette application qui permet d’avoir des artisans en un clic.

Fermeté et rigueur
Pourtant, celle qui vient d’avoir un bébé il y a juste deux semaines, ne laisse jamais ses enfants toucher son téléphone. « On se querelle souvent parce qu’aujourd’hui, les enfants s’intéressent beaucoup à la technologie. Moi je n’aime pas trop qu’ils s’accrochent au téléphone… Un enfant, c’est un enfant. Le moment venu, il aura son téléphone et sa tablette, mais pour l’instant, non. Je pense que le téléphone n’est pas un jouet ». Cette fermeté, Sika (qui signifie littéralement or en Mina) la tient de son éducation. Issue d’une famille modeste, elle n’a pas tout reçu sur un plateau d’argent.

Après sa licence en communication des entreprises et un stage qui s’est achevé en 2016, la dynamique Sika passe par la case « chômage » pendant 2 ans. Sa passion pour la couture, métier qu'elle a appris de sa mère depuis le collège, l’a amenée à explorer davantage le monde de l’artisanat pendant ses temps morts. Mais elle ne regrette pas cette expérience : « ça m'a permis de mûrir les idées et d’avoir un projet bancable. Il fallait que je passe par là pour découvrir le monde de l’entrepreneuriat ». C’est d’ailleurs le déclic qui lui a permis de lancer la même année, Iya, conformément à son rêve d’enfance « d’apporter quelque chose de nouveau au monde et être au service de la communauté ».
« Contre l'entrepreneuriat »
Paradoxalement, Sika s’oppose à cette forme d'entrepreneuriat qui consiste à rédiger un business plan ou un modèle économique pour chasser les financements. Elle s’intéresse plutôt à un « entrepreneuriat prospère : mûrir son idée, bien asseoir les bases et poursuivre sa vision ».
Tout est parti d’une expérience personnelle. Comme pour beaucoup de Togolais, il est difficile de trouver facilement des artisans après un déménagement à Lomé ou dans les autres villes du pays. « Parfois, c’est de bouche à oreille qu’on arrive finalement à en trouver. Mais dans certains cas, il ne finit pas votre travail et va sur un autre chantier parce que quelqu’un d’autre l’a appelé. Ce qui ralentit votre activité. Des fois, quand je reçois un artisan, je prends le malin plaisir à essayer de le noter. En même temps, je prends son contact, quand le travail est bien fait. Ainsi, je me suis constitué un carnet de notes que les voisins ou les membres de ma famille demandaient à consulter. Lorsque les sollicitations ont augmenté, je me suis rendu effectivement compte qu’il y avait un réel souci dans ce secteur », se rappelle-t-elle. Ainsi, son carnet d’adresses a servi à créer la plateforme.

Bilan satisfaisant
Lancée officiellement il y a un an, la solution fait du chemin. Un financement de la Fondation Tony Elumelu a permis de développer l’application Iya qui compte aujourd'hui plus de 500 artisans dans divers domaines. Quant aux clients, ils ne cessent de s’accroître. L’entreprise dispose aussi d’une boutique en ligne pour vendre les objets d'art. Si cette année, le projet a été retenu parmi les 15 finalistes du concours Challenge Startupper de TotalEnergies, la jeune entrepreneure met les bouchées doubles pour se hisser parmi les 3 finalistes, l’année prochaine.
Sur le plan financier, les initiateurs continuent d’investir davantage dans la startup pour en tirer le maximum de « fruits, dans un futur proche ». Avec un capital de 5 millions FCFA, la société maintient le cap.
L’un des défis majeurs que rencontre Iya est lié à son statut juridique. Le Togo ne dispose pas encore de texte sur les entreprises sociales. Mais ceci ne limite pas la startup qui veut s’étendre dans d’autres pays. « Nous ne comptons pas nous limiter au plan national. Nous voulons dépasser les frontières, aller dans la sous-région et faire connaître Iya partout dans le monde, avoir des artisans qui épousent notre idée », explique Sika Kagbara.

Sur la plateforme, les artisans sont sélectionnés selon des critères bien définis. La structure les expérimente ou les confie à d'autres acteurs pour vérifier plusieurs paramètres liés surtout à leur comportement avec les clients. Après ce test, un contrat est signé avec l’artisan s’il respecte les critères. Ils sont ensuite intégrés dans une base de données. « Ce sont des artisans professionnels que nous avons sur notre plateforme…La plupart de nos clients sont satisfaits », précise-t-elle.
La structure veut changer les habitudes de beaucoup de Togolais qui n’ont pas encore le réflexe de solliciter les services d’un artisan en ligne.

Aujourd’hui, en dehors de son travail, Sika consacre son temps à ses trois enfants. Son plat préféré, le fufu accompagné d’une sauce d'arachide avec de la viande de pintade, rappelle ses origines (Sola, dans la préfecture de la Binah, région de la Kara). D’une forme athlétique, elle associe à ses loisirs, la marche qu’elle pratique quotidiennement pour déstresser, mais surtout, reconnaît-elle en souriant : « comme je n’aime pas courir, au moins ça compense le footing ».
La Rédaction
Retenu parmi les présélectionnés pour les Ashden Awards 2022, prix britanniques qui visent à promouvoir l’accès aux énergies renouvelables, l’incubateur Energy Generation, est annoncé parmi les finalistes de cette compétition, dans la catégorie « Energy Access Skills » ( Compétences en matière d’accès à l’énergie).
Outre la structure spécialisée dans la formation des jeunes entrepreneurs et techniciens en matière d’énergies renouvelables et basée au Togo, les autres finalistes viennent également du Zimbabwe (Zonful Energy, qui forme les jeunes ruraux dans le secteur de l'énergie solaire pour les jeunes ruraux). Ou encore du Malawi (Community Energy Malawi, qui crée des opportunités de formation pour la population locale), et de l’Ouganda (EnerGrow, une structure qui microfinance et forme des micro-entreprises à l'utilisation productive de l’énergie).
Dirigée par le Prince Charles d'Angleterre, Ashden est une ONG britannique qui a pour but d’accélérer l'innovation climatique, en aidant les entreprises, les organisations caritatives, les gouvernements et autres à renforcer leur impact au Royaume-Uni et dans les pays en développement.
Les gagnants du prix Ashden 2022 seront annoncés à l'automne prochain. Dans la catégorie « Energy Access Skills », le Prix est doté d’une cagnotte de 25 000 livres sterling.
En rappel, en 2020, le Togo via son agence chargée de l’Électrification Rurale et des Energies Renouvelables (AT2ER), a été prime en 2020 dans la catégorie: « Innovation systémique pour l’accès à l’énergie ».
Ayi Renaud Dossavi
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Edem Kokou Tengue, ministre togolais de l’Economie Maritime, de la Pêche et de la Protection Côtière, s'est entretenu jeudi 14 juillet 2022 avec la nouvelle Directrice Générale du Conseil Nigérien des Utilisateurs du Transport Public (CNUT), Tchima Moustapha, présente à Lomé dans le cadre d’une mission de travail.
La rencontre a permis au ministre togolais de faire de nouveau, le point avec le CNUT, une structure sous la tutelle du ministère nigérien des transports, sur les relations commercialesentre le Togo et le Niger et les opérations de transit des marchandises vers le Niger, passant par le Port Sec Franc de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé, apprend-on.
La structure, opérationnelle depuis le début de l’année, vise en effet, à accueillir les conteneurs débarqués à destination des pays de l’Hinterland.
D’une capacité maximale de 12.500 conteneurs, pour une superficie de 20 hectares, l'infrastructure veut accélérer les opérations de transit (une réduction du temps de transit de 2 à 3h), rapprocher les conteneurs en transit des pays de l’hinterland, et faciliter la centralisation des formalités pour les conteneurs avec le guichet unique de la PIA.
Pour Lomé, il s’agit également de renforcer son positionnement dans la desserte des pays du Sahel, et dans ses ambitions de devenir un hub logistique sous-régional.
Il y a quelques jours, les Forces Armées Togolaise (FAT) ont annoncé une enquête, suite au drame qui a fait 7 morts et 2 blessés, essentiellement des adolescents, dans le village de Margba, canton de Natigou, dans la Préfecture de Tône au Nord du pays, dans la nuit du 09 au 10 juillet 2022.
Après investigations, les FAT indiquent que ce drame est du fait d'un tir accidentel, suite à une erreur, les victimes ayant été confondues avec des assaillants.
En effet, dans le cadre de ses opérations de surveillance, « un aéronef en patrouille nocturne a pris malencontreusement pour cible un groupe de personnes qu’il a confondu à une colonne de djihadistes en mouvement. », indique le communiqué des FAT.
Face à cette erreur, « les forces armées togolaises expriment leur profond regret face à ce drame, et renouvellent leurs sincères condoléances aux familles éplorées en souhaitant, une fois encore, prompt rétablissement aux blessés », poursuit-on, tout en annonçant que seront prises, « toutes les dispositions nécessaires qu’appelle ce douloureux événement », en vue de « prévenir la survenance de ce genre de drame à l’avenir ».
Le gouvernement au chevet des familles éplorées
Le gouvernement s’est du reste, rendu auprès des familles éplorées ce jeudi 14 juillet 2022, suite à ces informations, pour leur présenter ses sincères condoléances et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés.
Dans sa note officielle, le Général de Brigade Dadja Maganawé, Chef d'état-major des FAT, a réitéré la détermination de ses services à servir et protéger les populations et le territoire, tout en insistant sur la nécessité de coopérer au mieux avec les populations locales pour mieux assurer leur mission de protection.
Au Togo, la région des Savanes fait l'objet d'un état d'urgence sécuritaire depuis plusieurs semaines, suite aux agressions terroristes, qui ont coûté la vie notamment à plusieurs soldats, à la frontière nord du pays.
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Le Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC), une entité tunisienne chargée de promouvoir les investissements et les entreprises tunisiennes en Afrique, annonce une mission économique au Togo, du 11 au 15 Septembre prochains. L'information, émise par la structure, a été rendue publique le mardi 12 juillet 2022, et relayée par plusieurs médias tunisiens.

Cette mission, une première du genre, se fera en partenariat avec le ministère togolais de la promotion des investissements, l’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone franche, et la Chambre de Commerce et d’industrie du Togo, précise-t-on.
Il s’agira notamment, apprend-on, d’évaluer les atouts du Togo, en tant que terre d'investissements, et d’explorer les opportunités disponibles.
Pour le conseil tunisien, le pays se présente comme « une destination dynamique », avec « de nombreux atouts et de grandes opportunités pour les investisseurs ». Le pays est mis en avant à cause de sa « position géostratégique particulièrement avantageuse en Afrique de l’Ouest », en tant que point de transit pour plusieurs de ses voisins enclavés dont le Burkina Faso, Niger et Mali, et aussi sur l’axe Abidjan-Lagos, assurant une communication rapide avec ses voisins côtiers (Bénin, Nigéria, Ghana et Côte d’Ivoire).
« Le Togo, c’est aussi un taux de croissance de 5,3%, un port et un aéroport de classe mondiale, qui font du pays un hub régional de premier plan, une stabilité politique et le premier secteur bancaire en Afrique de l’ouest en nombre de sièges sociaux », ajoute la structure tunisienne.
Ayi Renaud Dossavi
Dans une récente interview, le ministre des affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, à la manœuvre de l’adhésion du pays au Commonwealth, revient sur les intérêts du pays à rejoindre ce cercle. Pour le chef de la diplomatie togolaise, adhérer à cette communauté formée par les anciennes colonies britanniques présente un intérêt au triple plan commercial, diplomatique et politique.
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« Sur le plan commercial d'abord, avec 2 milliards d'habitants dans l'espace Commonwealth, le Togo gagne en termes de business, d'exportation de produits togolais. », indique-t-il.
Il s’agira pour le pays de Faure Gnassingbé de s'étendre au-delà de son espace francophone habituel.
« Nous avons une plus grande ouverture, nous ne sommes plus limités seulement dans une zone francophone ou ailleurs, mais tout en étant dans la zone francophone, nous gagnons à avoir plus de partenaires économiques dans le Commonwealth. »
Diplomatie
En ce qui concerne la diplomatie, l’un des avantages attendus de cette adhésion est surtout d’étendre la sphère d’influence du Togo, surtout dans l’espace - anglophone - où il est moins connu : « Dans un cadre diplomatique, l'influence du Togo au niveau de l'Afrique de l'Ouest, au niveau de la Cedeao, et plus particulièrement dans le traitement des dossiers du Sahel permet au Togo d'être présent dans cette zone d'influence où le Togo n'était pas vraiment connu. »
Il s'agit également de renforcer les liens avec la Grande Bretagne, au moment où Londres est sortie de l’Union européenne, ce qui appelle à construire des canaux diplomatiques plus solides, quand le pays ne fait plus partie de l’UE.
« Aujourd'hui, la Grande Bretagne n'est plus membre de l'Union Européenne, avec qui le Togo a un partenariat très avancé. Il faudrait développer une relation particulière avec la grande Bretagne. », précise-t-il. « Donc, le Togo, en étant membre du Commonwealth, va développer cette relation de partenariat politique, économique, commercial avec la Grande Bretagne qui constitue une entité importante en Europe ».
Enfin, sur le plan linguistique, le Togo, pays francophone qui a commencé à travailler à son adhésion au Commonwealth depuis 2014, entend renforcer son positionnement dans la maîtrise de l’anglais, considérée comme la langue d’affaire, langue véhiculaire et langue scientifique du monde.
Pour Robert Dussey, « ce que le Togo a à gagner est tellement important quand on voit la capacité du Commonwealth ; cette adhésion est une très grande satisfaction pour le gouvernement. Et le gouvernement s’attèle désormais à ce que dans les faits, les populations togolais puissent ressentir cette adhésion ».
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, deux camions transportant des produits vivriers destinés à l’exportation ont été interceptés dans la nuit du 7 au 8 juillet 2022 à Sokodé. Selon le service douanier, la marchandise est en convoiement hors du territoire national alors que le propriétaire ne dispose d’aucun document l’autorisant à effectuer cette opération.
Précisément, la cargaison interceptée est composée de 251 sacs de gari et de tapioca de 100 Kg, soit 25 tonnes de produits vivriers. « Les marchandises seront remises au ministère chargé de la Consommation locale pour la suite des procédures », a indiqué le Lt-Col de douane, Fioklou-Toulan Erick, responsable régional de la douane du Centre.
La saisie de cette marchandise fait suite à l’entrée en vigueur depuis quelques mois de l’arrêté ministériel interdisant l’exportation des produits de grande consommation, sauf sur autorisation du ministère du commerce.
Cette interception de produits destinés à l’exportation est la 3è cette année.
Esaïe Edoh
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Alors que le Togo est pleinement entré dans l’ère de la décentralisation en 2019, année où ont eu lieu les premières élections municipales, Togo First fait un point sur comment les collectivités territoriales se sont financées, et à quoi ont-elles destiné leur budget entre 2019 à 2021.
L’histoire retiendra qu’en 2019, les toutes nouvelles communes ont établi un record qui, depuis, peine à être battu. Celui d’avoir mobilisé 21,4 milliards FCFA en ressources propres alors que la décentralisation en était encore à ses balbutiements. Ces ressources proviennent essentiellement des impôts, taxes, droits et redevances institués par ou pour les collectivités territoriales. Il s’agit notamment d’une partie ou toute de la patente, des droits d'enregistrement et de timbres, de la taxe d’habitation, de la taxe foncière, de la Taxe professionnelle unique (TPU), de la taxe sur les produits de jeux de hasard, des redevances d’exploitation des carrières et mines, de la taxe sur les pompes distributrices de carburant (stations-services), de la taxe sur l’encombrement des voies publiques, de la taxe sur la publicité, etc.
Depuis 2019, les ressources propres des collectivités ont d’abord chuté sensiblement à 14,3 milliards FCFA, perturbées par la Covid-19, avant de remonter légèrement la barre des 16,4 milliards FCFA. Si une partie de l’année de 2021 était encore rythmée à la crise sanitaire, dont les restrictions n’ont été levées qu’à partir du second semestre, la décentralisation semble l’un des secteurs ayant le plus souffert de la pandémie.
Le FACT, locomotive de l’investissement
Ayant financé presque entièrement leur premier budget sur les ressources qu’elles ont elles-mêmes mobilisées auprès de leurs administrés (en grande partie par l'intermédiaire de l'OTR), les collectivités locales ne recevront un coup de pouce « consistant » du gouvernement qu’à partir de 2020, à travers le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT).
Les transferts de l’Etat via ce mécanisme de financement, ont porté pour la première année sur plus de 2,6 milliards FCFA, dont 634 millions FCFA au titre de dépenses de fonctionnement et 2 milliards FCFA pour les crédits d’investissements. L’an dernier, l’exécutif togolais avait presque triplé cette enveloppe, qu’il a portée à 6,25 milliards FCFA. Ainsi, les dotations de fonctionnement ont progressé de 97% en 2021, soit une augmentation de 620 millions FCFA par rapport à 2020, passant de 634,6 millions à 1,2 milliard FCFA.
Selon le gouvernement, elles « ont servi aux collectivités à payer les dépenses obligatoires notamment les arriérés de salaire, les indemnités des conseillers municipaux et des loyers ».
Quant aux allocations destinées aux dépenses d’investissement, elles ont augmenté de 150%, passant de 2 à 5 milliards FCFA entre 2020 et 2021.
Cette tendance à la hausse se confirme cette année. Au premier semestre 2022, le FACT avait déjà octroyé 6,2 milliards FCFA aux communes, a indiqué vendredi dernier, Payadowa Boukpessi, le ministre d’Etat, chargé de la Décentralisation.

Ces concours gouvernementaux, en constante évolution, font du Fonds, le premier bras financier externe du budget des communes, loin devant les Partenaires techniques et financiers (PTF). Bien qu’en termes de financement du budget des municipalités, la contribution des Partenaires techniques et financiers reste encore très faible (460 millions FCFA sur 3 ans), ils restent d’importants soutiens sur des projets hors budget. En exemple, l’Allemagne à l’avant-garde, a notamment déployé un vaste Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance locale (ProDeGoL).
A quoi ont servi les ressources mobilisées ?
En trois ans de décentralisation, les communes encore naissantes, ont surtout orienté leurs dépenses vers l’achat de biens et services, leur personnel et, dans une moindre mesure, les investissements.
En 2021 par exemple, si les dépenses de fonctionnement (18,8 milliards FCFA) représentaient plus de 75% des dépenses totales, la grosse part est consacrée à l’achat de biens et services, soit 10,8 milliards FCFA. Avec 6,5 milliards FCFA, les charges du personnel représentaient 28% des dépenses totales effectuées. Le paiement de salaires et assimilés a progressé de plus de 70% depuis 2019, selon les calculs de Togo First.
Côté investissements, les dépenses des collectivités sont passées de 4,8 milliards FCFA en 2019 à 2,9 milliards en 2020, soit une régression de 37,5%, avant de rebondir à 5 milliards FCFA en 2021.
Fiacre E. Kakpo