Togo First

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Intensifier la production dans tous les secteurs notamment l’agriculture, l’industrie et les services, poursuivre le financement de l’économie de manière importante, sont entre autres, des solutions qu’envisage le Togo pour relever son niveau économique dans un contexte marqué par diverses crises dans le monde.

Ces propositions ont été exposées ce jeudi 21 juillet 2022 à Lomé par le ministère de l’Economie et des Finances à l’occasion de la présentation du rapport des perspectives économiques du FMI, édition 2022.

Autre solution, la diversification de l’économie. « Passer des produits primaires à des produits transformés mais tout en s’assurant que le Togo continue d’assurer pleinement sa vision de transformation structurelle à travers la mise en œuvre de la feuille de route gouvernementale Togo-2025 », a indiqué Akaya Tchasso, Secrétaire permanent chargé des réformes.

Alors que la crise issue de la Covid-19 n’est pas encore finie, d’autres sont venues s’y ajouter, notamment la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a impacté les prix des denrées alimentaires, et l’insécurité liée aux attaques terroristes dans le nord du pays, déplore-t-il

A l’analyse des recommandations formulées, le Représentant résident du FMI Maximilien Kaffo a suggéré que des actions soient menées en 2 étapes.  Il s’agit « dans un premier temps d’essayer de contrôler et de limiter la vulnérabilité à la dette. Faire aussi des subventions ciblées pour les populations les plus vulnérables. C’est la première priorité à court terme. La deuxième à court terme, c’est de pouvoir gérer le compromis qu’il y a entre l’inflation et la croissance ».

En rappel, le rapport relève que le Togo a été « très résilient en matière de politique monétaire ».  

Esaïe Edoh 

Dans le domaine maritime, les titres de sécurité revêtent une importance significative. Ils garantissent le niveau de sécurité du navire et constituent une assurance que celui-ci est apte à transporter de façon convenable les biens et les personnes. Ces documents sont exigés pour tous les navires et délivrés à l’issue d’une visite.

Au Togo, le propriétaire du navire, l’armateur ou le représentant peut introduire une demande auprès de la Direction des Affaires Maritimes (DAM) pour les obtenir ou les renouveler.

Ces différents titres de sécurité sont : 

  • Permis de navigation 
  • Certificat de navigabilité. Et selon le cas, 
  • Certificat de franc bord 
  • Certificat de sécurité pour les navires à passagers 
  • Certificat de prévention contre la pollution 
  • Certificat de sécurité pour le matériel d’armement 
  • Certificat de construction
  • Certificat de sécurité radiotélégraphique ou radiotéléphonique et signaux optiques
  • Certificat de jauge 
  • Certificat de dératisation 
  • Certificat de gestion de la sécurité
  • Document de conformité au code I.S.M

Les périodes de validité et les coûts d’obtention de ces titres sont communiqués par la Direction des Affaires Maritimes (DAM). Il n’est pas exclu que selon le type de navire, d’autres titres de sécurité soient exigés.

La procédure n’étant pas encore dématérialisée, il faut se rendre au guichet physique

Pour pouvoir naviguer sur les eaux, les navires doivent obligatoirement avoir en leur possession, des titres de navigation.

Dans le détail, ces titres de navigation sont :

  • Le rôle d’équipage : il est délivré principalement aux navires pratiquant la navigation maritime et dont l’équipage comprend des marins professionnels. Il est toujours établi en double exemplaire.
  • Le permis de circulation : il concerne les embarcations non pontées, utilisées par des entreprises industrielles ou agricoles. Les navires de plaisance ou de servitude peuvent aussi recevoir un permis de circulation.
  • La carte de circulation : elle est délivrée dans les mêmes conditions que le permis de circulation.

Les titres de navigation, obligatoires aussi bien pour les navires de commerce, pour les navires de complaisance, que pour les navires de pêche ne doivent pas être confondus avec les titres de sécurité maritime.

Au Togo, leur procédure d’obtention n’est pas encore dématérialisée. L’armateur ou son représentant doit donc s’adresser au guichet physique de la Direction des Affaires Maritimes (DAM) pour effectuer les formalités requises. Les coûts, les conditions et les délais pour obtenir chacun de ces titres sont définis par la DAM.

Les caisses de la commune Haho 2 sont déficitaires de 7,5 millions FCFA à la fin du premier semestre de l’année en cours. C’est ce que rapporte l’administration communale qui tenait la semaine dernière, sa 2ème session ordinaire de l’année à Notsè (60 km) au nord de Lomé.

Ce gap enregistré, « s’explique par la suspension des taxes sur les marchés pour trois mois, décidée par le gouvernement afin de juguler la vie chère imposée par la crise sanitaire de la Covid-19 et la hausse des prix des produits pétroliers », selon le maire de Haho 2, Ayidoté Sossou.

Les conseillers municipaux espèrent désormais le soutien de l’Etat qui a d’ailleurs promis de verser aux communes le manque à gagner occasionné par cette suspension, afin de les soutenir dans la réalisation des projets sociaux au profit des populations. 

Le Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé accompagné de la Cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé et de plusieurs ministres, à la suite des récentes attaques terroristes meurtrières dans la région des Savanes (plus de 660 km au nord de la capitale), a échangé mercredi 20 juillet 2022 à Dapaong, avec les populations de la zone.

Le président a précisément eu à les rassurer de son engagement à travers les forces de défense et de sécurité (FDS), à endiguer ce mal.

Dans ses différentes interventions, Faure Gnassingbé a réaffirmé la détermination du gouvernement à intensifier les efforts pour venir à bout des attaques et triompher du terrorisme. Il a en outre, exhorté la population à une vigilance plus accrue, et au maintien de la coopération avec les FDS.   

Également à cette rencontre, les forces vives de la région (élus, chefs traditionnels, religieux et communautés, jeunes, femmes…), ont formulé des propositions visant à juguler les attaques. Ces recommandations devront « contribuer à alimenter et enrichir les décisions et mesures prises par les autorités du pays en vue de préserver les vies humaines et renforcer la sécurité et la protection des populations et du territoire national », apprend-on. 

Pour rappel, le Togo a enregistré trois attaques meurtrières ayant occasionné plusieurs morts et blessés dans la région des Savanes.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le cœur des actions du Programme de protection côtière WACA, appuyé par le groupe de la Banque mondiale, consiste à réaliser des ouvrages de protection le long des côtes. 

Il s’agit d’atténuer ou de bloquer une érosion naturelle, facilitée par la nature du sol au niveau de la côte (composé de sédiments et de structure facilement érodables), avec une topographie basse et plane, et connaissant des pluies diluviennes aux inondations importantes. Le phénomène est tout de même aggravé par la dégradation des écosystèmes côtiers, ainsi que l'impact du Port de Lomé. 

Les ouvrages de protection visent à protéger une zone transfrontalière de 42 km entre le Bénin et le Togo, allant d’Agbodrafo (à environ 30 km de Lomé à l’ouest de Lomé) à Grand Popo (au Bénin), pour une protection à long terme, selon le Programme.

Construction et réhabilitation d’épis 

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Dans le détail, entre ces deux localités, WACA prévoit la construction et la réhabilitation d'épis de protection, et le réapprovisionnement des plages en brise-lames.

« Notre contrat pour protéger la côte, d'Agbodrafo à Grand Popo (au Bénin), est conduit conjointement par le Togo et le Bénin. Il est prévu dans une première phase, de réhabiliter 6 épis existants à Aného (ouvrages rigides construits perpendiculairement à la côte, pour limiter les mouvements de sédiments, et éviter ainsi, de voir la plage emportée par l’érosion, ndlr), que nous allons prolonger au moins de 10 mètres. Le brise-lame (ouvrage parallèle à la côte, situé vers l'ancienne cathédrale de la ville) va être également réhabilité et prolongé de 200 mètres », a confié à Togo First, César Eusebio, ingénieur côtier actif sur le projet.

Plus encore, « entre les casiers (espaces lacunaires séparant deux épis), on va refaire la plage avec un rechargement de sable que nous prenons en haute mer, très loin des côtes, il y a également une digue de sable qui est prévue pour protéger les maisons riveraines des inondations », ajoute l’expert déployé sur le projet.

Neuf mois de travaux sur les gros ouvrages 

Entre Agbodrafo et Kpémé, on prévoit la construction de 07 épis en roche, d’une longueur allant de 65 m à 75 m, selon les précisions. Il s'agira en outre, de recharger en sable les casiers des épis réhabilités.

A Aného, il sera construit un brise-lame à l’embouchure, en protection contre les tempêtes et contre les vagues exceptionnelles pouvant inonder les habitations riveraines.

Une durée de vie attendue de 20 ans 

Ces ouvrages devraient avoir une durée de vie de 20 ans, selon les précisions du Chef projet chez Boskalis, l’entreprise néerlandaise qui a obtenu le contrat pour le Togo et le Bénin. Les travaux, sous la surveillance du bureau de contrôle INROS-LACKNER, sont prévus entre octobre 2022 et juin 2023, période la plus favorable pour travailler, selon les conditions océaniques.

« Nous allons utiliser la “bonne saison” de la mer pour la construction des épis longitudinaux à Aného, ce sera entre octobre 2022 et juin 2022. Sur cette période, nous allons travailler aux constructions en haute mer », a indiqué à Togo First, Franz Thomassen, Chef de projet de Boskalis.

« Avant la “bonne saison”, nous procédons au travail préliminaire, c’est-à-dire le renforcement du site qui servira de zone de stockage des enrochements (qui serviront pour les travaux en haute mer, ndlr) et nous avons commencé ce travail préliminaire en ce mois de juin 2022. », a-t-il ajouté. 

Dans le cadre de ce projet, le Togo et le Bénin ont investi déjà 63 millions d'euros, avec l’appui de leurs partenaires.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, la FAO veut financer cette année, des Organisations des Producteurs Forestiers et Agricoles (OPFA), à hauteur de 5 000 USD à 70 000 USD. C'est ce qu'indique la représentation locale de l'agence onusienne, dans un appel public à propositions, lancé ce mois de juillet 2022. Via cet appel, le bureau pays de la FAO au Togo, en collaboration avec la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes et des Producteurs agricoles (CTOP), devrait appuyer directement les acteurs présents, notamment dans les domaines de l'agroforesterie et de la sylviculture. 

« L'objectif de cet appel à candidatures est d'accorder des aides à l’investissement aux bénéficiaires directs par l'organisation des producteurs forestiers et agricoles en vue du développement de la sylviculture agricole et des systèmes de production basés sur le paysage et des entreprises inclusives (genre) », précise la FAO dans un communiqué.

Ces appuis s'inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan de travail 2022 du Mécanisme Forêts et Paysans « Forest and Farm Facility _ FFF », apprend-on. L'enveloppe totale pour laquelle s'engage le Mécanisme Forêts et Paysans s'élève à 340 000 USD pour le Togo.

Les initiatives recherchées doivent être axées sur le marché final au Togo, en particulier dans les deux régions prioritaires du plan de travail 2022 approuvé par le FFF (Région Maritime et Région Centrale) et le gouvernement togolais (Région des Savanes), sur une période de 12 mois maximum, indique la même source.

La date butoir est fixée au 05 Août 2022 à 17 h 30 mn. Consulter ici l'appel complet et les conditions pour postuler.

Ayi Renaud Dossavi

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Les auteurs des images publiées sur les réseaux sociaux montrant les personnes décédées lors des dernières attaques terroristes dans la région des Savanes, s’exposent à des sanctions prévues par la loi togolaise, a indiqué le mardi 19 juillet 2022, le gouvernement togolais via un communiqué conjoint des ministres de la Justice, des Droits de l’Homme et de la Communication.

« La publication des photos et images de cette nature est attentatoire à l’ordre public et constitue des infractions punissables conformément aux dispositions des articles 355 et 356 du Code pénal togolais », rappellent les ministres qui qualifient ces publications « d’agissements indécents et foncièrement contraires aux règles et valeurs sociales et morales ».  

En effet, à la suite des récentes attaques meurtrières enregistrées par le pays, les images des victimes sont devenues virales sur la toile. 

Pour rappel, plusieurs personnes ont perdu la vie dans les attaques perpétrées par les groupes djihadistes au nord du Togo, depuis le mois de mai 2022.

Au Togo, la majorité des consommateurs des services de communications électroniques (64% au moins), sont insatisfaits des prestations des différents opérateurs en activité dans le pays. C’est ce que révèle l’Autorité de régulation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) qui a réalisé une enquête de satisfaction des consommateurs des services télécoms, sur la période du 30 mai au 17 juin 2022 sur l’ensemble du territoire national.

Selon les résultats de l’enquête réalisée auprès des clients des fournisseurs dinternet fixe à domicile, l’insatisfaction est liée entre autres à la cherté, la qualité et l’indisponibilité des services. Précisément, rapporte le régulateur, 78% des clients de Togo Telecom (TGT) et 68% de Group Vivendi Africa Togo (GVA), pointent la cherté des services que leur proposent les opérateurs. 40% de clients GVA et 32% de TGT dénoncent des problèmes de qualité des services. Sur l’indisponibilité des services 42% des abonnés GVA et 32% TGT ne sont pas satisfaits.

Les clients des opérateurs mobiles Togocel (75%) et Moov Africa Togo (64%), suite à l’enquête, évoquent les mêmes manquements que ceux des fournisseurs d’internet, selon le gendarme des communications électroniques et des postes au Togo.  En plus, ils se sont plaints « des réceptions de messages intempestifs à caractère publicitaire, d’épuisement anormal des forfaits et des délais longs de réparation des dysfonctionnements ».  

Selon le régulateur, les différents ressentis exprimés par les consommateurs sont en phase avec les études qu’il a réalisées sur les tarifs et les mesures de qualité de service (QoS) et qui ont été publiées récemment.

A la suite de ces résultats, l’ARCEP appelle les opérateurs mobiles et fixes à « plus d’investissements pour améliorer la qualité et la disponibilité des services et à davantage d’efforts pour la baisse des tarifs, notamment pour les services mobiles qui demeurent toujours parmi les plus chers de la zone UEMOA en entrée de gamme ».

Esaïe Edoh

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La réalisation par l’Etat togolais de différents projets et programmes dans le secteur de la santé entre 2019 et 2021 a mobilisé environ 206 milliards FCFA selon les données publiées par la direction générale du budget et des finances et consultées par Togo first.

Dans le détail, le document indique que les dépenses sont ressorties en 2019 à environ 45 milliards FCFA tandis que celles de 2020 ont été évaluées à un peu plus de 81 milliards FCFA. En 2021, elles ont légèrement baissé pour s’établir à 80 milliards FCFA, à peu près. Ces données traduisent une tendance haussière d’environ 44% des dépenses de santé dans le pays ouest-africain, en trois ans.

Pour le compte de l’année en cours, les prévisions indiquent 104 milliards FCFA tandis que celles des trois prochaines années tournent autour de 243 milliards FCFA, à raison de 115 milliards FCFA en 2023, 63 milliards FCFA en 2024 et 63 milliards FCFA en 2025.

Notons que sur la période 2019-2021, certaines actions prioritaires dans le domaine de la santé ont été menées par les autorités togolaises. Entre autres, la prise en charge de la césarienne et le programme Wezou lancé récemment au bénéfice des femmes enceintes et des nouveau-nés. On note également la construction et l’équipement des centres de santé dans plusieurs villes.  

Les dirigeants togolais travaillent aussi à la mise en œuvre prochaine du programme Assurance maladie universelle (AMU) dont la gestion est déjà confiée à l’Institut national d’assurance maladie (INAM).

Esaïe Edoh 

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