Togo First

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Le Togo veut se doter d’un schéma directeur pour l'agriculture irriguée. Le document est en cours de validation depuis ce matin à Lomé, à la faveur d’un atelier de deux jours réunissant les parties prenantes et les acteurs impliqués sur le projet. Ceci intervient alors que seulement 1% de l’agriculture togolaise est irriguée, selon les experts.

« Au Togo, seulement 1 % de l'agriculture est irriguée, la moyenne dans le monde est de 20%. », indique Hugo Van Tilborg, chef de la coopération de l'Union Européenne au Togo.

En effet, dans le cadre de l’élaboration du document visant à booster l’irrigation dans le secteur agricole, le pays bénéficie de l’appui financier et technique de l'Union européenne, à travers un projet d'étude de prospection en eau.

« Pour pouvoir développer l'agriculture, il faut avoir un plan, il faut savoir où se trouve l'eau, comment l'utiliser. C'est très important d'avoir un plan qui dit clairement où sont les ressources en eau. Et c'est pour ça que l'Union européenne a décidé de financer ce plan. », poursuit le coopérant européen.

Un tel document intervient dans un contexte où le pays, comme plusieurs dans le monde, cherche des voies et moyens pour se prémunir des influences négatives en lien avec les changements climatiques, qui vont notamment affecter les rendements agricoles. 

« En vue d'améliorer les rendements agricoles et la productivité, conformément au projet P12 de ce schéma va permettre au ministère de l'agriculture, particulièrement aux exploitants, d'exercer  leurs activités en toute saison. », s’est réjoui d’avance Konlani Dindiogue, Directeur de cabinet au ministère chargé de l’agriculture.

Si les Togolais veulent une réglementation plus forte dans le secteur extractif, ils perçoivent tout de même les bénéfices de l’exploitation minière. C’est ce que révèle Afrobaromètre, dans un récent sondage effectué sur le territoire.

Selon l’enquête qui a couvert un échantillon de 1200 adultes en mars 2022, la majorité des Togolais (86%) sont « d’accord » ou « tout à fait d’accord » qu’il faut plus de réglementation environnementale dans le secteur extractif.

Ceci étant, 60% des sondés estiment que les avantages de l’exploitation des ressources naturelles sont plus importants que les inconvénients, tels que la pollution que peuvent subir leurs communautés.

« En dehors de la demande de plus de réglementation, les Togolais habitant les préfectures avec des exploitations de ressources naturelles sont plus d’accord que leurs concitoyens qu’ils ont voix au chapitre, que leur communauté reçoit une juste part, et que les avantages dépassent les coûts en ce qui concerne l’exploitation des ressources naturelles qui ont lieu près de leurs communautés », rapporte le réseau panafricain de recherche par sondage.

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De même, indique le sondage, les sujets questionnés affirment que les citoyens ordinaires ont voix au chapitre (67%), et que les communautés reçoivent une juste part des revenus (57%), quand il s’agit de ces exploitations.

Plus encore, la majorité des citoyens (60%) considèrent que les avantages des exploitations minières dépassent leurs inconvénients (comme la pollution que peuvent subir leurs communautés.), soutient Afrobaromètre.

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Perceptions positives et réalité : le contraste

Ces perceptions positives contrastent quelque peu avec la situation relevée sur le terrain. En effet, dans les faits, note le sondeur panafricain, les communautés où les ressources sont exploitées ne reçoivent pas forcément plus de bénéfices, en termes d’infrastructures ou de services, que celles sans ressources. 

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Ainsi, les préfectures d’exploitation des ressources naturelles ne bénéficient pas forcément de plus de services ou d’infrastructures que les autres, et la qualité des routes n’est pas forcément meilleure dans les préfectures exploitant des ressources naturelles, en comparaison. 

Ceci tend à mettre en avant la perception des individus sondés, même si elle n’est pas forcément corroborée par les constats réels et si « [des] efforts sont à fournir au niveau de l’encadrement législatif des industries extractives ».

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le 5è recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5) annoncé depuis 2018, va se dérouler finalement sur la période du 23 octobre au 12 novembre 2022 sur l’ensemble du territoire national. C’est ce qu’ont annoncé le 18 juillet dernier, le ministre de l’Administration territoriale Payadowa Boukpessi, celui de l’Economie et des Finances Sani Yaya et le ministre Secrétaire général de la Présidence de la République Sandra Ablamba Johnson, à travers une note conjointe.

L’annonce de la date de cette opération que pilote l’Institut national des statistiques et des études économiques et démographiques (INSEED), fait suite à l’aboutissement des étapes préparatoires notamment, les travaux de cartographie censitaire et de géoréférencement des infrastructures du pays.

S’agissant de l’opération de recensement dont la dernière date de 2010, elle permettra au pays de disposer des données précises sur sa population.

Ce RGHP-5, selon les sources officielles, nécessite un financement global de plus de 8,6 milliards FCFA. L’UNFPA, la Banque mondiale, la GIZ, le PNUD, l’UNICEF et la Commission Economique pour l’Afrique (CEA) se sont positionnés pour appuyer le processus aux plans technique et financier.

Esaïe Edoh

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4 588 386. C’est le nombre d’abonnés au Mobile Money recensés au Togo en 2021, selon l’ARCEP. Il s’agit d’une hausse d’environ 7% par rapport à l’année précédente, favorisée par la reprise de l’activité économique, la digitalisation de l’économie qui s’accélère ainsi que la multiplication des usages. Sur ce parc, Tmoney, le service Mobile money de Togocel, a trois fois plus d’abonnés que Moov Africa, son seul concurrent sur le marché. 

Cette augmentation du nombre d’abonnés reste toutefois inférieure à la croissance de 24% observée en 2020, au plus fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Cette crise avait provoqué des mesures de distanciation sociale, et propulsé les paiements à distance. 

De façon générale, le parc d’abonnés au Togo connaît, depuis ses performances fastes entre 2014 et 2018 (les débuts du Mobile money au Togo), une croissance poussive. De 291% en 2014, deuxième année après son lancement, à 75% en 2017, le taux de croissance est tombé à 3% en 2019, avant de rebondir à 24% sur 2020, dû à la crise. 

Au Togo, le marché du mobile money est dominé par Togocel, l’opérateur de téléphonie mobile historique et Moov Africa, filiale de Maroc Télécom. L’annonce de l’arrivée de la licorne d’Afrique francophone, Wave, a créé une crise de panique chez le duopole qui s’est précipité pour revoir ses tarifs à la baisse. Un ajustement qui continue de pénaliser les points de vente, acteurs importants de la chaîne de valeur, dans une économie où le cash est toujours roi et de rogner leurs marges. 

Plus que jamais, ces derniers (points de vente) misent sur le volume, qui pourrait être tiré par la multiplication des usages, en témoigne une augmentation de 25% des points de services au troisième trimestre 2021.

Fiacre E. Kakpo

Sandra Johnson, ministre, secrétaire générale de la présidence et gouverneure de la Banque mondiale au Togo a reçu le lundi 18 juillet dernier, Fily Sissoko, le tout nouveau représentant résident de la Banque mondiale. 

Les échanges auxquels a également assisté Coralie Gevers, Directrice des opérations de l'institution de Bretton Woods pour le Togo, ont tourné autour "de la question du partenariat gagnant-gagnant entre le Togo et la Banque Mondiale”, un partenaire stratégique qui “soutient notre pays dans ses différents projets novateurs", a salué la ministre, cheville ouvrière de l’amélioration de l’environnement des affaires depuis 2018.

Avec un portefeuille qui s’est étoffé ces dernières années atteignant 917,5 millions $, grâce notamment aux progrès réalisés sur ses politiques et la gestion de ses institutions (CPIA), le Togo espère une augmentation sensible de son portefeuille au titre du nouveau cadre de partenariat pays (CPP) en cours de finalisation.

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Les deux parties ont d’ailleurs évoqué la question de l’allocation des ressources de la 20e reconstitution de l’Association internationale de développement (IDA-20), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les moins avancés.  A Dakar, dans la semaine du 07 juillet dernier, la Banque mondiale a annoncé une enveloppe de 65 milliards $ pour 39 pays africains

Mais l’approbation de ces financements concessionnels se fera dans un cadre bien précis, entériné dans la capitale sénégalaise où les chefs d’Etat et de gouvernement étaient réunis.

“Les pays donateurs et emprunteurs de l’IDA sont convenus de conserver les quatre thèmes spéciaux définis pour IDA-19 : le changement climatique, la fragilité, le conflit et la violence, l’égalité hommes-femmes, et l’emploi et la transformation économique. Ils introduisent un cinquième thème spécial, le capital humain,” avait détaillé la Banque mondiale dans son communiqué final.

Même si ces thématiques sont à peu près les mêmes que celles de sa vision de développement, Lomé continue d’insister pour que le nouveau cadre de partenariat pays s’arrime à sa feuille de route qui met l’accent sur l’inclusion économique et sociale, la cohésion sociale et la transformation économique. 

Selon Sandra Johnson, la Banque mondiale a réitéré, au cours de cette rencontre, son engagement “à poursuivre l’appui à la mise en œuvre de la Feuille de route gouvernementale en vue de renforcer l’inclusion économique et sociale, et de faire du Togo un hub logistique et financier.”

Rappelons que l’institution multilatérale finance déjà plusieurs projets de la feuille de route gouvernementale, notamment le projet d’identification biométrique des personnes physiques, le Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA ResIP) ou le Projet d’infrastructures et de développement urbain (PIDU).

Fiacre E. Kakpo

Le Ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Kokou Edem Tengué, a annoncé le mardi 19 juillet 2022, des mesures face aux problèmes rencontrés par les opérateurs au Port sec d’Adétikopé.

Plus précisément, lors d’une rencontre d’échanges, des opérateurs économiques burkinabè ont évoqué des difficultés liées à l’opérationnalisation de l’espace logistique installé sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Principalement, la lenteur des opérations d’empotage et de dépotage, les retards dans le transfert des conteneurs et les coûts élevés des opérations de transfert.

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En réponse, le ministre Tengué a annoncé entre autres, un recrutement supplémentaire du personnel, la mise en place d’un système d’information des importateurs sur leurs conteneurs, ainsi que des démarches en cours visant à la réduction des coûts.

En rappel, le port sec de la PIA, avec une capacité de stockage de conteneurs équivalant à 12 500 EVP, devrait permettre de désengorger le port autonome de Lomé et ses artères. Opérationnel depuis janvier 2022, il a déjà enregistré un trafic de plus de 300 conteneurs, selon sa coordinatrice Vanessa Attivor. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, les avis de demande d'immatriculation foncière sont désormais consultables sur les plateformes digitales de l’Office Togolais des Recettes (OTR), et du Journal Officiel de la République Togolaise.

C'est ce qu’indique dans un communiqué diffusé en début de ce mois, le Commissaire Général de l’OTR, Philippe Kokou Tchodié. Ces avis sont aussi consultables sur le site du fisc togolais , au bénéfice des usagers de la Direction du Cadastre, de la Conservation Foncière et de l’Enregistrement (DCCFE), en charge de ces démarches.

Ce changement, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre des réformes visant à dématérialiser le processus d’établissement des titres fonciers au Togo.

« Par ailleurs la version physique réduite, de couleur verte, pourra être retirée par les requérants au bureau des renseignements de la Direction du Cadastre, de la Conservation Foncière et de l'Enregistrement et dans les Divisions Régionales du Cadastre. », ajoute-t-on. 

Rappelons que le gouvernement togolais veut digitaliser 75% des démarches administratives, d’ici 2025.

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Au Togo, les autorités prévoient d’injecter sur la période 2023-2025, près de 37 milliards FCFA dans les programmes et projets de protection de l'environnement, d’après le document de programmation budgétaire, consulté par Togo first.

Précisément, les dépenses prévisionnelles de protection de l'environnement de 2023 sont de l’ordre de 19 milliards FCFA tandis que celles de 2024 et 2025 sont chacune d’environ 9 milliards. 

Ces fonds prévus devront contribuer à la réalisation de l’ambition gouvernementale de planter 1 milliard d’arbres d’ici 2030, soit en moyenne 100 millions par an dans le cadre de la campagne annuelle de reboisement. La réalisation des projets de protection des côtes togolaises ainsi que de gestion des ordures devraient aussi bénéficier de ce financement.

Notons qu’au cours des 3 dernières années, les dépenses de protection de l’environnement sont ressorties à près de 20 milliards FCFA. S’agissant des estimations de 2022, elles sont de 23 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

CanalBox, marque sous laquelle est commercialisée la fibre optique à domicile de GVA (Groupe Vivendi Africa), filiale africaine du groupe Vivendi, est devenu fin 2021, leader sur le marché togolais de l’Internet fixe en termes de nombre d’abonnements. 

En doublant le nombre des abonnements à son réseau, passés d’environ 18 000 à 36 000 fin décembre 2021, le fournisseur d’accès internet (FAI) aux croissances à trois chiffres depuis son arrivée à Lomé en 2018, souffle la première place à l’opérateur historique Togo Télécom. Jusque-là, resté leader incontestable.

Alors que Canalbox a réussi à convaincre plus de clients, les données de l’ARCEP montrent que Togo Télécom en a perdu plus de 4 000 l’an dernier. Le parc d’abonnés de la branche Internet fixe du groupe Togocom, a chuté d’environ 32 000 à 28 000, soit une baisse de 13%. 

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Fait important, la performance de la filiale de Bolloré qui a su profiter de l’assise de sa consœur des médias, Canal+, lui permet de détenir désormais plus d’abonnements (54% des parts de marché) que l’ensemble des autres opérateurs du secteur réunis,  à savoir Togo Télécom, Café Informatique et Teolis. 

Lire aussi : Le secteur de l’Internet fixe au Togo en 2020, en 6 points (Infographie)

… mais Togo Télécom tient toujours GVA Togo à distance sur le chiffre d’affaires 

Malgré cette percée remarquée de Canalbox sur les nouvelles connexions à son réseau, l’opérateur FTTH est encore loin de rivaliser avec Togo Télécom en matière de chiffre d’affaires. Ses plus de 36 000 abonnements, ne lui ont généré que 5,7 milliards FCFA de chiffres d’affaires, tandis que les ventes de Togo Télécom avoisinaient les 34 milliards FCFA, soit les meilleurs résultats commerciaux depuis au moins 2017.

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Si les deux challengers détiennent ainsi 96% du chiffre d’affaires d’un secteur de l’Internet fixe qui pèse désormais plus de 40 milliards FCFA, l’écart de la valeur des ventes peut être attribué à la structure de leurs offres et aux gammes de clients à qui ils les adressent. Bien que GVA ait lancé une offre Business en plus de ses formules résidentiel grand public - fibre optique à domicile (15 000 FCFA et 30 000 FCFA) -, Togo Télécom continue de bénéficier d’une base de clients historiques, notamment de grandes entreprises. Ses offres semblent plus variées, incluant près d’une dizaine de formules allant de 15 000 FCFA à 200 000 FCFA pour les offres entreprises.

Fiacre E. Kakpo

Les Togolais sont désormais exemptés de visa pour entrer au Maroc. Munis de leur passeport ordinaire, ils pourront donc, sans être inquiétés, fouler le sol du Royaume Chérifien. Lomé et Rabat ont signé en ce sens, un accord, ce jeudi 21 juillet 2022 à Rabbat.

« Chers concitoyens, je me réjouis de vous annoncer au nom du Président de la République, qu’à partir de ce jour 21 juillet, tous les Togolais détenteurs du passeport ordinaire de notre pays peuvent entrer et sortir du Maroc (vice-versa) sans visa », annonce ainsi sur Twitter, Robert Dussey, ministre togolais des affaires étrangères.

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Cette convention prévoit une exemption mutuelle de visa d’entrée, donc valable pour les citoyens des deux pays. Selon Nasser Bourita, chef de la diplomatie marocaine, elle « reflète la qualité des relations humaines entre les deux pays. »

Ceci devrait renforcer les liens de coopération entre les deux pays et vient s’ajouter à d’autres initiatives inscrites dans la même dynamique, notamment le projet d’ouverture de l’ambassade togolaise au Maroc ainsi que l’organisation du forum des hommes d’affaires des deux pays toujours en gestation.

Esaïe Edoh

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