Togo First

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Asky, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, et Ethiopian Airlines, envisagent d'ouvrir une académie d’aviation à Lomé. L'information émane de plusieurs médias, dont l’Agence Ecofin, citant le directeur d’Ethiopian Airlines, Mesay Shiferaw.

Selon la source, le centre qui fait l’objet de pourparlers entre les deux transporteurs, formera des pilotes, des techniciens d'entretien d'aéronefs et des agents de bord, parmi les profils les plus recherchés sur le continent.

Pour l’heure, peu d’informations sont rendues publiques autour du projet. Alors que les discussions sont en cours, on sait très peu de choses sur ce que sera l’académie. Toutefois, la future structure pourrait avoir une vocation sous régionale (Afrique de l’Ouest), et s'inspirer du modèle actuel d'académie de la compagnie Ethiopian Airlines (qui a une capacité d'accueil de 4 000 étudiants par an).

Si les négociations aboutissent, la future académie devrait renforcer encore plus la position de Lomé comme relais de l'aérien sur le continent et surtout dans la sous-région, via la coopération entre Asky et Ethiopian Airlines (qui est son principal partenaire, avec 40 % de son capital).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère de la sécurité et de la protection civile a procédé à l'incinération de plus de 50 000 kg de drogues et de produits illicites saisis. C’était à l’occasion de la journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque 26 juin. 

Précisément 239 kg de cocaïne, 152 kg d’éphédrine, 7062 kg de cannabis, 31 124 kg de médicaments illicites, 5187 kg de cigarettes, et 10 kg de papier à fumer. En outre, 7 062 litres de boissons frelatées, 900 litres d’éthanol et 16 000 pâtes dentifrices ont été détruites. 

Selon le ministre de la sécurité, Yark Damehame, « l’objectif principal est de sensibiliser davantage les populations sur les problèmes que posent le trafic illicite et l’abus des drogues dans notre société ».

Pour rappel, une année plus tôt, c’est plus de 130 tonnes de drogues et diverses substances illicites qui ont été saisies et détruites.

Face aux nouveaux défis sécuritaires dans la sous-région et sur son territoire, le Togo veut se doter d’un guide de stratégie nationale de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent. Le document fait l'objet d'un atelier de validation ce mardi 05 juillet 2022 à Lomé. 

La rencontre, ouverte et présidée par le Général Yark Damehame, ministre togolais chargé de la Sécurité et de la Protection civile, est initiée par la branche togolaise du réseau ouest africain pour l'édification de la paix (WANEP-Togo), avec l’appui du Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV).

Après validation, le texte devrait servir de cadre pour une meilleure anticipation des menaces sécuritaires sur le territoire, apprend-on.

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du Projet de renforcement de la résilience du Togo face à l'extrémisme violent, et bénéficient du soutien financier de l'ambassade des Etats-Unis au Togo. 

Notons que de son côté, le gouvernement entend renforcer ses investissements dans le domaine sécuritaire. Ainsi, d'ici 2025, jusqu’à 12% du budget national devrait être consacré à la défense, représentant plus de 430 milliards FCFA de dépense sur la période.

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Au Togo, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) veut renforcer le respect des normes de qualité dans le domaine de la passation de la commande publique. L'organe étatique a lancé ce mardi 05 Juillet 2022 à Lomé, une formation de dix jours à l’endroit des personnes responsables des marchés publics au niveau de l'Etat, pour les former à la qualité.

Il s’agit d’amener ces fonctionnaires à identifier les normes de qualité applicables et disponibles au Togo, pour une sélection dans leurs acquisitions publiques.

C'est aussi l'occasion de leur permettre d'identifier les normes de qualité lors de la planification, la passation et l'exécution des marchés publics, indique l'institution.

En outillant ainsi les personnes responsables des marchés publics auprès des autorités contractantes, l’objectif de l’ARMP est qu’elles puissent prendre en compte la norme qualité dans les achats publics, et ce, dès le prochain exercice budgétaire.

Ces formations interviennent dans un contexte où le pays renforce son recours aux partenariats public-Privé et élargit le champ de la réglementation des marchés publics. Récemment, le régulateur des marchés publics avait lancé une campagne de sensibilisation, autour de son code d'éthique et de déontologie dans la passation des marchés publics. 

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Au Togo les familles des forces de défense et de sécurité (FDS) décédées au cours des opérations à l’intérieur du pays recevront désormais chacune, une indemnité forfaitaire de 10 millions FCFA.

Ce montant est fixé d’un commun accord par les ministres de l’Economie et des Finances Sani Yaya, de la Sécurité et de la Protection civile Général Yark Damehame, et des Armées Marguerite Gnakadè, à travers un arrêté interministériel

Selon l’arrêté, cette indemnité, destinée à la famille survivante, est « imputable au budget de l’Etat » et sera répartie entre les ayants-droit de la personne décédée, conformément aux dispositions en vigueur au Togo en matière de succession.

La mesure sociale est annoncée par les autorités quelques semaines, après le décès de 8 militaires togolais, tombés lors d’une attaque terroriste à Kpékpakandi, dans la préfecture de Kpendjal.

Esaïe Edoh  

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Le Plan stratégique pays (PSP) 2022-2026 du Togo pour la résilience alimentaire a été validé en fin juin dernier par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) lors d'une session plénière à Rome. Devant mobiliser un financement de 17 millions $, soit un peu plus de 10 milliards FCFA, il permettra d’assister environ 260.000 personnes vivant dans la vulnérabilité au Togo.

Grâce à ce plan, qui est en conformité avec les ambitions des autorités togolaises inscrites dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025, le PAM devrait renforcer les capacités nationales de préparation et de réponse aux situations d’urgence. Ceci, apprend-on, à travers une assistance alimentaire et nutritionnelle sous forme de vivres et de transferts monétaires aux ménages directement affectés par les crises multi-dimensionnelles.  

Également, dans la mise en œuvre de ce plan quinquennal, les efforts de résilience des communautés vulnérables seront soutenus via la mise en œuvre d’un modèle pilote d’alimentation scolaire basé sur la production locale et le soutien aux organisations de petits producteurs en vue de la réduction des pertes post-récoltes. De fait, il sera établi des contrats d’approvisionnement entre les producteurs et les cantines scolaires, en lien avec les priorités du gouvernement togolais dans le cadre de l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD 2030).

Notons que ce soutien vient s’ajouter à celui du Programme régional de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (PRSA), financé par la Banque au mondiale avec une enveloppe de 716 millions $ au profit du Togo et de six autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Esaïe Edoh

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Au Togo, le sprint vers la digitalisation s’accélère depuis la mise en place de l’Agence Togo Digital, agence gouvernementale en charge des projets digitaux. 

Après le lancement du portail national des services publics, les premières démarches digitalisées sont désormais effectives. Demande de passeport, permis de construire, raccordement à l’électricité, carte de séjour, e-visa, … le pays veut accélérer le pas. 

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Alors que la majorité des projets de la feuille de route gouvernementale ont un composant numérique, Lomé ambitionne, d’ici 2025, de dématérialiser 20 services publics, avec en toile de fond, la digitalisation de 75% des démarches administratives.

Ainsi, l’exécutif projette de consacrer la bagatelle de 8 milliards FCFA sur les trois prochaines années, à ce vaste projet dont la nouvelle Agence Togo Digital, vœu cher à Cina Lawson, ministre de l’économie numérique, est un des fers de lance.

« Lorsque nous parlons de digitalisation, il y a un objectif de faciliter la vie du citoyen et de le rapprocher de l'administration. Au niveau de l’administration elle-même, la digitalisation va permettre d'améliorer son efficacité. Nous avons comme ambition de dématérialiser et de digitaliser tous les services existants », a confié Cina Lawson. 

En plus du service aux usagers (citoyens), le vent de digitalisation devrait toucher également la gestion des ressources humaines dans l’administration publique et les procédures des marchés publics, annonce-t-on.

Pour rappel, le gouvernement togolais ambitionne de faire du pays, un hub digital en Afrique de l’ouest. Ces dernières années, le pays a posé les premiers jalons de son ambition, grâce notamment au Programme régional ouest-africain de développement des infrastructures de communication (WARCIP) et au projet E-gouv, financés respectivement par la Banque mondiale et Eximbank China. 

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Ces deux initiatives ont permis d’asseoir des infrastructures de connectivité de base avec notamment le déploiement d’un réseau de fibre optique reliant les bâtiments de l'administration, y compris les hôpitaux et universités publics, la construction du premier Data Center, le Carrier Hotel de Lomé, la création d’une agence nationale de la cybersécurité (ANCy).

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 Aussi, l'atterrissage d’un second câble sous-marin, le câble Equiano de Google, censé entrer en service d’ici la fin de cette année, devrait-il booster la transformation digitale, espèrent les autorités locales.  

Fiacre E. Kakpo

IB Bank Togo (ex-BTCI) et le Conseil National du Patronat togolais (CNP-Togo), ont conclu le vendredi 1er juillet 2022 à Lomé, un accord de partenariat au profit des PME/PMI. Cette convention signée par Nabil Tahari, directeur général de IB Bank Togo et Laurent Tamegnon, président du CNP, vise précisément à faciliter aux PME, l’accès au financement.

« Il s'agit de revoir l’offre de services destinés à ce segment de clients », a déclaré Nabil Tahari avant de préciser que sa structure a orienté sa vision stratégique en ce sens. « IB Bank Togo fera tout pour faire d’une réalité les projets des PME », a-t-il ajouté. 

Selon les deux parties, les PME-PMI contribuent à environ 90% du tissu économique du pays et leur développement constitue un axe prioritaire des autorités togolaises. Mais elles sont les plus vulnérables pendant les différentes crises que traverse le monde. En guise de solution, la banque appartenant au magnat burkinabé Mahamadou Bonkoungou annonce des offres accessibles et adaptées aux entreprises togolaises, notamment dans les secteurs de l’agro-industrie, des transports et des infrastructures, conformément à son engagement vis-à-vis des PME.

Pour rappel, la BTCI avant son rachat était la dernière banque publique détenue à 100% par l’État togolais.  Désormais, IB Holding s’offre 90% de l’actionnariat contre 10% pour l’État togolais.

Esaïe Edoh

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Au Togo, dans le cadre de la lutte contre le paludisme saisonnier, une campagne de vaccination a démarré le week-end dernier au profit des enfants de 3 à 59 mois. Elle se déroule dans les régions Centrale, Kara et Savanes et couvrira toute la saison pluvieuse. 

Dite campagne chimio prévention du paludisme saisonnier, elle est une initiative du gouvernement togolais pour protéger les enfants contre cette pathologie. Précisément, les enfants concernés recevront mensuellement des produits préventifs pendant 4 mois.

Au total, 195.000 enfants sont ciblés par cette campagne.

Le Togo n’a pleinement réalisé à ce jour que 20% des activités prévues pour l'implémentation de sa stratégie de migration professionnelle. C’est ce qu’indique le comité de suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de migration professionnelle, mis en place en novembre 2021, à la faveur d'une réunion le vendredi 1er juillet dernier.

« Le rapport présenté, aujourd’hui, ressort que sur 54 activités prévues dans la stratégie, 11 sont entièrement réalisées, 02 en cours de réalisation et le reste, pas du tout entamé, ce qui veut dire qu’il y a des problèmes. » a expliqué M. Loking, à la tête du comité de suivi. « Ce sont ces défis qui ont amené le gouvernement à réagir, en mettant en place formellement ce comité et ensuite, en nommant ses membres pour être le moteur qui propulse d’autres personnes ou structures impliquées à s’intéresser vraiment aux activités de migrations », a-t-il ajouté.

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La rencontre, qui s’est tenue à Lomé, a servi à dévoiler l’identité des membres et à évaluer le niveau d’exécution des activités inscrites dans le plan d’action opérationnel de la stratégie, sur la base du rapport de la première réunion de suivi, du 25 juin 2021.

La migration professionnelle concerne le fait que des étrangers viennent au Togo pour chercher du travail, et est couplée avec l’émigration professionnelle (le fait des Togolais qui vont chercher du travail à l’étranger). Pour le comité sous tutelle du ministre de la fonction publique et du dialogue social, c’était aussi l'occasion de tenir sa première réunion formelle, et de se dévoiler au grand public.

Les conclusions et recommandations de cet organe de suivi devraient notamment « alimenter le second rapport de mise en œuvre du plan d'action opérationnel de la stratégie de migration de main d’œuvre » et « [permettre] d'affiner, d’adapter et de centrer davantage les futures actions et interventions du gouvernement sur les défis primordiaux », selon Sampo Alandia, directeur de cabinet au ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social.

Au Togo, la stratégie de migration professionnelle vise notamment à s'aligner au mieux avec la libre circulation des personnes et à la migration en Afrique de l’Ouest, avec l'appui de la CEDEAO et de l’Union européenne. Dans le cadre de son implémentation, le pays bénéficie également de l’implication de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Centre international pour le développement des politiques migratoires (ICMPD) et de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Ayi Renaud Dossavi

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