Trois producteurs togolais de cacao ont reçu le jeudi 22 septembre 2022, des distinctions décernées par l’Alliance of Bioversity International et le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT), dans le cadre du programme Cocoa of Excellence Award. C’était en marge du lancement de la campagne 2022-2023 de commercialisation du café-cacao.
Ces 3 producteurs, selon l’initiateur du concours, ont participé à la préservation de la biodiversité des saveurs du cacao provenant de diverses origines du monde et à l’amélioration des moyens de subsistance des agriculteurs grâce à la promotion de leur cacao d’exception.
Outre les médailles, ils ont reçu des enveloppes financières allant de 1 million FCFA à 500.000 FCFA.
Notons que ces prix sont décernés chaque année aux agriculteurs avec la collaboration de l’Organisation internationale du cacao dont le Togo est membre.
Esaïe Edoh
Par cette belle matinée de jeudi 22 septembre, les vastes plateaux verdoyants de soja qui frappent, à perte de vue, Notsè, 90 km de Lomé, préfecture de Haho, sont les prémices de l’attrait de l’agro-industrie togolaise à l’échelle. Dans la cité éwé, l’une des parties chaudes de la culture communément appelée “viande du pauvre”, se joue une partition importante de la transformation agroalimentaire du Togo. Non seulement la zone permet de rendre compte des transformations qu’enregistre la filière soja, mais également elle révèle comment le pays, déjà positionné sur l'exportation du soja bio, s’affaire à renforcer la valeur ajoutée de cette culture. Désormais, mieux structurer les producteurs, leur apporter des ressources financières et techniques pour booster la production, et enclencher la dynamique de la transformation locale, ne sont plus de vains slogans.
A la manette, la PIA (Plateforme Industrielle d’Adétikopé) qui a repris le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage de risques), dispositif créé par le gouvernement togolais en juin 2018, pour fournir une garantie agricole aux producteurs, et les aider à structurer leur projet afin d’accéder au financement bancaire. Au Togo, les crédits bancaires à l’agriculture représentent encore moins de 1%, en raison de nombreux risques que les banques disent ne pas maîtriser. Et l’entrée de la PIA au capital du MIFA, permet désormais d’espérer. D’ailleurs, la PIA en soi, constitue un débouché potentiel pour les produits agricoles.
Les appuis sont apportés par Mifa, doté de 7 milliards FCFA, et la PIA qui porte en son sein, la plus grande usine de transformation de soja du pays, en voie d'opérationnalisation.
Booster le rendement

« On produisait par nos propres forces et les rendements à l’hectare étaient plutôt maigres, entre 300 et 500 kg à l’hectare, les techniques aussi nous faisaient défaut. Mais avec l'aide du MIFA, nous avons les techniciens qui sont à côté de nous, nous avons des formations sur comment mieux semer pour avoir beaucoup plus de soja sur les superficies que nous emblavons », indique notamment Kotchè Kofi Agabus, un sojaculteur de la localité d'Atitsohoe dans le Haho, rencontré sur le terrain par Togo First.
De même, la superficie cultivée par ces acteurs motivés par les revenus dans le secteur, a augmenté sur les dernières années. « Avant, j'avais 3 hectares, maintenant j'en ai 9 », ajoute le même producteur. « Aujourd'hui, avec l'appui de l’agrégateur E-GAB sous la conduite du Mifa-PIA, nous avons 1200 kg à l'hectare ».
En effet, les sojactulteurs sont accompagnés par des agrégateurs, dont le travail est de les concentrer en coopératives, leur fournir des semences et faciliter l’accès aux crédits, pour financer les cultures et les récoltes. En échange de quoi, leur production est rachetée après récolte. C’est le cas notamment de E-GAB Sarl (Entreprise et gestion agrobusiness).
L’objectif est désormais une production de 2 tonnes (2000 kg) à l’hectare. En ce sens, E-GAB mène des tests pour identifier des variétés plus résistantes et productives, ainsi que pour sélectionner des biofertilisants permettant d'accroître le rendement.

« Nous sommes partis de 30 hectares dans les années 2020 dans le secteur d'Atitsohoe, et nous sommes pratiquement à 200 hectares aujourd’hui », selon Bèrè Kouma Aklesso, DG d’E-Gab, créé en 2020, et qui accompagne les producteurs.
De plus, “aujourd'hui, nous avons près de 1400 producteurs, comparés à 2020, où nous étions seuls et sans accompagnement de Mifa-PIA, et où on avait 200 à 300 producteurs".
Pour ce qui est du rendement, “en termes de quantité de produits, en 2020, nous avons distribué seulement 4 tonnes de semences, contre 30 tonnes de semences reçues au niveau de MIFA-PIA, et nous mêmes avons mobilisé 12 tonnes de semences".
Pour près de 900 hectares emblavés, les sojaculteurs peuvent espérer près de 1800 tonnes de soja.
Au surplus, les bénéfices semblent au rendez-vous. Un petit sojaculteur d’Atitsohoe, membre du Comité villageois de Développement (CVD), revendique ainsi un chiffre d'affaires de plus de 700 000 FCFA sur 3 hectares lors de la campagne précédente.
Défis de manque de main d'œuvre et de mécanisation
Avec ces progrès, des défis demeurent cependant. Notamment le manque de main d'œuvre, et les défis pluviométriques. Et si le premier pousse les producteurs à tourner leurs regards vers la mécanisation, le second les oblige à envisager des espèces plus résistantes.
"Ce que nous demandons à PIA-MIFA, c'est de nous chercher des motoculteurs, des semeuses, comme ça, une seule personne pourra couvrir beaucoup de champs.", indique Kofi Agabus.
Togo Soja
Si ces soutiens techniques et financiers boostent la production, ils s'articulent avec des industries agro-alimentaires en cours d'implantation au sein de la PIA. En effet, l’autre objectif que le Togo s’est fixé, est surtout la transformation sur place. En ligne de mire, le lancement d'usines de transformation, déjà implantées sur la plateforme industrielle d’Adétikopé, premier client des agrégateurs de soja.
Avec un investissement total de 25 millions $ (environ 16 milliards FCFA), Togo Soja est le fer de lance de l'initiative, avec ses 2 unités de transformation du soja.

« La filière soja est l'une des filières porteuses dans notre pays, et donc avec les deux usines qui vont être installées sur cette plateforme, la capacité est d'environ 250 000 tonnes par an. S'il faut qu'on soit en mesure de livrer cette matière première à ces usines, il est indispensable que nous soyons capables d'accompagner ces acteurs afin que ces derniers puissent produire suffisamment, en quantité et en qualité, pour le développement de l'agro-industrie dans notre pays. », confie en ce sens, Aristide Agbossoumonde, DG du Mifa.
Togo Soja, réalisée à 98% selon les techniciens sur site, devrait entrer en activité au dernier trimestre de cette année. Il s’agira de produire non seulement de l’huile de soja, mais également des tourteaux et autres produits dérivés, qui serviront également de fertilisants aux producteurs.

« Le soja est à transformer sur place, pour produire de l'huile, des tourteaux et autres produits dérivés », indique Akaba Innocent, ingénieur superviseur de l’usine Togo Soja. L’usine emploiera quelque 300 ouvriers permanents sur site.
Le rendement journalier maximal attendu est évalué à 125 tonnes par jour, pour un rendement en produits bruts d'environ 680 tonnes par jour, selon la même source.
Pour le reste, le soja, dopé par un marché international toujours en demande, notamment vers l’Union Européenne (UE), attire davantage de producteurs, au point même de mener la concurrence à une autre culture de rente phare qu’est le coton. Les perspectives annoncées par la future usine de transformation, ainsi que l’attrait du marché du bio pour le soja togolais, devraient continuer d’en faire un secteur porteur, de plus en plus attractif pour les agriculteurs togolais. Une tendance qui se dessine également à travers l’évolution des superficies cultivées et la production, malgré les défis de pluviométrie et de main d’œuvre. Ainsi, la campagne 2016-2017 avait enregistré une production d’un peu plus de 39 000 tonnes, sur un peu plus de 60000 ha emblavés. Cette production va bondir sur les années suivantes, passant à environ 44 700 tonnes pour 66 772 ha emblavés pour 2018-2019, et à plus de 46 700 tonnes de produits pour la campagne 2019-2020, sur une superficie totale de près de 70 000 ha.
Ayi Renaud Dossavi
Après une année 2020 plombée par la Covid-19, le tourisme reprend des couleurs au Togo. En 2021, 983 969 touristes ont visité le pays, contre 481 706 en 2020, soit plus du double enregistré, en variation annuelle.
Ces chiffres, communiqués ce lundi 26 septembre 2022 par le ministre en charge du secteur, Gbenyo Lamadokou, à la veille de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, confirment la tendance observée un peu partout sur la planète, à la faveur de la reprise des déplacements et de l’assouplissement de la plupart des mesures sanitaires.
L’embellie s’observe naturellement au niveau des recettes qui passent de 19 milliards FCFA en 2020 à 25 milliards l’année écoulée, traduisant ainsi une hausse de 34%. Pour le ministre, « ce résultat est à mettre, d’une part à l’actif du gouvernement, qui par le déploiement progressif du vaccin contre la COVID-19, l’adoption d’un certain nombre de mesures et l’assouplissement des restrictions sur les déplacements, a aidé à rétablir la confiance des consommateurs pour le redécollage du tourisme et d’autre part, à celui des populations togolaises qui ont su montrer un regain d’intérêt pour les déplacements au sein de leur beau pays ».
Notons qu’en 2018, période faste pour le tourisme togolais, le compteur affichait 712 000 touristes, alors que les recettes hôtelières ressortaient à 48 milliards FCFA.
Octave A. Bruce
La Société de mobilité électrique M Auto, actuellement opérationnelle au Togo et au Bénin, revendique à ce jour avoir dépassé la barre des 2000 motos électriques déjà vendues et en circulation. L’information a été rendue publique par la société, et diffusée notamment via l’Agence Ecofin.
Dans la foulée, l’entreprise appuyée par le Fonds de transformation et d’industrialisation de l’Afrique (ATIF), se targue également d’avoir franchi la barre des 2 millions de km parcourus, et enregistré plus de 2500 commandes certifiées et en attente de livraison. La société se réjouit surtout d’avoir atteint ces objectifs « en un record de 3 mois d’exploitation ».
Il faut noter que la société aura profité de vents favorables sur le marché de la mobilité aux énergie fossiles. Et encore, dans un contexte de hausse des coûts des produits pétroliers, qui aura en partie, contribué à rendre l’électrique plus attractif aux yeux d’un marché de plus en plus inquiet quant à de nouvelles hausses des prix de l’essence.
La jeune société, qui se voit déjà comme « la plus grande entreprise de véhicules électriques en Afrique par nombre de motos sur la route et par montant des fonds sécurisés », ambitionne de conquérir de nouveaux pays.
« M Auto peut désormais se développer dans d’autres pays du continent et également accélérer sa croissance actuelle sur les marchés existants. », indique-t-on.
« Nous lancerons également un nouveau modèle « Commando » sur le marché́ dès la semaine prochaine. Nous progressons rapidement et avons hâte de présenter l’expérience M Auto sur de nouveaux marchés. », a déclaré pour sa part, Shegun Adjadi Bakari, associé chez ATIF, PDG de M Auto et ancien conseiller du Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Pour rappel, M Auto est l’une des entreprises désormais actives au sein de la Plateforme Industrielle d’Adetikope (PIA). Dans le cadre de ses activités, elle a notamment annoncé l'implantation d'une usine de fabrication, sur le site de la PIA.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, une nouvelle entité publique pour former les ingénieurs, dénommée Ecole Polytechnique de Lomé (EPL) voit le jour à l'Université de Lomé. L'information sur l’opérationnalisation de cette école a été rendue publique la semaine écoulée par Majesté Ihou Wateba, ministre togolais de l'Enseignement supérieur, à la faveur du conseil des ministres tenu le vendredi 23 septembre 2022.
La structure scientifique et technique, est issue de la fusion de deux écoles spécialisées de l’enseignement supérieur public, à savoir l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI) et le Centre Informatique et de Calcul (CIC).
Son but sera « d’offrir des formations dans les parcours licence professionnelle, master-ingénieur et doctorat, ainsi que des doubles diplômes master-ingénieur et docteur-ingénieur avec des partenaires internationaux. », indique l’exécutif.

Pour le ministère en charge de l'enseignement supérieur, il s’agit d’intégrer, « dans une structure cohérente et sous une même gouvernance », différentes branches techniques de formation d’ingénieurs de terrain à différents grades pour les besoins de développement industriel de notre pays.
La logique présentée est d’allier la formation technique et scientifique de ces étudiants avec les besoins opérationnels et techniques liés aux projets de développement industriel au Togo. Ainsi, il s’agit de « contribuer à l’économie de la connaissance au niveau national et de jouer le rôle de levier pour le développement industriel du Togo », précise-t-on.
« L’Ecole Polytechnique de Lomé vise, entre autres, à former et à créer des techniciens supérieurs, des ingénieurs et des docteurs dans le domaine des sciences de la technologie (génie électrique, industriel, mécanique et de l'aéronautique ; génie civil, génie des procédés et génie informatique, ndlr) en formation initiale, tout en offrant des services d’expertise et de conseil. Elle assurera également des formations continues diplômantes et certifiantes des techniciens supérieurs et des ingénieurs. », détaille pour sa part, l'Université de Lomé.
L’EPL accueille ses premiers étudiants, dès cette rentrée académique 2022-2023.
Ayi Renaud Dossavi
L’exécutif togolais ambitionne de doter le pays d’une politique de l’industrie du textile et de l’habillement. Il a examiné un projet de décret portant approbation dudit document, lors du conseil des ministres du vendredi 23 septembre 2022.
Cette politique en gestation, indique-t-on, mettra l’accent sur le renforcement des maillons filature, tissage, tricotage, et confection. Elle devrait en outre, prévoir des mesures incitatives et innovantes notamment fiscales, sociales et environnementales, en vue d’attirer « des investisseurs » et booster « le développement durable de l’industrie du textile et de l’habillement », indique le Conseil.
Selon le gouvernement, il s’agira à terme, de faire du secteur textile, un levier de promotion de l’emploi au Togo. Une ambition qui s’inscrit « dans la vision développée par la feuille de route gouvernementale pour renforcer l’attractivité du pays auprès des investisseurs afin de transformer localement le coton produit au Togo », via la Plateforme Industrielle d'Adétikopé (PIA), opérationnelle depuis une année.
Notons qu’en juillet 2022, un avant-projet de loi portant statut de Zone franche dans le secteur du textile et de l’habillement avait été adopté par les autorités togolaises.
Esaïe Edoh
Au Togo, diverses initiatives sont mises en oeuvre pour accélérer le processus d’inclusion de toutes les catégories sociales. Initiatives novatrices selon les autorités togolaises, elles ont été présentées à la tribune de la 77è Assemblée des Nations Unies par le ministre togolais des Affaires Etrangères Robert Dussey, le samedi 24 septembre 2022.
Le Chef de la diplomatie togolaise a principalement mis l’accent sur le mécanisme d’inclusion financière des couches les plus vulnérables de la population à travers les transferts monétaires. « Il a été mis en place un projet de développement des filets sociaux et des services de base ainsi que le Projet d’Appui aux Populations Vulnérables (PAPV) », a-t-il lancé. Et d’évoquer ensuite la mise en place du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le partage des risques (MIFA) et le projet de structuration d’amélioration de la formation agricole rurale et insertion (SAFARI).
Selon le ministre Dussey, le gouvernement togolais, dans la dynamique d’inclusion de la population qui suggère de « ne laisser personne de côté », a initié en 2021, le programme WEZOU pour prendre en charge les femmes enceintes et les nouveau-nés. Objectif : réduire la mortalité maternelle et néonatale. Il n’a pas occulté l’adoption de la loi instituant l’assurance maladie universelle.

Concrètement, le programme Wezou a permis la prise en charge de près de 380.000 femmes pour un investissement global de plus de 1,3 milliard FCFA, sa toute première année de réalisation, selon les données officielles.
Devant des Chefs d’Etat et de gouvernement, l’officiel a précisé que l’objectif final du Togo via ces initiatives était « de renforcer son socle national de protection sociale ainsi que d’améliorer l’accès des populations aux services sociaux de base à travers le renforcement des mécanismes d’inclusion qui constitue l’un des fondamentaux pour la réduction de la pauvreté ».
Robert Dussey s’est par ailleurs félicité des avancées économiques de son pays, traduites notamment par les réformes du climat des affaires qui « ont permis au Togo d’accroître de façon substantielle les investissements directs étrangers (IDE) ». Il a relevé que le renforcement de la coopération au développement « a contribué à la mobilisation accrue des ressources extérieures compte tenu de la nouvelle dynamique insufflée par l’adoption de la feuille de route gouvernementale et son appropriation par les acteurs de développement ».
Dans son intervention d’environ 30 minutes, le diplomate togolais a rappelé les défis sécuritaires, climatique et énergétique auxquels fait face le pays ouest-africain ainsi que les dispositions prises pour le relever.
Esaïe Edoh
L'élection des délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l'extérieur (HCTE), structure à vocation représentative de la diaspora, démarre ce samedi 24 septembre. Le scrutin qui se déroule par vote en ligne, a été annoncé par la Commission électorale indépendante (CEI-HCTE) dans un communiqué diffusé la veille.
« Le Président de la commission électorale indépendante (CEI-HCTE) porte à la connaissance des compatriotes de la diaspora que le vote en ligne pour l'élection des délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur (HTCE) aura lieu du 24 septembre 2022 à 00 heure au 03 octobre 2022 à minuit GMT, conformément au calendrier publié au début du processus électoral », indique le Président de la CEI-HCTE, Victor Womitso, dans sa sortie publique.
Pour élire ces représentants des Togolais de l'extérieur, les électeurs régulièrement inscrits, sont appelés à voter sur la plateforme dédiée.
Ce scrutin constitue le deuxième en date pour ces représentants de la diaspora togolaise, après la mise en place de la structure en 2019. Cette deuxième mandature de trois ans, ira de 2022 à 2025. En tout, il est prévu 48 Délégués Pays, répartis dans quatre zones dans le monde dont 22 pour l’Afrique, 14 pour l’Europe, 5 pour la zone Amérique-Caraïbes et 7 pour la zone Asie-Océanie.
Pour rappel, le HCTE est un organe consultatif de statut associatif, non partisan, non discriminatoire et à but non lucratif. Il n’est affilié à aucune obédience confessionnelle, philosophique ou politique, selon les précisions de la diplomatie togolaise. La structure se veut l’interface entre le gouvernement et la diaspora togolaise, sur toutes les questions d’intérêt commun et reste un canal privilégié, pour engager les acteurs de la diaspora.
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Ça se précise de plus en plus pour le cinquième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). La phase de dénombrement de la population du RGPH-5 se tiendra du 23 octobre au 12 novembre 2022 sur tout le territoire.
C'est ce qu'a confirmé le gouvernement, à la faveur de son conseil des ministres qui s'est tenu ce vendredi 23 septembre 2022. Le projet a fait l'objet d'une communication au cours de cette rencontre gouvernementale.
Cette phase « permettra de collecter les données indispensables pour la planification et le suivi-évaluation des politiques, programmes et projets de développement dans notre pays », indique le relevé du conseil.
Le RGPH-5 vise à actualiser les données statistiques, démographiques et socio-économiques du pays, un peu plus de 10 ans après le dernier exercice du genre, qui date de 2010.
Il s'est tenu en milieu de semaine, le mercredi 21 septembre 2022, un atelier d’échanges sur les enjeux et défis de la loi AGOA (African Growth and Opportunity Act), à l’intention des opérateurs économiques composés des potentiels exportateurs, des exportateurs et des logisticiens, désireux d’aller sur le marché américain.
La rencontre, organisée par la Commission de la CEDEAO et l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-TOGO), visait à informer les opérateurs économiques des opportunités et obligations liées à ce marché de plus de 300 millions de consommateurs. Notamment, en améliorant leurs chances de profiter du marché américain.
La rencontre s’est tenue, « en vue de renforcer les capacités des opérateurs économiques togolais qui cherchent à explorer le marché américain, un vaste marché qui a ses opportunités et ses exigences. », comme l'indique Justin Bayili, consultant ECOWAP-USAID, cet atelier est organisé dans le cadre du plan opérationnel ECOWAP-USAID.
Ceci intervient dans un contexte où depuis la promulgation de l’AGOA, peu d'acteurs ont pu profiter du marché américain, des normes américaines, notamment celles de la norme requise par le Food and Drug Administration (FDA), qui réglemente les produits alimentaires et médicamenteux des USA.

« Aujourd’hui, l’AGOA nous offre l’opportunité, certes, mais malheureusement, nous ne pouvons pas exporter n’importe quoi sur le marché américain. Il s’agit pour nous, à travers cet atelier, de revenir sur les bases élémentaires de l’AGOA, d’expliquer les conditions d’accès à ce marché, mais aussi de voir quels sont les défis, pour ceux qui ont déjà tenté ce marché et les solutions qu’on peut leur apporter », ajoute l’expert.
Pour sa part, le Togo éligible à l'AGOA depuis 2008, a tenu des réunions pour mettre en lumière cette opportunité, mais pour l’heure, peu de retombées sont constatées.
Pour le formateur, le challenge à relever par les exportateurs togolais et africains, tient à celui de la qualité, quantité et régularité de leurs produits.
En 2020, les exportations du Togo vers les Etats-Unis, s'élèveraient seulement à 12,9 millions $, contre, en comparaison, des importations de 213,5 millions $, selon les statistiques de l'AGOA.
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